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Il est bô mon plafond !

Episode 15 sur 36 de la saison cuisine

pphoto-3Au départ on devait le faire ensemble. Les circonstances (et l’exiguité de l’echafaudage) ont fait que Karine a lessivé toute seule tout le plafond de la cuisine. plafondPendant que Léo faisait assistante-va chercher, chauffeur-ambulancier (j’ai emmené ma mère aux urgences et l’ai ramenée : lumbago), cuistot, sieste, et puis un peu quand même, arrachage de trois clous…

On a donc remis de la moquette partout pour protéger le carrelage (et les plinthes toutes neuves) et utilisé un produit spécial lessivage de murs de cuisine (recup from ma mère donc je connais pas la marque). C’est assez corrosif, donc gants Mapa de rigueur, Karine toujours au top de la mode a trouvé des verts anis.

pphoto-1pphoto-2Pour la partie au-dessus de l’ancienne cuisinière, bug : c’est gras, ca résiste. Là, produit miracle : l’acétone, c’est magique. On découvre même plein de fissures qui étaient cachées par la crasse…

Le résultat est impressionnant (et bien visible sur les photos « en cours de route ») et l’épreuve plus pour la nuque que les bras, dixit Karine.

Qui a tout de même enchainé avec le décollage du papier peint du couloir, chapeau. Bon en contrepartie, on était au lit à 21h…

C’est donc à Léo de s’y coller pour la suite : ouvrir les fissures, les reboucher à l’enduit, finir de reboucher au MAP (sèche moins vite que le plâtre) la liaison avc la poutre.

Puis quand on sera d’accord pour une peinture, hop !

plinthes en carrelage posées

Episode 14 sur 36 de la saison cuisine

photo-1Dans la cuisine ne manquait plus que les plinthes en carrelage pour en avoir définitivement fini avec le sol.

J’ai fait les découpes vendredi dernier, des plinthes biseautées et hautes de 8cm, et de morceaux de nos chutes de carrelage, hautes de 4cm, pour mettre derrière les meubles de cuisine qui seront alignés sur le mur de droite. Ils seront installés à 6cm de hauteur (plus bas on se cogne les doigts de pieds), donc les plinthes ne convenaient pas. Pis à 3,50 euro la plinthe de 40cm pour un endroit qui ne se verra pas, l’économie est appréciable aussi. Comme il me restait de la plinthe, j’ai quand même fait ma maniaque, avec même un bout devant les tuyaux (c’est à dire qu’il n’y a pas de mur derrière pour le coller : il est fixé au sol et aux copains par un gros plot photo-2de colle)

Elles ont été collées en deux fois, et je les ai jointées jeudi.

Vachement sure de moi, j’ai commencé par les côtés qui se voient pas, sous l’evier, derrière le lave-vaisselle et les meubles de cuisine. Cela m’a permis d’utiliser le joint Casto, qui a une nuance marron. Une fois mise en confiance, j’ai utilisé le tout petit reste de joint noir pour la partie « qui se verra » sous la fenêtre et reprendre quelques joints qui étaient trop creusés.

Il ne faut pas mettre trop d’eau, mais tout de même plus que ce qu’ils conseillent, sinon on ne peut pas manier le truc. Pour une surface la raclette en caoutchout sert peut-être mais pour lisser des plinthes, photo-3que ce soit sur le dessus ou dans les angles, je n’ai rien trouvé de mieux que le doigt.

Et enfin, pour le lessivage (qui prendre tout de même 70% du temps, surtout avec ce joint noir-noir-noir) le timing est vraiment compliqué : trop tôt et on enlève le joint encore mouillé, trop tard et… ben c’est trop tard et faut lutter pour que ca parte (y’a un truc si c’est déjà sec : frotter avec de la grosse filasse, Gilles m’en avait laissé). Le problème c’est que dans l’angle c’est épais, donc c’est encore mouillé alors que la partie sur le carreau (ce qu’on essaye d’enlever) elle est déjà sèche. Pas facile, mais j’y suis arrivée, avec une éponge normale qui a fait le plus gros et une éponge lisse qui a fait les finitions.

