La chaufferie : welcome back, washing-machine !
Après le plus gros de ma convalescence, j’ai pu revenir à l’atelier « chaufferie », d’abord en coupant les derniers carreaux, puis en les collant.
Jointoyage
Le jointoyage a encore été retardé par un accident : ma règle de maçon qui tombe, et bam ! deux carreaux de pétés. Et là une grande lassitude s’installe. Casser, faire sauter la colle, refaire les découpes, re-coller… quand on voudrait déjà avoir fini et que ça presse à l’intendance pour pouvoir réinstaller la machine à laver (« J’ai plus rien à me mettre ! »), ça devient saoulant. Donc j’ai refait le plus gros carreau, qui en plus avait été collé trop haut donc bon, ça permet au moins de corriger le problème. Le carreau d’à côté, c’est juste un petit coin qui avait sauté, c’est pas loin du mur où il y aura les étagères… allez, ni vu ni connu j’te r’colle comme ça, ça ira bien hein !
Puis j’ai jointoyé en plusieurs fois, d’abord des passes très liquides avec des restes de joints noir et blanc pour remplir les plus grands espaces, les coins et principalement les carreaux qui sonnent creux (doit y avoir quatre endroits comme ça). Donc là on creuse volontairement pour pouvoir passer l’autre après.
Puis c’est le grand jour de jointoyer avec un mélange beige. La consistance idéale est vraiment difficile à trouver. Le lendemain j’ai refait une passe pour les endroits que je trouvais trop creux, et ai trouvé une astuce pour mélanger de petites quantités sans me fatiguer : j’ai fait un shaker avec un bocal de confitures. Eau, poudre, tchikitchic, c’est prêt !
Le truc à vraiment faire attention, c’est quand nettoyer : trop tôt ben vous enlevez ce que vous venez de vous em.. à mettre, et trop tard (le premier jour j’ai attendu deux heures, c’est trop) c’est tout sec sur les carreaux (forcément ça sèche plus vite à cet endroit), on galère pour l’enlever, heureusement que je connaissais l’astuce de gratter avec de la filasse. Mais résultat on bourrine tellement qu’on creuse les joints. Le lendemain j’ai trouvé un meilleur rythme : 30 minutes c’est bien, on revient et on nettoie juste le milieu des carreaux, uniquement ce qui a séché, à l’éponge (bon bien sur si on a une grande surface le problème ne se pose pas, à peine fini de poser d’un côté que c’est sec de l’autre). On peut aussi nettoyer le milieu des carreaux alors que c’est encore humide mais je n’iame pas trop revenir sur ce que je viens de faire, j’ai peur de tout saloper en marchant sur les joints tout frais. Puis encore 30 minutes plus tard on commence à se rapprocher des joints, on passe délicatement l’éponge dessus pour emporter le plus gros. C’est là que des fois ça fait des paquets moches : il faut humidifier et lisser avec l’éponge mouillée. Le moment délicat c’est celui où le joint durcit sur le bord du carreau : si on attend trop, il sera galère à enlever.
Etant un peu juste en poudre à joint, je n’ai pas fait la liaison avec le mur de briques, car il sera enduit à la chaux. Finalement je l’ai fait quand même avec mes restes, et comme je commence enfin à prendre le coup de main, c’est cet endroit qui est le mieux fait…
Bilan
Et bien… je ne regrette pas de l’avoir fait, mais je ne suis clairement pas prête pour du carrelage « sérieux », qui doit être bien fini, avec des carreaux qui coûtent cher, comme on a prévu au RDC. Surtout en carrelage de sol. Donc soit on prend quelqu’un, soit d’ici là je m’améliore. Je vais pouvoir continuer à m’entrainer en carrelant la cave à vins ;o)
Quelques chiffres : 23e de carrelage, ciment et ragréage de récup, deux sacs de colle (34 euros), une boite de joint (12 euros) = 70 euros pour cet atelier.
Aménagements
En attendant, après un ultime rinçage, on a pu remettre la machine à laver à sa place !
Et tant qu’on y était, on a sorti l’évier qu’on gardait dans le garage depuis… qu’on a la maison et on l’a ramené dans la pièce avec quelques plaques de béton cellulaire de 7cm, une petite palette pour ranger les sacs de mortier colle pour béton cellulaire, de chaux, de colle à carrelage, une bâche, des grandes planches…
Vous me sentez venir là je pense ? Après l’enduisage à la chaux du mur de briques et l’installation d’étagères (le séchoir va déménager de l’autre côté, au dessus de la MAL, et j’installerai une tringle juste devant la chaudière pour faire sécher les trucs les plus longs sur des cintres), je compte réaliser un projet que j’avais en tête depuis le début : installer un évier pour pouvoir laver tout de suite le linge dont il s’avère que, oups, il ne peut être lavé en machine. Ou prélaver les taches difficiles. Bref, y’a un peu de plomberie à faire mais rien d’extraordinaire, et maintenant que je suis blindée en béton cellulaire rien ne me retient ;o)























C’est finalement ce dimanche qui fut super-efficace : nettoyage (enfin !) du filtre de l’aquarium, bouchage de la crevasse dans le cabanon afin de pouvoir se mettre à le peindre, tentative de nettoyage d’un bidon de métal tout huileux qu’on nous a apporté (quand c’est gratuit et livré on prend dans l’état où c’est…), bouchage avec du map du trou que j’avais fait pour la hotte, collage de la majeure partie des plinthes.

























