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A fond sur l’isolation : RDC

Après (ou plutot en même temps que) le bureau, c’est le tour de la grande chambre et du séjour de voir progresser leur isolation, électrification et Fermacellisation. On en profite aussi pour faire de petits travaux de peinture qui ne mangent pas de pain et font toujours plaisir, comme la porte du perron (qui n’est plus jaune canari) ou les claustras du garage (qui sont maintenant uniformément rouges).

Séjour

Dans le séjour, j’ai donc avancé autant que possible jusqu’à la porte, avec l’isolant et dernièrement en mettant en place les circuits électriques : un éclairage et des tas de prises, ainsi qu’un éclairage sur la façade. Il y aura encore une prise extérieure commandée.

Karine m’ayant aidé à mettre en place les plaques du haut (notamment celle autour de la fenêtre, grrrr), nous avons réussi à arriver au bout de nos réserves de Fermacell, il a donc fallu retourner chez l’enchanteur faire le plein pour fermer à peu près ce côté. Plus qu’à mettre le piano devant.

L’étape « mettre le canapé à la place du piano pour attaquer le dernier coin » est reportée car je n’ai plus de lambourdes pour faire l’isolation. Je me suis donc contentée d’installer une prise en saillie au bout du fil qui remonte du sous-sol, car j’en avais assez de voir trois rallonges s’étirer pour alimenter l’éclairage du canapé… Et comme grosse flemme, le piano n’a pas bougé. Donc j’en profite pour fignoler : enduit Fermacell, peinture blanche, MAP au plafond, et un jour peut-être je fixerai la tringle à rideau et le tableau prévus.

Porte du perron : fin de jaunisse

A propos de porte, en attendant son changement je n’en pouvais plus de la voir (c’était le dernier élément jaune-et-rouge de cette façade), donc j’ai dégotté un fond de peinture glycéro beige rosé et hop j’ai tout repeint à l’arrache. C’est encore un ton plus clair que les fenêtres d’au-dessus (qui elle-mêmes sont un ton plus clair que la peinture choisie pour les garde-corps et volets)  mais tout ça reste dans l’harmonie. Ca change.

Bon à savoir, c’est vraiment pas une bonne idée de faire de la peinture, surtout glycéro, par -1 degré. Elle a mis 2 jours à sécher.

Le nouveau visage du bureau

Pour préparer la fin de mon contrat j’avais décidé de rendre le bureau confortable en écartant le bureau (meuble) de la fenêtre, place où, même quand  la chambre est surchauffée, on finissait toujours par se cailler les miches. Les poissons ayant leur propre chauffage, j’avais décidé de mettre l’aquarium à cette place peu confortable, et de translater le bureau à sa place, à la fois plus loin de la fenêtre et plus près du radiateur.

Rangeage et isolage

Pour cela il fallait vider et démonter le meuble Ikea qui se trouvait dans le coin. Ce fut fait le 1er janvier. Je décidais de profiter de cet espace libéré pour l’isoler avant de l’encombrer de l’aquarium. En effet, ce pan de mur fait tout juste 1m du mur à la fenêtre, je pourrai donc sans dommage fixer provisoirement deux plaques de Fermacell avec 4 vis, pour faire propre, et les redémonter lorsqu’on changera la fenêtre ou pour faire les circuits électriques.

C’est ainsi que l’aquarium profitera, c’est un comble, d’un mur isolé…

Mon contrat terminé, c’est parti pour l’isolation à tout va, dans la chambre de l’étage et donc ce coin du bureau : démontage de la tringle à rideaux, tasseaux en deux passes (60×40 puis 40×25), découpe de la laine de 80, tassage, découpe du Fermacell. Il fallait comme partout ailleurs retirer les plaques de polystyrène du plafond, mais pour une fois j’ai fait les choses à peu près proprement : au lieu de les arracher, j’ai découpé une bande près du mur. Comme j’ai des chutes de laine de bois de Fermacell de la bonne dimension, j’ai aussi isolé et plaqué sous la fenêtre.

Coup de main de Karine ce dimanche pour monter la plaque du haut, et je peux réinstaller la tringle à rideaux.

