Depuis le temps qu’on l’attendait !
Petite préparation : j’ai poussé tout ce qu’il y avait autour (canapé, piano, et tout ce qui était accroché au mur dehors…), démonté le survitrage, presque enlevé les persiennes (restaient quelques vis récalcitrantes, que René a achevé le jour dit), puis nous avons tout bâché en prévision de la poussière…
Et en fait même pas mal, René est très précautionneux, on a tout cassé de l’extérieur justement pour ne pas faire de poussière. On s’est un peu embêtés (genre on casse les briques mais pas le plâtre, qu’on n’achève qu’à la fin, de l’intérieur) mais résultat, zéro poussière.
On ne dirait pas parce que je ne suis pas sur les photos (peux pas être partout), mais j’ai bien sûr participé au cassage, avec l’entrain qu’on me connait pour cette activité ! On a commencé à la main puis le marteau-piqueur a permis d’aller un peu plus vite.
Au bout de deux heures, un grand trou aux petits oignons, à plus qu’à le maçonner bien comme il faut. Le tas de gravats, stocké dans un big bag, a été rangé en contenants plus transportables par Karine le lendemain.
Maçonner, c’est le boulot de René, que je me suis contenté d’observer à la dérobée, quand je n’étais pas occupée à mes propres ateliers. Pour les endroits les plus « chargés », il a rempli en gros avant de s’absenter (déjeuner ou nuit), et fait le « lissé » par-dessus, une fois sec. J’ai admiré le lissage à la taloche, que je n’arrive toujours pas à faire à la chaux. J’ai particulièrement apprécié le détail mignon du motif des briques repris dans le ciment ;o)
Le haut a été fait au plâtre pour éviter de se prendre le ciment sur la goule, et la marche finie le lendemain. Petit détail mignon : des patounes de chats, faites avec un modèle en patate. René, loin de s’offusquer qu’on vienne ainsi pourrir sa marche bien lisse, a prodigué ses conseils (tremper la patate dans de l’huile d’olive pour que le ciment ne s’y attache pas), donné le top départ (moment où le ciment était idéal) et réclamé une deuxième patoune ! Par contre après on a soigneusement protégé la marche pour… éviter que les chats ne viennent y marcher !
On a bouché le trou, les vendredi, samedi et dimanche soir, avec un panneau de jardin premier prix (qui sera placé sur le poulailler, rien ne se pert) calé par le canapé, et notre fameux rideau rouge. L’antivol était constitué de notre grosse cloche rapportée d’Inde, posée en équilibre sur un escabeau adossé au panneau : tu bouges le panneau, la cloche tombe et fait, croyez nous, un boucan d’enfer, d’autant qu’on a mis une plaque de métal (un bout de notre ancienne chaudière, qui sert vraiment à tout) pour protéger le parquet. Pour nous permettre de sortir un peu de chez nous, ma partenaire d’escalade Karyn est venu réviser son concours à la maison et faire la « chienne de garde » ;o) samedi soir et dimanche aprem : merci Karyn !