Tasseaux et courses

Episode 1 sur 31 de la saison cuisine

L’installation des tasseaux de la cuisine progresse trèèèès lentement. Parce que je suis sans cesse interrompue par le téléphone, ou parce que les murs me font des farces. Le sadique qui a inventé la brique creuse, je le retiens. Même avec les chevilles soit-disant fait pour, ben si la brique a décidé que non, t’es prié d’aller faire ton trou ailleurs, parce que ca ne tiendra rien du tout.

En plus, la taille de vis doit s’adapter à ce support mouvant. Comme je n’ai pas toutes les tailles, surtout dans ces grandes longueurs (je travaille en 80 et en 100, je pensais faire 100 et 120, mais les murs ont dit non…), je passe mon temps chez Casto pour racheter différents diamètres, quand celle du dessous tourne dans le vide, et puis des tailles intermédiaires, du 90, du 110, mais là aussi, de quel diamètre ?

Aujourd’hui je me suis énervée, y’a un tasseau que j’ai laissé comme ça, avec au crayon une indication des vis employées et de celles que je pense mettre à la place. J’y retournerai quand j’en aurai plusieurs, non mais !

Hier ça n’a pas bcp avancé parce que j’ai commencé à …18h. Avant j’ai été avec ma maman à Casto, But, Darty et Ikea (ce dernier a pris le plus de temps bien sur…) : je pense avoir trouvé chez Darty une plaque de gaz à ma convenance (4 feux différents, et des boutons qu’on risque pas de se brûler avec la poëlle quand on les tourne, donc bien séparés : ça donne celle-ci. En plus, je vois qu’elle existe en noir, haha !), et chez Ikea on a validé notre choix de meubles de cuisine (ASKOME Frêne((IKEA : je sens que je vais faire la commande en plusieurs fois : pour pas trop charger la voiture, réussir à tout porter, à tout stocker, mais aussi à tout monter sans s’emmeler dans les colis : rien que pour UN meuble (bas à tiroirs 80×37), il y a… 6 colis ! Il nous en faut deux, avec un autre meuble bas on est déjà à 16 colis !))) et j’ai trouvé pour les dessous de meubles hauts un système d’éclairage qui ne coûte pas un bras (ils s’appellent NON, ça ne s’invente pas). Je suis toujours à la recherche d’un système sympa pour les prises. Quant aux plans de travail… heu, on verra chez Casto/Merlin ce qu’ils ont en bois massif, parce que là ils sont en or leurs plans de travail… 

Et aujourd’hui, en trois fois plus de temps, j’ai posé autant de tasseaux, c’est à dire 1 1/2. Chuis pas arrivée à ce rythme… Mais avec le téléphone qui sonne tous les 1/4 d’heure (de préférence quand je suis en haut de l’échaffaudage…) et auquel il faut absolument que je réponde parce que c’est l’agence immobilière, ou les différents mecs des différentes agences des trucs que j’essaye d’acheter chez Leboncoin, ben forcément, ça avance pas… Réjouissons-nous : ce soir j’ai mon échafaudage, un nouveau congélo, des disjoncteurs 20A et des interrupteurs différentiels Legrand. Plus que le gars qui dois me vendre du câble électrique et c’est bon (mais je sais pas si on va y arriver : pour prendre rendez-vous avec Anna, dont il a le téléphone et l’adresse, il… m’envoie un mail, à moi ! Qui connais bien sûr leur emploi du temps par coeur…)

Donc objectif pour demain : A-VAN-CER dans l’installation de ces @#*% tasseaux dans ces @#*% murs en @#*% briques creuses.

Des nouvelles de la cuisine

Episode 2 sur 31 de la saison cuisine

Des nouvelles des murs de la cuisine : j’ai quasi fini d’installer les lambourdes et liteaux pour caler l’isolant et fixer les meubles de cuisine. Ceux qui manquent encore, c’est parce que j’attends la dépose de la fenêtre ou parce que… je n’ai plus de bois, et plus de vis ad hoc ! Et comme la voiture est encore en panne, ben moi aussi.

