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Enduit à la chaux du mur du cabanon, côté poulailler

Episode 3 sur 10 de la saison réserve à bois

D’abord il fait trop chaud, puis il pleut des cordes, puis deux jours à 37 degrés… j’ai cru ne jamais y arriver. Aujourd’hui température annoncée 23 et pas de pluie les jours suivants : ce sera le jour de l’enduit chaux.

Une matinée perdue à expliquer à un fumiste (ça ne s’invente pas) en quoi consiste le DTU 24.1 et pourquoi j’aimerais beaucoup qu’il l’applique quand il viendra réparer le bordel qu’il a foutu chez nous avec son tubage, puis à découvrir que l’offre « prime à la casse » de GDF pour un changement de chaudière finissait aujourd’hui, jour où on a reçu le devis de l’entreprise qu’on choisit finalement, et donc à remplir à toute berzingue les papiers nécessaires en espérant qu’il ne joueront pas sur l’ambiguïté du dernier jour, puis un début d’après-midi où je m’étais engagée à cueillir des prunes chez une voisine… ne m’ont pas empêchée d’attaquer, et de finir en beauté quoique tardivement l’enduisage à la chaux du cabanon.

Ce mur de briques, commun avec le (futur-ex) poulailler-réserve à bois, fait en gros 4m2. Je m’étais dit que comme reprise pour me remettre à l’enduit chaux ça serait pas mal. Et puis ça a fait un test pour la bétonnière. Et effectivement, c’est quand même bien plus confortable de laisser le machin brasser à ma place, même s’il faut encore la nourrir, cette bête.Vu que les quantités sont plus importantes, ne pas hésiter à faire un mélange un poil trop mouillé, ça se conserve mieux et ça aide de toute façon pour les finitions. Le seul problème en fait, c’est de doser les quantités pour pas se retrouver à la fin avec trop de reste.

J’avais fini le décaissage, donc surface à peu près plate, dans laquelle rentrait presque tout pile l’échelle pliante jaune en forme de M. Une planche dessus et hop.

Une première passe pour sploutcher les joints les plus creux entre les briques et les combler les trous des briques faisant saillie, puis c’est parti pour l’enduit. Au début j’utilise ma technique des petites pâtons, sur la fin j’innove en étalant-plaquant carrément la chaux avec le platoir en bois (toujours avant de lisser à la truelle triangulaire). Bilan : au bout de 4 heures j’avais mon mur enduit pas trop mal, première bétonnière normale, deuxième un poil trop mouillé mais résultat j’avais fait une finition très bien lissée sur le bas.

La couche de finition qui change tout

Et justement côté finition je trouvais que c’était pas top : le look de ce que je fais jusqu’à présent, cad pas hyper lisse. J’ai donc attaqué (immédiatement pour profiter que la chaux n’était pas sêche et ne boirait donc pas trop) une tentative de couche de finition. C’est en fait un excellent moyen d’utiliser le reste de mélange qu’on a toujours en trop… ayant nettoyé avec un peu d’eau la brouette et la bétonnière, j’ai récupéré ce mélange très liquide dans le seau contenant déjà le reste, rajouté de la chaux et du sable fin jusqu’à arriver à la bonne consistance, et voilà ! Il faut environ un seau de maçon 1/2 (moi j’ai fait avec 1 mais c’est parce que j’ai pas tout fait) de mélange assez liquide, genre yaourt bulgare. Pour le coup le sable tamisé trouve son utilité. A noter qu’on peut mettre en proportion plus de sable que précédemment, ce qui facilite le mélange (la chaux pure dans un mélange mouillé c’est galère à mélanger, ça fait des grumeaux)

Pour l’application, après essai de pas mal d’outils, je conseille un platoir en plastique (ou métal) et une truelle triangulaire : on applique la matière avec le platoir en lissant vers le haut, et on lisse parfaitement avec la truelle (plutôt avec un mouvement vers le bas, alors que sur la couche précédent ou est plutôt vers le haut). On applique bien sûr peu de matière à la fois (c’est trop liquide pour qu’on puisse en mettre sur le platoir de toute façon), c’est juste pour combler les petites différences et donner un truc à lisser. Quand il y a de vraies différences d’épaisseurs on a un problème car le mélange liquide n’est pas vraiment fait pour combler les grosses épaisseurs : on peut le faire en deux fois, en laissant sécher pendant qu’on bosse ailleurs, mais c’est pas évident.