A la fin de la journée, tada ! Comme j’ai passé la journée à lessiver, j’en ai profité pour dépoussiérer le centre de la cuisine aussi, histoire que l’on revoit un peu ce carrelage, à peu près propre, afin de le cacher à nouveau pour la séquence lessivage-enduit-peinture du plafond et des murs.

Des vacances bien méritées

Episode 11 sur 36 de la saison cuisine

Trois jours bien efficaces et un sentiment de devoir accompli avant de partir faire la bringue en Touraine.

En fait, ça ne ressemble pas du tout à des vacances, ce mois d’août…

Dans le jardin sous la lampe… non c’est pas ça…

poulaillerPremier jour, Karine à la visseuse, pour changer l’ampoule de la SDB (sous globe) n’a mis que 50 minutes (où est la visseuse ? Où sont les embouts ? Où est passée cette -censuré- de vis ? Tombée du haut de l’échelle entre la baignoire et les toilettes -au moins trois fois- Et pourquoi elle ne veut plus rentrer à présent ? -oups j’ai pas ramassé la bonne-…). On ne rit pas, chronométrez-vous donc la prochaine fois, pour voir.

Pendant ce temps Léo vide le poulailler de son bois. Et de ses toiles d’araignées, berk ! Découpe quelque tasseaux, se bat pour les fixer avec de gros clous et un seul étau (paske quand tu tapes, le bout de bois il avance au lieu de rester collé à son copain…). Puis le clou plie, de toute façon… Bref, deux heures plus tard, on a un semblant d’étagère avec des planchettes et un bout de grillage. Le gros bois est rangé dessous, le petit bois dessus, la hache et la scie contre le mur, et on s’y retrouve enfin.

Corvée de sciage de bois, pour Karine, pour changer.

Puis (pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?) division des hémérocalles par 35 degrés… Ma mère ayant décidé de désherber entre les rosiers, le résultat est impressionnant : Karine est jalouse !

Puis déménagement de mon studio à la fraîche (« seulement » 25 degrés à 23h…)… et dans le noir, EDF ayant décidé justement ce WE-là de couper le courant. Donc je peux dire que je sais démonter mon canapé les yeux fermés… Avec quoi on déménage ? Toujours la Twingo, toujours vaillante malgré un canapé, une table, un fauteuil, une psyché et pas mal de sacs.

Courses en tout genre

Le lendemain matin, l’équipe super motivée (enfin, surtout Karine car Léo est aux abonnés absents) direction les suédois pour le reste des meubles de cuisine… Après les bonnes affaires (un meuble déjà monté et un plan de travail), on zigzague entre les rayons pour mettre en face un tiroir et sa facade (pas dans la même allée, sinon c’est pas drôle), quand il n’est pas en rupture, grrr.

Au final on a une colonne de plus de 2m et … 45kg le colis, gloups, mais sans ses tiroirs… Ikea nous prête un superman pour mettre le gros colis et tous ses copains dans la Twingo (en fait, dessus, encore une fois). Pour le déchargement, Dieu a inventé les voisins. Surtout le fils du voisin…

Toujours très motivées, direction Leroy l’enchanteur pour un peu de matos électrique : je découvre que les boîtes d’encastrement 2 et 3 postes Legrand qui m’ont donné tant de mal peuvent, quand le magasin n’est pas en rupture de stock, être avantageusement remplacées par le modèle Debflex, moins cher et surtout de la dimension de la scie cloche (et pas deux millimètres plus grand, grr). J’en profite pour éclairer un autre client, qui hésitait justement entre les deux modèles.

J’en dépêtre aussi un autre qui cherche un interdif et ne sait pas s’il doit prendre du A ou du AC. Le vendeur lui débite la norme (qu’il connait mal, en plus) au lieu de lui poser LA question : il va protéger QUOI, cet interdif ? Tout le tableau car y’a rien : prenez un AC ; vous devrez revenir prendre un A pour la MAL, mais pour l’instant validez déjà le premier niveau du jeu… Bon, j’vais pas rester toute la journée à remplacer les vendeurs…

Tant qu’on y est, on fait aussi le plein de lambourdes au Centre Matériaux : je découvre qu’elles existent et sont moins chères en 2,50m (alors que c’est plus pratique à transporter pour nous), cool. Et on revient avec un pare-brise cassé, gloups (il sera changé dès le lendemain, mais ça fait bizarre, une grosse étoile qui apparaît d’un coup).