Alors en attendant, pour faire de la place, j’ai commencé à mettre en place l’isolant. Pour les découpes, recherche du bon couteau : un premier couteau à pain, puis un deuxième, et quand je m’y remettrai je testerai un couteau de cuisine car il semblerait que finalement un couteau à dents c’est pas le mieux. A part le fait que ca fait un max de poussière, c’est super-cool à travailler : masque, lunettes, et petit atelier découpe installé sur le perron.

J’ai fait le test d’enquiller une gaine electrique. Ouais, faudra prévoir des découpes, parce qu’il n’aime pas du tout du tout : c’est quand même assez peu compressible, ce machin.

Je n’ai mis en place que les panneaux qui ne cachent pas les bôs dessins que j’ai fait sur les murs et qui me rappellent où je dois mettre des prises. Car la semaine prochaine, c’est ilictriciti : préparation des câbles et des gaines, afin de débarrasser le plancher quand le plombier sera là (et pis accessoirement, de faire qqch où je n’ai pas besoin de voiture, ni d’acheter des choses). Les plombiers, j’ai battu le rappel : j’en ai recontré un hier, deux aujourd’hui, c’est bien le diable si la perle n’est pas parmi eux.

Et à force de pleurer que je cherche des bras pour m’aider à tenir le Fermacell en août, je commence à avoir des coordonnées : un gars qui fait de l’aide à domicile, et un p’tit gars de 18 ans conseillé par un des plombiers.

Mais l’objectif actuellement restant la dalle et le carrelage, je me suis fais un petit modèle en carton pour voir comment mettre le carrelage, optimiser les découpes et choisir les cabochons. Bien m’en a pris ! Les calculs 4 cabochons/m carré c’est bien joli, mais sur mon plan, ben moi j’en ai beaucoup plus, 36 au lieu de 28. Même en retirant ceux qui sont tellement cachés qu’on va pas s’embêter, ca fait une sacré marge d’erreur. Donc ce WE on fait joujou avec ma maquette pour choisir qui va où, et je pourrai montrer ça à Gilles (notre carreleur) la semaine prochaine.

hop hop hop la dalle

Episode 3 sur 31 de la saison cuisine

Bon, je vais encore passer pour une bourrine, mais j’assume : je crois bien que la casse de la cuisine, je vais la faire moi-même. Enfin, c’est pas que je crois, c’est que j’ai commencé. Et au train où j’avance, demain soir c’est fini.

Tout avait pourtant bien commencé : j’ai installé une bâche dans l’escalier pour protéger l’étage des poussières (c’a été 

 

 

 

 

 

 

 

tout un truc, car elle était pleine de plâtre : pour éviter que les personnes qui passent finissent blanches, je l’ai donc lavée. Et mise à sécher. Sauf qu’il y avait du vent, elle s’enroulait autour du fil. Bref).

Puis j’ai commencé mon ilictriciti, sans stress car j’ai tout coupé sauf le frigo (qui a sa prise bien à part, pas de risque), donc pas de « zut faut que je me dépèche le congélo va remonter ». J’ai fait le ménage dans les circuits d’éclairage garage/couloir/cuisine, réussi à comprendre où chaque fil allait et pourquoi, bien séparé chacun (au passage, hop je les mets sur le nouveau tableau). Tant qu’à y être j’ai mis la chaudière sur le tableau du sous-sol. J’ai même compris comment connecter les prises que j’avais achetées pour le sous-sol.

Mais, bon, tout ça c’est du préparatoire : le vrai boulot pouvait commencer, préparer les gaines pour les circuits de la cuisine. Sauf que, moi, préparer les gaines sans vraiment savoir par où les fils vont passer, ca me gêne un peu. Donc j’ai commencé à explorer, farfouiller, casser un bout de ci et de ça. A commencer par la séparation cuisine/séjour, dûment bouchée par les maçons alors que je leur avais dit que je voulais passer des gaines sous le plancher, grrr.