Deuxième étape : le déménagement de l’aquarium

Puis vidage de l’aquarium, après avoir vérifié qu’il sera possible d’inverser la position de la pompe (il « suffit » de mettre le couvercle à l’envers, et de repercer les ouvertures qui vont bien). On le porte avec précautions sur le coffre, on déplace le meuble, le filtre, les prises, tout le tintouin, on en profite pour tout nettoyer y compris les galets, et on le remet sur le meuble, puis on reremplit et on remet les poissons.

Reste plus qu’à installer le bureau à sa nouvelle place, avec unr nouveauté : un branchement direct au réseau (et non plus en WIFI) grâce à un câble de 10m acheté chez mon dealer près de Nation pendant les derniers jours de mon contrat. On est d’accord, un vrai câble RJ serait mieux, mais comme c’est pas pour tout de suite (il faut casser la dalle du couloir pour passer les gaines), qqs euros le câble provisoire fixé au sol par du scotch de backstage (quand je l’aurait retrouvé… pour l’instant c’est « coincé sous des planches »), c’est pas cher payé.

Le coin où se trouvait l’aquarium permet également de ranger les gardes-corps et les jumbés.

IPE : enduit chaux

Episode 4 sur 6 de la saison IPE liège, enduit chaux

Essais, erreurs, apprentissage… du dosage au geste en passant par la façon d’optimiser le mélange ou le timing, cette façade m’aura appris bien des choses !

Premier essai vendredi 18 juin

Après bien des recherches je me décide pour ce mélange :

  • 10 unités de sable 0/4,
  • 2 unités de chaux NHL3,5,
  • 2 unités de chaux CL90,
  • 3 unités d’eau,

Je mélange tout ça dans la brouette et j’applique. Bilan :

  • le mélange remplit 3 seaux de maçon (normal, 5 unités = un seau de maçon)
  • je fatigue au bout de 2 (dommage)
  • ça colle pas très bien
  • j’ai oublié le grillage

2e essai, tamisage, grillage…

5 unités de sable 0/2 (tamisé au tamis), 1 CL, 1 NHL, 1 1/2 eau, et on essaye de pas oublier le grillage…

En fait c’est une catastrophe le grillage, il ne veut pas tenir et fait tomber la chaux. J’ai donc décidé de m’en passer. Un peu groumpf vu ce qu’il m’a couté, mais tant pis. Le mélange 5+1+1 est impec, ça remplit deux seaux qui restent transportables et j’ai le temps de finir le mélange avec qu’il soit trop sec, ou que moi je sois trop fatiguée.

Je ne sais pas si le sable tamisé tient mieux, mais le tamisage permet quand même d’enlever pas mal de merdouilles.  Par contre c’est long… Je tente un mélange moitié tamisé moitié pas, et comme ca marche aussi bien, c’est adopté…

Par contre il ne faut pas hésiter à mettre un peu plus d’eau, et à ne placer que des petites quantités à la fois (je commence à acquérir le geste). Forcément, l’épaisseur d’1cm n’y est pas, et le fini non plus. Revenir le lendemain avec une seconde couche bien tamisée permet de travailler le fini. Je commence à envisager de faire une première couche moitié tamisé moitié pas appliquée brutalement, et seconde couche tamisée et appliquée avec amour le lendemain. Un peu galère…

LA technique

Finalement, c’est au bout de trois jours et un peu par hasard que je trouve la technique idéale :

  1. mélange à sec dans la brouette,
  2. verser une unité d’eau dans 1 seau de maçon,
  3. et ajouter du mélange jusqu’à la bonne consistance. Cela permet de travailler par petites séquences, un seau à la fois. La consistance de l’enduit est forcément un peu trop liquide, je rajoute donc du mélange au fur et à mesure du travail (donc je monte avec le seau de maçon, et un petit seau de mélange).
  4. Appliquer des petits galettes d’enduit à la main en les plaquant-lissant,
  5. puis quand j’ai une surface conséquente, lisser le tout à la truelle triangulaire.

