Archive pour la série poele à bois

Le petit ramoneur

Episode 14 sur 14 de la saison poele à bois

J’ai ramoné le conduit et la cheminée du poêle aujourd’hui. Tout va bien, je pourrai ne le faire qu’une fois par an (en été) ou moins car il n’y a pas trop de suie.

Pour la technique, je ne sais plus sur qui j’ai copié : après avoir démonté et nettoyé les éléments noirs, j’ai percé un seau et je fais passer les tiges par ce trou. Pour améliorer le montage, j’ai scotché un sac poubelle autour du conduit et mis le seau dedans. Je dois bien sûr le percer aussi… Il tombe un peu de suie par ce trou quand je bouge la tige mais ça va.

J’ai enquillé quatre tiges et apparemment c’est bien ça arrive presque au bout du conduit. Je n’ai pas trop insisté car j’avais peur d’abîmer le conduit, mais la suie se détache bien.

Plus qu’à faire les deux cheminées et on sera totalement autonomes…

Cuisine au poele !

Episode 13 sur 14 de la saison poele à bois

Une semaine de températures polaires… pour nous cela signifie tester l’isolation (la mini isolation de l’entrée est appréciable, la non-isolation de la porte d’entrée se fait douloureusement sentir, malgré le rideau : j’ai tenté de poser de la laine de bois rigide derrière celui-ci, en espérant que le rideau protège l’isolant des attaques des chats), « faire du bois » à un rythme soutenu (et se replier sur la réserve du sous-sol en cas d’urgence) mais aussi… faire la cuisine !

Plat, dessert, ça cuit tout doucement, parfume la baraque et nous accueille encore chaud le soir. On relance le poele, et le temps d’un petit apéro les plats ont réchauffé… Le plus dur est de trouver des plats qui rentrent dans le four et de tenir le rythme niveau vaisselle. En rusant j’arrive à faire tenir deux plats en même temps.

Assurée de températures de 100 à 150 degrés dans mon four, j’ai testé cette semaine des recettes de tous les styles :

  1. bon, toujours mon riz au lait aux épices
  2. une tentative de garniture d’Afelstrudel : pommes et fruits divers, raisins secs, sirop… slurp avec un yaourt !
  3. une ratatouille fondante à souhait (avec romarin et thym du jardin) : parfum de garrigue toute la journée
  4. un cake aux olives et pruneaux
  5. deux petits fenouils à la sauge, romarin et thym (herbes du jardin de devant, je ne me lasse pas de le préciser)
  6. un crumble aux pommes-questshes-cerises avec option amandes effilées et raisins marinés au rhum, parce que j’adore détourner les recettes
  7. des paupiettes, qui ont mijoté toute la journée avec oignon blanc, carottes, herbes et vin blanc…

L’avantage du poele, c’est que les chats ne risquent pas de venir y voler un plat en train de cuire ou mis à réchauffer, n’est-ce pas Karine ? (qui s’est fait voler 1/2 tarte aux légumes par Vega le WE dernier et lui en veut encore ;o)

Il chauffe, Marcel !

Episode 12 sur 14 de la saison poele à bois

Bon c’est bien gentil un poele à bois, mais quand il ne fait pas vraiment froid, c’est un peu facile ! Cette semaine c’était le vrai test, des températures négatives la nuit et pas bien hautes le jour.

Et bien ça marche ! Karine a appris à allumer le poele, même quand elle se lève à l’aube (chapeau !), elle le charge à bloc en partant et je prends la  relève après. Dans la journée il faut nourrir la bête qui est assez gourmande (et donc ne pas s’autoriser à sortir, quelle que soit la raison, sans revenir avec une brassée de bois), mais on finit par obtenir une température agréable.

Le plus compliqué c’est le soir, mais ça ne tient pas aux froids hivernaux, c’est tous les soirs pareil : c’est juste que la chaleur veut bien monter l’escalier mais après elle reste bloquée là comme une conne et ne va pas jusqu’à la chambre qui est tout au fond. Donc on a fini par craquer : un bon petit radiateur électrique soufflant nous met la chambre à bonne température en dix minutes, ça reste raisonnable comme conso.

Je me creuse la tête pour trouver comment transmettre cette chaleur à l’étage, mais à part faire des trous dans le plafond je vois pas. Si vous avez des idées on est preneuses…

 

Des nouvelles de Marcel

Episode 11 sur 14 de la saison poele à bois

Comme on avait tout fini au niveau gros oeuvre autour de lui (les finitions genre carrelage seront faites au printemps, quand on coupera le chauffage et le poele), le WE dernier on a descendu Marcel de son piédestal à roulettes (avec le diable) pour l’installer enfin à sa place définitive.

Vidage de toutes les briques réfractaires ou non, nettoyage de la zone, mise en place du puzzle en carrelage-sur-liège, et enfin mise en place de la bête. Un bon point : une fois en place sur le carrelage, Marcel se laisse glisser assez facilement pour les derniers réglages de position.

Côté conduit j’ai rajouté le bout de 25 cm acheté exeprès, bataillé encore une fois avec le zoom qui soit veut pas glisser, soit veut pas se fixer : quelques jurons plus tard il était enfin en place. On a mis deux bouts de carrelage en gris cérame gris foncé sur les côtés pour s’habituer au rendu, quelques objets de déco qui craignent pas la chaleur (verre, céramique, pierre de lave) sur le poele, et c’est bon, lui il est prêt pour l’inauguration.