Donc, je commence à casser ça. Pis de là je casse un carreau, puis deux. Et je me rends compte qu’avec le perfo et son embout « je casse tout » (complètement usé après trois jours entre les mains de Jean-Hervé) ça casse tout seul si on progresse 10cm par 10cm. J’avais un peu peur car ce perfo étant une perceuse, on ne peut arrêter la rotation. Résultat quand ca bloque, c’est le perfo qui se met à tourner, m’embarquant le pouce au passage. J’en suis déjà à la deuxième séance de kiné rien que pour ce problème. Mais là j’ai trouvé l’astuce : je ne serre pas la poignée secondaire, résultat quad la perceuse part en vrille (au sens propre), elle ne suit pas le mouvement et j’ai le temps de tout lâcher. Bon, pis je fais plus gaffe, aussi…

Au bout d’une heure j’avais fait presque 1/5 de la cuisine. Je ne me suis arrêtée que pour transvaser le lave-vaisselle dans le séjour, avant de ne plus pouvoir le faire. Le frigo gêne carrément, là, ce soir faut qu’il aille trouver sa place de vacances.

En fait le plus ingrat, c’est sortir les gravats. Mais bon faut y aller tranquillou, et même si je suis une fille, ça se fait : suffit de prendre des petits seaux. Un big-bag dans le petit jardin les reçoit, en attendant l’évacuation.

Le lendemain…

Ayé !

En quatre heures c’était plié. Je dis juste ça pour les entreprises qui nous prenaient entre 300 et (devis recu ce matin) 550 euros pour faire ça…

Là c’était vers midi. Reste plus que les contours.

 

 

 

Le big-bag commençant à envahir l’allée, je suis passée aux sacs à gravats, bien alignés dans la descente.

Pis je suis allée voir mes copains du chantier des voisins (ils y font un béton décoratif) pour leur demander si je pouvais rajouter mes gravats aux leurs. Au début c’était non, pis vers 16h ils sont venus sonner. On a embarqué rondement mon mètre cube de merdasse dans leur camion (tellement vite qu’il manque un sac sur la photo, j’ai pas eu le temps de dégaîner le portable assez vite) , 30 euros pour la déchetterie et une tournée de bière pour le coup de main, et hop c’est tout propre.

J’ai même récupéré les carreaux de carrelage qui sont sortis entiers de l’opération. Pour, je sais pas moi, carreler un bout du sous-sol ?

Donc, demain et jeudi : tranchées pour les gaînes et isolant. Heu, j’ai juste une semaine d’avance sur le planning, c’est normal ?

Sol de la cuisine 1 : préparation

Episode 4 sur 31 de la saison cuisine

Pensant que Gilles ferait la chappe ce samedi, j’ai cherché partout un plombier pouvant intervenir dans la semaine. Finalement ca ne se fera que mercredi prochain, mais en attendant tout est prêt : les arrivées et évacuations d’eau sont en place, ainsi que le gaz. Le plombier a un peu fait n’importe quoi au niveau de l’évier, mais heureusement ce sont des erreurs qui peuvent se corriger après la pose du carrelage.

Pendant ce temps, je tirais mes lignes et leur faisais des tranchées dans la dalle de béton armé (p’tain c’k'elle est dure) pour qu’elles se fassent oublier sous la dalle que Gilles va réaliser. J’ai fait deux chemins de câbles, qui accueillent chacun cinq gaînes :

  • un qui arrive dans le couloir en provenance du mur opposé (où se trouveront la majorité des meubles de cuisine, le frigo, le four, et plein de prises. Et un fil réseau),
  • un qui vient du coin lave-vaisselle-plaque et suit l’ancien mur le long du parquet : Trois des fils montent le long des tuyaux dans ma petite « gaine technique » et deux réussissent à passer sous le parquet pour désservir le séjour (réseau et éclairage). Un des trois qui montent redescend dans le coin et traverse le mur pour fournir quelques prises à ce côté-ci du séjour.