Cette application permet de faire les endroits difficilement accessibles (sous la pente pente du toit) avec le minimum de pertes, et il y a globalement assez peu de pertes (bouts d’enduits qui tombent), contrairement à la technique à la taloche. L’enduit étant assez humide, on réussit un fini bien lisse en une seule passe. J’i découvert par hasard les qualités de cette truelle triangulaire, achetée un peu par hasard sur une brocante, et qui fait un fini impeccable : la grosse truelle se retrouve avec la tâche ingrate (mais indispensable) de remuer le mélange, sec ou mouillé.

Les raccords sont aussi facilités car au passage suivant (s’il se fait dans l’heure…) c’est encore assez humide. Pour les raccords avec une couche sèche il faut bien bien imbiber, faire la surface à 5cm du bord, puis au dernier moment la jonction, juste avant de lisser. Ainsi bien que la chaux boive beaucoup plus que le liège on a un résultat homogène. Pour cacher le raccord il faut revenir dessus à différentes étapes du séchage, et parfois pulvériser de l’eau dessus puis lisser. Le seul problème c’est qu’on a souvent des micro-fissures à cette jonction.

Le seau plein, je le monte tranquillement  grâce à une des cordes qu’on avait récupérées, l’une des barres de l’échaffaudage me servant de « poulie ».

Fé chô !

Le problème restera la chaleur et le soleil : une semaine de température 35, et des impératifs de calendrier (il faut dégager les lieux début juillet pour le ravalement du voisin) font que j’enduis malgré ce temps déconseillé : non seulement je ne peux bosser que le matin tôt ou le soir tard, mais malgré des aspersions régulières entretemps, y’a plein de fissures.

La partie près du perron posera un problème inattendu : l’échafaudage ,qui passait tout juste avec le liège, ne passe plus avec l’enduit. Tant pis, on force, les papillons font des tranchées dans l’enduit, je reboucherai après. On n’arrive pas jusqu’au bout néanmoins : comme je ne peux enduire que devant moi, pas de côté, le coin est fait debout sur le muret, sans filet…

La fin !

Petit à petit j’en vois le bout. Je travaille en priorité le haut, afin de pouvoir dégager l’échafaudage au plus vite. Je me paye le luxe de faire le coin, je finis par avoir la technique…

Puis je démonte le haut de l’échafaudage, et après avoir bouché les derniers trous je repasse avec un mélange 100% tamisé sur les parties que j’ai fait en premier, afin de les lisser, parce qu’à certains endroits c’est assez catastrophique.

La technique est différente : mélange très humide, on applique d’une main et on lisse immédiatement à la truelle. En effet la chaux, même aspergée au seau (le pulvérisateur est mort), boit l’eau à toute vitesse et si on attend plus de trois secondes on ne peut plus lisser le mélange…

Bilan

Un petit bilan chiffré de cet atelier, fini donc officiellement mardi 8 à 13h (démontage complet de l’échafaudage et nettoyage du perron) : pour isoler totalement cette façade (23m2), il aura fallu :

  • 24m2 de liège 50mm : 360 euros
  • deux boites de vis et deux sacs de chevilles : à la louche je dirais 30 euros
  • 30m2 de grillage, pas utilisé : 70 euros
  • 20kg de chaux aérienne et 30kg de chaux NHL (elle est plus lourde) : 9,80 euros, et la NHL c’est un reste du sous-sol (environ 15 euros le sac je crois)
  • une certaine quantité de sable… gratos car récupéré (avec remorque prêtée), tamisé (tamis trouvé aux encombrants)
  • un échaffaudage de 6m de haut 165 euros, un pulvérisateur (j’ai tué le nôtre…) 30 euros
  • une bombe de mousse expansive (il en aurait fallu deux) 10 euros et des bandes de mousse (recup poubelle)
  • 2 seaux de maçon à 1 euro, des p’tits seaux récupérés, des truelles,
  • des lunettes de protection, deux masques et deux boites de gants latex
  • Total : à la louche, 700 euros.

