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Léo crève le plafond

Episode 20 sur 36 de la saison cuisine

DSCF4626Dans le palmarès des trucs les plus chiants, en travaux, j’aurais tendance à classer assez haut en ce moment faire de la peinture en novembre.

Déjà il nous a fallu trois jours rien que pour pouvoir choisir la couleur : le temps est tellement pourri quand Karine part bosser qu’elle ne pouvait pas juger les essais de couleur. Pis le soir elle rentre à la nuit, et à la lumière électrique, c’est encore pire. Bref, on fini par avoir un rayon de soleil, on choisit la couleur : Coquille d’oeuf 64 de Valentine (satinée collection Lumière). Encore un pot de récup, mais quand j’ai regardé dedans, j’ai vu qu’il en restait largement assez pour faire le plafond, sans même être obligées d’en commander.

Donc aujourd’hui je me dis hop. D’autant qu’un joli rayon de soleil me permet d’y voir un peu, malgré la bâche que j’ai mis pour protéger la fenêtre. Sauf que bien sur, plus j’avance dans la pièce et plus le temps se couvre. Arrivée à la moitié il tombait des hallebardes et j’ai fini à l’halogène. Donc bon, je me suis appliquée comme jamais, mais ce sera la surprise.

Re-exposure of DSCF4624DSCF4627

J’ai aussi entamé le mur de droite pour finir la peinture que j’avais dans mon bac (l’enduit sur voile de verre était à cet endroit bien lissé, pas reprise à faire a priori : mais encore un fois c’est du « vu par temps de pluie », y’aura peut-être des surprises au retour du soleil)

Effectivement, reprises il y avait : donc ponçage, enduit, bref la routine quoi. Faut juste prendre le pli de saisir ponceuse, auge et racloir dès que le soleil se pointe…

plafond cuisine

Episode 17 sur 36 de la saison cuisine

Après avoir lessivé le plafond, ouvert les fissures, enduit les fissures avec du calicot, poncé, ré-enduit, reponcé, on y va pour les finitions : voile de verre (de cellulose, en fait) et enduit Magic’Liss.

Le voile de cellulose

Ce WE nous avons donc collé le voile de cellulose (et pas de verre. Deux différences : c’est 2,5 fois plus cher, et on ne risque pas d’irritations en le posant. Donc, hop). A 50g/m2, c’est en fait pas si fragile que ca, je m’attendais à du papier de soie mais en fait c’est solide. Etalage de colle au grand pinceau (j’aime pas les rouleaux), à deux ca va super vite, c’est trop cool. On est toujours sur le pot de colle que j’ai récupé à la déchetterie, j’ai l’impression qu’il est sans fin. Puis la pose, tadam.

Dans le rôle de « je tente de coller droit et de maroufler sans faire de plis » (les deux étant, en fait, incompatibles, on a collé sans plis et pas droit), Léo. Dans le rôle de « je tiens l’autre bout à bout de bras pour montrer la direction vers laquelle on voit quand même, et pour pas que tout se décolle au fur et à mesure », Karine. On en a bien chié sur le premier, le plus long puisqu’il englobe l’entrée et surtout qu’il se trouve le long du mur… Le deuxième a été collé en recouvrement (parce que le mec qui arrive à poser ça bord à bord, c’est que c’est son dixième plafond, et nous c’est notre premier), le troisième c’était une bande de 15cm donc là on s’est offert le luxe de le mettre bord à bord, nananère. Un gros merci à l’anneau de l’ancien luminaire (qu’on a gardé car on a toujours besoin de suspendre un truc, j’adore les mobiles) qui a eu la gentillesse de se retrouver presque à la limite entre les deux lés, donc on l’a géré fastoche.

Puis on arase au cutter le long des murs et là ousk’on a débordé sur le copain (en se dévissant le cou puisque pour bien voir où faut couper faut se mettre juste au-dessous). Mention spéciale à Karine pour sa mission de sécurité « empêcher Léo de tomber de l’escabeau quand elle oublie qu’elle n’est pas sur l’échaffaudage ». J’ai dû tendre la jambe au moins dix fois… (vous vous dites « mais comment elle fait quand elle est toute seule ? ». Ben elle se casse la figure, tiens ; mais elle se garde bien de le dire…)

On est un peu décues du résultat, au toucher c’est effectivement plus lisse mais visuellement on voit tous les reliefs et les changements de couleur en dessous. On se demande un peu « est-ce que ca valait la peine de s’emm… » ? Du coup, on n’a même pas pris de photos. En même temps, c’est pas très différent de ce que c’était avant.

L’enduit

DSCF4590Alors je peux le dire : « oui, ça en valait la peine ». Car une fois enduit c’est carrément nickel, moi même je n’en reviens pas. C’est de l’enduit èkseprès, « Magic’Liss » de TouPret. On met ça au rouleau (ils conseillent un petit rouleau de 10, vous embêtez pas prenez un gros sinon demain vous y êtes encore), et on lisse avec une petite raclette fournie avec le pot. Moi perso j’en avais une deuxième, un peu plus grande et un peu plus rigide, achetée l’année dernière sans savoir à quoi ca servait (c’était du temps où on faisait des réserves de bricolage les rares fois où on avait la voiture).