Arrivée en bas j’ai retrouvé une couche que j’avais bien lissée car l’enduit était assez liquide, et je ne voulais pas rajouter de matière car 1) je n’avais pas la place à cause de la gouttière 2) de toute façon j’arrivais à la fin de mon seau 3) il était 22h et on avait toujours pas diné. J’ai donc empoigné le pulvérisateur et j’ai entrepris de lisser la jonction entre les deux. Temps pour la finition : 1h-1h30. Consommation : presque un sac de 20l.

Comme c’est le mur test, je tenterais bien une peinture à la chaux (lait de chaux ?) avec des pigments, genre pour dessiner des flammes (puisque j’ai que du rouge et du jaune) :)

IPE : enduit chaux

Episode 4 sur 5 de la saison IPE liège, enduit chaux

Essais, erreurs, apprentissage… du dosage au geste en passant par la façon d’optimiser le mélange ou le timing, cette façade m’aura appris bien des choses !

Premier essai vendredi 18 juin

Après bien des recherches je me décide pour ce mélange :

  • 10 unités de sable 0/4,
  • 2 unités de chaux NHL3,5,
  • 2 unités de chaux CL90,
  • 3 unités d’eau,

Je mélange tout ça dans la brouette et j’applique. Bilan :

  • le mélange remplit 3 seaux de maçon (normal, 5 unités = un seau de maçon)
  • je fatigue au bout de 2 (dommage)
  • ça colle pas très bien
  • j’ai oublié le grillage

2e essai, tamisage, grillage…

5 unités de sable 0/2 (tamisé au tamis), 1 CL, 1 NHL, 1 1/2 eau, et on essaye de pas oublier le grillage…

En fait c’est une catastrophe le grillage, il ne veut pas tenir et fait tomber la chaux. J’ai donc décidé de m’en passer. Un peu groumpf vu ce qu’il m’a couté, mais tant pis. Le mélange 5+1+1 est impec, ça remplit deux seaux qui restent transportables et j’ai le temps de finir le mélange avec qu’il soit trop sec, ou que moi je sois trop fatiguée.

Je ne sais pas si le sable tamisé tient mieux, mais le tamisage permet quand même d’enlever pas mal de merdouilles.  Par contre c’est long… Je tente un mélange moitié tamisé moitié pas, et comme ca marche aussi bien, c’est adopté…

Par contre il ne faut pas hésiter à mettre un peu plus d’eau, et à ne placer que des petites quantités à la fois (je commence à acquérir le geste). Forcément, l’épaisseur d’1cm n’y est pas, et le fini non plus. Revenir le lendemain avec une seconde couche bien tamisée permet de travailler le fini. Je commence à envisager de faire une première couche moitié tamisé moitié pas appliquée brutalement, et seconde couche tamisée et appliquée avec amour le lendemain. Un peu galère…

LA technique

Finalement, c’est au bout de trois jours et un peu par hasard que je trouve la technique idéale :

  1. mélange à sec dans la brouette,
  2. verser une unité d’eau dans 1 seau de maçon,
  3. et ajouter du mélange jusqu’à la bonne consistance. Cela permet de travailler par petites séquences, un seau à la fois. La consistance de l’enduit est forcément un peu trop liquide, je rajoute donc du mélange au fur et à mesure du travail (donc je monte avec le seau de maçon, et un petit seau de mélange).
  4. Appliquer des petits galettes d’enduit à la main en les plaquant-lissant,
  5. puis quand j’ai une surface conséquente, lisser le tout à la truelle triangulaire.

Cette application permet de faire les endroits difficilement accessibles (sous la pente pente du toit) avec le minimum de pertes, et il y a globalement assez peu de pertes (bouts d’enduits qui tombent), contrairement à la technique à la taloche. L’enduit étant assez humide, on réussit un fini bien lisse en une seule passe. J’i découvert par hasard les qualités de cette truelle triangulaire, achetée un peu par hasard sur une brocante, et qui fait un fini impeccable : la grosse truelle se retrouve avec la tâche ingrate (mais indispensable) de remuer le mélange, sec ou mouillé.