A ce propos, un conseil pour les gants, si on ne veut pas bouffer toute la boite en deux jours : ne pas hésiter à mettre deux voire trois gants à chaque main. Du moment que celui sur la peau est intact, ceux au-dessus peuvent être troués, ils servent à protéger le gant du dessous. Sans cette technique on passe son temps à trouer les gants et donc en changer… Cette technique permet également de s’accommoder de gants « de seconde main » : gants d’examen médical, de station service…

Côté temps passé, j’aurai mis un mois pour le liège, dont environ deux semaines à le poser et le reste à attendre qu’il arrête de pleuvoir… Et trois semaines pour l’enduit, à un petit rythme très tranquille, 2 m2/jour environ, sachant qu’un jour c’est… 4 heures à enduire, max. Ca peut sembler pas rapide comme rendement, mais quand on est tout seul à tamiser, doser, mélanger, pulvériser, monter le matos, appliquer (ha, quand même), redescendre, déplacer l’échafaudage ou faire un montage à peu près stable avec des escabeaux et des planches, réparer le pulvérisateur qui marche plus,… ben plus vite c’est pas possible parce que déjà là j’étais crevée, j’avais tout le temps faim, mal aux bras, aux mains, aux jambes… (et la tête, alouette, à force de la cogner dans les chevrons de toiture…). Et je ne parle même pas des températures… Bon, en même temps j’ai pas fait que ça, hein, pis j’avais pas le droit d’enduire le WE, interdit par le chef.

Bilan : quand je ferai les murs du jardin, il faudra une meilleure préparation : préparer de grosses quantités de sable tamisé à l’avance, et pour le mélange soit un esclave-préparateur, soit faire le mélange à la bétonnière, afin que l’effort se concentre sur une application au long cours, avec le moins de raccords possible. Et (surtout, surtout) pas faire ça en période chaude…

IPE liège-chaux : fin du liège

Episode 3 sur 6 de la saison IPE liège, enduit chaux

Il aura suffit de hophophop-iser un coup pour finir tout la partie basse en deux jours, raccord compris. A force d’avancer en haut je me rapproche du perron, et on tente avec Karine de glisser l’échaffaudage… he bien heureusement que juste avant on a entrepris de passer toutes les barres transversales (sauf les deux obliques du haut, because la planche) à l’intérieur des échelles  : c’est ce qui a fait la différence, et le truc a pu passer, au mm près. Pas la peine de le caler au sol, de toute façon il est coincé, risque pas de bouger.

Par contre pour monter dedans je suis obligée de jouer à l’équilibriste sur le muret. En plus si je tombe c’est dans la cour du voisin, la honte ;o)

J’avais récupéré des cornières en mousse de profil triangulaire : c’est exactement ce qu’il faut pour combler le trou créé par les traverses. Pourquoi c’est quand je n’ai plus que 7 plaques à poser que j’y pense ? Y’aura donc une moitié avec, une moitié sans. Et mousse expansive pour tout le monde !

Le chantier n’en finit pas de finir à cause de la pluie, mais voilà, ayet, toutes les plaques sont posées, y compris le raccord de 17cm entre les lignes 2 et 3. Et depuis ca n’avance plus, car la corrélation « fait beau, Karine est là, Léo est en forme, et on a 1/2h devant nous » se fait attendre depuis des semaines. Donc pas de mousse expansive. Et donc pas d’enduit. Comme en plus il pleut de toute façon pour l’enduit c’est mort. Donc on attend…

Isolation extérieure : échauffement

Episode 2 sur 6 de la saison IPE liège, enduit chaux

Oui ben y’a intérêt à s’échauffer ! Car après les températures estivales des vacances, c’est sous un froid de canard que je commence à poser les premières plaques de liège : pluie le premier jour, vent à décorner les cocus le 2e, entre les conditions météo médiocres, les ateliers jardinage qui me prennent les 3/4 de mon temps et les habituels tatonnages de début de chantier, ma moyenne est piteusement de 4 plaques/jour (pour trois heures de boulot, environ ; pas génial, comme rythme).

Les 4 premières plaques du haut sont découpées (il faut faire un décroché pour laisser passer les chevrons de toiture), mais je n’ai pas encore pu monter les installer (pas vraiment confiance de monter à 6m de haut par ce vent, qui a même réussi à ouvrir une fenêtre !). Je m’échauffe sur la partie opposée, en bas en partant du perron.

