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Sol de la cuisine 4 : la pose

Episode 9 sur 36 de la saison cuisine

Après deux jours de top départ à 8h30, Karine avait négocié de commencer à 10h le samedi. Mais c’est à 9h qu’on est réveillées en sursaut par notre sonnette (remontée immédiate dans le Top Ten des trucs-à-faire-en-urgence de l’item « changer la sonnette ») actionnée par Patrick, venu sans prévenir nous apporter des plantes : un rudbeckia, des iris jaunes et un hémérocalle, à replanter d’urgence. Groumpf.

Gilles nous trouve donc la bêche à la main. Je lâche tout pour voir avec lui le démarrage du motif. Comme j’ai déjà fait le calepinage, ça va vite. On commence par la liaison avec le parquet. Ces carreaux ne sont pas entiers, les découpes commencent donc tout de suite : la carreleuse a du mal, Gilles passe à la scie à eau. Et la meuleuse pour les contournement de tuyaux : ils sont tous par là, Gilles commence donc par le plus chiant.

Une fois ces découpes préparées va commencer la pose : Gilles appelle de nouveau la malaxeuse à la rescousse pour la colle. Je le comprends : mêmes quantités (sac de 25kg), mais une consistance plutôt « gateau au yaourt ». La couleur par contre, c’est plutôt pâte de kiwi…

Le parquet est décidément nettement au-dessus : Gilles rajoute pas mal de colle pour rattraper la différence de niveau. C’est pas plus mal, ça fait une légère pente vers la cuisine, en cas de (petite) inondation l’eau restera sur la surface carrelée sans envahir le parquet.

La photo de gauche montre aussi la super technique de Gilles pour placer les croisillons. Si on en consomme plus, par contre on les recupère plus facilement, et on n’a pas à leur couper les bras.

Pendant ce temps au jardin

Pendant ce temps, on oeuvre dans le jardin avec Karine : j’ai choisi un joli coin pour mettre les iris de Patrick, je décide de faire ça bien pour une fois, Karine creuse sur 30 cm pendant que je récupère des bulbes de narcisses à l’endroit où ils prolifèrent et où on voudrait faire un chemin. On met les plus gros au fond, avec quelques bulbes de jacinthes, un peu de terre, les moyens, un peu de terre, les petits, et en haut les iris et des fraisiers qui s’étaient perdus. Ca va faire joli quand ça va sortir tout ça, dommage que ça soit au fond du jardin ;o)

Les cabochons

Je fais des allers-retours pour aller voir Gilles qui avance : j’ai en effet la lourde responsabilité de lui indiquer au fur et à mesure quels cabochons il doit mettre : entre l’alternance rouge/blanc, les vrais (visibles) et les faux (cachés par les meubles), et les cabochons à motif, il y a de quoi se perdre. Heureusement j’ai mon anti-sèche.

Les faux cabochons permettent de faire des économies tout en gardant l’alignement (ou plutôt le décalage) : ce sont des carreaux de grès gris clair et noir, récupérés sur des trames. Même les faux respectent donc l’alternance clair/foncé, attention ! ;o)

Quant aux cabochons à motifs, il donneront lieu à de grands débats (!) : les poissons doivent-ils sortir de l’évier ou y rentrer, l’oiseau rentrer par la fenêtre ou s’échapper ?

Gilles a été très impressionné par mon anti-sèche en relief (deux feuilles quadrillées, une pour le carrelage, une pour les murs, et les meubles que l’on peut soulever : ainsi on peut bouger le sol indépendemment jusqu’à trouver le placement idéal), et elle nous a été bien utile, donc je vous la mets.

La dalle de chaudière

Après le premier tour, je récupère le reste de colle, j’y rajoute un peu d’eau pour la ramollir, et hop, je commence à carreler le socle en dessous de la chaudière (que nous avions ragréé jeudi). Comme première expérience, c’est pas vraiment la joie :

  • le bord du socle n’est pas droit, je dois donc trichouiller sur les deux premières rangées pour ne pas avoir des carreaux qui dépassent de 2cm le bord
  • les deux carreaux que je pose en damier n’ont pas du tout la même épaisseur. Donc pas la même épaisseur de colle pour compenser… et le niveau toujours à portée de la main
  • je travaille sous la chaudière : pour vérifier que tout est bien aligné, ou simplement pour placer les carreaux, je dois donc rapidement me pencher à ras des carreaux, c’est super confortable
    .
  • comme je n’ai les outils de coupe qu’aujourd’hui, je fais toutes les découpes d’avance. C’est un peu hasardeux, mais à la pose je me rendrai compte que je ne me suis pas trop plantée, ouf
  • pour les coupes par contre, rien à dire : que ce soit le grès ou la faïence, le premier carreau sera raté dans les deux cas. Les autres nickel, certains se séparent même en deux dès que j’ai marqué, sans que j’ai à appuyer : les souvenirs du vitrail reviennent !
  • Et pour étaler la colle, j’ai un tout petit peigne qui était collé sur le couvercle d’un pot de colle. Finalement ce format de poche convient bien à l’exiguïté des lieux. Par contre je passe mon temps à le perdre dans l’auge : couvert de colle il devient invisible…