Allumage et top down

A force j’arrive à maitriser l’allumage (la porte entrouverte, ce qui crée un courant assez fort, et non simplement ouverte, semble la clé, avec le petit bout de palette qui va bien, le carton de boite d’oeufs ou de rouleau de « Sopalin », les pommes de pin et les bouts d’écorce.

C’est plus compliqué par contre de réaliser de jolis (et efficaces) top-down : je suis grandement aidéepar les demi-bûches que j’ai découpées à la scie-sabre, qui me permettent de faire un joli triangle dans le fond. Mais il suffit d’une braise qui enflamme une bûche du bas et mon top-down devient un « tout qui brûle en même temps » et c’est fichu, ouiiinnn.

Du fait qu’il est ouvert, le « four » (pardon, le « garde-les-plats-au-chaud » me remontrance le SAV Le Marquier…) ne monte pas à plus de 100 degrés, parfois 130 quand il est en forme (ou plutôt quand il a plein de bûches à manger en même temps) : preuve par le thermomètre.

On est donc à la recherche de recettes de trucs qui doivent mijoter longtemps mais pas chaud, genre 100 degrés.

A noter, un record à 170 degrés un jour, après plusieurs heures de chauffe : la preuve en photo (zommer pour lire le thermomètre). Je pense que pendant les grands froids, quand on va le faire tourner à fond, on va atteindre les températures intéressantes…

 

Autour du poele : le muret qui se transforme en banquette

Episode 10 sur 14 de la saison poele à bois


Ca faisait un moment que me trottait dans la tete l’idee de transformer le muret accumulateur du poele en muret + banquette pour s’asseoir et enfiler ses chaussures (le dos au chaud et pas assis dans l’escalier).

Après l’essai du poele il s’avère que grâce aux doubles parois (pas prévues), le poele ne chauffe pas énormément sur les côtés, donc 15cm de profondeur en masse de récupération, ce sera largement suffisant (10 suffirait même, mais j’ai pas envie de m’emm… à recouper mes briques. Quoique).

Donc je ne ferai qu’un rang de briques, et derrière la banquette : en béton cellulaire, coupé en arc de cercle pour pouvoir avancer dans le couloir (sinon on n’a pas la place de poser ses fesses confortablement. Je ne veux aucun commentaire à ce sujet).

J’ai donc été chercher deux grandes équerres bien solides que j’avais récupérées, pensant à l’époque en faire un support d’étagères à bordel bien lourd. Une était pile poil à la bonne dimension pour rentrer dans les parpaings et renforcer l’assise. L’autre était au peu trop longue pour rentrer dans les parpaings, j’ai donc dû la découper à la meuleuse, et j’en ai profité que j’étais harnachée pour aiguiser mes outils : coin éclateur, fer de marteau piqueur et de perfo, etc.

Entre-temps j’avais enfin fini de tamiser mon sable, de le faire sécher et de le tasser dans les parpaings. En effet, le sable a une structure bien particulière et il ne va pas forcément bien dans tous les coins : il faut l’aider pour cela, en enfonçant une tige qui va bousculer les grains et obliger ceux du fond à mieux se ranger (un peu comme les idiots dans le RER qui restent sur les plate-formes au lieu d’avancer entre les rangs de sièges ; ceux qui prennent la B et la A voient tout de suite de quoi je parle). Donc après avoir calé mes équerres j’ai bien tout rempli de sable, bien tassé, remis du sable, bien tassé, etc.

Enfin j’ai fait un fin lit de mortier pour fermer tout et emprisonner les équerres. J’en ai profité pour lisser le bord des parpaings qui n’était pas complètement fini.

Muret de briques creuses

Finalement je me suis embêtée à recouper mes briques. Et comme j’avais peur qu’en les collant dans le sens de la hauteur elles ne tiennent pas forcément, j’ai décidé de les armer (un flingue chacune, ça devrait suffire non ? Je déconne). Donc j’ai mis en place la première brique, j’ai pschitté dedans avec une peinture en bombe, ce qui a fait une marque sur le ciment, et j’ai fait un trou pour y glisser un fer à béton.

Puis un lit de mortier mou, et pas mal sur le côté de la brique et le mur, et je tente de coller ma brique. Quand je suis satisfaite de son placement j’enquille le fer à béton, je lui tape sur la tête pour qu’il descende dans le parpaing, et je rajoute du mortier (assez liquide pour qu’il aille au fond) dans cette alvéole pour le fixer. J’ai même la place de tasser avec une tige de métal.

J’ai donc installé comme ça la première brique, et j’ai laissé sécher. D’abord, pour voir si ça tenait bien, ensuite en attendant d’être allée acheter d’autres fers à béton. Une fois tout bien sec j’ai rempli  les alvéoles de sable tamisé (Dieu ce que ça consomme, et que j’en ai marre de tamiser…)

Mauvaise surprise avec le fer à béton vendu en 3m de longueur. Gloups. Ca rentre tout tout juste dans la voiture, avec l’angoisse de péter le pare-brise au moindre coup de frein. Bon, quitte à couper des tronçons dans cette barre (toujours à la meuleuse), je les ai faits pile à la longueur pour ne pas avoir besoin de les recouper après, contrairement au premier. Puis re-bombe, re-perçage de trous et re-atelier mortier.

