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Sol de la cuisine 5 : les joints

Pendant que Gilles participe à une course de vélo, j’installe la prise du lave-vaisselle. Au mauvais endroit, mais ça c’est Karine qui s’en rendra compte mardi, pour l’instant on est contentes comme tout…

Puis on va revivre le sketch de M. Robin « noir-noir, ou noir un peu clair ? » : en effet, Gilles a ouvert et préparé en mon absence le mauvais paquet de joint (malheureusement rangé bien en évidence sur la palette car je voulais le rendre à Casto). S’ensuit un grand débat : jointoyer avec ou jeter le mélange pour prendre l’autre ? Le mélange Casto est très noir et semble irréprochable. Gilles propose de faire un essai sur une chute de carrelage : c’est un petit peu plus clair, et au soleil (qui reparait obligeamment juste à ce moment-là) ça tire un peu sur le marron. On finit par le résoudre à entamer « discrètement » le sac de joint noir pour comparer. La comparaison est éloquente et sans pitié pour le joint Casto : c’est noirissime. Hop, à la benne, le joint Casto.

Malgré mes réserves, Gilles jointoye la moitié de la surface comme il en a l’habitude, c’est à dire en couvrant tous les carreaux, puis se met à nettoyer. Et nettoyer. Et nettoyer. Ca semble sans fin : le joint est très colorant et le grès très poreux. Gilles ressemble à un charbonnier. Il réussit à enlever la poudre de joint en frottant avec de la filasse. Puis c’est de nouveau le défilé des seaux d’eau.

Pour la deuxième moitié, il se range à mon avis et jointoye plus prudemment : c’est plus long à l’application, mais plus rapide à nettoyer ! Le résultat est en tout cas impeccable : le joint noir étant quasi invisible, les cabochons lisses se détachent sur un fond noir mat de toute beauté.

Il reste très peu de poudre de joint noir, pas du tout assez pour jointoyer les plinthes. Comme je ne vais pas racheter un sac de 5kg pour les dites plinthes, je ferai un mélange avec le sac de « presque noir » Casto, histoire d’utiliser ce sac entamé et donc non rendable. Rien ne se perd…

Sol de la cuisine 4 : la pose

Episode 9 sur 36 de la saison cuisine

Après deux jours de top départ à 8h30, Karine avait négocié de commencer à 10h le samedi. Mais c’est à 9h qu’on est réveillées en sursaut par notre sonnette (remontée immédiate dans le Top Ten des trucs-à-faire-en-urgence de l’item « changer la sonnette ») actionnée par Patrick, venu sans prévenir nous apporter des plantes : un rudbeckia, des iris jaunes et un hémérocalle, à replanter d’urgence. Groumpf.

Gilles nous trouve donc la bêche à la main. Je lâche tout pour voir avec lui le démarrage du motif. Comme j’ai déjà fait le calepinage, ça va vite. On commence par la liaison avec le parquet. Ces carreaux ne sont pas entiers, les découpes commencent donc tout de suite : la carreleuse a du mal, Gilles passe à la scie à eau. Et la meuleuse pour les contournement de tuyaux : ils sont tous par là, Gilles commence donc par le plus chiant.

Une fois ces découpes préparées va commencer la pose : Gilles appelle de nouveau la malaxeuse à la rescousse pour la colle. Je le comprends : mêmes quantités (sac de 25kg), mais une consistance plutôt « gateau au yaourt ». La couleur par contre, c’est plutôt pâte de kiwi…

Le parquet est décidément nettement au-dessus : Gilles rajoute pas mal de colle pour rattraper la différence de niveau. C’est pas plus mal, ça fait une légère pente vers la cuisine, en cas de (petite) inondation l’eau restera sur la surface carrelée sans envahir le parquet.

La photo de gauche montre aussi la super technique de Gilles pour placer les croisillons. Si on en consomme plus, par contre on les recupère plus facilement, et on n’a pas à leur couper les bras.