La technique

Les premières plaques me permettent de mettre au point ma technique de pose. Faute de chevilles à frapper (puisque ca ne tient pas dans la brique creuse), je suis obligée de percer le mur à travers les plaques de liège. Mais comme je n’ai pas de mêche longue de diamètre 4, et que le liège est de toute façon assez fragile, j’ai fini par trouver la technique suivante : je visse la plaque au mur, arrivée au mur la vis commence à repousser la plaque, donc j’arrête de visser et je prends mon marteau : quelques coups violents sur la tête et le trou sera marqué dans l’enduit de façade.

Parfois j’ai de la chance et la plaque veut bien tenir, je peux donc faire les six comme ça. Parfois il me faut en faire deux (celles du milieu) et les cheviller avant de faire les autres. Je retire la plaque, j’entoure à la craie rouge les marques des trous (parce que c’est pas hyper visible…), et j’attaque au perfo. Je mets les chevilles, je remets la plaque, je visse.

Un avantage dans cette méthode c’est que je n’ai pas à redévisser les vis (à part parfois les deux du milieu, mais très peu), ce qui évite d’abimer la plaque. De plus comme les vis ne bougent pas elles retrouvent assez facilement le chemin de la cheville (ce qui est bien plus problématique quand on perce à travers, comme je le fais avec les tasseaux de l’IPI). Les premières plaques je les ai en plus collées avec une colle pour plaques polystyrène Depron, mais les suivantes ç’a l’air de tenir sans. Comme c’est de la récup je préfère ne pas insister et garder le pot pour les plaques du haut.

Les échelles

Comme je suis dans la partie perron, où le mur à côté (c’est même pas le mur du voisin, c’est notre propre mur de limite de propriété) est très très près et l’échafaudage ne passe pas, je suis obligée de bricoler les passerelles de fortune avec escabeaux (eux ils passent, tout juste) et planches pour pouvoir poser le 2e rang de plaques. Comment je vais poser le 3e rang est encore une question en suspens…

Jour 3, j’attaque enfin les premières plaques du haut (si j’attends que le vent se calme, je suis pas arrivée, donc je me lance) :

Tout va plus lentement dès qu’on est sur un échafaudage : on fait attention à chacun de ses gestes, qui sont exécutés lentement, histoire de pas envoyer valdinguer la visseuse 6m plus bas, shooter dans le perfo, se prendre les pieds dans le fil… Le marteau est attaché à ma ceinture (puis à l’échafaudage, encore plus pratique), mais les autres outils sont trop lourds, je suis obligée de les poser sur le plate-forme.

Il faut tenir les plaques, qui ne reposent sur rien, les manier délicatement entre les montants de l’échafaudage (qui sont toujours dans le passage quand on veut percer…), attraper la visseuse de l’autre main,… Et surtout, surtout, il faut tout prévoir : se retrouver en rade de chevilles bleues quand le vent souffle tellement qu’on veut bien rester sur la plate-forme, mais pas tenter la manoeuvre un peu casse-gueule d’en sortir, c’est rageant…

La prise d’air de cheminée

Sur le rang un, j’aborde la prise d’air de la cheminée : il faut lui faire une « rallonge » de l’épaisseur des plaques, avec une grille pour éviter que les souris rentrent par là. Je lui avais préparé un petit cadre en bois, avec une grille de récup (en métal, pas glop pour l’enduit chaux, mais je n’y ai pensé qu’après). Le cadre était en bois de 70mm car je pensais devoir faire un enduit de 2cm, puis j’ai appris que je devais juste faite un enduit de finition de 1cm. Donc j’ai recoupé le cadre à l’épaisseur des plaques et il sera enduit comme le reste, hop.

La prise d’air étant un bête trou dans une brique, je n’avais pas de prise pour fixer mon cadre (partout où je perçais je tombais sur un bout d’enduit et au mieux, un bout de brique qui cassait aussitôt). D’ailleurs la grille plastique installée tient au plâtre, pas avec des vis. J’ai donc rempli le tour avec un mélange plâtre-PF3, avant les vacances. Je perce délicatement les trous pour fixer mon cadre. Puis je refixe la grille plastique au plâtre, je visse mon cadre et je complète au plâtre pour que ce soit complètement étanche autour.

