Archive pour la série réserve à bois

La réserve à bois est (quasiment) finie

Episode 9 sur 9 de la saison réserve à bois

Un des ateliers de cet été touche à sa fin ! Retour sur les derniers étapes (épisode précédent).

Le toit

Première tentative de pose du toit  : bien sûr les trous de fixation percés dedans ne correspondent plus à rien, il me faut donc les reboucher, mais avec quoi ? Léo-la-récupératrice ressort un pot de « mastic-fibre de verre » qui sert à réparer les bateaux, kayaks… (origine : réserve de peinture de la déchetterie) et tente de reboucher les trous avec. Y’a plus de durcisseur mais on va faire avec…

Le bouche-trou n’a décidément pas durci au bout de deux jours, mais bon si ça bouche comme ça moi ça me suffit. Donc j’ai remis les panneaux du toit en place et redressé la bavette en zinc, il me faudra la recoller au silicone avant de fixer les panneaux du toit (qui tiennent très bien en place comme cela pour l’instant). [edit d’un jour de grand vent : ouais ben pas tant que ça, faudra pas trop attendre quand même hein)

Le caniveau et son puisard

J’ai aussi réalisé un « puisard » : il en fallait en effet un au bout du caniveau afin qu’il ait un endroit où se déverser, c’est donc le chemin d’accès au compost et au poulailler qui est désigné pour cette tâche : donc j’ai creusé, encore. Une fois satisfaite de la taille de la chose, j’ai placé du feutre geotextile et rempli de gravier : ça m’a pris tout ce qui restait de gravier en trop, au moins ça c’est fait (il reste deux sacs, je leur trouverai bien une utilité).

Puis j’ai maçonné les caniveaux, avec le béton-prêt à l’emploi qu’on m’a donné, pour les fixer. Sur les graviers qui composent à présent le chemin j’ai remis une couche de feutre géotextile et placé de grandes ardoises par-dessus.

Pour un résultat vraiment classe (et confortable) il faudra enlever toutes les dalles dépareillées devant le compost, niveler et poser d’autres ardoises sur un petit lit de sable.

Peintures et aménagements

Enfin j’ai passé une deuxième couche de lasure sur poteaux et traverses, ainsi que sur une planche qui sert de support à un range-outils, et j’ai installé celui-ci.

Puis j’ai découpé et fixé (sur un des montants de bois, pour pas abîmer mon bel enduit) la petite descente de gouttière, qui fait tout le tour pour atteindre la récupérateur près du caniveau. Celui-ci est installé avec son robinet et son trop-plein, reste à reboucher le 2e trop-plein.

Pendant ma convalescence j’ai pu continuer tout ce qui était peintures :

  • J’ai lasuré le panneau qui nous avait servi à boucher la porte, en bleu côté extérieur et en marron face intérieure,
  • J’ai aussi lasuré les deux poteaux supplémentaires et les ai fixés aux traverses

Ayant retrouvé ma mobilité au bout d’une semaine, j’ai pu fixer le grand panneau avec des vis aux deux poteaux principaux.Je pensais fermer le côté qui se trouve le long du compost avec des planches, mais notre voisin a jeté un demi-panneau, je l’ai donc récupéré et fixé sans attendre, je le lasurerai sur place.

J’ai aussi fixé un tasseau et une équerre, ce qui m’a permis d’installer une étagère au-dessus du récupérateur : nos réserves de petit bois y ont trouvé leur place. Un deuxième range-outils  a été installé à l’entrée, ainsi qu’un porte-manteau. Hache et scie à buches sont rangées près de l’entrée, prêtes à servir.

Il ne reste plus qu’à commander le bois !

Le bois commandé j’ai une semaine pour aménager encore ces lieux : j’ai eu l’occasion de récupérer plusieurs petites palettes, alors je les ai installées sur le sol, pour isoler le bois de l’humidité (si le bois est humide, ce sera pas ma faute…). Je suspends au plafond les canisses de la pergola (bien plus pratique là que dans le cabanon !) et un gros tuyau de PVC qui servira à ranger tout ce qui est long, j’installe des étagères pour ranger tous mes pots contre le mur du voisin, derrière les composts : j’y suspends aussi des sacs de pommes de pin qui ainsi ne gênent pas le passage. Les plus grandes sont alignées contre le panneau au-dessus des outils.