Les raccords sont aussi facilités car au passage suivant (s’il se fait dans l’heure…) c’est encore assez humide. Pour les raccords avec une couche sèche il faut bien bien imbiber, faire la surface à 5cm du bord, puis au dernier moment la jonction, juste avant de lisser. Ainsi bien que la chaux boive beaucoup plus que le liège on a un résultat homogène. Pour cacher le raccord il faut revenir dessus à différentes étapes du séchage, et parfois pulvériser de l’eau dessus puis lisser. Le seul problème c’est qu’on a souvent des micro-fissures à cette jonction.

Le seau plein, je le monte tranquillement  grâce à une des cordes qu’on avait récupérées, l’une des barres de l’échaffaudage me servant de « poulie ».

Fé chô !

Le problème restera la chaleur et le soleil : une semaine de température 35, et des impératifs de calendrier (il faut dégager les lieux début juillet pour le ravalement du voisin) font que j’enduis malgré ce temps déconseillé : non seulement je ne peux bosser que le matin tôt ou le soir tard, mais malgré des aspersions régulières entretemps, y’a plein de fissures.

La partie près du perron posera un problème inattendu : l’échafaudage ,qui passait tout juste avec le liège, ne passe plus avec l’enduit. Tant pis, on force, les papillons font des tranchées dans l’enduit, je reboucherai après. On n’arrive pas jusqu’au bout néanmoins : comme je ne peux enduire que devant moi, pas de côté, le coin est fait debout sur le muret, sans filet…

La fin !

Petit à petit j’en vois le bout. Je travaille en priorité le haut, afin de pouvoir dégager l’échafaudage au plus vite. Je me paye le luxe de faire le coin, je finis par avoir la technique…

Puis je démonte le haut de l’échafaudage, et après avoir bouché les derniers trous je repasse avec un mélange 100% tamisé sur les parties que j’ai fait en premier, afin de les lisser, parce qu’à certains endroits c’est assez catastrophique.

La technique est différente : mélange très humide, on applique d’une main et on lisse immédiatement à la truelle. En effet la chaux, même aspergée au seau (le pulvérisateur est mort), boit l’eau à toute vitesse et si on attend plus de trois secondes on ne peut plus lisser le mélange…

Bilan

Un petit bilan chiffré de cet atelier, fini donc officiellement mardi 8 à 13h (démontage complet de l’échafaudage et nettoyage du perron) : pour isoler totalement cette façade (23m2), il aura fallu :

  • 24m2 de liège 50mm : 360 euros
  • deux boites de vis et deux sacs de chevilles : à la louche je dirais 30 euros
  • 30m2 de grillage, pas utilisé : 70 euros
  • 20kg de chaux aérienne et 30kg de chaux NHL (elle est plus lourde) : 9,80 euros, et la NHL c’est un reste du sous-sol (environ 15 euros le sac je crois)
  • une certaine quantité de sable… gratos car récupéré (avec remorque prêtée), tamisé (tamis trouvé aux encombrants)
  • un échaffaudage de 6m de haut 165 euros, un pulvérisateur (j’ai tué le nôtre…) 30 euros
  • une bombe de mousse expansive (il en aurait fallu deux) 10 euros et des bandes de mousse (recup poubelle)
  • 2 seaux de maçon à 1 euro, des p’tits seaux récupérés, des truelles,
  • des lunettes de protection, deux masques et deux boites de gants latex
  • Total : à la louche, 700 euros.

