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Isolation de fortune dans l’entrée

Ces quelques jours bien froids nous ont permis de comparer l’état d’un mur pas isolé, isolé de l’intérieur, isolé de l’extérieur. Et un mur pas isolé, c’est vraiment TRES FROID ! Je l’avais déjà repéré car le thermomètre accroché au mur extérieur affiche un degré de moins que celui accroché à 50cm de lui, sur le refend…

Ici on n’a pas froid

Pour rappel, en l’état actuel sont isolés au RDC : le mur Nord, presque tout le mur Ouest (c’est en cours), le mur Sud par l’extérieur. Le côté Est n’est presque pas isolé : à moitié dans la chambre, l’escalier et l’entrée ne sont pas isolés.

A l’étage c’est encore le côté Est qui souffre rien n’y est fait, le Nord est fait sauf la petite SDB, le Sud (soupente) à moitié (l’autre moitié est un dressing fermé, effectivement glacial en hiver, il faut penser l’hiver à en sortir les choses stockées qui craignent le froid comme… ma guitare !), et l’Ouest à moitié aussi (because fenêtres de la grande chambre à changer).

Je n’ai pas parlé de la sous-face du garage : la différence est appréciable, on ne se gèle plus sur le carrelage de la cuisine.

Oui mais là, si !

Mais l’entrée n’est donc pas entièrement isolée, et nos foulards nouvellement suspendus au mur de droite sont gelés.

Comme on a pu voir que vêtements et mur froid ne font pas bon ménage (à propos, dans la SDB le seul endroit de la toile de verre non recouvert de peinture -ça immunise ?- est moisi, faudra que j’essaye de le nettoyer et de le peindre ?), j’ai lancé le plan « isolons l’entrée ». Un plan « isolation provisoire » puisqu’à terme (d’ici deux-trois ans je pense) ce mur ne sera plus, justement, extérieur, puisqu’on veut construire une extension à cet endroit. Donc rien que du rapide-facile à enlever-pas cher.

Donc pour isoler la partie haute j’ai utilisé des plaques de polystyrène que je venais à peine de récupérer aux encombrants : une première couche avec des petites plaques qui passent presque entre le mur et les tuyaux, une deuxième couche entre les tuyaux. Puis j’ai recouvert le tout de papier peint pour pas qu’on voit la différence. C’est vraiment parce que je venais de récupérer ces plaques et que ça met le mur presque au niveau des tuyaux, sinon je ne me serais pas embêtée.

En effet la priorité c’est  là où on range les vêtements, mais justement c’est le plus embêtant, car on ne peut pas se permettre de perdre trop de profondeur. Donc bienvenue aux solutions bâtardes d’isolation « a minima » : j’ai acheté un pack de dalles de liège de 1cm (4 dalles de 50×50 coûtent 14.50€ ), je les ai découpées et assemblées pour faire une sorte de puzzle en L. Je me suis arrêtée à la boite sous les chats car ça faisait pile 100cm de là au bas de mon cache-porte-manteaux (à côté duquel on ne peut pas isoler, sinon il ne s’ouvre plus).

Faire tenir le puzzle

Puis je les ai doublées avec deux épaisseurs de carton-mousse (une de chaque côté) qui, posés en décalé, font tenir le tout d’un bloc : j’ai mis les premières en place pour tout tenir, puis j’ai décroché mon L et j’ai fini le doublage. Puis j’ai collé le papier peint sur ce joli montage (attention, pas seulement la face mais également les côtés, sinon ça se voit) et enfin j’ai remis en place le machin (non sans mal).

L’installation

Finalement le plus compliqué a été de retrouver les trous de fixation des chats, car je ne les avais pas notés… Il a fallu prendre des chevilles plus longues de 15mm pour pouvoir réinstaller tout mon petit monde.  Tant que j’y étais, j’en ai profité pour peindre et tapisser le fond de la petite boite sous les chats.

Au final, un petit coin isolé à minima et joliment pour 20 euros (le carton-mousse est une grosse récup du pôle pub d’Accor, il me sert à tout, le papier peint est du premier prix , et il m’en restait de la bonne teinte, et j’ai mangé un plein pot de colle à liège). Pour la colle à papier peint, attention ne faites pas comme moi : il faut vraiment mettre PEU de flocons dans l’eau : j’ai du rajouter et rajouter de l’eau pour retrouver la bonne consistance, résultat j’ai un plein bocal de colle à papier intissé : qui n’en veut ?