Un miroir très coloré que j’ai récupéré vient égayer le panneau bleu, sur lequel je suspends aussi deux chaises longues,  une troisième, celle pour enfants, est suspendue derrière les outils ; je suppose qu’on pourra en mettre une de plus sous les outils dedans mais on verra. Je suspends deux arrosoirs en métal aux montants qui dépasse, et voilà ! C’est joli et c’est pratique :o)

Le retour de la pluie me pousse à installer une petite gouttière : c’est un reste de celles du garage, et les fixations y ont été prélevées aussi (j’en avais vraiment trop mis)

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La renaissance du poulailler

Episode 8 sur 9 de la saison réserve à bois


Une fois la dalle sèche, je suis revenue sceller les pieds de poteaux. Finalement j’ai aussi scellé les pieds intermédiaires, avec dans l’idée : poteau non de structure mais d’aménagement (étagères, etc), et j’ai bouché tous les autres trous au béton. Pour faire le béton en petites quantités, donc sans bétonnière, sans m’embêter j’ai trouvé la technique : je transvase le mélange par moitiés en tournant avec trois seaux, au bout d’un moment c’est bien mélangé.

J’ai lasuré les poteaux et les traverses, et peint le mur en blanc (c’est plus facile quand y’a pas tous les poteaux…)

Les poteaux

Fixation poteaux : http://www.bois.com/particuliers/amenager/jardin/realisation-cloture-bois/liason-au-sol. J’ai donc été acheter des chevilles et des tirefonds, et j’ai fait de gros trous. J’ai aussi pris des boulons de 10mm de diamètre et 10cm de long, et des écrous, pour fixer les poteaux dans les sabots. Apparemment il faut aussi des rondelles mais j’ai oublié.

Visser les tire-fonds c’est tout un boulot quand on n’a pas de clé à cliquet de la bonne taille. J’ai fini par arriver au bout et j’ai commencé la mise en place des piliers et traverses principaux. J’ai aussi pensé à mettre une plaque de polystyrene au fond des sabots pour isoler completement le bois du sol.

Il faut donc placer chaque pilier en vérifiant sa verticalité, faire les marques dans les sabots, percer et fixer le poteaux au sabot avec une tige filetée (boulon+écrou). Un des sabots n’était pas vertical du tout, le seul moyen pour forcer le poteau fut de le remonter un peu avec des cailloux au fond du sabot pour forcer un peu l’angle : résultat le trou du bas est en dehors du poteau, et malgré mes tentatives je n’ai pas réussi à repercer une deuxième paire de trous en bas. Donc tant pis, ça tiendra comme ça.

Les traverses

Pour faire tenir les traverses sans assistant, je les ai calées avec des serre-joints (sur lesquelles elles reposent) : j’ai bougé ceux-ci pour trouver le bon angle, le niveau… après plus qu’à tracer le haut des piliers, les découper et remettre les serre-joints, cette-fois ci par deux, un sur lequel la traverse repose, on règle toussa, et finalement un qui la tient fermement pendant que je la fixe avec une paire de vis. Avant de faire ces fixations définitives, j’ai calé avec des baguettes de plastique les poteaux dans les sabots avec qu’ils gardent leur verticalité.

Pour faciliter le calage de l’ensemble poteaux-traverse du mileu j’ai installé tout de suite les traverses de fixation perpendiculaires (des liteaux de 2m), ce qui me fait un repère. Les poteaux n’étant pas forcément alignés, j’ai du dans un cas rogner un bout de poteau dans l’autre ajouter une cale. Je finis la journée par une couche de lasure sur les éléments qui n’ont pas encore été protégés (liteaux, découpes)

Reste à faire la deuxième couche de lasure.

Le poulailler-réserve à bois : une dalle « lissed by Philippe »

Episode 7 sur 9 de la saison réserve à bois

Aujourd’hui c’était « coulage de la dalle ». Début 12h30, après la commande du poele, fini à 18h.

