Archive pour la série IPE liège, enduit chaux

Enduit chaux sur cabanon voisin

Episode 6 sur 6 de la saison IPE liège, enduit chaux

Aujourd’hui exceptionnellement je n’ai pas cours de musique le soir (donc pas d’impératif horaire en fin d’aprem, et surtout pas besoin d’avoir encore des bras en fin de journée…). Et il fait beau. Donc j’avais décidé : hop, journée enduit chaux, je fais le cabanon du voisin !

Sept heures plus tard, sans pause (juste le temps de faire tourner la bétonnière), j’ai plus de bras, plus de mains, plus de dos, et je me rappelle pourquoi j’aime autant l’enduit chaux… Mais ce (censuré) de mur est enduit. Ouf.

Je vais enfin pouvoir enlever l’échelle et installer la terrasse : j’ai récupéré des palettes plates qui font un superbe plancher de terrasse, apuka décider comment les agencer.

Un temps à enduit chaux

Episode 5 sur 6 de la saison IPE liège, enduit chaux

« Aujourd’hui, temps couvert mais non pluvieux, un temps à enduit chaux » : dixit Karine. Dont acte. J’avais pas le courage d’aller me percher sur l’échaffaudage alors que le chat de Karyn est dans le coin toujours prête à faire une bêtise et qu’en plus j’attends des coups de fils (quatre : le réparateur de la chaudière, le fumiste qui n’est toujours pas passé, et deux revendeurs de poeles potentiels), donc j’ai attaqué le mur de la terrasse.

Mélange assez liquide (sinon chiant à lisser). Surface couverte avec 4 seaux de sable et 2 de chaux, merci Odette le bétonnière (oui j’ai décidé de donner des noms à mes outils, ça me tient compagnie comme ça ;o)

Ca me change de casser des cailloux entre deux averses. J’ai affiné ma technique pour réduire les blocs de béton cellulaire : je casse les gros bouts avec le marteau piqueur (eurf, il pèse toujours aussi lourd, cui-là), puis je finis à la massette. Pour bien faire à la massette il faut taper avec l’angle sur le morceau, lui-même reposant sur un parpaing. Une heure à ce rythme et j’ai réussi à me faire une ampoule, zut…

Vendredi, deuxième jour d’enduit chaux (un peu galère à cause du rosier). Et deux ampoules de plus à force de tenir la truelle dans un gant en latex trempé de sueur. Aie.

IPE : enduit chaux

Episode 4 sur 6 de la saison IPE liège, enduit chaux

Essais, erreurs, apprentissage… du dosage au geste en passant par la façon d’optimiser le mélange ou le timing, cette façade m’aura appris bien des choses !

Premier essai vendredi 18 juin

Après bien des recherches je me décide pour ce mélange :

  • 10 unités de sable 0/4,
  • 2 unités de chaux NHL3,5,
  • 2 unités de chaux CL90,
  • 3 unités d’eau,

Je mélange tout ça dans la brouette et j’applique. Bilan :

  • le mélange remplit 3 seaux de maçon (normal, 5 unités = un seau de maçon)
  • je fatigue au bout de 2 (dommage)
  • ça colle pas très bien
  • j’ai oublié le grillage

2e essai, tamisage, grillage…

5 unités de sable 0/2 (tamisé au tamis), 1 CL, 1 NHL, 1 1/2 eau, et on essaye de pas oublier le grillage…

En fait c’est une catastrophe le grillage, il ne veut pas tenir et fait tomber la chaux. J’ai donc décidé de m’en passer. Un peu groumpf vu ce qu’il m’a couté, mais tant pis. Le mélange 5+1+1 est impec, ça remplit deux seaux qui restent transportables et j’ai le temps de finir le mélange avec qu’il soit trop sec, ou que moi je sois trop fatiguée.

Je ne sais pas si le sable tamisé tient mieux, mais le tamisage permet quand même d’enlever pas mal de merdouilles.  Par contre c’est long… Je tente un mélange moitié tamisé moitié pas, et comme ca marche aussi bien, c’est adopté…

Par contre il ne faut pas hésiter à mettre un peu plus d’eau, et à ne placer que des petites quantités à la fois (je commence à acquérir le geste). Forcément, l’épaisseur d’1cm n’y est pas, et le fini non plus. Revenir le lendemain avec une seconde couche bien tamisée permet de travailler le fini. Je commence à envisager de faire une première couche moitié tamisé moitié pas appliquée brutalement, et seconde couche tamisée et appliquée avec amour le lendemain. Un peu galère…