Le plombier vient réparer (une partie de) ses conneries

Enfin, mardi, c’est normalement le jour où le plombier doit venir à 8h30. Je refuse de me lever. Bien m’en a pris : il est arrivé à 14h… Mais bon, alleluia, il a fini par venir. Les vannes sont posées, l’évacuation évacue, il est censé nous fournir deux flexibles pour le robinet (je sens qu’on va les attendre, ceux-là). Par contre, il refuse de toucher aux tuyaux du plafond. Heureusement, j’ai eu dans la nuit l’idée de génie pour les cacher : une fausse poutre, qui permettra également d’apporter l’électricité au meuble d’entrée.

Donc même pas mal. Mais rien que pour le principe, ça fait chier.

Et moi j’avance dans la cuisine

plaquesplaques

Et pendant ce temps, j’ai enfin rerereinstallé la prise du lave-vaisselle, posé les deux plaques manquantes au fond de la cuisine, rajouté le trou de prise que j’avais oublié (rha, c’est trop facile avec ce modèle) et commencé à mettre de l’enduit-colle (moment très drôle où nous avons essayé de fabriquer une balance pour mesurer 500g d’enduit ; ça s’est fini avec la balance de cuisine de la voisine).

Pendant ce temps, Karine faisait trois lessives, arrosait le jardin et faisait la compote de nos pommes, et plein d’autres recettes de cuisine.

Pendant ce temps, les potirons continuent de pousser et de nous faire leur fleur quotidienne. A quand le fruit ?

potironspotirons

Sol de la cuisine 5 : les joints

Pendant que Gilles participe à une course de vélo, j’installe la prise du lave-vaisselle. Au mauvais endroit, mais ça c’est Karine qui s’en rendra compte mardi, pour l’instant on est contentes comme tout…

Puis on va revivre le sketch de M. Robin « noir-noir, ou noir un peu clair ? » : en effet, Gilles a ouvert et préparé en mon absence le mauvais paquet de joint (malheureusement rangé bien en évidence sur la palette car je voulais le rendre à Casto). S’ensuit un grand débat : jointoyer avec ou jeter le mélange pour prendre l’autre ? Le mélange Casto est très noir et semble irréprochable. Gilles propose de faire un essai sur une chute de carrelage : c’est un petit peu plus clair, et au soleil (qui reparait obligeamment juste à ce moment-là) ça tire un peu sur le marron. On finit par le résoudre à entamer « discrètement » le sac de joint noir pour comparer. La comparaison est éloquente et sans pitié pour le joint Casto : c’est noirissime. Hop, à la benne, le joint Casto.

Malgré mes réserves, Gilles jointoye la moitié de la surface comme il en a l’habitude, c’est à dire en couvrant tous les carreaux, puis se met à nettoyer. Et nettoyer. Et nettoyer. Ca semble sans fin : le joint est très colorant et le grès très poreux. Gilles ressemble à un charbonnier. Il réussit à enlever la poudre de joint en frottant avec de la filasse. Puis c’est de nouveau le défilé des seaux d’eau.

Pour la deuxième moitié, il se range à mon avis et jointoye plus prudemment : c’est plus long à l’application, mais plus rapide à nettoyer ! Le résultat est en tout cas impeccable : le joint noir étant quasi invisible, les cabochons lisses se détachent sur un fond noir mat de toute beauté.