Préparage

J’ai commencé par mettre en place la bétonnière le plus près possible des lieux (astuce « je déverse directement sur le lieu du crime »). Ca n’a pas été sans mal car il fallait qu’elle soit au-delà du caniveau pour bien se déverser, j’ai donc du caler les roues avec des dalles de terrasse en béton. Après si on déverse pendant que la bétonnière tourne, ça part dans tous les sens. Bref, j’ai dû blinder avec plusieurs planches et plaques de métal (elles constituaient le coffre de notre ancienne chaudière) pour éviter que le béton parte au milieu des plantes ou ailleurs… Je me suis aussi fait une planche d’accès avec une des plaques de désensablement, pour passer par-dessus le petit bassin. L’autre plaque m’a permis d’avancer un peu la bétonnière. Bref, comme on le voit sur la photo, entre le compost et le petit bassin ça passait tout juste…

Remplissage

J’ai calé le ferraillage avec des bouts de parpaings pour éviter de ne plus pouvoir le soulever à cause du poids du béton, puis j’ai enchainé les bétonnières : je pellete les graviers dans les seaux qui sont dans la brouette, je remplis les seaux de sable à l’avant, je rajoute le ciment, selon la recette 3 seaux de gravier, 2 seaux de sable, 1 seau de ciment, je rajoute l’eau, et on déverse comme on peut sur les planches puis on amène le mélange à l’endroit intéressant à la pelle, au rateau, à la truelle, bref comme on peut.

La technique de feignasse de déverser directement sur les lieux a un ENORME avantage : on avance super vite ! En quelques heures et six ou sept bétonnières le coffrage est rempli.

Lissage

Je venais de prendre ces photos et une petite pause quand notre voisin Philippe m’a rejoint. Je pensais avoir presque fini, quelle erreur, le pire commençait : mettre à niveau, tasser, et lisser le mieux possible. Pas évident car les graviers sont vraiment très très grossiers et y’en a toujours un qui dépasse.

Mais à force de patience (Philippe en a à revendre) on peut arriver, quand on est méticuleux, à un résultat incroyablement lisse : même pas besoin de faire une chappe ou un ragréage, c’est nickel.

Pendant ce temps, pour utiliser le béton qu’on allait avoir en trop, j’ai entrepris de préparer la pose de quelques fixation de poteaux : les ailettes étant trop longues (le sabot commençait à 1cm de la dalle finie), j’ai, sur le conseil de Philippe (moi je pensais tout simplement les couper) séparé les ailettes en meulant leur jonction et les ai tordues : non seulement ça raccourcit, mais ça fait un semblant de socle, bref meilleure accroche. Donc hop la meuleuse et hop une bonne pince j’en ai raccourcit quatre comme ça, et fixé trois : ayant déjà acheté les poteaux il fu facile de vérifier l’aplomb avec le niveau (on peut aussi le mettre sur le dessus du sabot, et vérifier donc l’horizontalité, c’est plus facile, mais je préfère quand même vérifier avec le poteau).

La dalle bien finie et lissée j’ai saupoudré du ciment dessus pour boire l’eau qui remontait, façon « semeuse », puis nous avons admiré notre oeuvre.

pied de poteau a visserRésultat des courses, je me suis bien plantée dans mon calcul de matériaux : non seulement on n’a manqué de rien, mais il me reste du gravier (et pas un peu) et du ciment (4 sacs sur sept, dont deux entamés, donc à utiliser rapidos). Oups. Pour les poteaux j’ai bien l’impression que la bouteille du fond (à droite sur la photo) n’est pas du tout en face  du trou du parpaing… Bon ben au pire je remplirai le dit trou et je prendrai un autre support à visser… Je n’ai pas encore décidé si je mets 6 ou 8 poteaux (plus solide mais plus galère à aligner), donc les deux trous correspondants sont en sursis pour l’instant…

Dalle poulailler : fin des préparatifs

Episode 6 sur 9 de la saison réserve à bois

Toujours au Bio Lopin, en prévision du stage d’initiation au bois cordé qui avait lieu à la fin du mois, ont été coulées quelques fondations. J’ai donc pu piquer quelques astuces de feignant :