La première brique se place sans problème, la deuxième ne veut pas tenir en place : je mets deux heures à forcer un peu de mortier entre elle et sa copine, et je me prépare à voir tout se déliter quand ce sera sec.

Avec le reste de mortier je ferme la première brique (qui était bien remplie de sable bien tassé).

Le lendemain à ma grande surprise tout tient fermement.

 

 

Une fois coupé le fer qui dépasse, à la meuleuse, et rajouté-tassé-rajouté-tassé du sable tamisé, il ne me restait plus qu’à fermer au mortier,

 

 

 

 

couper et coller la banquette en béton cellulaire…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et rebrancher le poele et faire une grosse fête d’inauguration !

 

 

 

Autour du poele : range-bûches et bar

Episode 9 sur 14 de la saison poele à bois

Comme d’hab, j’ai profité que Karine s’est absentée un WE pour (mettre un boxon pas possible dans le séjour) réaliser des travaux assez salissants sans être obligée de faire le ménage/rangement tous les soirs et (faire des folies dans les magasins de bricolage) profiter du dernier jour des promo Castofolies pour réaliser quelques judicieuses emplettes, dont du carrelage en grès cérame noir à 7 euros le m2.

Nouvel accès au bar

L’essai du poele nous a aidées à décider où faire notre range-bûches (et montré que c’est vraiment bien pratique de les avoir à cet endroit). Le range-petit bois d’allumage est aussi indispensable, c’est bien d’y avoir pensé, quant à l’espace sous le poele, il ne peut accueillir que des bûches très courtes car elles ne doivent absolument pas dépasser, because chutes régulières de braises quand on ouvre la porte.

Donc range-bûches : j’ai commencé à monter la cloison en béton cellulaire, toujours sur un U de plastique lui-même posé sur une semelle de liège (puisqu’on est sur le parquet). Il commençait donc à devenir urgent de réaliser un nouvel accès pour le bar.

Je me suis finalement décidée pour une grande ouverture rectangulaire avec une charnière à piano en bas, qui permet d’accéder aux deux étagères en même temps. J’ai donc dessiné un grand rectangle qui passe au ras des différentes équerres, et j’ai fait la découpe au Multi. Cet outil, s’il ne découpe pas vite et vous casse la tête avec son bruit de moustique, permet de travailler sur du matériel déjà monté et de faire des découpes fines : avec une scie sauteuse j’aurais fait un massacre. J’ai commencé par installer un petit système d’aimant pour retenir la porte.

N’ayant pas le temps de chercher parmi mon bazar si j’avais une chute de charnière à piano (je suis sûre que oui en plus), j’ai profité de mon passage à Casto pour en acquérir une, l’ai récoupée à la bonne longueur et l’ai installée. J’ai bien bien galéré pour la fixer pile poil… Après j’ai fixé une petite poignée assortie à celles de la cuisine (quoique plus petite) (elle n’est pas sur les photos ici mais en bas de l’article).

Range-bûches

Côté range-bûches j’ai découpé plusieurs épaisseurs de moquette aux dimensions du trou pour protéger le parquet, et tant que j’y étais, le mur.

Et j’ai donc fini cette petite cloison. Le coin est en arc de cercle : non seulement c’est plus joli, plus pratique, mais ça m’a coûté zéro effort. C’est à peu près comme ça qu’une plaque sur laquelle on s’est assises avait cassé. Adopté ! Bon, il est temps que les travaux s’achèvent : ma réserve de plaques en 5cm est épuisée, je bosse avec des chutes pour fermer le côté de la gaîne technique.

Prolongement de l’évier : électricité

Puis j’ai attaqué la création du coin extension de l’évier, qui attendait juste d’être achevé depuis… deux ans ! D’abord, une mise au propre de l’électricité (y’en a pas mal par là).

Donc j’ai ENFIN collé les fils de l’éclairage de l’arche au pistolet à colle (acheté il y a deux ans…). Rien de sorcier, si ce n’est qu’il faut prévoir pas mal de bâtons de colle au départ car le système pousse la l’arrière, donc on en a toujours un qui sert juste à pousser (il aurait été plus malin de prévoir un petit poussoir comme dans les agrafeuses, mais ce n’est peut-être pas possible à cause de la chaleur). En tout cas ça marche impec et ça fait tout propre.

Puis mise en place définitive de l’interrupteur (éclairage de la cuisine et de l’arche). Tant que j’y étais, puisque j’avais la place, j’ai rajouté une prise (pas du tout dans la norme ça, une prise sur un circuit d’éclairage, mais c’est pour les besoins ponctuels). Punition : galérer pour aligner les deux… J’ai aussi fixé le transfo et la prise de l’éclairage de l’arche à la planche du fond, ça fait plus propre que se balader même si c’est dans un vide technique.

Tant que j’étais dans l’élec j’ai ENFIN connecté l’éclairage de la cuisine au joli interrupteur rouge choisi par Karine, ainsi que l’éclairage de l’entrée. Juste deux ans que ça attendait…

Prolongement de l’évier : bois

J’ai fixé ce petit bout de planche avec une équerre, puis j’ai attaqué l’autre côté, pour fermer le coin. La planche choisie étant trop épaisse (j’ai choisi de la faire aller aussi le long du mur) il m’a fallu ressortir la défonceuse pour en réduire l’épaisseur. J’ai pas pris de photo, mais Xavier s’en est chargé et vous explique tout ici (avec les fôtes d’ortografe en prime…) et on trouve plein d’astuces ici. J’avoue que sur la fin j’ai sorti le Multi pour égaliser le tout. J’ai fait aussi une rigole pour accueillir les fils de l’arche (que j’ai donc collés là aussi) et enfin fixé un aimant pour la maintenir en place : elle sera très rarement ouverte, mais j’ai besoin de pouvoir accéder en cas de problème électrique avec l’éclairage de l’arche, et pour fixer le plan de travail.