LA technique

Finalement, c’est au bout de trois jours et un peu par hasard que je trouve la technique idéale :

  1. mélange à sec dans la brouette,
  2. verser une unité d’eau dans 1 seau de maçon,
  3. et ajouter du mélange jusqu’à la bonne consistance. Cela permet de travailler par petites séquences, un seau à la fois. La consistance de l’enduit est forcément un peu trop liquide, je rajoute donc du mélange au fur et à mesure du travail (donc je monte avec le seau de maçon, et un petit seau de mélange).
  4. Appliquer des petits galettes d’enduit à la main en les plaquant-lissant,
  5. puis quand j’ai une surface conséquente, lisser le tout à la truelle triangulaire.

Cette application permet de faire les endroits difficilement accessibles (sous la pente pente du toit) avec le minimum de pertes, et il y a globalement assez peu de pertes (bouts d’enduits qui tombent), contrairement à la technique à la taloche. L’enduit étant assez humide, on réussit un fini bien lisse en une seule passe. J’i découvert par hasard les qualités de cette truelle triangulaire, achetée un peu par hasard sur une brocante, et qui fait un fini impeccable : la grosse truelle se retrouve avec la tâche ingrate (mais indispensable) de remuer le mélange, sec ou mouillé.

Les raccords sont aussi facilités car au passage suivant (s’il se fait dans l’heure…) c’est encore assez humide. Pour les raccords avec une couche sèche il faut bien bien imbiber, faire la surface à 5cm du bord, puis au dernier moment la jonction, juste avant de lisser. Ainsi bien que la chaux boive beaucoup plus que le liège on a un résultat homogène. Pour cacher le raccord il faut revenir dessus à différentes étapes du séchage, et parfois pulvériser de l’eau dessus puis lisser. Le seul problème c’est qu’on a souvent des micro-fissures à cette jonction.

Le seau plein, je le monte tranquillement  grâce à une des cordes qu’on avait récupérées, l’une des barres de l’échaffaudage me servant de « poulie ».

Fé chô !

Le problème restera la chaleur et le soleil : une semaine de température 35, et des impératifs de calendrier (il faut dégager les lieux début juillet pour le ravalement du voisin) font que j’enduis malgré ce temps déconseillé : non seulement je ne peux bosser que le matin tôt ou le soir tard, mais malgré des aspersions régulières entretemps, y’a plein de fissures.

La partie près du perron posera un problème inattendu : l’échafaudage ,qui passait tout juste avec le liège, ne passe plus avec l’enduit. Tant pis, on force, les papillons font des tranchées dans l’enduit, je reboucherai après. On n’arrive pas jusqu’au bout néanmoins : comme je ne peux enduire que devant moi, pas de côté, le coin est fait debout sur le muret, sans filet…

La fin !

Petit à petit j’en vois le bout. Je travaille en priorité le haut, afin de pouvoir dégager l’échafaudage au plus vite. Je me paye le luxe de faire le coin, je finis par avoir la technique…

Puis je démonte le haut de l’échafaudage, et après avoir bouché les derniers trous je repasse avec un mélange 100% tamisé sur les parties que j’ai fait en premier, afin de les lisser, parce qu’à certains endroits c’est assez catastrophique.

La technique est différente : mélange très humide, on applique d’une main et on lisse immédiatement à la truelle. En effet la chaux, même aspergée au seau (le pulvérisateur est mort), boit l’eau à toute vitesse et si on attend plus de trois secondes on ne peut plus lisser le mélange…

Bilan

Un petit bilan chiffré de cet atelier, fini donc officiellement mardi 8 à 13h (démontage complet de l’échafaudage et nettoyage du perron) : pour isoler totalement cette façade (23m2), il aura fallu :

  • 24m2 de liège 50mm : 360 euros
  • deux boites de vis et deux sacs de chevilles : à la louche je dirais 30 euros
  • 30m2 de grillage, pas utilisé : 70 euros
  • 20kg de chaux aérienne et 30kg de chaux NHL (elle est plus lourde) : 9,80 euros, et la NHL c’est un reste du sous-sol (environ 15 euros le sac je crois)
  • une certaine quantité de sable… gratos car récupéré (avec remorque prêtée), tamisé (tamis trouvé aux encombrants)
  • un échaffaudage de 6m de haut 165 euros, un pulvérisateur (j’ai tué le nôtre…) 30 euros
  • une bombe de mousse expansive (il en aurait fallu deux) 10 euros et des bandes de mousse (recup poubelle)
  • 2 seaux de maçon à 1 euro, des p’tits seaux récupérés, des truelles,
  • des lunettes de protection, deux masques et deux boites de gants latex
  • Total : à la louche, 700 euros.