Pour m’éviter de creuser au niveau de l’évier j’ai décidé de faire ressortir les cables de cette série au niveau du pilier et de faire le tour de celui-ci en « apparent » : une grosse goulotte plate, qui sera cachée par le meuble sous l’évier. Les circuits ressortiront du coté du pilier du couloir, là où il y a une épaisseur de plâtre suffisante pour les encastrer (quoique, encastrer quatre gaines les unes au-dessous des autres, ca va pas être de la tarte). La cinquième, contenant le 3G6, donc bien rigide, j’ai préféré la laisser au sol, glissée entre les tuyaux et le mur.

Etant limitée par l’épaisseur de la chappe, et profitant du relâchement de la norme, j’ai utilisé le plus petit diamètre possible pour les gaines : du 16 jusqu’au 3G2.5, et du 20 pour le 3G6. Autant vous dire que pour les passer, le tire-fils ne sert à rien, il lâche tout de suite. C’est donc à l’huile et en force (par ici les ampoules aux mains) que c’est passé. Parfois en deux fois, comme pour le sous-sol…

Le mecano qui tente de réparer notre voiture n’est pas resté sourd à mes supplications : Titine est toujours convalescente, mais il m’a prêté son Express. Résultat : mardi soir à Casto j’ai pris tout ce que je pouvais, ne sachant combien de temps je pourrais garder l’auto : ragréage, colle à carrelage, joint, les chevrons qui me manquaient pour finir l’isolation (j’avais acheté des vis à Paris la semaine d’avant), des prises et plaques  Céliane de différentes couleurs pour que Karine puisse faire son choix, et même pour les carreaux de béton cellulaire, colle spéciale et U en plastique. Mercredi je passe commande à la Carrelagerie de nos petits cabochons et je passe à Leroy prendre ce qu’il manquait, de quoi rendre hydrofuge le mortier pour coller les U et pas mal de choses en électricité. Tout ça finit bien rangé sur la palette « matériaux » de la descente.

La fin de semaine se passera à creuser les tranchées petit à petit (‘tain c’qu’elle est dure !) et à découper l’isolant pour le mettre en bas des murs. Je ne mentionne même pas la pose des chevrons qui me manquaient, avec ma super-visseuse ca devient une formalité ;o) Je mets même des petits bouts d’isolant dans les trous entre le bas des chevrons et le sol, là où il n’y a pas de gaines électriques

Je finis aussi de casser le petit bout de mur entre le gros tuyau et la porte d’entrée  (sur la photo c’est pas fini)

Enfin, (j’ai pas envie de faire un article juste pour ça) ce lundi j’ai mis trois heures à installer la prise de la machine à laver et sa copine. J’espère que je serai plus rapide pour les huit autres qui m’attendent…

Meubles de la cuisine : la loi de Murphy en action

Episode 5 sur 31 de la saison cuisine

Vendredi je pensais passer chez Ikea avec la voiture que ma mère me prêtait le matin. Je regarde donc les dispos jeudi soir sur le site des suédois, et là, inquiétude : sur toute la région parisienne (7 magasins), mon meuble n’est dispo qu’en un exemplaire. C’est ballot, il m’en faut deux. Pis surtout, c’est louche. J’appelle : les facades que nous avions choisies sont en rupture de stock. Ho ho. En plein été, c’est normal ? « C’est sans doute qu’on va arrêter la production ». Ho ho.

Aujourd’hui, on en aura le coeur net : ma mère m’emmène chercher nos cabochons à la Carrelagerie (woah, ils sont trop mignons), j’y prend aussi du joint noir. Puis, direction les suédois, rayon cuisines.

Les facades

Bingo, le modèle s’arrête à la fin du mois. Remplacé par… pas remplacé. Bon. Comme nous sommes en semaine, on a une vendeuse rien que pour nous pour nous aider à chercher que faire (si vous allez chez les suédois le samedi, vous ne pouvez pas imaginer…). J’avais remarqué un autre modèle, mais dont les chants plus foncés m’avaient déplu (ca fait vraiment cheap). Celui-là va être remplacé par un autre, et il est possible que les chants soient cette fois de la même couleur. Si c’est le cas, ce serait le remplacant idéal, même s’il a moins de caractère que l’autre. Elle nous conseille sinon du blanc. Mat, brillant, ils en ont plusieurs, on a le choix. Bref, nous voilà revenues à la case départ. J’apprends que prendre les caissons et le système séparément ne me coûtera pas plus cher qu’ensemble. Je repars donc avec trois caissons à monter, ca m’occupera… Je repars aussi avec le système d’éclairages, pas celui que j’avais repéré mais son frère, tout aussi raisonnable au niveau prix, qui éclaire mieux et dont les dimensions conviennent mieux.