J’ai sélectionné dans mes chutes de plan de travail une de la bonne largeur et l’ai recoupée à la bonne longueur à la scie circulaire. Avant de fixer définitivement ce bout de plan de travail, je le nourris à l’huile de lin, en plein plein de couches comme son copain (ici en cours d’huilage, et donc placée dans le mauvais sens : la moche découpe à la scie circulaire sera bien sûr côté mur).

J’ai réussi à glisser entre les deux boîtiers électriques un système de fixation qui remplace avantageusement une équerre, parce qu’ils se compose de deux éléments indépendants, et que  pour tout serrer il y a juste une vis horizontale pour relier les deux. L’horizontale étant le seul sens où je peux visser quelque chose dans la petite boite que je viens de créer…

J’ai aussi collé un morceau de béton cellulaire au bout du range-bûche, au retour du mur, à niveau avec le plan de travail.

J’ai préparé l’installation de la crédence en découpant celle-ci ainsi que les deux rails, qu’il a également fallu percer, et j’ai percé le mur pour pouvoir fixer les rails.

Et puis j’ai fixé la rallonge du plan de travail : avant de serrer la vis du bidule, j’ai mis un gros filet de silicone sur le plan de l’évier, un sur le mur, puis j’ai tout plaqué et bien serré avec deux grands serre-joints : le silicone servira à la fois de colle et d’étanchéité. Puis j’ai fixé les rails de la crédence et siliconé le rail du bas et la jonction entre les deux plans de travail. Hop le soir c’est sec et tout beau.

Inauguration du poele : chauffe, Marcel !

Episode 7 sur 14 de la saison poele à bois

En cours de montage du muret accumulateur du poele, je me suis dit que ce serait pas mal de tester ce dernier, pour voir s’il fonctionne, si c’est vraiment la peine de s’embêter avec un mur de 30cm, à quelle distance on peut mettre la limite du range-buches, toussa…

Karine a décidé de donner un petit nom au nouveau compagnon de nos soirées, voici donc des nouvelles de Marcel le poele ;o)

Donc on l’a mis en place en le laissant sur le chariot, on a connecté les conduits (des petits soucis avec le zoom, qui ne voulait pas tenir, mais j’ai fini par comprendre commet il fonctionne), et hop ! J’ai testé pour l’occasion l’allumage en top-down, et il faut avouer que c’est bluffant, même si le démarrage est un peu délicat.

On a d’abord fait une flambée avec trois petites bûches, c’était gentil mais ça chauffait pas des masses. Puis on a rajouté deux autres buches et là ça c’est mis à bien chauffer. Le four fonctionne bien : mon café a chauffé, les galets et les briques que j’y ai mis pour accumuler la chaleur aussi. Les buches y étaient pour les sécher, elles avaient pris la pluie. Pour savoir précisément à quelle température on monte je vais faire l’acquisition d’un thermomètre de four. Un très bon point : même au coeur d’une belle flambée, la poignée (ou au moins le bout de celle-ci) reste froide.

Le coup de flip

Le problème c’est que ça s’est mis à fumer. Pas mon conduit, le poele lui-même. Et à sentir bizarre (pas beaucoup, c’est Karine qui a repéré). Il y a une petite fuite sur la gauche de la porte, par où sort de la fumée et de la chaleur : à force le métal du poele n’était plus de la même couleur, j’ai pu prendre des photos pour montrer au SAV. Vu le nombre d’intermédiaires entre le constructeur et nous (Bronpi-Le Marquier-LeroyMerlin-nous) je sens que ça va être rigolo comme intervention…

On verra ça quand le feu sera éteint, car une fois que c’est lancé on ne peut plus trop ouvrir la porte : l’arrivée d’air frais attise brutalement le feu et des braises en profitent pour sauter dehors. Comme on n’a pas mis de protection devant, on va éviter…

Une fois le poele refroidi j’ai été examiner les joints de la porte, qui sont effectivement mal fixés à l’endroit susdit. Donc je l’ai un peu titillé et on a retenté une flambée (autant reproduire l’incident plusieurs fois avant d’alerter tout le monde). Tout s’est bien passé mais faut avouer qu’on l’a pas lancé à bloc non plus ;o)

Bilan de quelques flambées

Pour l’instant pas de nouvelle fuite. C’est trop agréable de monter chauffer son lit avec des galets bien chauds ; atelier couture en perspective : faire des petites poches en tissu pour mettre les dits galets, car on ne peut pas les prendre direct à la main.

Niveau autonomie, en le laissant à minuit avec une grosse bûche et l’air ouvert au tiers il y a encore des braises (et la bûche pas finie de brûler, donc faudra mettre plus d’air) à 4h30 du matin, et les briques du four sont tièdes. Suffit de mettre un peu de petit bois et une petite bûche, et c’est reparti !