A ce propos, un conseil pour les gants, si on ne veut pas bouffer toute la boite en deux jours : ne pas hésiter à mettre deux voire trois gants à chaque main. Du moment que celui sur la peau est intact, ceux au-dessus peuvent être troués, ils servent à protéger le gant du dessous. Sans cette technique on passe son temps à trouer les gants et donc en changer… Cette technique permet également de s’accommoder de gants « de seconde main » : gants d’examen médical, de station service…

Côté temps passé, j’aurai mis un mois pour le liège, dont environ deux semaines à le poser et le reste à attendre qu’il arrête de pleuvoir… Et trois semaines pour l’enduit, à un petit rythme très tranquille, 2 m2/jour environ, sachant qu’un jour c’est… 4 heures à enduire, max. Ca peut sembler pas rapide comme rendement, mais quand on est tout seul à tamiser, doser, mélanger, pulvériser, monter le matos, appliquer (ha, quand même), redescendre, déplacer l’échafaudage ou faire un montage à peu près stable avec des escabeaux et des planches, réparer le pulvérisateur qui marche plus,… ben plus vite c’est pas possible parce que déjà là j’étais crevée, j’avais tout le temps faim, mal aux bras, aux mains, aux jambes… (et la tête, alouette, à force de la cogner dans les chevrons de toiture…). Et je ne parle même pas des températures… Bon, en même temps j’ai pas fait que ça, hein, pis j’avais pas le droit d’enduire le WE, interdit par le chef.

Bilan : quand je ferai les murs du jardin, il faudra une meilleure préparation : préparer de grosses quantités de sable tamisé à l’avance, et pour le mélange soit un esclave-préparateur, soit faire le mélange à la bétonnière, afin que l’effort se concentre sur une application au long cours, avec le moins de raccords possible. Et (surtout, surtout) pas faire ça en période chaude…

IPE liège-chaux : fin du liège

Episode 3 sur 6 de la saison IPE liège, enduit chaux

Il aura suffit de hophophop-iser un coup pour finir tout la partie basse en deux jours, raccord compris. A force d’avancer en haut je me rapproche du perron, et on tente avec Karine de glisser l’échaffaudage… he bien heureusement que juste avant on a entrepris de passer toutes les barres transversales (sauf les deux obliques du haut, because la planche) à l’intérieur des échelles  : c’est ce qui a fait la différence, et le truc a pu passer, au mm près. Pas la peine de le caler au sol, de toute façon il est coincé, risque pas de bouger.

Par contre pour monter dedans je suis obligée de jouer à l’équilibriste sur le muret. En plus si je tombe c’est dans la cour du voisin, la honte ;o)

J’avais récupéré des cornières en mousse de profil triangulaire : c’est exactement ce qu’il faut pour combler le trou créé par les traverses. Pourquoi c’est quand je n’ai plus que 7 plaques à poser que j’y pense ? Y’aura donc une moitié avec, une moitié sans. Et mousse expansive pour tout le monde !

Le chantier n’en finit pas de finir à cause de la pluie, mais voilà, ayet, toutes les plaques sont posées, y compris le raccord de 17cm entre les lignes 2 et 3. Et depuis ca n’avance plus, car la corrélation « fait beau, Karine est là, Léo est en forme, et on a 1/2h devant nous » se fait attendre depuis des semaines. Donc pas de mousse expansive. Et donc pas d’enduit. Comme en plus il pleut de toute façon pour l’enduit c’est mort. Donc on attend…

Isolation extérieure : échauffement

Episode 2 sur 6 de la saison IPE liège, enduit chaux

Oui ben y’a intérêt à s’échauffer ! Car après les températures estivales des vacances, c’est sous un froid de canard que je commence à poser les premières plaques de liège : pluie le premier jour, vent à décorner les cocus le 2e, entre les conditions météo médiocres, les ateliers jardinage qui me prennent les 3/4 de mon temps et les habituels tatonnages de début de chantier, ma moyenne est piteusement de 4 plaques/jour (pour trois heures de boulot, environ ; pas génial, comme rythme).

Les 4 premières plaques du haut sont découpées (il faut faire un décroché pour laisser passer les chevrons de toiture), mais je n’ai pas encore pu monter les installer (pas vraiment confiance de monter à 6m de haut par ce vent, qui a même réussi à ouvrir une fenêtre !). Je m’échauffe sur la partie opposée, en bas en partant du perron.