Il reste très peu de poudre de joint noir, pas du tout assez pour jointoyer les plinthes. Comme je ne vais pas racheter un sac de 5kg pour les dites plinthes, je ferai un mélange avec le sac de « presque noir » Casto, histoire d’utiliser ce sac entamé et donc non rendable. Rien ne se perd…

Sol de la cuisine 4 : la pose

Episode 9 sur 36 de la saison cuisine

Après deux jours de top départ à 8h30, Karine avait négocié de commencer à 10h le samedi. Mais c’est à 9h qu’on est réveillées en sursaut par notre sonnette (remontée immédiate dans le Top Ten des trucs-à-faire-en-urgence de l’item « changer la sonnette ») actionnée par Patrick, venu sans prévenir nous apporter des plantes : un rudbeckia, des iris jaunes et un hémérocalle, à replanter d’urgence. Groumpf.

Gilles nous trouve donc la bêche à la main. Je lâche tout pour voir avec lui le démarrage du motif. Comme j’ai déjà fait le calepinage, ça va vite. On commence par la liaison avec le parquet. Ces carreaux ne sont pas entiers, les découpes commencent donc tout de suite : la carreleuse a du mal, Gilles passe à la scie à eau. Et la meuleuse pour les contournement de tuyaux : ils sont tous par là, Gilles commence donc par le plus chiant.

Une fois ces découpes préparées va commencer la pose : Gilles appelle de nouveau la malaxeuse à la rescousse pour la colle. Je le comprends : mêmes quantités (sac de 25kg), mais une consistance plutôt « gateau au yaourt ». La couleur par contre, c’est plutôt pâte de kiwi…

Le parquet est décidément nettement au-dessus : Gilles rajoute pas mal de colle pour rattraper la différence de niveau. C’est pas plus mal, ça fait une légère pente vers la cuisine, en cas de (petite) inondation l’eau restera sur la surface carrelée sans envahir le parquet.

La photo de gauche montre aussi la super technique de Gilles pour placer les croisillons. Si on en consomme plus, par contre on les recupère plus facilement, et on n’a pas à leur couper les bras.

Pendant ce temps au jardin

Pendant ce temps, on oeuvre dans le jardin avec Karine : j’ai choisi un joli coin pour mettre les iris de Patrick, je décide de faire ça bien pour une fois, Karine creuse sur 30 cm pendant que je récupère des bulbes de narcisses à l’endroit où ils prolifèrent et où on voudrait faire un chemin. On met les plus gros au fond, avec quelques bulbes de jacinthes, un peu de terre, les moyens, un peu de terre, les petits, et en haut les iris et des fraisiers qui s’étaient perdus. Ca va faire joli quand ça va sortir tout ça, dommage que ça soit au fond du jardin ;o)

Les cabochons

Je fais des allers-retours pour aller voir Gilles qui avance : j’ai en effet la lourde responsabilité de lui indiquer au fur et à mesure quels cabochons il doit mettre : entre l’alternance rouge/blanc, les vrais (visibles) et les faux (cachés par les meubles), et les cabochons à motif, il y a de quoi se perdre. Heureusement j’ai mon anti-sèche.

Les faux cabochons permettent de faire des économies tout en gardant l’alignement (ou plutôt le décalage) : ce sont des carreaux de grès gris clair et noir, récupérés sur des trames. Même les faux respectent donc l’alternance clair/foncé, attention ! ;o)

Quant aux cabochons à motifs, il donneront lieu à de grands débats (!) : les poissons doivent-ils sortir de l’évier ou y rentrer, l’oiseau rentrer par la fenêtre ou s’échapper ?

Gilles a été très impressionné par mon anti-sèche en relief (deux feuilles quadrillées, une pour le carrelage, une pour les murs, et les meubles que l’on peut soulever : ainsi on peut bouger le sol indépendemment jusqu’à trouver le placement idéal), et elle nous a été bien utile, donc je vous la mets.