A ce propos, un conseil pour les gants, si on ne veut pas bouffer toute la boite en deux jours : ne pas hésiter à mettre deux voire trois gants à chaque main. Du moment que celui sur la peau est intact, ceux au-dessus peuvent être troués, ils servent à protéger le gant du dessous. Sans cette technique on passe son temps à trouer les gants et donc en changer… Cette technique permet également de s’accommoder de gants « de seconde main » : gants d’examen médical, de station service…

Côté temps passé, j’aurai mis un mois pour le liège, dont environ deux semaines à le poser et le reste à attendre qu’il arrête de pleuvoir… Et trois semaines pour l’enduit, à un petit rythme très tranquille, 2 m2/jour environ, sachant qu’un jour c’est… 4 heures à enduire, max. Ca peut sembler pas rapide comme rendement, mais quand on est tout seul à tamiser, doser, mélanger, pulvériser, monter le matos, appliquer (ha, quand même), redescendre, déplacer l’échafaudage ou faire un montage à peu près stable avec des escabeaux et des planches, réparer le pulvérisateur qui marche plus,… ben plus vite c’est pas possible parce que déjà là j’étais crevée, j’avais tout le temps faim, mal aux bras, aux mains, aux jambes… (et la tête, alouette, à force de la cogner dans les chevrons de toiture…). Et je ne parle même pas des températures… Bon, en même temps j’ai pas fait que ça, hein, pis j’avais pas le droit d’enduire le WE, interdit par le chef.

Bilan : quand je ferai les murs du jardin, il faudra une meilleure préparation : préparer de grosses quantités de sable tamisé à l’avance, et pour le mélange soit un esclave-préparateur, soit faire le mélange à la bétonnière, afin que l’effort se concentre sur une application au long cours, avec le moins de raccords possible. Et (surtout, surtout) pas faire ça en période chaude…

isolation extérieure liege puis enduit chaux : les références

Non paske vous pensez pas que je me lance comme ça, hop ! Je me renseigne avant, sur internet et les forums (voire dans des livres) pour connaitre les techniques, les dosages… D’ailleurs c’est assez flippant parce que personne ne fait pareil, et au final tu finis par te dire « bon, je verrai bien » et faire ta sauce à ta manière. Oui, comme je fais la cuisine, exactement (Léo n’a JAMAIS été capable de suivre une recette. Jamais)

Temoignage 1 :

J’ai fait qq essais préalables sur des plaques de liège expansé :

  • Enduit chaux aérienne/sable 0-2 en épaisseur <1cm. Gobetis projeté à la main puis 2 eme couche passée à fresco à la lisseuse. Egalisation à l’éponge.
  • Pas de problème pour qui a déjà fait un enduit à la chaux. La porosité et la forte granulométrie du liège font que l’accroche est bonne. Bien humidifier avant la pose
  • Le treillis de verre est sans doute facultatif, mais je pense qu’il assurera une bonne cohésion entre les panneaux, et c’est ce qui est généralement préconisé sur les supports non continus.
  • Il est aussi possible de fibrer l’enduit (soie de porc pour les puristes, fibre polypropylène sinon) ce qui évite la microfissuration.
  • A noter que Pavat.x propose un panneau de fibre de bois à enduire, et fournit aussi l’enduit qui va avec (avec treillis de verre entre les 2 couches). Le système est assez similaire, j’ai plus confiance en un enduit à la chaux sur du liège car je pense que l’accroche mécanique est bien meilleure, et je sais exactement ce qu’il y a dedans, contrairement aux enduits préformulés.
  • Ah et bien sûr, avec 100 euros on peut faire toute la maison.

Temoignage 2 : Comment utiliser une trame en fibre de verre pour enduire

Projet: Isolation extérieure en liège

J’ai fait tomber mon enduit de façade et il y a des poutre de bois dans la maçonnerie. Les matériaux de construction sont hétérogènes (pierre hourdie à la terre et chaux, chaux et mâchefer, briques creuses…). Avant de me lancer à faire mon gobetis, je voudrai recouvrir les poutre avec une trame pour éviter qu’une fissure apparaisse entre la poutre et l’enduit. Sur certains endroit il y a encore du grillage cloué sur les poutres, je pense l’enlever car j’ai peur que la rouille ne passe au travers. Je compte faire un gobetis puis un corps d’enduit pour avoir un support plan et ensuite poser mes plaques de liège. Comment poser cette trame ?  Ca se fait avant le gobetis ou juste après ? Faut-il que la trame déborde de chaque côté des poutres?

Réponse :

Garde le treillis de verre pour le mettre sur l’enduit qu’il y aura sur le liège, si le support fissure sous le liège, personne ne le verra et ça ne remettra pas en cause la solidité et l’étanchéité de l’ensemble. Vérifie quand même s’il n’y a pas moyen de mettre directement le liège sur le mur, cela va t’éviter un sacré boulot, même s’il reste un trou au niveau de la poutre ce n’est pas grave le liège une fois enduit est assez résistant pour supporter un petit porte à faux.