La technique

Les premières plaques me permettent de mettre au point ma technique de pose. Faute de chevilles à frapper (puisque ca ne tient pas dans la brique creuse), je suis obligée de percer le mur à travers les plaques de liège. Mais comme je n’ai pas de mêche longue de diamètre 4, et que le liège est de toute façon assez fragile, j’ai fini par trouver la technique suivante : je visse la plaque au mur, arrivée au mur la vis commence à repousser la plaque, donc j’arrête de visser et je prends mon marteau : quelques coups violents sur la tête et le trou sera marqué dans l’enduit de façade.

Parfois j’ai de la chance et la plaque veut bien tenir, je peux donc faire les six comme ça. Parfois il me faut en faire deux (celles du milieu) et les cheviller avant de faire les autres. Je retire la plaque, j’entoure à la craie rouge les marques des trous (parce que c’est pas hyper visible…), et j’attaque au perfo. Je mets les chevilles, je remets la plaque, je visse.

Un avantage dans cette méthode c’est que je n’ai pas à redévisser les vis (à part parfois les deux du milieu, mais très peu), ce qui évite d’abimer la plaque. De plus comme les vis ne bougent pas elles retrouvent assez facilement le chemin de la cheville (ce qui est bien plus problématique quand on perce à travers, comme je le fais avec les tasseaux de l’IPI). Les premières plaques je les ai en plus collées avec une colle pour plaques polystyrène Depron, mais les suivantes ç’a l’air de tenir sans. Comme c’est de la récup je préfère ne pas insister et garder le pot pour les plaques du haut.

Les échelles

Comme je suis dans la partie perron, où le mur à côté (c’est même pas le mur du voisin, c’est notre propre mur de limite de propriété) est très très près et l’échafaudage ne passe pas, je suis obligée de bricoler les passerelles de fortune avec escabeaux (eux ils passent, tout juste) et planches pour pouvoir poser le 2e rang de plaques. Comment je vais poser le 3e rang est encore une question en suspens…

Jour 3, j’attaque enfin les premières plaques du haut (si j’attends que le vent se calme, je suis pas arrivée, donc je me lance) :

Tout va plus lentement dès qu’on est sur un échafaudage : on fait attention à chacun de ses gestes, qui sont exécutés lentement, histoire de pas envoyer valdinguer la visseuse 6m plus bas, shooter dans le perfo, se prendre les pieds dans le fil… Le marteau est attaché à ma ceinture (puis à l’échafaudage, encore plus pratique), mais les autres outils sont trop lourds, je suis obligée de les poser sur le plate-forme.

Il faut tenir les plaques, qui ne reposent sur rien, les manier délicatement entre les montants de l’échafaudage (qui sont toujours dans le passage quand on veut percer…), attraper la visseuse de l’autre main,… Et surtout, surtout, il faut tout prévoir : se retrouver en rade de chevilles bleues quand le vent souffle tellement qu’on veut bien rester sur la plate-forme, mais pas tenter la manoeuvre un peu casse-gueule d’en sortir, c’est rageant…

La prise d’air de cheminée

Sur le rang un, j’aborde la prise d’air de la cheminée : il faut lui faire une « rallonge » de l’épaisseur des plaques, avec une grille pour éviter que les souris rentrent par là. Je lui avais préparé un petit cadre en bois, avec une grille de récup (en métal, pas glop pour l’enduit chaux, mais je n’y ai pensé qu’après). Le cadre était en bois de 70mm car je pensais devoir faire un enduit de 2cm, puis j’ai appris que je devais juste faite un enduit de finition de 1cm. Donc j’ai recoupé le cadre à l’épaisseur des plaques et il sera enduit comme le reste, hop.

La prise d’air étant un bête trou dans une brique, je n’avais pas de prise pour fixer mon cadre (partout où je perçais je tombais sur un bout d’enduit et au mieux, un bout de brique qui cassait aussitôt). D’ailleurs la grille plastique installée tient au plâtre, pas avec des vis. J’ai donc rempli le tour avec un mélange plâtre-PF3, avant les vacances. Je perce délicatement les trous pour fixer mon cadre. Puis je refixe la grille plastique au plâtre, je visse mon cadre et je complète au plâtre pour que ce soit complètement étanche autour.

