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Sous-face du garage et autres choses

Les vacances, c’est quand on fait rien de concret de ses journées… Ca fait du bien ! Mais à force, on a envie de s’y remettre. A peine rentrée à la maison, j’ai donc avancé d’un coup en deux jours : outre la fabrication de superbes toilettes sèches et l’installation d’une mini-piscine sur la terrasse (le seul endroit à l’ombre l’après-midi), j’ai

  • enfin découpé le poteau de la terrasse (hop, des gravats pour le hérisson),
  • préparé un socle pour le poele à bois (pour protéger le parquet) : tout simplement un dessus de gazinière en métal, dont j’ai meulé le retour pour avoir juste un cadre parfait, puis j’ai collé au fond de la dalle de polystyrène pour plafond, afin de remonter un peu le niveau (sinon fallait deux niveau de carrelage, et là aie le poids). Reste plus qu’à coller du carrelage de façon à arriver au niveau du bord. Je prévois aussi de poser sans les coller deux carreaux sur le parquet derrière ce socle (je collerai sans doute dessous du fin liège), et de réaliser des plinthes, toujours dans ce même carrelage beau marron récupéré à la déchetterie il y a pas mal de temps. Pour cela, il fallait une carrelette : le père de Jérôme vient de me prêter la sienne. Yapuka !
  • mis à niveau et calé les parpaings de la dalle du poulailler : plus qu’à les cimenter
  • démonté les grilles des caniveaux du garage, pour un nettoyage indispensable. Démonté celui de derrière, remis des graviers pour le mettre à la bonne place, plus qu’à cimenter encore.
  • fini l’enduit chaux des ventilations de la cave.

Et enfin : attaqué l’isolation de la sous-face du garage (pour éviter d’avoir froid aux pieds l’hiver dans la cuisine, le froid remontant à travers la dalle et le carrelage). Avec des plaques de laine de bois rigides (et donc super lourdes) : d’où assistante pour les lever et des étais prêtés par Caro et Cath pour les tenir, le temps de mettre en place les chevilles à frapper. C’est trop pratique ces choses (enfin, quand elles veulent bien s’enfoncer jusqu’au bout), dommage qu’on ne puisse s’en servir dans la brique creuse : z’imaginez si j’avais dû redéfaire les plaques pour mettre les chevilles ?

Vers la porte, une petite découpe pour le cadre et pour l’évacuation. Pour faciliter l’enquillage j’ai réduit la plaque de 6cm sur les 60cm de la plaque précédemment placée. Il suffira de coller ledit bout.

Sur la fin Karine m’a lâchée, j’ai donc développé une technique pour me passer d’elle (grâce à une planchette un peu longue, la gazelle qui tient la plaque courante peut caler le bout de la suivante).

Comme c’est quand même encore les vacances, je n’ai fait que les plaques faciles, cad sans découpe (exception faite de la dernière). Ce qui m’a permis d’avancer vite et de couvrir la moitié de la surface. Reste le plus rigolo : les plaques avec découpes pour les fils électriques, tuyaux d’eau, éclairage, et les plaques du fond, encombré donc va falloir trouver un autre moyen de calage que les gazelles…

Il est bô le caniveau, bis

Le caniveau côté jardin était en standby faute d’évacuation. Sur la suggestion de Gilles je m’y suis remise pour en faire une version « puisard » : creuser le plus profond possible, remplir avec du gravier pour tenir la terre, et poser dessus un caniveau percé.

Gilles m’a rapporté samedi dernier un caniveau du GRETA, que j’ai recoupé à la bonne dimension à la scie sauteuse (c’est un modèle PVC, plus facile à couper. En plus la grille est plus large et s’enlève plus facilement que ceux de devant) et j’ai profité de son perforateur pour agrandir le trou samedi et dimanche.

Puis enlèvement de la terre glaiseuse à la bêche et au transplantoir, le plus profond possible (j’arrête à un fer de bêche virgule deux). Pour le reremplissage, j’ai commencé par utiliser les anciens carreaux de la cuisine, cassés en morceaux, avant de me rendre compte qu’il n’y en aurait jamais assez. Je reviens donc à ma précédente idée : profiter d’un voyage à Leroy-Merlin pour faucher dans le champ d’en face des graviers qui sont en gros tas. Fait ce soir, donc reste plus qu’à sceller le caniveau. En attendant pour éviter les accidents le trou est couvert d’une grille paillasson récupérée, comme d’hab, aux encombrants.

En tout cas nous avons eu de beaux orages (suffit d’organiser un barbecue et hop! il pleut…), et le test est réussi : rien dans le garage, yesssss !