Edit : bon, la colle à l’air de se conserver longuement, et par contre le bas du mur n’étant pas isolé ça se sent… les chaussures qui ont le malheur d’y traîner sont TRES désagréables à enfiler !

IPE liège-chaux : fin du liège

Episode 3 sur 5 de la saison IPE liège, enduit chaux

Il aura suffit de hophophop-iser un coup pour finir tout la partie basse en deux jours, raccord compris. A force d’avancer en haut je me rapproche du perron, et on tente avec Karine de glisser l’échaffaudage… he bien heureusement que juste avant on a entrepris de passer toutes les barres transversales (sauf les deux obliques du haut, because la planche) à l’intérieur des échelles  : c’est ce qui a fait la différence, et le truc a pu passer, au mm près. Pas la peine de le caler au sol, de toute façon il est coincé, risque pas de bouger.

Par contre pour monter dedans je suis obligée de jouer à l’équilibriste sur le muret. En plus si je tombe c’est dans la cour du voisin, la honte ;o)

J’avais récupéré des cornières en mousse de profil triangulaire : c’est exactement ce qu’il faut pour combler le trou créé par les traverses. Pourquoi c’est quand je n’ai plus que 7 plaques à poser que j’y pense ? Y’aura donc une moitié avec, une moitié sans. Et mousse expansive pour tout le monde !

Le chantier n’en finit pas de finir à cause de la pluie, mais voilà, ayet, toutes les plaques sont posées, y compris le raccord de 17cm entre les lignes 2 et 3. Et depuis ca n’avance plus, car la corrélation « fait beau, Karine est là, Léo est en forme, et on a 1/2h devant nous » se fait attendre depuis des semaines. Donc pas de mousse expansive. Et donc pas d’enduit. Comme en plus il pleut de toute façon pour l’enduit c’est mort. Donc on attend…

Isolation extérieure : échauffement

Episode 2 sur 5 de la saison IPE liège, enduit chaux

Oui ben y’a intérêt à s’échauffer ! Car après les températures estivales des vacances, c’est sous un froid de canard que je commence à poser les premières plaques de liège : pluie le premier jour, vent à décorner les cocus le 2e, entre les conditions météo médiocres, les ateliers jardinage qui me prennent les 3/4 de mon temps et les habituels tatonnages de début de chantier, ma moyenne est piteusement de 4 plaques/jour (pour trois heures de boulot, environ ; pas génial, comme rythme).

Les 4 premières plaques du haut sont découpées (il faut faire un décroché pour laisser passer les chevrons de toiture), mais je n’ai pas encore pu monter les installer (pas vraiment confiance de monter à 6m de haut par ce vent, qui a même réussi à ouvrir une fenêtre !). Je m’échauffe sur la partie opposée, en bas en partant du perron.

La technique

Les premières plaques me permettent de mettre au point ma technique de pose. Faute de chevilles à frapper (puisque ca ne tient pas dans la brique creuse), je suis obligée de percer le mur à travers les plaques de liège. Mais comme je n’ai pas de mêche longue de diamètre 4, et que le liège est de toute façon assez fragile, j’ai fini par trouver la technique suivante : je visse la plaque au mur, arrivée au mur la vis commence à repousser la plaque, donc j’arrête de visser et je prends mon marteau : quelques coups violents sur la tête et le trou sera marqué dans l’enduit de façade.

Parfois j’ai de la chance et la plaque veut bien tenir, je peux donc faire les six comme ça. Parfois il me faut en faire deux (celles du milieu) et les cheviller avant de faire les autres. Je retire la plaque, j’entoure à la craie rouge les marques des trous (parce que c’est pas hyper visible…), et j’attaque au perfo. Je mets les chevilles, je remets la plaque, je visse.

Un avantage dans cette méthode c’est que je n’ai pas à redévisser les vis (à part parfois les deux du milieu, mais très peu), ce qui évite d’abimer la plaque. De plus comme les vis ne bougent pas elles retrouvent assez facilement le chemin de la cheville (ce qui est bien plus problématique quand on perce à travers, comme je le fais avec les tasseaux de l’IPI). Les premières plaques je les ai en plus collées avec une colle pour plaques polystyrène Depron, mais les suivantes ç’a l’air de tenir sans. Comme c’est de la récup je préfère ne pas insister et garder le pot pour les plaques du haut.