Plus qu’à découper une plaque qui ira autour. Les plaques faisant 1m sur 50cm, je peux indifféremment les mettre verticalement ou horizontalement, j’avance plutôt en les mettant verticalement à cause de mes problèmes d’échafaudage, un rang fait donc 1m de hauteur. Mais là si je mettais ma plaque verticalement la découpe serait trop près du bord, le petit bout restant ne tiendrait pas. Donc je mets la plaque horizontalement, avec une découpe en plein milieu.

Le liège se découpe assez facilement, couteau de cuisine ou scie à onglet, et cutter pour les retouches sur l’échafaudage. C’est même assez fragile en fait, on a vite fait d’avoir des bouts qui partent.

Tic-tac toe

Jour 5 : fin de semaine, et fin de la réserve de chevilles ! Ouf, j’ai fini mon rang un (sauf une plaque, à découper en raccord), mon rang deux est à la moitié ainsi que mon rang trois, mais dans l’autre sens (la moitié, c’est sept plaques).

Et là c’est la partie sympa (hum!) : il faut switcher, mettre l’échaffaudage (que je me suis contenté jusque-là de translater un peu pour mettre les 3 dernières plaques) à gauche, et le multiplan à droite. Et là je me réjouis de jamais rien jeter : j’avais gardé les bouts du stabilisateur que j’avais découpés. Bien m’en a pris ! Car grande nouvelle : l’échafaudage passe tout juste à gauche… à condition d’enlever les stabilisateurs. Donc je mettrai ces petits moignons au pied des mats et ca ira comme ça. En prévision pour éviter d’abimer les plaques j’ai mis tous les papillons de fixation (qui sont normalement à l’extérieur) à l’intérieur…

On nous annonce de la pluie (enfin !) pour la semaine prochaine, pas sûr que j’avance autant que j’aurais voulu… M’en fiche, je ferai du Vermex ou du bois à l’intérieur, na.

Isolation extérieure : préparatifs

Episode 1 sur 6 de la saison IPE liège, enduit chaux

C’est parti pour la grande épopée de l’isolation extérieure (plaques de liège et enduit chaux) du mur Sud, qui se trouve à 60cm du mur de la maison voisine.

Après que le voisin a commencé à dégager son bazar accumulé entre les deux maisons, j’ai monté l’échaffaudage « à blanc », histoire de vérifier qu’il ne manque pas de pièces (la réponse est : non, ca va) et qu’il passera bien à l’endroit susdit. La réponse est : oui, mais. Les pieds stabilisateurs étaient un peu trop longs, je les ai donc rabotés à la meuleuse.

J’ai aussi découpé le garde-fou du perron, pour ne pas avoir à me glisser entre les barres à chaque fois que je passe. Enfin, j’ai fait un sort au poteau qui trônait au beau milieu : l’échaffaudage aurait tenu à sa gauche ou à sa droite, mais pas envie de devoir le démonter pour passer de l’une à l’autre…

Une fois monté, l’échaffaudage a aterri sur le toit du cabanon, car j’ai bon espoir de parvenir à le glisser entre les maisons en passant par là (comme ça, j’aurai pas à le démonter). Pis accessoirement, ça évite qu’il trône sur la terrasse pendant les vacances. C’est que ca prend de la place, 5m sur 1,65m…

Fait :

  • J’ai stabilisé le sol comme je pouvais avec les margelles de piscine et quelques pavés, mis les sacs de béton à un endroit qui ne gêne pas, et divisé la corbeille de carrelage en deux corbeilles bien rangées : hop sous le perron. La place est (presque) libre
  • les plaques et le treillis sont commandés : j’ai été les chercher hier (Kangoo chargée à bloc) : les paquets sont entassés moitié sur le perron, moitié sur le cabanon, sur des palettes
  • chaux aérienne achetée chez Leroy. Pour la chaux NHL3.5, je prendrai les deux sacs qui restent de l’enduisage du sous-sol.
  • Ce WE on a mis en place l’échaffaudage. C’était tout juste !! Les supports à vélo du voisin empêchent de circuler, je me bats avec des vis centenaires pour les démonter…
  • Supports à vélo : je les ai eus ! Avec de l’huile et de la patience. Cétait des vis à écrou, d’où le fait qu’elles tournaient dans le vide… Je m’appretais déjà à les découper à la meuleuse, ils ont du sentir ma détermination…
  • Acheté 200 vis 5×80. J’ai aussi des 4,5×80 et des 6×80, on verra ce qui est le plus pratique pour la remise a niveau en chevilles (je n’en ai pas assez mais j’attends de voir quel modèle j’utiliserai)

A faire :

  • vider et nettoyer la brouette, la mettre devant. Filtrer du sable pour l’enduit
  • … et s’y mettre !!