Retour à la cuisine

A mesure que la fin de la cuisine approche, Gilles réalise avec inquiétude que nous allons être très juste en carreaux de grès, alors que nous devions être très très large. Explication : le vendeur qui nous a soutenu que les paquets faisaient 1,6m2… s’est complètement planté ! On sort la calculette et on trouve 1,08m2. Gloups.

Avec 7 paquets ça va être chaud. La promo s’est terminée il y a deux semaines avec un rabais supplémentaire « débarrassez-moi de tout ça », c’est pas la peine de chercher, d’autres carreaux à Casto, y’en a plus.

Heureusement il y a pas mal de découpes, Gilles réutilise les chutes et n’a pas fait de casse. Et il n’a pas intérêt à en faire : selon ses calculs, on est bons au carreau près. Effectivement une fois fini le tas de chutes est tout petit petit… Les dernières découpes sont donc faites à la scie à eau et en serrant les fesses… « Je vais bien, tout va bien… »

Et Karine pendant ce temps ? Elle prépare les sandwiches, désherbe le carré de fraisiers (attention les pissenlits, Attila est de retour), et nous fait un superbe gratin pour le dîner. On montre à Gilles le détail classe : les sous-verres assortis aux cabochons (quatre carreaux de 10×10, tout simplement).

Après la glace et ses groseilles du jardin, Gilles part prendre un repos bien mérité et moi… je récupère le fond de colle et je redescends finir mon socle. Même en raclant bien il me manquera de quoi poser deux carreaux et quelques découpes, là tout au fond dans le coin. Bon, il est minuit, je finirai un autre jour, hein.

Relookage du sous-sol (4/4) : les finitions !

Episode 4 sur 4 de la saison murs sous-sol

Jeudi et vendredi voient la fin de l’aventure (et le repos pour Leo !) : jeudi l’atelier et une partie de la buanderie, vendredi la buanderie et la chaufferie sont couvertes de la dernière couche, à peu près lisse. On voit les coups de taloche, finition « rustique » comme on aime. C’est encore gris, cela deviendra blanc en sechant, d’ici une semaine.

En avant la visite avec un avant/pendant/après pièce par pièce :

Atelier :

Buanderie :

Chaufferie :

Avec un reste de ciment, Jean-Hervé rebouche aussi le trou d’aération de la cuisine, et le petit muret de la chaufferie, qu’il a cassé à ma demande : enfin je ne me prendrai plus les pieds dedans. Le reste du mélange rebouche un trou dans une des pièces. Plein de petits trucs qui mine de rien font avancer le schmilblick encore un peu plus loin.

Vient l’heure du ménage. Il reste du sable, qui est rangé dans un big bag dans la descente. On y rajoute celui qui encombrait la terrasse depuis le vidage du lavoir et on obtient… pas loin de 1m3. Tout prêt pour l’enduit de la facade sud, que nous allons isoler par l’extérieur. Il reste aussi deux sacs de chaux, que l’on range dans le sous-sol, sur un bout de palette que j’ai découpé dans l’après-midi. Le besoin m’a poussé à fabriquer enfin le 2e composteur « made in palettes ».

Jean-Hervé est décidément très attentionné : mercredi soir il prépare le diner : omelette aux champignons, vin d’Alsace et tiramisu, jeudi il fait notre vaisselle pendant que nous sommes à la répétition de percussion (elle s’est accumulée car j’ai du partir précipitamment « livrer » les chats), et vendredi nous finissons avec un dîner breton : crêpes et cidre, et fraises du jardin en dessert : c’est la fête !

Relookage du sous-sol (3/4) : ilictriciti

Episode 3 sur 4 de la saison murs sous-sol

Mardi, Jean-Hervé a fini son piquage, puis commencé à enduire le seul mur sans prises.

Pendant ce temps, je progresse avec mes gaines. J’en bave pour passer les fils dedans, car je prends la taille la plus petite possible pour ne pas avoir à creuser des tranchées trop énormes : c’est ainsi que deux cables de 3×2,5 doivent rentrer dans du 25… Même avec de l’huile et l’aide de Jean-Hervé, ça bloque.