Plus qu’à découper une plaque qui ira autour. Les plaques faisant 1m sur 50cm, je peux indifféremment les mettre verticalement ou horizontalement, j’avance plutôt en les mettant verticalement à cause de mes problèmes d’échafaudage, un rang fait donc 1m de hauteur. Mais là si je mettais ma plaque verticalement la découpe serait trop près du bord, le petit bout restant ne tiendrait pas. Donc je mets la plaque horizontalement, avec une découpe en plein milieu.

Le liège se découpe assez facilement, couteau de cuisine ou scie à onglet, et cutter pour les retouches sur l’échafaudage. C’est même assez fragile en fait, on a vite fait d’avoir des bouts qui partent.

Tic-tac toe

Jour 5 : fin de semaine, et fin de la réserve de chevilles ! Ouf, j’ai fini mon rang un (sauf une plaque, à découper en raccord), mon rang deux est à la moitié ainsi que mon rang trois, mais dans l’autre sens (la moitié, c’est sept plaques).

Et là c’est la partie sympa (hum!) : il faut switcher, mettre l’échaffaudage (que je me suis contenté jusque-là de translater un peu pour mettre les 3 dernières plaques) à gauche, et le multiplan à droite. Et là je me réjouis de jamais rien jeter : j’avais gardé les bouts du stabilisateur que j’avais découpés. Bien m’en a pris ! Car grande nouvelle : l’échafaudage passe tout juste à gauche… à condition d’enlever les stabilisateurs. Donc je mettrai ces petits moignons au pied des mats et ca ira comme ça. En prévision pour éviter d’abimer les plaques j’ai mis tous les papillons de fixation (qui sont normalement à l’extérieur) à l’intérieur…

On nous annonce de la pluie (enfin !) pour la semaine prochaine, pas sûr que j’avance autant que j’aurais voulu… M’en fiche, je ferai du Vermex ou du bois à l’intérieur, na.

Plan lutte contre le froid

A défaut de remonter dans le grenier déverser les 10 sacs de Vermex stockés un peu partout, plan d’urgence pour empêcher le froid de rentrer dans la maison par nos huisseries vieillissantes.

Porte du perron condamnée, volets doublés de carton et rideaux punaisés devant l’ensemble porte-fenêtres : en effet, celles-ci laissent passer un vent incroyable. Mais impossible de les ouvrir pour les calfeutrer. J’aurais pu installer une tringle, mais quelques punaises ça va plus vite, et à la limite c’est plus efficace puisque le rideau est vraiment collé au mur. On a pu dîner devant la porte sans sentir le courant d’air, alors que d’habitude on le sent depuis la cheminée…

En attendant de trouver une idée de génie pour calfeutrer une fenêtre sans l’ouvrir…

Porte du jardin calfeutrée avec des amoncellements de boudins : jusqu’à trois l’un sur l’autre… Oui je sais, il existe des modèles plus épais, mais pour aller les acheter il faudrait que les routes soient praticables…

Porte de l’entrée : j’allais changer le boudin de cuir quand j’ai vu en enlevant l’ancien la taille de l’écart entre la porte et le bâti : plus ou moins 5mm !!! Ne jamais jeter ses chutes de contreplaqué, « ca peut toujours servir » : découpé en lanières clouées sur le bâti, elles ont réduit drastiquement l’entrée d’air.