La technique de la passerelle : plutôt que remplir une brouette avec la bétonnière, mettre cette dernière le plus près possible du lieu d’usage, et déverser sur une planche : hop ça coule (aidé à la pelle) au bon endroit. Pour la dalle du poulailler ça va être chaud car y’a pas des masses de place, et même si le remplissage se fait de l’autre côté, il faut que je puisse me glisser de l’autre côté moi… mais il est clair qu’il FAUT que j’arrive à mettre en pratique cette observation

Pour réserver de l’espace pour des poteaux : mettre des morceaux de polystyrene au moment de couler le béton. Et apparemment pour les dissoudre il suffit de mettre de l’essence (pas très ecolo tout ça…). J’ai opté pour ma part pour des bouteilles en plastique, remplies de bouts de bois pour résister à la pression (rien de plus facile que de les enlever… voire de les brûler)

Forte de ces enseignements, j’ai donc repris le boulot sur cette dalle, entre deux averses :

Le coffrage

  • mise à niveau des parpaings : je les cale patiemment sur des pierres,
  • je récupère ma bétonnière puis je soulève chaque parpaing et je coule dessous (entre les cailloux, donc) du béton et un peu de mortier , puis je replace le parpaing. Je vérifie que j’ai bien retrouvé le niveau d’origine, enfin je mets du mortier entre chaque. C’est raconté

Une fois sec, voilà du coffrage qu’il est solide !

Le hérisson

Je pensais récupérer des gravats pour le hérisson : ça commence mal, le tas que j’avais repéré a bêtement été nettoyé. Donc ç’a été concassage de béton cellulaire, et j’ai complété le reste avec les graviers prévus pour la dalle, en espérant qu’il en restera assez pour celle-ci. Puis j’ai étalé du sable grossier (résidu de tamissage de sable fin pour l’enduit chaux de finition). Tout ça a été à chaque fois patiemment étalé avec le dos d’un râteau.

Puis j’ai mis en place le ferraillage (il aura bien fallu deux treillis, découpés et attachés ensemble avec du fil de fer) et des réservations pour les pieds de piliers (là où ce n’est pas dans des parpaings) : deux demi-bouteilles l’une dans l’autre avec des bouts de bois dedans, donc.

La prochaine étape c’est donc le coulage de la dalle, prévu pour demain puisqu’il fait beau.

Poulailler : le tour de la dalle

Episode 5 sur 9 de la saison réserve à bois

Avec ma super bétonnière j’ai fait un peu de mortier de ciment, que je réserve dans un seau et une auge improvisée. Puis je fais un mélange à béton (sable 2 -gravier 3-ciment 1), afin d’avoir une assise solide pour mes parpaings : je soulève chacun, mets d’abord du béton puis un lit de mortier que je strie, et je repose. Je vérifie que les placements sont toujours bons (ça n’a l’air de rien mais ça m’a prix deux heures tout ça…), enfin je comble les trous entre les parpaings avec du béton et du mortier (je rappelle que ces parpaings seront le coffrage de ma dalle).

Pour les astuces techniques, ben y’en a pas en fait : j’ai versé le béton dans la brouette (et j’en ai mis pas mal à côté… penser à mettre une grande planche sous la bétonnière la prochaine fois, c’est plus pratique qu’une bâche pour récupérer le « tombé »), que je n’ai pas la force de soulever une fois pleine, donc je remplis peu à peu des seaux à la pelle. Va falloir trouver une astuce pour quand je ferai la dalle… Pour le nettoyage un seau de gravier avec 1/2 seau d’eau, faire tourner en position normale puis en position presque basse pour nettoyer aussi la collerette. Pour nettoyer la brouette et les coins de terrasse où du mélange est tombé, rien ne vaut le Kärcher, à éviter par contre pour nettoyer les seaux : ça remonte le long des bords et on se prend tout sur la tête !

Côté budget, ça s’alourdit avec les pieds de pilier à sceller à 5 euros pièce, et les piliers pas donnés non plus (1.80m ou2.40m ?) : j’en ai prévu huit, en fait six ça suffit peut-etre… 3 longues planches 2,40 ou 4m. Réflexion sur le cheminement de la grande gouttière, qui va sans doute finir par passer par les toits et donc cesser de nous embêter.