C’est super pratique d’en avoir deux car on peut tranférer le surplus d’enduit de l’une sur l’autre, comme avec des couteaux à enduire. Super important par contre : un rouleau propre. Le nôtre avait traîné un peu partout, j’ai donc fait les trois premiers mètres carrés en retrouvant dans l’enduit des poils divers (notamment de chat, bien sûr), j’espère que ça ne se verra pas trop une fois sec…

Deux heures plus tard, le résultat. Ce qui est bien, c’est que comme on n’a pas fait l’entrée devant la porte, on voit bien la différence, niark niark.

DSCF4589Le soir, une fois sec, à la lumière assassine de l’halogène… c’est pas aussi bien. Déjà mes trois premiers mètres sont… ben comme des premiers mètres… Comme dit ma mère, « On voit que t’as apris, après ». Merci maman. Par contre les poils de chat se font discrets, ouf. La jointure entre les lés ne se voit pas, mais les tranchées se voient un peu je trouve (oui, comme inspecteur des travaux finis, je suis très chiante, parfois). Je pense qu’une deuxième couche sera nécessaire pour ajuster. Et pis va falloir poncer un p’tit peu aussi. Youpie. De toute façon je vais passer ma fin de semaine à enduire le mur, alors enduit pour enduit, hein…

Nan, sérieux, c’est de la bombe, ce truc.

preparations pour plafond cuisine

Episode 18 sur 36 de la saison cuisine

la poutreCe WE c’est décidé, c’est voile de verre sur plafond. Donc faut que celui-ci soit prêt. J’ai donc dépoté toute la semaine, plâtre, enduit, ponçage, re-enduit, re-re-enduit, poncage et rerere-enduit. Les points chauds (les fissures sont traitées depuis belle lurette) : la liaison avec la poutre du séjour, et l’entrée (ouske y’avait des murs que j’ai cassés). Au niveau des tuyaux j’ai eu beau faire, je suis gênée, impossible de faire un travail propre. Pis de toute façon on s’en fout y’aura une fausse poutre, na

entréeCôté murs ça avance aussi, faut pas croire. Ayant rencontré une microfissure à la jonction des plaques Fermacell, j’avais dû la creuser, la reboucher à l’enduit adéquat et idoine, et échaudée j’ai continué à travailler avec cet enduit sur les différences de niveaux à combler.

A chaque fois faut attendre que ça sèche, il y a un retrait, donc on en remet etc… mais bon au bout de 4 jours j’ai une surface à peu près plane sur le grand mur, sur laquelle je peux commencer à coller les bouts de papier peint. J’ai presque fini, reste encore un bout et les découpes, à choisir collégialement à deux. Puis il faudra enduire.

etageresAEpicesAu-dessus de l’évier collage du papier peint fini, reste à finir l’enduit (« mais de quoi qu’elle cause ? » vous dites-vous. Le but est d’arriver à un résultat de ce genre). Du côté du lave-vaisselle c’est plus facile on fait plat, donc là j’en suis déjà à la sous-couche, ce sera sans doute le premier endroit peint.

Côté meubles aussi ça dépote : j’ai découpé toutes les planches des socles, des surmeubles qui accueilleront un tiroir supplémentaire (reste à faire les p’tits trous pile à la bonne place…), et du meuble à bouteilles qui complète le lave-vaisselle. Que des planches d’agglo de récup, c’a été un peu le casse-tête pour trouver les bonnes dimensions, mais je ne regrette pas de récupérer vraiment TOUT ski passe ;o) Bref, il ne me manque plus que les tourillons pour commencer les montages.

J’ai aussi fini de fixer mes étageres à épices : du demi-rond coupé en deux pour faire du quart de rond, quelques clous, mes chutes de carrelage coupées sur mesure, et voilà ! (ca tient par les quart de rond et dans des fentes créées dans le Fermacell)

Il est bô mon plafond !

Episode 15 sur 36 de la saison cuisine

pphoto-3Au départ on devait le faire ensemble. Les circonstances (et l’exiguité de l’echafaudage) ont fait que Karine a lessivé toute seule tout le plafond de la cuisine. plafondPendant que Léo faisait assistante-va chercher, chauffeur-ambulancier (j’ai emmené ma mère aux urgences et l’ai ramenée : lumbago), cuistot, sieste, et puis un peu quand même, arrachage de trois clous…

On a donc remis de la moquette partout pour protéger le carrelage (et les plinthes toutes neuves) et utilisé un produit spécial lessivage de murs de cuisine (recup from ma mère donc je connais pas la marque). C’est assez corrosif, donc gants Mapa de rigueur, Karine toujours au top de la mode a trouvé des verts anis.

pphoto-1pphoto-2Pour la partie au-dessus de l’ancienne cuisinière, bug : c’est gras, ca résiste. Là, produit miracle : l’acétone, c’est magique. On découvre même plein de fissures qui étaient cachées par la crasse…

Le résultat est impressionnant (et bien visible sur les photos « en cours de route ») et l’épreuve plus pour la nuque que les bras, dixit Karine.

Qui a tout de même enchainé avec le décollage du papier peint du couloir, chapeau. Bon en contrepartie, on était au lit à 21h…

C’est donc à Léo de s’y coller pour la suite : ouvrir les fissures, les reboucher à l’enduit, finir de reboucher au MAP (sèche moins vite que le plâtre) la liaison avc la poutre.

Puis quand on sera d’accord pour une peinture, hop !