Sinon pour la pose du treillis de verre maille de 10 par 10 , c’est facile, tu l’accroches avec quelques agrafes en évitant les faux plis et en prévoyant un recouvrement de 4 ou 5 cm entre différents morceaux de treillis. Le treillis n’a pas besoin d’être fixé solidement car quand tu enduits il se retrouve noyé et c’est bien l’enduit qui le tient accroché sur son support et non l’inverse.

si tu as peur qu’à la longue les agrafes rouillent et tachent l’enduit, tu peux faire tenir le treillis avec quelques clous que tu enfonces dans le liège, et au fur et à mesure que tu enduits et que le treillis est noyé, tu les enlèves.

Sur le liège il ne faut pas faire trois couches, une seule passe de moins de 1 cm suffit largement. Tu as ici quelques discussions sur le liège, procures toi une plaques ou deux et fais quelques essais avant d’attaquer, tu verras que l’accroche sur le liège avec de la chaux hydraulique ou aérienne est très bonne, pas besoin de gobetis.SOURCE : http://forums.futura-sciences.com/habitat-bioclimatique-isolation-chauffage/155462-isolation-exterieure-liege.html#post1189717

coller le liege à la chaux :

Dosage : 1 chaux NHL3.5 pour 2 de sable fin (0/2mm si possible)

Bien humidifier la brique avant de poser, et ça tiendra. Ensuite, on ne met pas obligatoirement de toile de verre (parce que l’enduit de finition sur la toile ne tient pas super je trouve) mais plutôt un treillis de verre, donc très ajouré, et moins cher. http://produits-btp.batiproduits.com…?id=1003064972 comme ça par exemple, en mailles 10*10mm.

On peut aussi utiliser du trellis polypropylène, c’est assez courant.

Reste qu’il faut fixer le trellis (ah ben mince) Et pour ça le mieux c’est encore de le faire avec les chevilles d’isolation. Donc il faut en mettre quand même, du coup. Mais moins. Au lieu de 8/m² on peut tomber à 4. (2 par plaque)

La toile de verre peut être utilisée si on veut protéger/solidifier les angles, par exemple un encadrement de porte si pas de précadre. Là on utilise une colle résistante à l’humidité pour toile de verre (de chez brico machin) Mais c’est uniquement dans le but de renforcer des points précis, en aucun cas à mettre partout. L’autre solution que je préfère : arrondir les angles, l’enduit chaux de finition s’entrouvera moins fragilisé.

La pose du liège est assez simple pourvu que la maçonnerie soit propre => bonne planéité. Attention aux raccords et irrégularités, linteaux, dalles, etc… les plaques de liège étant assez peu flexibles.

Ensuite, l’enduit : faire simple et léger. Sur le liège, qui joue pratiquement le rôle du corps d’enduit, une simple finition épaisseur <1cm à la chaux NHL2 voire à l’aérienne suffit. On peut renforcer les soubassements avec un enduit plus dur (NHL3.5) sur les 60 cm du bas. On peut aussi (ou en plus) fibrer l’enduit, ce qui diminuera les risques de fissures. Autrefois sur les murs en pisé, on utilisait de la soie de cochon pour cet usage.

Trellis :

  • Treillis en polypropylène pour enduits extérieurs REVOMAS marque celloplast.
  • http://produits-btp.batiproduits.com/Vetrotex%20(Saint-Gobain)/Cem-Mesh/fiche/r?id=1003064972 : Treillis en verre pour le renforcement des enduits et composites ciment-verreCem-Mesh Vetrotex (Saint-Gobain) : Gamme de treillis en verre alcali-résistant tissés en maille et chaîne. Deux types : 120 g/m2 et densité de 8 fils pour 10 cm (type 120/1) ou 140 g/m2 et densité de 10 fils pour 10 cm (type 140/1). Utilisation en nappe de renforcement des panneaux en composite ciment-verre (CCV) et en armature des enduits à base de ciment.