Par contre quand il faut faire un nouvel allumage c’est plus compliqué, on ne maîtrise pas encore très bien : le papier se consomme sans faire de flammes et donc ça ne démarre pas, c’est laborieux. La faute sans doute notamment à une arrivée d’air insuffisante : même à fond ça ne suffit pas, il faut souvent ouvrir la porte et souffler, même en cours de combustion. Il faudra que je cherche comment créer une deuxième arrivée d’air. En attendant le seul moyen d’avoir un allumage pas trop laborieux est de bien laisser un espace entre les bûches pour que l’air puisse monter de la grille. Ca rend problématique l’installation d’un top-down car dans un foyer triangulaire on a beaucoup de mal déjà à mettre deux bûches l’une à côté de l’autre en réservant cet espace, mais alors pour en croiser deux autres au-dessus… il va falloir que je trouve un moyen pas trop galère pour recouper mes bûches en deux (cad pas à la tronçonneuse car j’ai vraiment pas confiance dans cet outil. On m’a prêté une scie-sabre électrique, je vais voir ce que ça donne).

Entretien

Vitre : papier journal mouillé et cendres. Ne pas appuyer mais frotter doucement plusieurs fois, à force ça part. Parce que bon, le coup de la grosse flambée qui est censé nettoyer magiquement la vitre, 1) on peut pas quand le poele est en rodage, 2) on peut pas quand y’a plein de maçonnerie qui sèche autour, 3) quand on part se coucher ça finit forcément par brûler au ralenti… Quand à la soit-disant seconde arrivée d’air censée éviter le noircissement de la vitre, hahaha ! ca fait juste de petites vagues plus claires à cet endroit : donc bonne idée mais il faudrait que les trous soient trois fois plus grands, mec !

Pour ne pas trop salir la vitre on a trouvé le truc : mettre une bûche ronde le long de celle-ci. Outre que c’est le seul moyen d’espérer en mettre une autre à côté et pouvoir encore allumer, si on la laisse toujours là sans la pousser au milieu le côté le long de la vitre ne brûle pas et la masse de la bûche dévie la fumée qui ne vient pas lécher la vitre. On peut bien plus espacer les nettoyages ainsi. Bon par contre le côté « vitre brûlante on a bien chaud » est perdu, au profit d’une chaleur plus diffuse, moins intense. Et c’est strictement l’inverse de la « flambée de folie qui nettoye la vitre ». On verra quand on pourra se permettre de la tenter, celle-là.

Par contre je confirme que le coup de la flambée qui nettoye ça marche, et ce quel que soit le support : les plaquettes réfractaires que j’ai rajoutées dans le poele étaient toutes noircies, après une bonne flambée elles sont revenues à leur couleur originale (ocre).

Poele à bois : suite du muret

Episode 6 sur 14 de la saison poele à bois

C’est sous haute surveillance (d’autant que le matin même on venait de m’ôter mes points) que j’ai repris ma meuleuse, dûment équipée de chaussures aussi montantes que possible (parmi les rares que je peux enfiler). Je devais couper un bout de carrelage qui ne voulait pas obéir à la carrelette, j’en ai profité pour réaliser toutes les découpes de briques que j’avais encore à faire. Karine m’ayant gentiment rempli une grande poubelle d’eau, j’ai pu y mettre à tremper les grandes briques.

Les pieds et le béton cellulaire

Et donc j’ai enfin pu finir mon pied de muret, et lisser l’entre-pieds avec le reste de mortier. Pis le lendemain j’étais bonne pour recommencer en partie car une partie n’avait pas tenu. Bizarrement il faut vraiment que le mortier soit hyper-liquide pour que ça tienne. Donc je re-place ma brique et mes deux quarts de mulots, scrogneugneu ça va tenir oui ?!
Sur la photo on voit également un des carreaux de carrelage qui fermeront le restant du « trou » : j’avais un surplus de colle quand je faisais le sous-sol alors hop !

En attendant je monte le muret en béton cellulaire, ça c’est pas chiant, ça se coupe à la scie sauteuse, ça se laisse monter gentiment avec son mortier-colle perso, franchement que du bonheur. Je fais environ 60cm de haut chaque jour pour lui laisser le temps de bien sécher avant de monter plus haut, en parallèle avec mon travail sur le muret.

Le muret

Une fois les pieds secs je vais pouvoir monter le reste du mur. Ce sera quoi le reste ? Et bien :

  1. deux parpaings de 15cm sur 50cm de long. Le bout de chacun sera comblé par une brique recoupée. Les parpaings seront remplis de sable fin
  2. puis des briques creuses mises dans le sens de la hauteur (50cm) pour pouvoir aussi les remplir de sable. Elles font 15cm de large comme les parpaings, donc on peut aussi les mettre par paires, et 20 de long, mais j’ai pu en recouper deux à 13cm (en enlevant un rang d’alvéoles), donc ca donne 20+20+13+2cm de joint = 55

Petite explication sur ces choix, qui ont demandé d’intenses réflexions : les briques creuses existent dans les mêmes dimensions que les parpaings (15*20*50) et dans d’autres, et ont une meilleure inertie que les parpaings. Par contre le sens des creux n’est pas le même. Un parpaing se remplit par le haut une fois posé à l’horizontale. Une brique posé dans le même sens a les trous sur les côtés : pratique pour remplir ! Mais par contre, si je mets cette brique verticalement, je peux la remplir. Elle prend alors 50cm de haut.