La réserve à bois : préparation du hérisson et de la dalle

Episode 4 sur 9 de la saison réserve à bois

Nous en étions restés à un grand trou boueux. Quand la pluie s’est calmée j’ai attendu deux jours puis j’ai dégainé le feutre géotextile, puis j’ai commencé à entasser les gravats pour faire le hérisson. J’ai pas assez de gravats, c’est un comble quand même. Je tâche donc d’en récupérer  un peu partout. J’ai aussi entrepris de concasser du béton cellulaire, mais les gros blocs ne se laissent pas faire (ce qui est plutôt rassurant pour ceux qui construisent leur maison avec) : pour le coup j’ai vraiment l’impression d’être un forçat à pyjama rayé !

Pendant ce temps, je me cassais toujours les méninges pour mon béton. Leroy nous ayant fait faux bond (rupture de stock en sacs de béton tout prêt), j’ai appelé Les Docks de Clamart qui m’ont fortement déconseillé d’en acheter, because souvent les sacs ont pris l’humidité et sont inutilisables. Donc on revient à la solution sable/gravier/ciment. Grâce à leur bonne volonté et celle de Raboni (qui est tout de même plus près), la solution est finalement trouvée : 1/2 m3 de gravier en vrac, qu’on me met en tas dans un coin de la cour et que je viens chercher en plusieurs fois (trois voyages devraient suffire) avec la Kangoo.

Je pensais pelleter ça direct dans le big bag qui protège le coffre de la voiture, mais le transfert aurait été galère après (il y a le garage à traverser à la brouette, puis les marches à monter pour aller ranger tout ça dans le big bag que j’ai installé sur la terrasse). Donc finalement je me range à leur suggestion, à savoir remplir des sacs à gravats/Vermex/terreau… de façon à ce qu’ils soient transportables (environ 30kg à chaque fois, soit une dizaine de sacs : j’ai) et les entasser dans le coffre. Après je n’ai plus qu’à les entasser 3 par 3 dans la brouette puis à les monter sur la planche à roulettes que je place en haut de l’escalier, ce qui me permet de traverser la terrasse tranquille et de vider les sacs dans le big bag. Et je recommence…

J’ai donc rappelé Laurent, un ami récent, rencontré pendant mon stage choral Renaissance à Etampes, qui m’avait proposé de m’aider, et on s’est retrouvés un aprem. Le matin j’avais payé le truc et fait un premier tour, j’étais aussi passée chez Leroy acheter le ciment (où j’ai découvert qu’il pouvait être distribué en sacs de 25kg, yes !). Donc on a entassé proprement les six sacs, déversé les graviers puis été chercher la suite. En deux voyages et une heure et demie mon petit tas était nettoyé et le big bag rempli proprement. J’ai aussi 4 sacs de 35kg de gravier (acheté avant) et trois sacs à gravats de mélange assez sale qui peut servir soit à rallonger le béton soit à compléter le hérisson (quoique c’est un peu trop sableux). Bref normalement c’est bon.

Plus qu’à finir le hérisson, donc…

Enduit à la chaux du mur du cabanon, côté poulailler

Episode 3 sur 9 de la saison réserve à bois

D’abord il fait trop chaud, puis il pleut des cordes, puis deux jours à 37 degrés… j’ai cru ne jamais y arriver. Aujourd’hui température annoncée 23 et pas de pluie les jours suivants : ce sera le jour de l’enduit chaux.

Une matinée perdue à expliquer à un fumiste (ça ne s’invente pas) en quoi consiste le DTU 24.1 et pourquoi j’aimerais beaucoup qu’il l’applique quand il viendra réparer le bordel qu’il a foutu chez nous avec son tubage, puis à découvrir que l’offre « prime à la casse » de GDF pour un changement de chaudière finissait aujourd’hui, jour où on a reçu le devis de l’entreprise qu’on choisit finalement, et donc à remplir à toute berzingue les papiers nécessaires en espérant qu’il ne joueront pas sur l’ambiguïté du dernier jour, puis un début d’après-midi où je m’étais engagée à cueillir des prunes chez une voisine… ne m’ont pas empêchée d’attaquer, et de finir en beauté quoique tardivement l’enduisage à la chaux du cabanon.