Tuyaux : le garage n’étant plus chauffé par les tuyaux de radiateurs qui le traversaient, il y fait moins que zéro (l’eau dans le bol des chats a gelé…). Donc protection des nouveaux tuyaux d’eau et de gaz avec des petits manchons.

isolation du toit avec de la vermiculite

Ce dimanche on avait enfin épuisé toutes les excuses pour ne pas monter sous le toit, donc on s’y est mises. Etat des lieux et première intervention

Etat des lieux

Après m’être tortillée comme un vermisseau pour atteindre un endroit où je pouvais tenir à genoux, tour d’horizon (sauf côté jardin où là il faut avoir moins de douze ans pour pouvoir se glisser…) :

Devant moi (les chambres côté rue) :

VueDArrivee_CoteRue

Sur la gauche, au-dessus de la grande chambre :

ChbParentsEtDressingChbParentsEtDressing2

Mur_de_RefendOn voit que les mecs, pas gênés, ont laissé sur place briques (qui ont failli passer à travers le plafond), planches (qu’il va me falloir enlever avant de pouvoir oeuvrer de ce côté-ci), bref toutes leurs merdes…

Le mur de refend sépare complètement cette zone de celle au-dessus de la chambre côté jardin, rendant l’accès à celle-ci problématique (la distance entre la poutre et le chevêtre ne permet pas de passer un tronc humain. Du moins pas avec un 90B. Alors les hanches je vous dis même pas…)

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Sur la droite, au-dessus de la chambre 4 (notre chambre actuelle) et de la petite SDB :
Chambre4EtSDBChambre4

Observations

JonctionToituresPlancheZingueeLa jonction entre les toitures laisse voir un jour, à cet endroit la couverture est constituée d’une planche zinguée. Un peu limite mais bon, l’endroit est sec, comme à la verticale des tuiles dont un coin est cassé. A surveiller mais c’a l’air OK.

Les deux cheminées (chaudière et ex-aération de la cuisine) sont bien distinctes, il sera facile de supprimer cette dernière sans abimer l’autre.

L’accès à certaines zones va être un peu Sioux car il n’y a pas assez de planches. Donc penser à en monter. D’autres (fond du côté grande chambre) vont demander un grand ménage, encombrées qu’elles sont de planches, Caisson1LaineDeVerreBerkmême pas utilisables pour se déplacer car trop fines, et laissées là par paresse…

La laine de verre est dans un état lamentable, on ne peut vraiment pas envisager de verser la vermiculite par-dessus. Elle est posée n’importe comment. Par contre il est aisé d’en prendre un pan et de le mettre sur le caisson d’à côté. Elle est tellement légère que trois couches ne remplissent pas le caisson…

La vermiculite étant assez fine, il faut boucher les trous d’accès des fils électriques (notamment pour les éclairages) avec du journal ou un bout de laine de verre avant de l’épandre.

Intervention

J’ai donc vidé un demi caisson et un caisson entier en mettant la laine de verre à côté, et ai épandu à la place le contenu d’un sac de vermiculite, sur les 15cm de haut des caissons. D’abord l’endroit montré ci-dessus, avec un tuyau dont on se demande ce qu’il fout là à part faire chier son monde :

Caisson1_vide2Caisson1_vide1

Caisson1Fait

Puis un autre (on voit au fond comme la laine est bien mise…)
Caisson2FaitPalierSDB_caisson2

A l’avenir

Faire des sessions courtes (la lampe ne tient pas très longtemps de toute façon), avec :

  1. remplissage de quelques caissons,
  2. vidage de trucs à jeter,
  3. et stockage de un à trois sacs en place pour la prochaine session.

Prévoir des petits drapeaux pour indiquer la place des fils électriques, et remonter ceux-ci autant que possible au-dessus de la vermiculite.

Laisser les sacs vides en place et faire des caissons non contigus. Les sacs vides permettront de :

  1. faire glisser les pleins pour éviter de les trouer
  2. sur la fin, mettre la laine de verre

A la fin donc, revenir en partant du fond vers l’entrée en mettant la laine de verre dans les sacs et en remplissant les caissons à mesure. Il va falloir trouver où on peut jeter la laine de verre.

Bref, on n’a pas fini (d’autant qu’on n’a pour l’instant qu’un seul sac en réserve, il va falloir en acheter d’autres… et trouver où les stocker !)

Ayé !

Episode 16 sur 36 de la saison cuisine

DSCF4490Fini le Fermacell sur les murs de la cuisine, presque fini de le jointer.