La dalle de chaudière

Après le premier tour, je récupère le reste de colle, j’y rajoute un peu d’eau pour la ramollir, et hop, je commence à carreler le socle en dessous de la chaudière (que nous avions ragréé jeudi). Comme première expérience, c’est pas vraiment la joie :

  • le bord du socle n’est pas droit, je dois donc trichouiller sur les deux premières rangées pour ne pas avoir des carreaux qui dépassent de 2cm le bord
  • les deux carreaux que je pose en damier n’ont pas du tout la même épaisseur. Donc pas la même épaisseur de colle pour compenser… et le niveau toujours à portée de la main
  • je travaille sous la chaudière : pour vérifier que tout est bien aligné, ou simplement pour placer les carreaux, je dois donc rapidement me pencher à ras des carreaux, c’est super confortable
    .
  • comme je n’ai les outils de coupe qu’aujourd’hui, je fais toutes les découpes d’avance. C’est un peu hasardeux, mais à la pose je me rendrai compte que je ne me suis pas trop plantée, ouf
  • pour les coupes par contre, rien à dire : que ce soit le grès ou la faïence, le premier carreau sera raté dans les deux cas. Les autres nickel, certains se séparent même en deux dès que j’ai marqué, sans que j’ai à appuyer : les souvenirs du vitrail reviennent !
  • Et pour étaler la colle, j’ai un tout petit peigne qui était collé sur le couvercle d’un pot de colle. Finalement ce format de poche convient bien à l’exiguïté des lieux. Par contre je passe mon temps à le perdre dans l’auge : couvert de colle il devient invisible…

Retour à la cuisine

A mesure que la fin de la cuisine approche, Gilles réalise avec inquiétude que nous allons être très juste en carreaux de grès, alors que nous devions être très très large. Explication : le vendeur qui nous a soutenu que les paquets faisaient 1,6m2… s’est complètement planté ! On sort la calculette et on trouve 1,08m2. Gloups.

Avec 7 paquets ça va être chaud. La promo s’est terminée il y a deux semaines avec un rabais supplémentaire « débarrassez-moi de tout ça », c’est pas la peine de chercher, d’autres carreaux à Casto, y’en a plus.

Heureusement il y a pas mal de découpes, Gilles réutilise les chutes et n’a pas fait de casse. Et il n’a pas intérêt à en faire : selon ses calculs, on est bons au carreau près. Effectivement une fois fini le tas de chutes est tout petit petit… Les dernières découpes sont donc faites à la scie à eau et en serrant les fesses… « Je vais bien, tout va bien… »

Et Karine pendant ce temps ? Elle prépare les sandwiches, désherbe le carré de fraisiers (attention les pissenlits, Attila est de retour), et nous fait un superbe gratin pour le dîner. On montre à Gilles le détail classe : les sous-verres assortis aux cabochons (quatre carreaux de 10×10, tout simplement).

Après la glace et ses groseilles du jardin, Gilles part prendre un repos bien mérité et moi… je récupère le fond de colle et je redescends finir mon socle. Même en raclant bien il me manquera de quoi poser deux carreaux et quelques découpes, là tout au fond dans le coin. Bon, il est minuit, je finirai un autre jour, hein.

Sol de la cuisine 3 : le ragréage

Episode 7 sur 36 de la saison cuisine

Loin d’être nécessaire en général, surtout quand on vient de tirer une chape, le ragréage était chez nous indispensable du fait qu’une partie du sol, qui en plus se trouve devant la porte d’entrée, ne sera pas carrelée avant… un bon moment, au moins un an. La chape risquant de s’effriter, une petite couche d’auto-lissant permet d’avoir un sol propre dans l’intervalle. On a décidé de la faire partout pour éviter les différences de niveau.

Pour s’éviter la corvée du malaxage, Gilles avait emprunté une machine qui le faisait à sa place : 6 litres d’eau, 25kg de poudre, et hop en dix minutes vous avez une pate à crêpes rougeâtre. J’ai oublié de prendre une photo, je le ferai samedi car on va faire pareil avec la colle à carrelage.

Plouf plouf des petits plots, on étale avec un grand platoir, ca fait vraiment penser à la réalisation d’une grande crêpe de 5m2. Ca va très vite, en deux heures c’était nickel. On dirait un petit cours de tennis…

Il en restait un peu, on l’a étalé sous la chaudière. Cet endroit sera donc mon premier entrainement de pose de carrelage (peut-être samedi, si on a un reste de colle…), avant d’attaquer la laverie entière (tout enlever, y compris les dalles vinyles, ragréage en une ou deux couches, carrelage). Ou la cave, j’hésite encore (mais elle est encore en majeure partie en tarre battue, il faut d’abord couler du ciment (toutes les fins de mélanges y atterrissent) jusqu’au fond, et ragréer. Pis je ne ferai ca que quand la terre aura été testée, car c’est là qu’elle se trouve…

En attendant, c’est chasse aux chats pendant trois heures, le temps que ca durcisse.