On finit par y arriver avec une grosse astuce : on passe le plus possible, puis on coupe. Et on remet les gaines bout à bout avec du chatterton.

Vient le moment de sceller les boites d’encastrement avec un mélange riche en ciment. C’est la première fois pour chacun, on tatonne un peu : ne sceller que les boites (mais les départs de gaines sont bouchés), les gaines avec (mais tout se casse la figure) ?

On finit par trouver la méthode : sceller uniquement les boites, avec des petits bouts de gaine qui dépassent. Au bout d’un quart d’heure, quand c’est un peu pris, bouger celles-ci pour pouvoir les retirer et les remplacer par la bonne. Pour celles où l’on n’a pas pu mettre les p’tits bouts, je suis bonne pour gratter délicatement avec le doigt pour ouvrir le passage.

Le détail qui tue : faire bien attention à la profondeur du scellement. Pas assez profond : ben soit ca dépasse, soit il faut mettre des tonnes d’enduit pour arriver à sa hauteur. Trop profond, et la boite sera tout enfoncée, avec même risque que le couvercle ne puisse être posé (c’est ce qui manque d’arriver sur une boite de dérivation : résultat j’ai monté le couvercle dès que j’ai pu et l’ai protégée avec du scotch pour que Jean-Hervé puisse faire son enduit autour en connaissance de cause).

Quelques heures plus tard, je tente d’enquiller les gaines. La première boite me reste dans la main… Jean-Hervé a l’idée de génie : la remettre en place avec une vis. Et pour les suivantes, commencer par mettre la vis avant de travailler. Bingo, une autre de mes boites se descelle, mais maintenue par la vis elle reste en place.

J’avais prévu dans une des boites de faire à la fois une prise en série et un domino pour un autre câble : il y avait donc deux entrées et deux sorties. Bien qu’ayant pris une boite carrée, donc un peu plus grande, je prends peur, et me mets à chercher frénétiquement une solution (les fils sont coupés et passés, la gaine également, on ne peut pas tout refaire) : je finis par trouver un endroit pas loin où je peux placer une boite de dérivation, et je fais un embranchement 25=>2×16, que je protège avec du chatterton. Ce n’est pas très orthodoxe, mais c’est moins risqué.

Les gaines seront scellées sur deux jours, afin que Jean-Hervé puisse progresser dans le gobetis des murs. Certaines sont scellées en deux fois car elles courent sur deux murs, et il suffit qu’on bouge un bout pour décrocher ce qui vient d’être fait. Pour éviter cela on cale avec ce qu’on peut, des planches, des briques, un burin, et parfois… un doigt. Pas bouger pendant 15 minutes…

Les premières sont les plus difficiles à sceller, après je comprends l’importance de vraiment bien creuser et je reprends mes cheminements pour les élargir. Il faut souvent casser les pierres, et ça ne va pas sans mal : il y a beaucoup de silex ! Ca fait des étincelles et ça coupe.

Finalement on aura scellé dans le sens inverse que je pensais, de la fin vers le tableau, mais c’est mieux ainsi : la dernière pièce (la chaufferie) est remplie de gaines, je prends le temps de bien ouvrir les voies de passage. Quel paquet de noeuds ! Je prends de nombreuses photos pour mémoire, car il ne faudrait pas qu’on perce une de ces gaines au cours de travaux suivants : installation d’étagères, ou dans la chaufferie : passage de tuyaux (eau, gaz).

Relookage du sous-sol (2/4) : le lundi au soleil

Episode 2 sur 4 de la saison murs sous-sol

Jean-Hervé est arrivé dimanche soir, par 32 degrés à l’ombre. Petit diner sur la terrasse, présentations, et au lit.

Lundi, même temps : on est bien au frais au sous-sol à piquer le ciment. Il les attaque avec mon marteau perforateur ou au pic, et j’élargis certains endroits pour passer des gaines électriques. Oui, j’ai rajouté une difficulté : huit prises à encastrer, quatre gaines à passer afin de les alimenter ainsi qu’une partie du séjour (creuser le trou entre le sous-sol et le séjour nous a pris 90 minutes samedi, j’ai cru qu’on n’y arriverai jamais…)

Lundi après-midi 1m3 de sable et 10 sacs de chaux, commandés chez Point P vendredi, nous sont livrés : il a fallu empêcher tout le monde de stationner aux alentours sur 20 mètres pour que le 19 tonnes puisse se mettre de biais et déverser le sable… sur le trottoir. Le pauvre Jean-Hervé a du pelleter le sable en plein cagnard pour faire un joli tas dans la descente de garage. Les dix sacs de chaux, livrés sur palette avec une petite grue, étaient un peu dans le passage, Jean-Hervé les a donc transférés un peu plus bas sur une autre palette (comme quoi on a toujours besoin d’une palette en stock ;o). Après ça, la descente est pleine, stop.