Les pieds

Et puis j’achète des pieds. En plastique. Je demande s’ils peuvent vraiment supporter le poids d’un meuble ? Et la j’apprends (vous allez rire) qu’ils ne sont pas du tout destinés à soutenir les meubles, mais que ceux-ci (ceux du bas, nous sommes bien d’accord) doivent être accrochés, suspendus au mur. Je panique : ca fait des chevrons en plus à mettre, ça. Et puis c’est d’une logique… Rentrée à la maison, je vérifie : ouf, par chance je n’ai pas encore mis d’isolant à l’endroit où devraient se trouver les chevrons de soutien, et il me reste une chute dans laquelle peuvent être découpées les montants nécessaires. Je les prépare, et décide de ne les installer que quand on aura posé le carrelage.

Gilles me donne, tout en tirant sa chape, sa méthode à lui pour poser ces meubles : un socle en agglo de 22, sur lequel reposent les meubles et viennent se coller les plinthes (bon, qu’ai-je fait du ticket de caisse, pour rapporter les pieds inutiles ?) Quand à fixer les meubles au mur, pourquoi pas, pour éviter un basculement s’ils ont des tiroirs, mais on est bien d’accord, c’est quand même plus sur leurs pieds qu’ils reposent…

Sol de la cuisine 2 : la chape

Episode 6 sur 31 de la saison cuisine

Après avoir découpé le bord du parquet à la scie circulaire (et à la scie égoïne pour les extrémités), on met des bandes de plastique pour protéger le bas des murs et principalement l’isolant de l’humidité de la chape. Ce plastique, ce sont les ouvriers du chantier du voisin qui m’en ont donné des chutes. Des grandes chutes : il m’en reste plein, même de quoi faire des bâches bien solides.

Et puis Gille commence le travail de la chape proprement dit : apporter sable et ciment, et mélanger. Devant notre réseau d’escaliers, il a renoncé à la bétonnière et a préféré faire le mélange sur le sol directement  : il amène le sable par petites brouettées, à qui il fait franchir les

deux escaliers, un avec la plaque de désensablement que nous avons achetée à cet effet, un avec un bastaing qu’il a apporté à cette intention. Il faut bien prendre son élan et pas se louper :

On commence par déterminer la hauteur, puis ça avance petit à petit avec un mélange très sec :

Une pause pour déjeuner, et à 16h c’est fini, y compris le nettoyage des outils. On aura eu juste assez de sable, presque pas de mélange en trop (il est mouillé et étendu sur le sol en terre battue de la cave, comme d’hab), et il nous reste encore une fois 3/4 de sac de ciment : hop sur la palette.

Les gaines affleurent à certains endroits. Le ragréage devrait rattrapper cela.

Sortie des gaînes côté lave-vaisselle, et passage de celle du 3G6 derrière les vannes de l’évier.

Sol de la cuisine 3 : le ragréage

Episode 7 sur 31 de la saison cuisine

Loin d’être nécessaire en général, surtout quand on vient de tirer une chape, le ragréage était chez nous indispensable du fait qu’une partie du sol, qui en plus se trouve devant la porte d’entrée, ne sera pas carrelée avant… un bon moment, au moins un an. La chape risquant de s’effriter, une petite couche d’auto-lissant permet d’avoir un sol propre dans l’intervalle. On a décidé de la faire partout pour éviter les différences de niveau.

Pour s’éviter la corvée du malaxage, Gilles avait emprunté une machine qui le faisait à sa place : 6 litres d’eau, 25kg de poudre, et hop en dix minutes vous avez une pate à crêpes rougeâtre. J’ai oublié de prendre une photo, je le ferai samedi car on va faire pareil avec la colle à carrelage.