Or il se trouve que 50+20+19 (les pieds) = 90, le poele faisant 92cm de haut, c’est-y pas beau ? Donc j’ai pris des parpaings pour la première ligne pour faire une sorte de linteau et des briques pour le rang suivant. Pour la longueur il a fallu ruser, comme expliqué plus haut, en raccourcissant celles-ci et allongeant ceux-là.

Parpaings

C’est le jour des parpaings. Je pose un lit de mortier et un parpaing de 15, puis un autre à côté. Les parpaings sont posés à l’envers afin de pouvoir les remplir de sable. Ils sont finalement pas mal écartés l’un de l’autre, je dois donc improviser un coffrage par en-dessous pour récupérer le mortier que je mets entre les deux. L’espace à combler avec les briques recoupées étant assez conséquent, je décide de mettre celles-ci de travers pour fermer l’espace, et de remplir celui-ci plus tard de sable comme les parpaings. De l’autre côté  je finis par trouver le coup de main pour faire tenir du mortier (toujours aussi liquide) à la verticale pour combler les vides et avoir au final un à-peu-près-rectangle.

Je laisse le mortier sécher et au bout de quelques heures je remplis les parpaings de chutes de briques et de sable fin. Argh j’en ai pas assez du tout, il va falloir retourner tamiser. Rajouter un peu de chaux aérienne pour tuer les bébettes qui auraient pu s’y cacher.

Et là avant de continuer (et en attendant de pouvoir tamiser le sable qui n’est plus accessible pour cause de livraison de bois) on se dit qu’on va tester le poele pour voir comment il réagit, à quel point il chauffe etc.

Poele à bois : la bête, le début du commencement du muret… et le drame

Episode 5 sur 14 de la saison poele à bois

A peine commandé, le poele était arrivé. Une fois la porte d’entrée installée et le seuil bien sec, on a donc été chercher la bête. Quelques surprises à l’arrivée :

  • une étiquette « 9kWh, rendement 80% » pour un poele annoncé à 7 et 70. Qui croire ? J’espère juste qu’on ne finira pas en maillot quand il tournera à bloc…
  • zéro mode d’emploi (enfin si y’en a un, mais il est commun à toute la gamme poels/inserts) et des pièces à monter dont on ne sait pas où elles vont… un machin triangulaire : Karine trouvera que c’est le déflecteur et Léo où le mettre, et des pierres réfractaires : vérification faite sur le ECO 3 en magasin, elles vont DANS le foyer. Sauf que non, le notre a une double paroi, donc pas besoin, et nos pierres ne sont pas dans la même matière, elles sont pour la sole du four (je ne l’ai trouvé que parce que ça rentre pile poil, merci le puzzle)
  • le réglage du débit d’air en mode super-cheap, avec un morceau de métal trop petit, ce qui l’empêche de coulisser correctement. J’espère qu’un peu d’huile résoudra le problème (oui, ça résoud)
  • Sur les deux côtés (les « dos »), des plaques ventilées : bon ça, ça signifie qu’on pourra rapprocher le poele du mur. En effet, ce modèle a des doubles parois, contrairement au modèle de face. Super logique, et indiqué nulle part, mais ça tombe plutôt bien.
  • Oui ça tombe bien car la mauvaise surprise vient du tubage : non seulement il démarre du bas du four et non du haut du poele (obligées de rendre un tube de 25cm pour l’achanger contre un de 50, sauf que Leroy est en rupture, bon, un autre jour alors), mais il ne s’aligne pas avec la sortie de toit, même en retirant le tube de 25cm que j’avais ajouté entre les deux angles. Il faut dire qu’on n’a pas énormément de choix : soit on descend tout droit (à la le poele est au milieu du salon), soit on rajoute deux angles (et on doit pas mal rapprocher le poele du mur, en tout cas à moins de 15cm). A suivre…
  • La hauteur du range-buche sous le poele : 20cm seulement, alors que je pensais 30. WTF ? Ben juste ça change la hauteur des pieds en briques de mon muret…

Bon, on s’y met ?

Je commence par monter un peu de béton cellulaire de 5 cm : à gauche sur le mur (je dépasse le bout du mur de 7cm pour fermer le coin). Pour protéger le parquet, j’ai mis une bande de liège sous le plastique en U qu’on met sous le carreau (le carreau est donc collé un peu au U mais surtout au mur). Ensuite je colle son copain de 7cm, perpendiculairement : il fait 25cm de large, il repose donc uniquement sur la chape, donc là j’encolle généreusement le U en plastique au sol. Et je charge aussi en colle sur le mur.

Le tour d’après, j’inverse : un grand de 7cm et un petit de 5, pour croiser sur le coin. Puis je prépare les briques et les mulots qui ont besoin d’être recoupés, et je mets à tremper ceux qui serviront en premier.

Puis je monte les deux pieds en briques. En effet, comme le poele ne commence à chauffer qu’au-dessus de 20cm (en-dessous on range les buches) il est inutile de faire un mur plein dès de début. Donc je fais deux pieds, entre lesquels on pourra ranger des trucs (accessibles côté couloir) : petit bois, papier, allumettes…). Les briques font 10,5cm de large et sont séparées par un espace de environ 34cm. Ce qui fait au-dessus un muret de 55cm (bon en fait 56.5 mais on va pas chipoter), composé de parpaings et de grandes briques creuses (c’est elles qui imposent la longueur du muret).