Les murs une fois piqués se sont mis a évacuer l’eau qu’ils contenaient : après une heure ils étaient tout humides. Preuve que ce piquage, pour fastidieux qu’il soit, était indispensable.

Le relookage du sous-sol (1/4) : démarrage

Episode 1 sur 4 de la saison murs sous-sol

Etat des lieux

Les murs du sous-sol ont été jointoyés à une époque lointaine avec un mélange de chaux, sable et terre argileuse. Ces joints tombaient en poussière. Ces murs friables avaient transformé en cauchemar notre projet de couvrir une des pièces de dalles vinyles… De surcroît, la moitié supérieure du mur a été recouverte de ciment, ce qui les empêchait de respirer (mais n’empêchaient pas certains morceaux de tomber, car dessous… c’est toujours la chaux friable), au point qu’après de fortes pluies, l’eau, ne pouvant sortir par ailleurs, suintait des pierres. Il fallait faire quelque chose.

A la recherche du maçon…

Nous avons donc cherché un maçon pour piquer le ciment et refaire les joints et un enduit présentable, le tout à la chaux (mélange chaux/sable) pour que les murs respirent et puissent évacuer l’humidité naturellement. Nous avons cherché. Et cherché. Pas moyen de trouver un maçon acceptant de lacher saint Ciment pour travailler la chaux : « je veux bien, à condition de mélanger avec du ciment », « ca ne tiendra pas, il va falloir une armature en cage à poule »… à désespérer. Convaincues par diverses lectures du bien-fondé de notre démarche, nous avons persévéré.

C’est finalement dans un magazine « écolo » (La maison écologique) que nous avons trouvé une petite annonce et contacté la personne : Jean-Hervé est venu cette semaine du Finistère, après avoir fait son devis sur photos, pour refaire nos joints et cet enduit. Avec notre maçon importé de Bretagne nous allons donc passer la semaine à piquer, casser, évacuer, « splatcher », talocher, enduire…

Pour revoir comment c’est au départ il suffit de cliquer sur la suite :

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Buanderie.. ou l’épopée de la pose de dalles plastiques

Vous connaissez la loi universelle « la tartine de confiture tombe toujours du mauvais côté », il en existe une autre : « le linge propre et mouillé tombe toujours sur un sol sale et terreux ».

Après avoir pu vérifier plusieurs fois cette règle, nous avons décidé de poser enfin dans la buanderie nos superbes dalles plastiques imitation parquet achetées il y a quelques semaines dans l’intention de remédier au problème.

Etape préalable : aspirer la poussière des murs et du sol, entreprise quasi sans fin puisque les murs s’émiettent. On se transforme en espèce de choses grises ambulantes à force de recevoir de la poussière sur les cheveux, le visage, les fringues. Léo rajoute encore de la poussière en rabotant à la meuleuse ou à la masse les petites montagnes qui dépassent.

Oui parce que, normalement, la pose de dalles est (relativement) simple et rapide : si nécessaire je découpe, j’enlève le papier protecteur, je pose, j’appuie, c’est collé (normalement). On s’était même dit que, les dalles collées entièrement étant très difficiles à enlever s’il y a besoin, on ne collerait que le pourtour de la dalle. Ça donne donc (quand tout se passe bien) : (je découpe), j’enlève le papier sur le pourtour de la dalle, je pose, j’appuie, c’est collé (normalement).

Sauf que non. Le support doit être parfaitement plat. Or le sol de la buanderie n’est pas plan, y’a des trous partout et des bosses et zut. L’idéal aurait été de faire un ragréage complet mais vu la différence de niveau il en aurait fallu des tonnes. On a donc choisi le bricolage « à l’arrache » pour essayer d’aplanir « à peu près » le sol. Léo rebouche donc les trous avec du mortier ou du béton et rabote ce qui dépasse. Le temps que ca sèche et de dépoussiérer, un week-end a passé.

Autre problème : le sol reste en permanence poussiéreux comme s’il se décomposait. Les dalles refusent de tenir. Ça devient compliqué.