Reste à :

  1. dévisser-revisser pas mal de vis qui font saillie, puis les enduire,
  2. puis accrocher les meubles hauts (pour prévoir les accrochages) puis les meubles bas (idem) et surtout le meuble super-haut (itou),
  3. les redécrocher (trouver où les stocker), et faire l’enduit (avec, si c’est validé, insertion de morceau de papier peint à relief)
  4. enfin, peindre

Il faut avoir fini le plafond (enduit et peinture) avant 3, voire avant 2.

Fini l’isolant sur le coin de la fenêtre. Reste à fixer un petit tasseau, et les plaques de Fermacell à installer (je me tâte encore car il faut prévoir l’élec mais globalement c’est prêt) et on pourra accrocher le radiateur (et enfin se libérer la place dans la chambre)

DSCF4489 DSCF4488

Préparons l’isolation et la cuisine

Dernier calculs pour l’isolation : après les mesures il faut compter le nombre de paquets que cela fait (différent selon les marques et les épaisseurs), trouver un distributeur (on met UN paquet dans la Passat. Il m’en faut quatre et le distributeur le plus proche est à Saint-Ouen)…

Comme ses frais de port sont inférieurs à la location d’une camionnette, pas d’hésitation : 4 paquets de 60mm, 6 de 80, 1 de 40. Mais où va t’on mettre tout ca ?!!! Pas de pare-vapeur, ouf ! Montants de bois et plaques Fermacell seront achetés chez Leroy. On prendra ces dernières en même temps que les radiateurs (on vous a pas dit ? Ils sont enfin arrivés !), et je devrai débiter les montants de bois sur place : 4m de long, ca va pas le faire sur la voiture…

A propos des montants, c’a été un vrai casse-tête : les dimensions ne sont pas standard… donc soit je les fait débiter sur mesure par un menuisier soit je me débrouille avec ce qui existe. Renseignement pris auprès de pari durable, ce n’est pas trop grave, à condition de prendre plus grand. On prendra donc (merci le catalogue de Leroy-M pour leur chouette tableau) :

  • Pour l’isolant de 40mm (les ruptures de pont thermique, principalement) : des liteaux de 27×40
  • Pour l’isolant de 60mm, des lambourdes (ou 1/2 chevron) : 40×60
  • Pour l’isolant de 80mm (la majorité de la maison…)… ben j’ai vraiment rien trouvé, alors je serai bonne pour mettre deux liteaux de 40 l’un sur l’autre. On va en bouffer de la vis, moi j’vous l’dis ! A moins, à moins… d’aller faire un tour chez Massy Bois et de voir ce qu’ils proposent (une scierie à Massy, introuvable dans les pages jaunes ! Merci le JH de chez Siam fenêtres pour le tuyau)

Comme j’ai besoin de savoir où je vais pour placer les montants (pour mettre des renforts aux accroches des meubles), brain storming d’urgence pour savoir quels meubles de cuisine on met où. Je dessine ça sur les murs et le sol pour qu’on voit ce que ça donne. Prévoir un passage chez Ikea cet été…

Et là je réalise que le coffrage en BA13 réalisé par les maçons sur le mur du la cuisine, non seulement nous fait perdre 4cm par endroits, mais ruine mes véléités de rupture de pont thermique (isolation du refend pour éviter que la chaleur parte par là. Avec le BA13 j’isole…rien du tout). Et donc me voici à péter le BA13, puis la couche de plâtre d’origine, afin d’avoir partout une surface à peu près plane sur les briques. Quand ils vont voir ça en venant casser la dalle de la cuisine ils vont apprécier…

Pour pouvoir travailler tranquille on doit mettre certains trucs qui sont dans le séjour (théatre de marrionnettes…), le bureau (grand meuble à dossiers que je venais juste de finir de monter…) ou au sous-sol… dans la seule pièce qui reste : la grande chambre du haut. On va devoir aussi y mettre les paquets d’isolant, je le sens, mais ces derniers sont si volumineux qu’il faudra aussi en mettre un peu partout (genre : dans notre propre chambre…). Ca ne va pas tarder à devenir le gros bazar cette maison, vivement que le sous-sol soit fini ! En même temps, elle ressemblera plus à une maison « travaux en cours »…