Ce mur de briques, commun avec le (futur-ex) poulailler-réserve à bois, fait en gros 4m2. Je m’étais dit que comme reprise pour me remettre à l’enduit chaux ça serait pas mal. Et puis ça a fait un test pour la bétonnière. Et effectivement, c’est quand même bien plus confortable de laisser le machin brasser à ma place, même s’il faut encore la nourrir, cette bête.Vu que les quantités sont plus importantes, ne pas hésiter à faire un mélange un poil trop mouillé, ça se conserve mieux et ça aide de toute façon pour les finitions. Le seul problème en fait, c’est de doser les quantités pour pas se retrouver à la fin avec trop de reste.

J’avais fini le décaissage, donc surface à peu près plate, dans laquelle rentrait presque tout pile l’échelle pliante jaune en forme de M. Une planche dessus et hop.

Une première passe pour sploutcher les joints les plus creux entre les briques et les combler les trous des briques faisant saillie, puis c’est parti pour l’enduit. Au début j’utilise ma technique des petites pâtons, sur la fin j’innove en étalant-plaquant carrément la chaux avec le platoir en bois (toujours avant de lisser à la truelle triangulaire). Bilan : au bout de 4 heures j’avais mon mur enduit pas trop mal, première bétonnière normale, deuxième un poil trop mouillé mais résultat j’avais fait une finition très bien lissée sur le bas.

La couche de finition qui change tout

Et justement côté finition je trouvais que c’était pas top : le look de ce que je fais jusqu’à présent, cad pas hyper lisse. J’ai donc attaqué (immédiatement pour profiter que la chaux n’était pas sêche et ne boirait donc pas trop) une tentative de couche de finition. C’est en fait un excellent moyen d’utiliser le reste de mélange qu’on a toujours en trop… ayant nettoyé avec un peu d’eau la brouette et la bétonnière, j’ai récupéré ce mélange très liquide dans le seau contenant déjà le reste, rajouté de la chaux et du sable fin jusqu’à arriver à la bonne consistance, et voilà ! Il faut environ un seau de maçon 1/2 (moi j’ai fait avec 1 mais c’est parce que j’ai pas tout fait) de mélange assez liquide, genre yaourt bulgare. Pour le coup le sable tamisé trouve son utilité. A noter qu’on peut mettre en proportion plus de sable que précédemment, ce qui facilite le mélange (la chaux pure dans un mélange mouillé c’est galère à mélanger, ça fait des grumeaux)

Pour l’application, après essai de pas mal d’outils, je conseille un platoir en plastique (ou métal) et une truelle triangulaire : on applique la matière avec le platoir en lissant vers le haut, et on lisse parfaitement avec la truelle (plutôt avec un mouvement vers le bas, alors que sur la couche précédent ou est plutôt vers le haut). On applique bien sûr peu de matière à la fois (c’est trop liquide pour qu’on puisse en mettre sur le platoir de toute façon), c’est juste pour combler les petites différences et donner un truc à lisser. Quand il y a de vraies différences d’épaisseurs on a un problème car le mélange liquide n’est pas vraiment fait pour combler les grosses épaisseurs : on peut le faire en deux fois, en laissant sécher pendant qu’on bosse ailleurs, mais c’est pas évident.

Arrivée en bas j’ai retrouvé une couche que j’avais bien lissée car l’enduit était assez liquide, et je ne voulais pas rajouter de matière car 1) je n’avais pas la place à cause de la gouttière 2) de toute façon j’arrivais à la fin de mon seau 3) il était 22h et on avait toujours pas diné. J’ai donc empoigné le pulvérisateur et j’ai entrepris de lisser la jonction entre les deux. Temps pour la finition : 1h-1h30. Consommation : presque un sac de 20l.

Comme c’est le mur test, je tenterais bien une peinture à la chaux (lait de chaux ?) avec des pigments, genre pour dessiner des flammes (puisque j’ai que du rouge et du jaune) :)

Poulailler : on commence par creuser…

Episode 2 sur 9 de la saison réserve à bois

Avant de pouvoir couler la dalle, il faut décaisser : j’enlève donc brouette après brouette de terre, que je mets dans notre potager surélevé. Au début on enlève un peu n’importe où, puis petit à petit on essaye de faire un rectangle régulier. Des ficelles m’aident à voir où je vais, des planches à ne pas avoir des pieds de 5kg : il est en effet tombé en quelques jours de quoi remplir entièrement le bidon récupérateur d’eau, le sol est très boueux. Les planches permettent à la fois de damer, de repérer les endroits à creuser, et d’avoir les pieds à peu près propres.