Pendant ce temps au jardin

Pendant ce temps, on oeuvre dans le jardin avec Karine : j’ai choisi un joli coin pour mettre les iris de Patrick, je décide de faire ça bien pour une fois, Karine creuse sur 30 cm pendant que je récupère des bulbes de narcisses à l’endroit où ils prolifèrent et où on voudrait faire un chemin. On met les plus gros au fond, avec quelques bulbes de jacinthes, un peu de terre, les moyens, un peu de terre, les petits, et en haut les iris et des fraisiers qui s’étaient perdus. Ca va faire joli quand ça va sortir tout ça, dommage que ça soit au fond du jardin ;o)

Les cabochons

Je fais des allers-retours pour aller voir Gilles qui avance : j’ai en effet la lourde responsabilité de lui indiquer au fur et à mesure quels cabochons il doit mettre : entre l’alternance rouge/blanc, les vrais (visibles) et les faux (cachés par les meubles), et les cabochons à motif, il y a de quoi se perdre. Heureusement j’ai mon anti-sèche.

Les faux cabochons permettent de faire des économies tout en gardant l’alignement (ou plutôt le décalage) : ce sont des carreaux de grès gris clair et noir, récupérés sur des trames. Même les faux respectent donc l’alternance clair/foncé, attention ! ;o)

Quant aux cabochons à motifs, il donneront lieu à de grands débats (!) : les poissons doivent-ils sortir de l’évier ou y rentrer, l’oiseau rentrer par la fenêtre ou s’échapper ?

Gilles a été très impressionné par mon anti-sèche en relief (deux feuilles quadrillées, une pour le carrelage, une pour les murs, et les meubles que l’on peut soulever : ainsi on peut bouger le sol indépendemment jusqu’à trouver le placement idéal), et elle nous a été bien utile, donc je vous la mets.

La dalle de chaudière

Après le premier tour, je récupère le reste de colle, j’y rajoute un peu d’eau pour la ramollir, et hop, je commence à carreler le socle en dessous de la chaudière (que nous avions ragréé jeudi). Comme première expérience, c’est pas vraiment la joie :

  • le bord du socle n’est pas droit, je dois donc trichouiller sur les deux premières rangées pour ne pas avoir des carreaux qui dépassent de 2cm le bord
  • les deux carreaux que je pose en damier n’ont pas du tout la même épaisseur. Donc pas la même épaisseur de colle pour compenser… et le niveau toujours à portée de la main
  • je travaille sous la chaudière : pour vérifier que tout est bien aligné, ou simplement pour placer les carreaux, je dois donc rapidement me pencher à ras des carreaux, c’est super confortable
    .
  • comme je n’ai les outils de coupe qu’aujourd’hui, je fais toutes les découpes d’avance. C’est un peu hasardeux, mais à la pose je me rendrai compte que je ne me suis pas trop plantée, ouf
  • pour les coupes par contre, rien à dire : que ce soit le grès ou la faïence, le premier carreau sera raté dans les deux cas. Les autres nickel, certains se séparent même en deux dès que j’ai marqué, sans que j’ai à appuyer : les souvenirs du vitrail reviennent !
  • Et pour étaler la colle, j’ai un tout petit peigne qui était collé sur le couvercle d’un pot de colle. Finalement ce format de poche convient bien à l’exiguïté des lieux. Par contre je passe mon temps à le perdre dans l’auge : couvert de colle il devient invisible…

Retour à la cuisine

A mesure que la fin de la cuisine approche, Gilles réalise avec inquiétude que nous allons être très juste en carreaux de grès, alors que nous devions être très très large. Explication : le vendeur qui nous a soutenu que les paquets faisaient 1,6m2… s’est complètement planté ! On sort la calculette et on trouve 1,08m2. Gloups.

Avec 7 paquets ça va être chaud. La promo s’est terminée il y a deux semaines avec un rabais supplémentaire « débarrassez-moi de tout ça », c’est pas la peine de chercher, d’autres carreaux à Casto, y’en a plus.

