Articles taggés avec ‘Jean-Hervé’

Relookage du sous-sol (4/4) : les finitions !

Episode 4 sur 4 de la saison murs sous-sol

Jeudi et vendredi voient la fin de l’aventure (et le repos pour Leo !) : jeudi l’atelier et une partie de la buanderie, vendredi la buanderie et la chaufferie sont couvertes de la dernière couche, à peu près lisse. On voit les coups de taloche, finition « rustique » comme on aime. C’est encore gris, cela deviendra blanc en sechant, d’ici une semaine.

En avant la visite avec un avant/pendant/après pièce par pièce :

Atelier :

Buanderie :

Chaufferie :

Avec un reste de ciment, Jean-Hervé rebouche aussi le trou d’aération de la cuisine, et le petit muret de la chaufferie, qu’il a cassé à ma demande : enfin je ne me prendrai plus les pieds dedans. Le reste du mélange rebouche un trou dans une des pièces. Plein de petits trucs qui mine de rien font avancer le schmilblick encore un peu plus loin.

Vient l’heure du ménage. Il reste du sable, qui est rangé dans un big bag dans la descente. On y rajoute celui qui encombrait la terrasse depuis le vidage du lavoir et on obtient… pas loin de 1m3. Tout prêt pour l’enduit de la facade sud, que nous allons isoler par l’extérieur. Il reste aussi deux sacs de chaux, que l’on range dans le sous-sol, sur un bout de palette que j’ai découpé dans l’après-midi. Le besoin m’a poussé à fabriquer enfin le 2e composteur « made in palettes ».

Jean-Hervé est décidément très attentionné : mercredi soir il prépare le diner : omelette aux champignons, vin d’Alsace et tiramisu, jeudi il fait notre vaisselle pendant que nous sommes à la répétition de percussion (elle s’est accumulée car j’ai du partir précipitamment « livrer » les chats), et vendredi nous finissons avec un dîner breton : crêpes et cidre, et fraises du jardin en dessert : c’est la fête !

Relookage du sous-sol (3/4) : ilictriciti

Episode 3 sur 4 de la saison murs sous-sol

Mardi, Jean-Hervé a fini son piquage, puis commencé à enduire le seul mur sans prises.

Pendant ce temps, je progresse avec mes gaines. J’en bave pour passer les fils dedans, car je prends la taille la plus petite possible pour ne pas avoir à creuser des tranchées trop énormes : c’est ainsi que deux cables de 3×2,5 doivent rentrer dans du 25… Même avec de l’huile et l’aide de Jean-Hervé, ça bloque.

On finit par y arriver avec une grosse astuce : on passe le plus possible, puis on coupe. Et on remet les gaines bout à bout avec du chatterton.

Vient le moment de sceller les boites d’encastrement avec un mélange riche en ciment. C’est la première fois pour chacun, on tatonne un peu : ne sceller que les boites (mais les départs de gaines sont bouchés), les gaines avec (mais tout se casse la figure) ?

On finit par trouver la méthode : sceller uniquement les boites, avec des petits bouts de gaine qui dépassent. Au bout d’un quart d’heure, quand c’est un peu pris, bouger celles-ci pour pouvoir les retirer et les remplacer par la bonne. Pour celles où l’on n’a pas pu mettre les p’tits bouts, je suis bonne pour gratter délicatement avec le doigt pour ouvrir le passage.

Le détail qui tue : faire bien attention à la profondeur du scellement. Pas assez profond : ben soit ca dépasse, soit il faut mettre des tonnes d’enduit pour arriver à sa hauteur. Trop profond, et la boite sera tout enfoncée, avec même risque que le couvercle ne puisse être posé (c’est ce qui manque d’arriver sur une boite de dérivation : résultat j’ai monté le couvercle dès que j’ai pu et l’ai protégée avec du scotch pour que Jean-Hervé puisse faire son enduit autour en connaissance de cause).

Quelques heures plus tard, je tente d’enquiller les gaines. La première boite me reste dans la main… Jean-Hervé a l’idée de génie : la remettre en place avec une vis. Et pour les suivantes, commencer par mettre la vis avant de travailler. Bingo, une autre de mes boites se descelle, mais maintenue par la vis elle reste en place.

J’avais prévu dans une des boites de faire à la fois une prise en série et un domino pour un autre câble : il y avait donc deux entrées et deux sorties. Bien qu’ayant pris une boite carrée, donc un peu plus grande, je prends peur, et me mets à chercher frénétiquement une solution (les fils sont coupés et passés, la gaine également, on ne peut pas tout refaire) : je finis par trouver un endroit pas loin où je peux placer une boite de dérivation, et je fais un embranchement 25=>2×16, que je protège avec du chatterton. Ce n’est pas très orthodoxe, mais c’est moins risqué.