A suivre, photo dès que le machin est scellé…

quelques photos de fleurs…

Le rosier rouge est magnifique (oui, c’est celui-là même qui fleurissait encore en décembre, ça promet). A côté, une plante à fleurs roses dont je ne connais pas le nom, et des céréales, issues de graînes provenant sans doute du crottin ;o) En-dessous, notre clématite violette en guest-star (les fleurs sont toutes mélangées en groupe, c’est dommage, faut qu’on lui mette un petit grillage pour s’étendre).

Ma capucine issu de semi nous a fait une deuxième fleur… En arrière-plan, le début de caniveau que j’ai creusé en prévision de la pluie (qu’on attend toujours, d’ailleurs) : pas étonnant qu’on soit inondées, le trou débouche sur… rien, la terre, bien glaiseuse. Alors j’ai creusé, creusé (deux seaux entiers) pour améliorer le « tampon », mais je ne sais pas quoi faire, je ne peux pas mettre un vrai caniveau là-dessus…

Il est beau le caniveau !

Dans cette journée en demie-teinte (la voiture et ma visseuse sont en grève, ça c’est pour le côté négatif), une super surprise : nous avons un caniveau devant le garage.

A chaque forte pluie, la dernière édition étant dimanche, notre garage est inondé, du fait que ni devant ni derrière nous n’avons de caniveau digne de ce nom. L’eau n’a pour s’écouler qu’un tout petit trou, et quand ça fait trop, ben le reste passe faire un tour dans le garage en attendant que le passage soit libre. Comme notre garage est un lieu de stockage, nous sommes obligés de protéger les objets en les juchant sur ce qu’on trouve : palettes, évier, aquarium… Cela faisait longtemps que je rêvais de creuser deux caniveaux, mais notre maçon ne semblait pas pressé.

Comme un des voisins refait sa terrasse, et que celle-ci s’est vue doter d’un superbe caniveau, je suis allée ce matin taper la discute avec les ouvriers, pour voir si l’un d’eux n’aurait pas un WE à occuper… Finalement ils sont revenus 10 minutes plus tard : « notre toupie à béton a du retard, si vous voulez, votre caniveau, on vous le fait tout de suite ». Ni une ni deux, ils mettent le carrelage (qui gêne un peu) sur une palette que j’avais justement préparé à cette intention, et ils attaquent à la disqueuse de 125 et au marteau+burin, en moins de deux heures j’ai un beau trou. Les gravats sont embarqués avec ceux du client, et j’en profite même pour y ajouter subrepticement quelques fonds de sac des gravats du sous-sol.

Je suis chargée d’aller chercher les caniveaux chez Point P. Sauf que. La voiture refuse catégoriquement de démarrer. Je vais à la station-service, j’en reviens, je fais plusieurs tentatives, rien. Je vais conter mon désarroi aux ouvriers. L’après-midi se passe et leur béton est fini. Il y en avait trop, qui aurait pu servir pour moi, mais…

Finalement, à 15h un des ouvriers vient me voir : « on en est au nettoyage, y’a pas besoin d’être trois, si vous voulez on va chercher les caniveaux avec le camion, et on vous les pose vite fait ». Sitôt dit sitôt fait, un aller-retour chez Point P et on revient avec deux beaux caniveaux en résine de 1m sur 10cm (54 euros). Un sac de ciment qui traînait dans leur camion, le sable dans notre descente, leur brouette, ma pelle de maçon (j’en ai deux, dont une à demeure dans la descente), un seau d’eau de pluie, et pendant que l’un chiade les découpes pour mettre en place les caniveaux l’autre gâche le ciment. J’ai à peine le temps de faire un aller-retour à la Poste qu’ils ont fini, ils en sont à essuyer à l’éponge (j’ai calculé, il leur a fallu en tout 20 minutes). (sur la photo j’ai mis le petit truc rond, c’était ça qui faisait office de caniveau, léger… Je l’ai gardé en souvenir, ca fera un superbe dessous-de-plat pour BBQ, non ?)

Le prix (on n’avait pas eu le temps d’en discuter avant, alors j’étais allée retirer, au pif, ce qu’il restait sur mon compte, cad pas grand-chose) ? Ils m’ont demandé 120 euros. J’ai rajouté trois poignées de groseilles pour la route (ils les ont cueillies eux-mêmes, on aurait dit des gosses). Et ils m’ont laissé ce qui restait du sac de ciment.

Reste plus qu’à faire celui de derrière, mais maintenant que j’ai vu comment on fait, ben j’vas p’tet le faire moi-même en fait… Parce qu’entre-temps est arrivé le devis de notre maçon : comme il compte généreusement 6 heures de travail (!!!) et 40 euros par caniveau (re-!!!), ça nous aurait fait pas loin de 800 euros. Argh. Et pas avant 3 semaines puisqu’il comptait faire ça en même temps que la casse de notre dalle.

Hey, les gars, j’ai encore des framboises, si vous voulez revenir demain pour çui de derrière !