La photo montre aussi l’étape préalable à l’étape préalable : on a dû soulever la machine à laver et la mettre sur une planche à roulettes, pour pouvoir la bouger à mesure qu’on progresse dans la pièce. A l’heure où j’écris ces lignes elle est toujours sur la planche, ce qui est très rigolo en phase d’essorage ;o)

Léo découvre dans un bouquin qu’une couche de peinture avant la pose permettrait d’emprisonner la poussière et d’avoir un sol qui tient. Etant une experte reconnue en application de peinture blanche, c’est moi qui m’y colle le samedi.

Et dimanche on attaque : j’enlève le papier sur le pourtour de la dalle, je pose, j’appuie, c’est collé (normalement). Sauf que : certaines dalles résistent et se décollent, emportant la peinture avec ! Et puis on se rend compte que « à peu près plat », ça ne plait pas du tout aux dalles, que la moindre bosse se voit, que le moindre creux qu’on ne voyait pas ressemble à un gouffre avec une dalle bien plate qui refuse de rester dessus.

Mais heureusement, a été inventé le scotch double face grande largeur spéciale dalles vynile qui ne veulent pas coller ! On traque donc les dalles qui ont des envies d’évasion et hop, ni vu ni connu du scotch et ça tient. A peu près.

La pose des dalles au bord des murs demande une découpe. On a découvert la technique sur le net (en video s’il vous plait) mais elle demande quand même une certaine gymnastique mentale. Et puis c’est aussi tout une histoire lorsque les murs ne sont pas droits et en crépi (on vous laisse imaginer la pose des dalles dans des angles pas droits, en crépi et avec dénivelé). Et vous laisse imaginer quand, en plus, le mur en question se décompose en direct, rajoutant de la poussière alors qu’on vient d’aspirer pour la 20e fois, grr !

Après deux week-ends de lutte, on y est arrivées, notre buanderie est toute dallée de plastique imitation parquet qu’on s’y croirait presque.

Il y a un intrus sur la photo : un scion de pêcher qu’on nous a envoyé par la Poste il y a quelques jours. Il a donc fallu le planter en urgence dans un pot (dans le jardin c’est impossible, il faudrait une pioche tellement le sol est gelé, sous la neige), et nous l’avons transféré ici car l’eau utilisée pour le planter était en train de geler. Fait froid dans le cabanon. Ici, il a de la lumière naturelle, une température plus clémente, et il tient compagnie à la machine à laver et à la chaudière.


Un petit ajout de Leo :

 

Quelques réflexions techniques suite à cette épopée :

1 – ne jamais utiliser un mortier tout prêt dont le sac traine dans le coin de votre cave depuis deux ans. Il ne tient pas, s’effrite et vient rajouter sa poussière au reste. Ma première tentative de béton (1/4 ciment d’un sac tout neuf, 3/4 sable, en piochant dans la petite réserve du lavoir) a bien mieux tenu que mon sac de « tout pret mais qui date ». Hop, poubelle.

2 – je viens de lire sur le net : Ne pas poser les dalles par une température inférieure à 17°C, elles seraient plus rigides et plus cassantes. » J’ai le plaisir d’annoncer que ce problème-là on ne l’a pas eu (ouf !), pourtant il faisait moins de 13 degrés dans la pièce.

3 – Les dalles ne tiennent que sur un support plat. Mais vraiment plat. Avec de l’à peu près plat on s’arrache les cheveux. Donc pour le reste du sous-sol (on ne vous avait pas dit qu’on voulait le faire partout ?) il va falloir trouver autre chose car je n’ai pas l’impression que le support soit de meilleur qualité que dans la buanderie. Peut-etre sera-ce moins pire avec de grandes dalles de moquette (elles font 50cm de cote et non 30) ? Tenterons-nous le parquet flottant ? Jetterons-nous l’éponge pour nous rabattre sur une peinture sol ? Vous le saurez dans un prochain épisode. Les avis et expériences sont les bienvenus dans les commentaires.

De toute façon, il nous faudra avant rejointoyer nos belles pierres de meulière. Parce qu’un beau sol tout propre, quand les murs se décomposent, il ne reste pas propre longtemps… Donc on va devoir un jour

  1. vider le sous-sol (bon, on attendra qu’il fasse beau alors, parce que où on va mettre tout le bazar qu’on y entasse ?!)
  2. attaquer les joints pour enlever tout ce qui ne demande qu’à tomber
  3. évacuer la tonne de poussière que cela donne
  4. refaire lesdits joints avec un mortieur à la chaux (on cherche encore la recette…)
  5. profiter que c’est vide pour faire les sols (héhé !)

En attendant, on ramasse régulièrement les bouts de murs qui tombent…