J’ai commencé par creuser en tournant autour du bidon, mais il a bien fallu me résoudre à le vider et le déplacer un peu plus loin, assez pour ne pas me gêner mais assez près pour… continuer à récupérer s’il pleut :  j’ai donc prolongé la descente, ce qui m’a obligé à fixer un peu mieux la gouttière (très provisoirement, avec un serre-joint).

Des voisins font des travaux et m’ont laissée récupérer ce que je voulais  dans leurs gravats : j’ai donc choppé des parpaings, des ardoises (provenant de leur terrasse), des pierres de meulière… et même des gravats ! (pour faire le hérisson). J’ai aussi pris des blocs de béton cellulaire : c’est léger et facile à concasser pour faire le hérisson, mélangé avec les gravats.

Feu le poulailler

Episode 1 sur 9 de la saison réserve à bois

Après une petite séance de cogitation il a été décidé, pour la transformation du poulailler en réserve à bois, de faire les choses bien : donc de démonter entièrement le poulailler (dont les pieds ne sont pas plantés dans la terre mais juste posés dessus, ce qui explique sans doute leur air penché), couler une dalle de béton et y sceller les assises de poteaux, peindre le mur derrière (au moins la partie qui est au-dessus des composts, donc visible)

Puis le remonter proprement, bien droit et prêt à recevoir une bonne réserve de bois, un bidon récupérateur d’eau, un ou deux range-outils, une (vraie) étagère tout en haut pour ranger une réserve de petit bois, et ce qui me passera par la tête de rajouter à ce projet (un rangement pour les grands pots ça serait pas du luxe par exemple, et un abri pour ranger le pique-pelouse hors d’eau mais… hors du passage aussi !). Il m’est encore venu plein d’idées… un petit dessin pour résumer.

Démontage

Donc, atelier numéro 1 : vider et démonter le bidule. Prévoir des gants épais, une pince à découper bien aiguisée, des lunettes de protection (les rameaux de bois restants se débattent), et une vaccination tétanique à jour ! On manipule en effet du métal bien rouillé…

Ne sachant plus où mettre le petit bois que je retire, j’ai fait dans le jardin un tas des sacs que j’ai remplis, protégé de la pluie par une bâche. Après avoir démonté mon étagère de fortune, je m’attaque au grillage bien rouillé et bien emmelé (il y a même du fil de fer barbelé !), et au grillage à poules (trop bien fixé aux montants). Vivement les encombrants pour faire le bonheur des récupérateurs de métaux avec tout ce bazar !

Puis c’est escabeau, et une clé à molette pour démonter le toit de plaques ondulées. La plupart des boulons sont protégés par un capuchon de caoutchouc qui leur a évité de rouiller : bien !

Comme il s’est mis à pleuvoir, le bidon, que j’avais soigneusement vidé, est à nouveau rempli… donc je dois transvaser l’eau dans un autre bidon afin de pouvoir le déplacer : il faut en effet bien nettoyer le sol (à la pioche parfois) pour avoir une surface plane et propre. Je remplis des sacs de cette mierdasse que j’évacue petit à petit.

Ce samedi, grâce à mon assistante-petite main qui peut tenir les morceaux à mesure que je réduis le squelette en lui cassant les os (la scie sauteuse reprend du service) le poulailler a vécu : je commence par découper les montants pour arriver à n’avoir que le mur de droite, que nous pouvons décaler afin d’attaquer la grillage à poules de façon confortable.

Puis à nouveau massacre à la scie circulaire et on se retrouve avec d’un côté un tas qui a bien enflé, et de l’autre… plus rien. Petite séance de pioche pour décompacter le sol, et voilà !

Petits calculs et réflexions

Ce qui suit est assez interne, à moins d’être passionné par les capillotractages vous pouvez arrêter votre lecture.