Fixation du trellis :

clous/chevilles à tête très large

La première couche d’enduit

dosage:

1 volume de chaux hydraulique NHL 3.5 Z pour 3 volumes de sable gris.

Il faut un seau de 10 l de mortier par m2, on ne peut pas le projeter car ça rebondit, il faut y aller avec le dos de la truelle. Il m’aura fallu environ 6 h pour poser 4 m2 d’isolant et réaliser la 1ère couche, mais j’ai quand même perdu pas mal de temps.

voir aussi (pour l’enduit) : http://www.systemed.fr/Forum/forum_posts.asp?TID=14592&PN=1&TPN=26

Relookage du sous-sol (4/4) : les finitions !

Episode 4 sur 4 de la saison murs sous-sol

Jeudi et vendredi voient la fin de l’aventure (et le repos pour Leo !) : jeudi l’atelier et une partie de la buanderie, vendredi la buanderie et la chaufferie sont couvertes de la dernière couche, à peu près lisse. On voit les coups de taloche, finition « rustique » comme on aime. C’est encore gris, cela deviendra blanc en sechant, d’ici une semaine.

En avant la visite avec un avant/pendant/après pièce par pièce :

Atelier :

Buanderie :

Chaufferie :

Avec un reste de ciment, Jean-Hervé rebouche aussi le trou d’aération de la cuisine, et le petit muret de la chaufferie, qu’il a cassé à ma demande : enfin je ne me prendrai plus les pieds dedans. Le reste du mélange rebouche un trou dans une des pièces. Plein de petits trucs qui mine de rien font avancer le schmilblick encore un peu plus loin.

Vient l’heure du ménage. Il reste du sable, qui est rangé dans un big bag dans la descente. On y rajoute celui qui encombrait la terrasse depuis le vidage du lavoir et on obtient… pas loin de 1m3. Tout prêt pour l’enduit de la facade sud, que nous allons isoler par l’extérieur. Il reste aussi deux sacs de chaux, que l’on range dans le sous-sol, sur un bout de palette que j’ai découpé dans l’après-midi. Le besoin m’a poussé à fabriquer enfin le 2e composteur « made in palettes ».

Jean-Hervé est décidément très attentionné : mercredi soir il prépare le diner : omelette aux champignons, vin d’Alsace et tiramisu, jeudi il fait notre vaisselle pendant que nous sommes à la répétition de percussion (elle s’est accumulée car j’ai du partir précipitamment « livrer » les chats), et vendredi nous finissons avec un dîner breton : crêpes et cidre, et fraises du jardin en dessert : c’est la fête !

Relookage du sous-sol (3/4) : ilictriciti

Episode 3 sur 4 de la saison murs sous-sol

Mardi, Jean-Hervé a fini son piquage, puis commencé à enduire le seul mur sans prises.

Pendant ce temps, je progresse avec mes gaines. J’en bave pour passer les fils dedans, car je prends la taille la plus petite possible pour ne pas avoir à creuser des tranchées trop énormes : c’est ainsi que deux cables de 3×2,5 doivent rentrer dans du 25… Même avec de l’huile et l’aide de Jean-Hervé, ça bloque.

On finit par y arriver avec une grosse astuce : on passe le plus possible, puis on coupe. Et on remet les gaines bout à bout avec du chatterton.

Vient le moment de sceller les boites d’encastrement avec un mélange riche en ciment. C’est la première fois pour chacun, on tatonne un peu : ne sceller que les boites (mais les départs de gaines sont bouchés), les gaines avec (mais tout se casse la figure) ?

On finit par trouver la méthode : sceller uniquement les boites, avec des petits bouts de gaine qui dépassent. Au bout d’un quart d’heure, quand c’est un peu pris, bouger celles-ci pour pouvoir les retirer et les remplacer par la bonne. Pour celles où l’on n’a pas pu mettre les p’tits bouts, je suis bonne pour gratter délicatement avec le doigt pour ouvrir le passage.