A part le béton cellulaire qui a son mortier-colle perso, je monterai tout (briques, parpaing) au mortier bâtard, cad moitié ciment-moitié chaux (et toujours 4 parts de sable, plus ou moins fin selon les besoins. Edit : au final, ce sera 2 parts de sable tamisé)

Les pieds en briques

Revenons à nos pieds. Les briques font 5.4 de haut, semelle et joint font 1cm : je fais 3 rangs, ce qui donne en hauteur (5,4+1)*3= 19,2cm. Comme une brique fait 22cm de long, et mon muret 30-31, je ruse en ajoutant un demi-mulot (5,4cm) et un demi-demi-mulot. Pour éviter de coller sur le parquet, le premier rang commence par une brique sur la chape, et son mulot a déjà été collé par en-dessous sur la brique du dessus.

Gné ? Keskédi ? C’est la réaction de Karine à la lecture de ce paragraphe, et je suppose celle de beaucoup d’autres qui n’ont pas osé me le dire. ‘Scuzez, quand on est dedans c’est limpide mais c’est vrai que ces mulots et demi-mulots c’est pas forcément clair. Je me suis donc fendue d’un petit dessin qui je l’espère, éclairera tout :

Bon, ça c’est la théorie. En pratique, j’ai eu beau m’y reprendre à trois fois, tamiser le mortier, surveiller la consistance du mélange, le mulot ne veut pas tenir par en-dessous. Un seul a tenu, de l’autre côté j’ai du me résoudre à le coller sur le sol. Comme c’était côté mur, j’ai pu m’appuyer au béton cellulaire, et à la brique que je venais de poser, puis j’ai posé dessus la deuxième brique, alignée sur le béton cellulaire.

Côté salon par contre ça a bien voulu tenir mais… Ben oui c’est le drame, pour l’aider à tenir j’ai collé cet ensemble à la brique du dessous et je me retrouve donc complètement décalée (ceux qui ont suivi savent qu’il aurait fallu un demi-demi-mulot de plus pour faire la longueur, et donc se coller en hauteur mais garder un vide en largeur). Bien sur je me suis aperçue de cela trop tard, après que le ciment a (enfin) pris.

Je me suis donc résolue à faire le troisième rang, de ce côté, avec une brique + une brique coupée juste à la mesure, le tout placé de façon à offrir le meilleur soutien à mon mur qui ne tiendra vraiment sur pas grand-chose au final. Je tenterai de remplir l’espace en-dessous par des demi-demi mulots, dont je sais que je ne pourrai les faire tenir par en-dessous, donc je tenterai de les maçonner sur un bout de liège. Bricolage infâme, si vous connaissez un maçon ne lui racontez pas ce que je fais…

Et le pied en…

Donc je pars sur la terrasse couper ma brique à la meuleuse. Et c’est là que le drame arriva : à un moment, je ne sais pourquoi, la meuleuse a rebondi sur la brique et m’a sauté des mains ; réflexe, j’ai bondi en arrière, mains hors de portée. Je retrouve la meuleuse par terre, tournant furieusement sur une dalle de terrasse qu’elle est en train d’entamer. Oui, le problème de cet outil c’est qu’il n’a aucune sécurité pour s’arrêter en cas de problème, c’est pourquoi comme je tiens à mes doigts je m’en sers le moins possible. Je me jette sur la multiprise et débranche le monstre. Et c’est en venant voir les dégâts que j’ai aperçu mon pied droit, sur lequel la meuleuse avait apparemment rebondi deux fois. Bien sur, je ne portais pas de chaussures de sécurité (deux claques), j’étais même en claquettes (encore deux baffes) : comme quoi je ne suis pas encore assez parano avec cet engin.

Je ne sentais absolument rien, mais vu que ça faisait vraiment une jolie leçon d’anatomie ces deux sourires, j’ai sautillé jusqu’au téléphone puis jusqu’à la porte et finalement la grille, éclaboussant le sol de sang au passage (au retour on aurait dit une scène de crime : Cluedo, Melle Lebrun, sur la terrasse, avec la meuleuse -le chandelier c’est has been). Ma mère, libre de toute activité pour une fois, m’a menée aux urgences, où j’ai été très entourée dès qu’on a dit « accident de meuleuse », et où j’ai pu admirer la dextérité du médecin pour faire les noeuds de mes points avec deux pincettes (faut que j’arrive à faire pareil quand je couds, c’est trop la classe).

Bref, me voici une fois de plus abonnée aux béquilles et interrompue dans mes travaux, en plein élan, en plein mur, en plein carrelage, en plein montage de ma jolie réserve à bois qui est presque finie, mais c’est pas cette semaine que je vais commander cinq stères, hein…

Sécurité dans l’installation d’un poele à bois

Episode 3 sur 14 de la saison poele à bois

En attendant l’arrivée du bébé, je réfléchis activement aux aménagements AUTOUR du poele, notamment pour la sécurité.

Références

On a vu que j’ ai inventé le socle extensible pour protéger le parquet, s’agirait de protéger le mur et les habitants. Comme base de réflexion, voici un très bon document avec différentes solutions suivant l’écartement au mur : http://www.forum-chauffage.com/images/installation_poele_a_bois_cloison.pdf.