Sol de la cuisine 2 : la chape

Episode 6 sur 36 de la saison cuisine

Après avoir découpé le bord du parquet à la scie circulaire (et à la scie égoïne pour les extrémités), on met des bandes de plastique pour protéger le bas des murs et principalement l’isolant de l’humidité de la chape. Ce plastique, ce sont les ouvriers du chantier du voisin qui m’en ont donné des chutes. Des grandes chutes : il m’en reste plein, même de quoi faire des bâches bien solides.

Et puis Gille commence le travail de la chape proprement dit : apporter sable et ciment, et mélanger. Devant notre réseau d’escaliers, il a renoncé à la bétonnière et a préféré faire le mélange sur le sol directement  : il amène le sable par petites brouettées, à qui il fait franchir les

deux escaliers, un avec la plaque de désensablement que nous avons achetée à cet effet, un avec un bastaing qu’il a apporté à cette intention. Il faut bien prendre son élan et pas se louper :

On commence par déterminer la hauteur, puis ça avance petit à petit avec un mélange très sec :

Une pause pour déjeuner, et à 16h c’est fini, y compris le nettoyage des outils. On aura eu juste assez de sable, presque pas de mélange en trop (il est mouillé et étendu sur le sol en terre battue de la cave, comme d’hab), et il nous reste encore une fois 3/4 de sac de ciment : hop sur la palette.

Les gaines affleurent à certains endroits. Le ragréage devrait rattrapper cela.

Sortie des gaînes côté lave-vaisselle, et passage de celle du 3G6 derrière les vannes de l’évier.

Sol de la cuisine 1 : préparation

Episode 4 sur 36 de la saison cuisine

Pensant que Gilles ferait la chappe ce samedi, j’ai cherché partout un plombier pouvant intervenir dans la semaine. Finalement ca ne se fera que mercredi prochain, mais en attendant tout est prêt : les arrivées et évacuations d’eau sont en place, ainsi que le gaz. Le plombier a un peu fait n’importe quoi au niveau de l’évier, mais heureusement ce sont des erreurs qui peuvent se corriger après la pose du carrelage.

Pendant ce temps, je tirais mes lignes et leur faisais des tranchées dans la dalle de béton armé (p’tain c’k'elle est dure) pour qu’elles se fassent oublier sous la dalle que Gilles va réaliser. J’ai fait deux chemins de câbles, qui accueillent chacun cinq gaînes :

  • un qui arrive dans le couloir en provenance du mur opposé (où se trouveront la majorité des meubles de cuisine, le frigo, le four, et plein de prises. Et un fil réseau),
  • un qui vient du coin lave-vaisselle-plaque et suit l’ancien mur le long du parquet : Trois des fils montent le long des tuyaux dans ma petite « gaine technique » et deux réussissent à passer sous le parquet pour désservir le séjour (réseau et éclairage). Un des trois qui montent redescend dans le coin et traverse le mur pour fournir quelques prises à ce côté-ci du séjour.

Pour m’éviter de creuser au niveau de l’évier j’ai décidé de faire ressortir les cables de cette série au niveau du pilier et de faire le tour de celui-ci en « apparent » : une grosse goulotte plate, qui sera cachée par le meuble sous l’évier. Les circuits ressortiront du coté du pilier du couloir, là où il y a une épaisseur de plâtre suffisante pour les encastrer (quoique, encastrer quatre gaines les unes au-dessous des autres, ca va pas être de la tarte). La cinquième, contenant le 3G6, donc bien rigide, j’ai préféré la laisser au sol, glissée entre les tuyaux et le mur.