Heureusement il y a pas mal de découpes, Gilles réutilise les chutes et n’a pas fait de casse. Et il n’a pas intérêt à en faire : selon ses calculs, on est bons au carreau près. Effectivement une fois fini le tas de chutes est tout petit petit… Les dernières découpes sont donc faites à la scie à eau et en serrant les fesses… « Je vais bien, tout va bien… »

Et Karine pendant ce temps ? Elle prépare les sandwiches, désherbe le carré de fraisiers (attention les pissenlits, Attila est de retour), et nous fait un superbe gratin pour le dîner. On montre à Gilles le détail classe : les sous-verres assortis aux cabochons (quatre carreaux de 10×10, tout simplement).

Après la glace et ses groseilles du jardin, Gilles part prendre un repos bien mérité et moi… je récupère le fond de colle et je redescends finir mon socle. Même en raclant bien il me manquera de quoi poser deux carreaux et quelques découpes, là tout au fond dans le coin. Bon, il est minuit, je finirai un autre jour, hein.

Sol de la cuisine 3 : le ragréage

Episode 7 sur 36 de la saison cuisine

Loin d’être nécessaire en général, surtout quand on vient de tirer une chape, le ragréage était chez nous indispensable du fait qu’une partie du sol, qui en plus se trouve devant la porte d’entrée, ne sera pas carrelée avant… un bon moment, au moins un an. La chape risquant de s’effriter, une petite couche d’auto-lissant permet d’avoir un sol propre dans l’intervalle. On a décidé de la faire partout pour éviter les différences de niveau.

Pour s’éviter la corvée du malaxage, Gilles avait emprunté une machine qui le faisait à sa place : 6 litres d’eau, 25kg de poudre, et hop en dix minutes vous avez une pate à crêpes rougeâtre. J’ai oublié de prendre une photo, je le ferai samedi car on va faire pareil avec la colle à carrelage.

Plouf plouf des petits plots, on étale avec un grand platoir, ca fait vraiment penser à la réalisation d’une grande crêpe de 5m2. Ca va très vite, en deux heures c’était nickel. On dirait un petit cours de tennis…

Il en restait un peu, on l’a étalé sous la chaudière. Cet endroit sera donc mon premier entrainement de pose de carrelage (peut-être samedi, si on a un reste de colle…), avant d’attaquer la laverie entière (tout enlever, y compris les dalles vinyles, ragréage en une ou deux couches, carrelage). Ou la cave, j’hésite encore (mais elle est encore en majeure partie en tarre battue, il faut d’abord couler du ciment (toutes les fins de mélanges y atterrissent) jusqu’au fond, et ragréer. Pis je ne ferai ca que quand la terre aura été testée, car c’est là qu’elle se trouve…

En attendant, c’est chasse aux chats pendant trois heures, le temps que ca durcisse.

Sol de la cuisine 2 : la chape

Episode 6 sur 36 de la saison cuisine

Après avoir découpé le bord du parquet à la scie circulaire (et à la scie égoïne pour les extrémités), on met des bandes de plastique pour protéger le bas des murs et principalement l’isolant de l’humidité de la chape. Ce plastique, ce sont les ouvriers du chantier du voisin qui m’en ont donné des chutes. Des grandes chutes : il m’en reste plein, même de quoi faire des bâches bien solides.

Et puis Gille commence le travail de la chape proprement dit : apporter sable et ciment, et mélanger. Devant notre réseau d’escaliers, il a renoncé à la bétonnière et a préféré faire le mélange sur le sol directement  : il amène le sable par petites brouettées, à qui il fait franchir les

deux escaliers, un avec la plaque de désensablement que nous avons achetée à cet effet, un avec un bastaing qu’il a apporté à cette intention. Il faut bien prendre son élan et pas se louper :

On commence par déterminer la hauteur, puis ça avance petit à petit avec un mélange très sec :

Une pause pour déjeuner, et à 16h c’est fini, y compris le nettoyage des outils. On aura eu juste assez de sable, presque pas de mélange en trop (il est mouillé et étendu sur le sol en terre battue de la cave, comme d’hab), et il nous reste encore une fois 3/4 de sac de ciment : hop sur la palette.

Les gaines affleurent à certains endroits. Le ragréage devrait rattrapper cela.

Sortie des gaînes côté lave-vaisselle, et passage de celle du 3G6 derrière les vannes de l’évier.