Dimensions de la surface : 180cm de large (cabanon), 210 de long (jusqu’au compost). Hauteur environ 210.
Capacité de stockage (le bidon et l’entrée en enlèvent) : 110 x 200 x 200 =4,4m3 soit 5,5 stères de bois en 50 (mais pas de rangement pour l’aérateur ni du petit bois).

Le positionnement du bidon n’est pas optimal, il réduit fortement la surface de stockage. S’il était à gauche de l’entrée : 180 x 160 =5,76m3 soit 7 stères et des poussières. Mais il faut pour cela prévoir tout un cheminement de toyo pour arriver jusqu’au bidon (bon en fait c’est pas la mort : deux fois 2m et deux coudes à 90°). Plus problématique : où va le trop-plein d’eau une fois le bidon rempli ? Actuellement ça se déverse dans le jardin (lilas, fougères). Si on déplace le bidon il faut prévoir une pente et un caniveau pour éviter la gadoue à l’entrée (et éviter de stocker un truc « à l’abri de l’eau » juste à côté).

Donc penser à prévoir quand je fais la dalle : un niveau légèrement surélevé par rapport à ce qu’il y a autour, une pente vers la droite et vers l’avant, et 2m de caniveau

Si on se garde garde 40 centimètres pour ranger l’aérateur [et l'indispensable tronconneuse si on veut pouvoir commander du bois en 50cm pour un usage en 25] à l’abri, on passe à

  • bidon au fond, espace devant : 110*160 (3.52m3, 4.4st)
  • bidon à gauche, espace devant : 180*120 (4.32m3, 5.4st)
  • bidon à gauche, espace au fond : 140*160 (4.48m3, 5.6st)

J’avais aussi envisagé de stocker du bois SUR le cabanon (sur des palettes et sous un petit toit), même si l’accès est moyen (le plus pratique étant par la fenêtre du bureau tout simplement…). A cause du poids faudra pas trop charger la mule mais on devrait pouvoir mettre une quantité intéressante, de une à trois stères (je cite : 1 stère/m3 de chêne pèse en moyenne 415 kg alors qu’une stère/m3 de sapin pèse en moyenne 290 kg). Et puis encore faut-il que le dit toit ne soit pas déjà couvert de tout un tas de bordel :

  • demi-bidons qui me servent l’été pour les plantes : trouver un moyen d’en suspendre une partie au-dessus du compost ?[sinon il reste un peu de place sur le toit],
  • fontaines d’eau qui devaient servir de mini-serres : balancer entre les maisons [fé],
  • deux cadres en bois : les associer au 3e pour faire ENFIN un potager surélevé ? [en projet],
  • grilles en bois : voir si je peux utiliser ce qu’il en reste après un an de stockage sous la pluie
  • On a bien dégagé le toit et vu qu’il représente une surface conséquente il sera intéressant de l’utiliser je pense même si on fait attention de bient répartir le poids

On peut aussi gagner du volume de stockage en mettant le toit (de la réserve) plus haut. Sauf que faut voir si on a envie de s’amuser à entasser du bois sur PLUS de 2m de haut, mais ça peut aussi permettre de stocker autre chose : petit bois (étagères ou suspendu comme sur mon croquis), mierdasses du toit du cabanon qui se trouve donc dégagé… l’objectif des 5m3, soit 5 stères complètes, soit 8 stères commandées, n’est finalement pas loin.

TODO list

  • courses : 2m de caniveau (12.50e chez Casto, 9 à 11e chez Leroy, plus de choix), 2*2m de tuyau de descente en 50 (4.40e LM), deux coudes à 90 degrés, colliers, ciment, gravier, ferraillage, voir fixations de poteaux
  • fixer la gouttiere !!
  • mettre la bétonnière sur la terrasse
  • réparer le mur du cabanon (fendu en haut), l’enduire à la chaux (échauffement) ?
  • si toit plus haut : démonter la bavette, prévoir de fermer (planches) la partie dépassant du cabanon
  • amener à travers le cabanon le câble elec pour l’éclairage (et tant qu’à faire ceux pour le passage dans le jardin par la tranchée, comme ça c’est fait)