J’ai aussi pas mal potassé sur les mur à inertie :

Présentation

Voici la situation : on va avoir un poele d’angle, ledit angle étant constitué :

  • à gauche par le conduit de la chaudière (pas de problème), puis un peu en retrait le bar de l’évier (tout en bois, avec porte en bois)
  • à droite par un bout de mur derrière lequel se trouve la gaine technique (plein de fils électriques et de disjoncteurs. Pour toute la maison), et surtout par… bien rien, en fait, le couloir en face de l’escalier. Il m’est récemment revenu à l’esprit qu’il serait d’autant plus important de protéger le mur avec la gaine technique que le dit mur est composé en grande partie… d’un gros IPN de métal posé verticalement, l’une des barres du H composant le bout du mur et se trouvant donc perpendiculaire au poele. Or le métal, ça conduit vachement bien la chaleur…

Je pense qu’après quelques aménagements (que je vous narre ci-après), on devrait pouvoir écarter le poele du mur de 15cm : il faut voir comment adapter la sortie, avec ou sans le 25cm entre les deux angles (les conduits existent en portions droites, à angle de 90 degrés -pour passer dans un mur- et à angle de 45 degrés -pour faire une petite déviation).

Après bien des réflexions, je suis partie sur un plan en trois temps, dont les deux premiers sont un peu entremelés dans leur réalisation, pour cause de proximité physique :

  1. renforcer l’isolation du mur de droite et créer du même coup le côté de la gaine technique par
    • du beton cellulaire de 5 à 7 cm pour le bout du mur (protéger le bout de metal et les circuits electriques)
    • du beton cellulaire de 5 sur le côté du mur
  2. créer un muret bas (de la hauteur du poele, quoi) dans le prolongement dudit mur (donc après le béton cellulaire), courant le long du côté droit du poele et un peu après. Le but : éviter de rentrer direct dans le poele quand on dévale l’escalier ou le couloir, éviter au poele d’angle d’avoir l’air con en étant dans un angle qui n’en est pas un, et accumuler un peu de chaleur (mini-mini-masse). Le dit muret se trouvant à l’exacte place du mur de refend qui a été abattu, ça permet d’aménager enfin ce trou qui est toujours là depuis deux ans, pudiquement recouvert d’une lame de parquet. Le muret fera 30cm de large (15 mur existant + 5 isolation du mur + 10 tableau electrique) et environ 50-60cm de long
  3. du côté gauche, le bar prenant la chaleur c’est pas glop, je pensais aménager un range-buche en faisant simplement un autre muret en béton cellulaire de 5. La porte du bar étant condamnée par les buches, il faudra accéder au bar par le côté, donc ouvrir des ouvertures intelligentes. Il faudra aussi aménager le dessus qui comprend un interrupteur et le transfo de l’éclairage de l’arche. Je pense que là aussi le béton cellulaire sera la solution, de part ses propriétés isolantes et sa facilité de découpe…

On voit qu’heureusement que je n’ai pas collé mon carrelage et mes plinthes puisque je m’apprête à tout changer dans ce coin ! Au pire il y aura des recoupages à faire.

Voilà pour la présentation générale, rentrons un peu plus dans les détails à présent.

Préparation

Le gros de la préparation a été une série de calculs, que je vous épargne, pour mettre en forme tous les matériaux avec le moins d’em… possible (les briques existant en tailles différentes selon qu’elles sont réfractaires ou non, il m’a fallu recommencer quand j’ai appris que des briques simples suffisaient…).

Le mur (avec son IPN) ayant été fini au BA13, j’ai été voir comment c’était dessous et décidé de retirer cet habillage, au moins sur 90cm, cad grosso-modo la hauteur du muret, afin d’avoir une meilleure accroche. J’ai fait ça délicatement, à la massette et au burin (oui, on peut casser du mur avec délicatesse)

J’ai également mis en forme la zone d’atterrissage, cad le trou laissé par feu le mur de refend : recouper le parquet à peu près droit, casser délicatement un rang de carreaux (sur toute la longueur du trou même si le muret ne va pas jusqu’au bout, c’est quand même plus joli de carreler dans le prolongement), piocher la dalle en-dessous pour faciliter l’accroche des futurs carreaux dans le prolongement du muret (le carrelage a ici été posé à l’ancienne, cad non à la colle à carrelage mais directement sur la chappe : résultat il me manque l’épaisseur de la colle).

Et finalement fait une jolie chappe pour mettre tout le monde à niveau. Elle est striée et non lissée, afin d’améliorer l’accroche du mortier pour les briques ou de la colle à carrelage.

Le temps que ça sèche, je vais faire les courses : un petit tour au Bâti chez Leroy avec une grande conversation avec LE vendeur qui s’y connait, qui change encore mes plans (mais les simplifie au final, ne nous plaignons pas) et je repars avec le début des matériaux (dont deux parpaings inutiles car le soir même je déciderai de passer à la brique creuse mais c’est pas grave) et… plein de (grandes) chutes de béton cellulaire, deux sacs de ciment éventrés et quelques autre choses encore, obligeamment sauvées de la poubelle par le mec qui devait les y mettre. Trop sympa. Bon là pour le béton cellulaire je peux me lacher, le stock suivra !

On fait des essais de montage à blanc pour décider de la longueur du muret, plus par rapport à la circulation que par rapport au poele, qu’on ne peut que simuler. Les dimensions des matériaux nous restreignent aussi dans les possibilités.

Et finalement un SMS de Leroy nous prend par surprise : le poele est arrivé en avance ! On va pouvoir faire les essais en live.