Les gaines seront scellées sur deux jours, afin que Jean-Hervé puisse progresser dans le gobetis des murs. Certaines sont scellées en deux fois car elles courent sur deux murs, et il suffit qu’on bouge un bout pour décrocher ce qui vient d’être fait. Pour éviter cela on cale avec ce qu’on peut, des planches, des briques, un burin, et parfois… un doigt. Pas bouger pendant 15 minutes…

Les premières sont les plus difficiles à sceller, après je comprends l’importance de vraiment bien creuser et je reprends mes cheminements pour les élargir. Il faut souvent casser les pierres, et ça ne va pas sans mal : il y a beaucoup de silex ! Ca fait des étincelles et ça coupe.

Finalement on aura scellé dans le sens inverse que je pensais, de la fin vers le tableau, mais c’est mieux ainsi : la dernière pièce (la chaufferie) est remplie de gaines, je prends le temps de bien ouvrir les voies de passage. Quel paquet de noeuds ! Je prends de nombreuses photos pour mémoire, car il ne faudrait pas qu’on perce une de ces gaines au cours de travaux suivants : installation d’étagères, ou dans la chaufferie : passage de tuyaux (eau, gaz).

Relookage du sous-sol (2/4) : le lundi au soleil

Episode 2 sur 4 de la saison murs sous-sol

Jean-Hervé est arrivé dimanche soir, par 32 degrés à l’ombre. Petit diner sur la terrasse, présentations, et au lit.

Lundi, même temps : on est bien au frais au sous-sol à piquer le ciment. Il les attaque avec mon marteau perforateur ou au pic, et j’élargis certains endroits pour passer des gaines électriques. Oui, j’ai rajouté une difficulté : huit prises à encastrer, quatre gaines à passer afin de les alimenter ainsi qu’une partie du séjour (creuser le trou entre le sous-sol et le séjour nous a pris 90 minutes samedi, j’ai cru qu’on n’y arriverai jamais…)

Lundi après-midi 1m3 de sable et 10 sacs de chaux, commandés chez Point P vendredi, nous sont livrés : il a fallu empêcher tout le monde de stationner aux alentours sur 20 mètres pour que le 19 tonnes puisse se mettre de biais et déverser le sable… sur le trottoir. Le pauvre Jean-Hervé a du pelleter le sable en plein cagnard pour faire un joli tas dans la descente de garage. Les dix sacs de chaux, livrés sur palette avec une petite grue, étaient un peu dans le passage, Jean-Hervé les a donc transférés un peu plus bas sur une autre palette (comme quoi on a toujours besoin d’une palette en stock ;o). Après ça, la descente est pleine, stop.

Les murs une fois piqués se sont mis a évacuer l’eau qu’ils contenaient : après une heure ils étaient tout humides. Preuve que ce piquage, pour fastidieux qu’il soit, était indispensable.

Le relookage du sous-sol (1/4) : démarrage

Episode 1 sur 4 de la saison murs sous-sol

Etat des lieux

Les murs du sous-sol ont été jointoyés à une époque lointaine avec un mélange de chaux, sable et terre argileuse. Ces joints tombaient en poussière. Ces murs friables avaient transformé en cauchemar notre projet de couvrir une des pièces de dalles vinyles… De surcroît, la moitié supérieure du mur a été recouverte de ciment, ce qui les empêchait de respirer (mais n’empêchaient pas certains morceaux de tomber, car dessous… c’est toujours la chaux friable), au point qu’après de fortes pluies, l’eau, ne pouvant sortir par ailleurs, suintait des pierres. Il fallait faire quelque chose.

A la recherche du maçon…

Nous avons donc cherché un maçon pour piquer le ciment et refaire les joints et un enduit présentable, le tout à la chaux (mélange chaux/sable) pour que les murs respirent et puissent évacuer l’humidité naturellement. Nous avons cherché. Et cherché. Pas moyen de trouver un maçon acceptant de lacher saint Ciment pour travailler la chaux : « je veux bien, à condition de mélanger avec du ciment », « ca ne tiendra pas, il va falloir une armature en cage à poule »… à désespérer. Convaincues par diverses lectures du bien-fondé de notre démarche, nous avons persévéré.

C’est finalement dans un magazine « écolo » (La maison écologique) que nous avons trouvé une petite annonce et contacté la personne : Jean-Hervé est venu cette semaine du Finistère, après avoir fait son devis sur photos, pour refaire nos joints et cet enduit. Avec notre maçon importé de Bretagne nous allons donc passer la semaine à piquer, casser, évacuer, « splatcher », talocher, enduire…

Pour revoir comment c’est au départ il suffit de cliquer sur la suite :

Lire la suite »