Le détail qui tue : faire bien attention à la profondeur du scellement. Pas assez profond : ben soit ca dépasse, soit il faut mettre des tonnes d’enduit pour arriver à sa hauteur. Trop profond, et la boite sera tout enfoncée, avec même risque que le couvercle ne puisse être posé (c’est ce qui manque d’arriver sur une boite de dérivation : résultat j’ai monté le couvercle dès que j’ai pu et l’ai protégée avec du scotch pour que Jean-Hervé puisse faire son enduit autour en connaissance de cause).

Quelques heures plus tard, je tente d’enquiller les gaines. La première boite me reste dans la main… Jean-Hervé a l’idée de génie : la remettre en place avec une vis. Et pour les suivantes, commencer par mettre la vis avant de travailler. Bingo, une autre de mes boites se descelle, mais maintenue par la vis elle reste en place.

J’avais prévu dans une des boites de faire à la fois une prise en série et un domino pour un autre câble : il y avait donc deux entrées et deux sorties. Bien qu’ayant pris une boite carrée, donc un peu plus grande, je prends peur, et me mets à chercher frénétiquement une solution (les fils sont coupés et passés, la gaine également, on ne peut pas tout refaire) : je finis par trouver un endroit pas loin où je peux placer une boite de dérivation, et je fais un embranchement 25=>2×16, que je protège avec du chatterton. Ce n’est pas très orthodoxe, mais c’est moins risqué.

Les gaines seront scellées sur deux jours, afin que Jean-Hervé puisse progresser dans le gobetis des murs. Certaines sont scellées en deux fois car elles courent sur deux murs, et il suffit qu’on bouge un bout pour décrocher ce qui vient d’être fait. Pour éviter cela on cale avec ce qu’on peut, des planches, des briques, un burin, et parfois… un doigt. Pas bouger pendant 15 minutes…

Les premières sont les plus difficiles à sceller, après je comprends l’importance de vraiment bien creuser et je reprends mes cheminements pour les élargir. Il faut souvent casser les pierres, et ça ne va pas sans mal : il y a beaucoup de silex ! Ca fait des étincelles et ça coupe.

Finalement on aura scellé dans le sens inverse que je pensais, de la fin vers le tableau, mais c’est mieux ainsi : la dernière pièce (la chaufferie) est remplie de gaines, je prends le temps de bien ouvrir les voies de passage. Quel paquet de noeuds ! Je prends de nombreuses photos pour mémoire, car il ne faudrait pas qu’on perce une de ces gaines au cours de travaux suivants : installation d’étagères, ou dans la chaufferie : passage de tuyaux (eau, gaz).

Le relookage du sous-sol (1/4) : démarrage

Episode 1 sur 4 de la saison murs sous-sol

Etat des lieux

Les murs du sous-sol ont été jointoyés à une époque lointaine avec un mélange de chaux, sable et terre argileuse. Ces joints tombaient en poussière. Ces murs friables avaient transformé en cauchemar notre projet de couvrir une des pièces de dalles vinyles… De surcroît, la moitié supérieure du mur a été recouverte de ciment, ce qui les empêchait de respirer (mais n’empêchaient pas certains morceaux de tomber, car dessous… c’est toujours la chaux friable), au point qu’après de fortes pluies, l’eau, ne pouvant sortir par ailleurs, suintait des pierres. Il fallait faire quelque chose.

A la recherche du maçon…

Nous avons donc cherché un maçon pour piquer le ciment et refaire les joints et un enduit présentable, le tout à la chaux (mélange chaux/sable) pour que les murs respirent et puissent évacuer l’humidité naturellement. Nous avons cherché. Et cherché. Pas moyen de trouver un maçon acceptant de lacher saint Ciment pour travailler la chaux : « je veux bien, à condition de mélanger avec du ciment », « ca ne tiendra pas, il va falloir une armature en cage à poule »… à désespérer. Convaincues par diverses lectures du bien-fondé de notre démarche, nous avons persévéré.

C’est finalement dans un magazine « écolo » (La maison écologique) que nous avons trouvé une petite annonce et contacté la personne : Jean-Hervé est venu cette semaine du Finistère, après avoir fait son devis sur photos, pour refaire nos joints et cet enduit. Avec notre maçon importé de Bretagne nous allons donc passer la semaine à piquer, casser, évacuer, « splatcher », talocher, enduire…

Pour revoir comment c’est au départ il suffit de cliquer sur la suite :

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