Etant limitée par l’épaisseur de la chappe, et profitant du relâchement de la norme, j’ai utilisé le plus petit diamètre possible pour les gaines : du 16 jusqu’au 3G2.5, et du 20 pour le 3G6. Autant vous dire que pour les passer, le tire-fils ne sert à rien, il lâche tout de suite. C’est donc à l’huile et en force (par ici les ampoules aux mains) que c’est passé. Parfois en deux fois, comme pour le sous-sol…

Le mecano qui tente de réparer notre voiture n’est pas resté sourd à mes supplications : Titine est toujours convalescente, mais il m’a prêté son Express. Résultat : mardi soir à Casto j’ai pris tout ce que je pouvais, ne sachant combien de temps je pourrais garder l’auto : ragréage, colle à carrelage, joint, les chevrons qui me manquaient pour finir l’isolation (j’avais acheté des vis à Paris la semaine d’avant), des prises et plaques  Céliane de différentes couleurs pour que Karine puisse faire son choix, et même pour les carreaux de béton cellulaire, colle spéciale et U en plastique. Mercredi je passe commande à la Carrelagerie de nos petits cabochons et je passe à Leroy prendre ce qu’il manquait, de quoi rendre hydrofuge le mortier pour coller les U et pas mal de choses en électricité. Tout ça finit bien rangé sur la palette « matériaux » de la descente.

La fin de semaine se passera à creuser les tranchées petit à petit (‘tain c’qu’elle est dure !) et à découper l’isolant pour le mettre en bas des murs. Je ne mentionne même pas la pose des chevrons qui me manquaient, avec ma super-visseuse ca devient une formalité ;o) Je mets même des petits bouts d’isolant dans les trous entre le bas des chevrons et le sol, là où il n’y a pas de gaines électriques

Je finis aussi de casser le petit bout de mur entre le gros tuyau et la porte d’entrée  (sur la photo c’est pas fini)

Enfin, (j’ai pas envie de faire un article juste pour ça) ce lundi j’ai mis trois heures à installer la prise de la machine à laver et sa copine. J’espère que je serai plus rapide pour les huit autres qui m’attendent…

Des nouvelles de la cuisine

Episode 2 sur 36 de la saison cuisine

Des nouvelles des murs de la cuisine : j’ai quasi fini d’installer les lambourdes et liteaux pour caler l’isolant et fixer les meubles de cuisine. Ceux qui manquent encore, c’est parce que j’attends la dépose de la fenêtre ou parce que… je n’ai plus de bois, et plus de vis ad hoc ! Et comme la voiture est encore en panne, ben moi aussi.

Alors en attendant, pour faire de la place, j’ai commencé à mettre en place l’isolant. Pour les découpes, recherche du bon couteau : un premier couteau à pain, puis un deuxième, et quand je m’y remettrai je testerai un couteau de cuisine car il semblerait que finalement un couteau à dents c’est pas le mieux. A part le fait que ca fait un max de poussière, c’est super-cool à travailler : masque, lunettes, et petit atelier découpe installé sur le perron.

J’ai fait le test d’enquiller une gaine electrique. Ouais, faudra prévoir des découpes, parce qu’il n’aime pas du tout du tout : c’est quand même assez peu compressible, ce machin.

Je n’ai mis en place que les panneaux qui ne cachent pas les bôs dessins que j’ai fait sur les murs et qui me rappellent où je dois mettre des prises. Car la semaine prochaine, c’est ilictriciti : préparation des câbles et des gaines, afin de débarrasser le plancher quand le plombier sera là (et pis accessoirement, de faire qqch où je n’ai pas besoin de voiture, ni d’acheter des choses). Les plombiers, j’ai battu le rappel : j’en ai recontré un hier, deux aujourd’hui, c’est bien le diable si la perle n’est pas parmi eux.

Et à force de pleurer que je cherche des bras pour m’aider à tenir le Fermacell en août, je commence à avoir des coordonnées : un gars qui fait de l’aide à domicile, et un p’tit gars de 18 ans conseillé par un des plombiers.