Les échelles

Comme je suis dans la partie perron, où le mur à côté (c’est même pas le mur du voisin, c’est notre propre mur de limite de propriété) est très très près et l’échafaudage ne passe pas, je suis obligée de bricoler les passerelles de fortune avec escabeaux (eux ils passent, tout juste) et planches pour pouvoir poser le 2e rang de plaques. Comment je vais poser le 3e rang est encore une question en suspens…

Jour 3, j’attaque enfin les premières plaques du haut (si j’attends que le vent se calme, je suis pas arrivée, donc je me lance) :

Tout va plus lentement dès qu’on est sur un échafaudage : on fait attention à chacun de ses gestes, qui sont exécutés lentement, histoire de pas envoyer valdinguer la visseuse 6m plus bas, shooter dans le perfo, se prendre les pieds dans le fil… Le marteau est attaché à ma ceinture (puis à l’échafaudage, encore plus pratique), mais les autres outils sont trop lourds, je suis obligée de les poser sur le plate-forme.

Il faut tenir les plaques, qui ne reposent sur rien, les manier délicatement entre les montants de l’échafaudage (qui sont toujours dans le passage quand on veut percer…), attraper la visseuse de l’autre main,… Et surtout, surtout, il faut tout prévoir : se retrouver en rade de chevilles bleues quand le vent souffle tellement qu’on veut bien rester sur la plate-forme, mais pas tenter la manoeuvre un peu casse-gueule d’en sortir, c’est rageant…

La prise d’air de cheminée

Sur le rang un, j’aborde la prise d’air de la cheminée : il faut lui faire une « rallonge » de l’épaisseur des plaques, avec une grille pour éviter que les souris rentrent par là. Je lui avais préparé un petit cadre en bois, avec une grille de récup (en métal, pas glop pour l’enduit chaux, mais je n’y ai pensé qu’après). Le cadre était en bois de 70mm car je pensais devoir faire un enduit de 2cm, puis j’ai appris que je devais juste faite un enduit de finition de 1cm. Donc j’ai recoupé le cadre à l’épaisseur des plaques et il sera enduit comme le reste, hop.

La prise d’air étant un bête trou dans une brique, je n’avais pas de prise pour fixer mon cadre (partout où je perçais je tombais sur un bout d’enduit et au mieux, un bout de brique qui cassait aussitôt). D’ailleurs la grille plastique installée tient au plâtre, pas avec des vis. J’ai donc rempli le tour avec un mélange plâtre-PF3, avant les vacances. Je perce délicatement les trous pour fixer mon cadre. Puis je refixe la grille plastique au plâtre, je visse mon cadre et je complète au plâtre pour que ce soit complètement étanche autour.

Plus qu’à découper une plaque qui ira autour. Les plaques faisant 1m sur 50cm, je peux indifféremment les mettre verticalement ou horizontalement, j’avance plutôt en les mettant verticalement à cause de mes problèmes d’échafaudage, un rang fait donc 1m de hauteur. Mais là si je mettais ma plaque verticalement la découpe serait trop près du bord, le petit bout restant ne tiendrait pas. Donc je mets la plaque horizontalement, avec une découpe en plein milieu.

Le liège se découpe assez facilement, couteau de cuisine ou scie à onglet, et cutter pour les retouches sur l’échafaudage. C’est même assez fragile en fait, on a vite fait d’avoir des bouts qui partent.

Tic-tac toe

Jour 5 : fin de semaine, et fin de la réserve de chevilles ! Ouf, j’ai fini mon rang un (sauf une plaque, à découper en raccord), mon rang deux est à la moitié ainsi que mon rang trois, mais dans l’autre sens (la moitié, c’est sept plaques).

Et là c’est la partie sympa (hum!) : il faut switcher, mettre l’échaffaudage (que je me suis contenté jusque-là de translater un peu pour mettre les 3 dernières plaques) à gauche, et le multiplan à droite. Et là je me réjouis de jamais rien jeter : j’avais gardé les bouts du stabilisateur que j’avais découpés. Bien m’en a pris ! Car grande nouvelle : l’échafaudage passe tout juste à gauche… à condition d’enlever les stabilisateurs. Donc je mettrai ces petits moignons au pied des mats et ca ira comme ça. En prévision pour éviter d’abimer les plaques j’ai mis tous les papillons de fixation (qui sont normalement à l’extérieur) à l’intérieur…

On nous annonce de la pluie (enfin !) pour la semaine prochaine, pas sûr que j’avance autant que j’aurais voulu… M’en fiche, je ferai du Vermex ou du bois à l’intérieur, na.