Mais l’objectif actuellement restant la dalle et le carrelage, je me suis fais un petit modèle en carton pour voir comment mettre le carrelage, optimiser les découpes et choisir les cabochons. Bien m’en a pris ! Les calculs 4 cabochons/m carré c’est bien joli, mais sur mon plan, ben moi j’en ai beaucoup plus, 36 au lieu de 28. Même en retirant ceux qui sont tellement cachés qu’on va pas s’embêter, ca fait une sacré marge d’erreur. Donc ce WE on fait joujou avec ma maquette pour choisir qui va où, et je pourrai montrer ça à Gilles (notre carreleur) la semaine prochaine.

Tasseaux et courses

Episode 1 sur 36 de la saison cuisine

L’installation des tasseaux de la cuisine progresse trèèèès lentement. Parce que je suis sans cesse interrompue par le téléphone, ou parce que les murs me font des farces. Le sadique qui a inventé la brique creuse, je le retiens. Même avec les chevilles soit-disant fait pour, ben si la brique a décidé que non, t’es prié d’aller faire ton trou ailleurs, parce que ca ne tiendra rien du tout.

En plus, la taille de vis doit s’adapter à ce support mouvant. Comme je n’ai pas toutes les tailles, surtout dans ces grandes longueurs (je travaille en 80 et en 100, je pensais faire 100 et 120, mais les murs ont dit non…), je passe mon temps chez Casto pour racheter différents diamètres, quand celle du dessous tourne dans le vide, et puis des tailles intermédiaires, du 90, du 110, mais là aussi, de quel diamètre ?

Aujourd’hui je me suis énervée, y’a un tasseau que j’ai laissé comme ça, avec au crayon une indication des vis employées et de celles que je pense mettre à la place. J’y retournerai quand j’en aurai plusieurs, non mais !

Hier ça n’a pas bcp avancé parce que j’ai commencé à …18h. Avant j’ai été avec ma maman à Casto, But, Darty et Ikea (ce dernier a pris le plus de temps bien sur…) : je pense avoir trouvé chez Darty une plaque de gaz à ma convenance (4 feux différents, et des boutons qu’on risque pas de se brûler avec la poëlle quand on les tourne, donc bien séparés : ça donne celle-ci. En plus, je vois qu’elle existe en noir, haha !), et chez Ikea on a validé notre choix de meubles de cuisine (ASKOME Frêne((IKEA : je sens que je vais faire la commande en plusieurs fois : pour pas trop charger la voiture, réussir à tout porter, à tout stocker, mais aussi à tout monter sans s’emmeler dans les colis : rien que pour UN meuble (bas à tiroirs 80×37), il y a… 6 colis ! Il nous en faut deux, avec un autre meuble bas on est déjà à 16 colis !))) et j’ai trouvé pour les dessous de meubles hauts un système d’éclairage qui ne coûte pas un bras (ils s’appellent NON, ça ne s’invente pas). Je suis toujours à la recherche d’un système sympa pour les prises. Quant aux plans de travail… heu, on verra chez Casto/Merlin ce qu’ils ont en bois massif, parce que là ils sont en or leurs plans de travail… 

Et aujourd’hui, en trois fois plus de temps, j’ai posé autant de tasseaux, c’est à dire 1 1/2. Chuis pas arrivée à ce rythme… Mais avec le téléphone qui sonne tous les 1/4 d’heure (de préférence quand je suis en haut de l’échaffaudage…) et auquel il faut absolument que je réponde parce que c’est l’agence immobilière, ou les différents mecs des différentes agences des trucs que j’essaye d’acheter chez Leboncoin, ben forcément, ça avance pas… Réjouissons-nous : ce soir j’ai mon échafaudage, un nouveau congélo, des disjoncteurs 20A et des interrupteurs différentiels Legrand. Plus que le gars qui dois me vendre du câble électrique et c’est bon (mais je sais pas si on va y arriver : pour prendre rendez-vous avec Anna, dont il a le téléphone et l’adresse, il… m’envoie un mail, à moi ! Qui connais bien sûr leur emploi du temps par coeur…)

Donc objectif pour demain : A-VAN-CER dans l’installation de ces @#*% tasseaux dans ces @#*% murs en @#*% briques creuses.