Plouf plouf des petits plots, on étale avec un grand platoir, ca fait vraiment penser à la réalisation d’une grande crêpe de 5m2. Ca va très vite, en deux heures c’était nickel. On dirait un petit cours de tennis…

Il en restait un peu, on l’a étalé sous la chaudière. Cet endroit sera donc mon premier entrainement de pose de carrelage (peut-être samedi, si on a un reste de colle…), avant d’attaquer la laverie entière (tout enlever, y compris les dalles vinyles, ragréage en une ou deux couches, carrelage). Ou la cave, j’hésite encore (mais elle est encore en majeure partie en tarre battue, il faut d’abord couler du ciment (toutes les fins de mélanges y atterrissent) jusqu’au fond, et ragréer. Pis je ne ferai ca que quand la terre aura été testée, car c’est là qu’elle se trouve…

En attendant, c’est chasse aux chats pendant trois heures, le temps que ca durcisse.

Sol de la cuisine : l’avant-première

Episode 8 sur 31 de la saison cuisine

Je ne résiste pas à la tentation de montrer une photo du calepinage que j’ai fait cet aprem. Ca m’a permis de voir que :

  • Je me suis pas gourrée au niveau de la commande (quantités)
  • Ca brille et c’est très rouge. Peut-etre que ca n’ira pas avec la peinture framboise finalement (un comble), il faudra faire un essai.
  • Ca rend vraiment très très classe
  • Le grès cérame prend bien les marques de pieds (ou de pattes de chats). Ca va être un bonheur, je sens
  • Comme il n’y a aucun croisement, il faut couper un bras à tous les petits croisillons. Ca m’a occupée un moment, c’est toujours ca de gagné sur samedi

Sol de la cuisine 4 : la pose

Episode 10 sur 31 de la saison cuisine

Après deux jours de top départ à 8h30, Karine avait négocié de commencer à 10h le samedi. Mais c’est à 9h qu’on est réveillées en sursaut par notre sonnette (remontée immédiate dans le Top Ten des trucs-à-faire-en-urgence de l’item « changer la sonnette ») actionnée par Patrick, venu sans prévenir nous apporter des plantes : un rudbeckia, des iris jaunes et un hémérocalle, à replanter d’urgence. Groumpf.

Gilles nous trouve donc la bêche à la main. Je lâche tout pour voir avec lui le démarrage du motif. Comme j’ai déjà fait le calepinage, ça va vite. On commence par la liaison avec le parquet. Ces carreaux ne sont pas entiers, les découpes commencent donc tout de suite : la carreleuse a du mal, Gilles passe à la scie à eau. Et la meuleuse pour les contournement de tuyaux : ils sont tous par là, Gilles commence donc par le plus chiant.

Une fois ces découpes préparées va commencer la pose : Gilles appelle de nouveau la malaxeuse à la rescousse pour la colle. Je le comprends : mêmes quantités (sac de 25kg), mais une consistance plutôt « gateau au yaourt ». La couleur par contre, c’est plutôt pâte de kiwi…

Le parquet est décidément nettement au-dessus : Gilles rajoute pas mal de colle pour rattraper la différence de niveau. C’est pas plus mal, ça fait une légère pente vers la cuisine, en cas de (petite) inondation l’eau restera sur la surface carrelée sans envahir le parquet.

La photo de gauche montre aussi la super technique de Gilles pour placer les croisillons. Si on en consomme plus, par contre on les recupère plus facilement, et on n’a pas à leur couper les bras.

Pendant ce temps au jardin

Pendant ce temps, on oeuvre dans le jardin avec Karine : j’ai choisi un joli coin pour mettre les iris de Patrick, je décide de faire ça bien pour une fois, Karine creuse sur 30 cm pendant que je récupère des bulbes de narcisses à l’endroit où ils prolifèrent et où on voudrait faire un chemin. On met les plus gros au fond, avec quelques bulbes de jacinthes, un peu de terre, les moyens, un peu de terre, les petits, et en haut les iris et des fraisiers qui s’étaient perdus. Ca va faire joli quand ça va sortir tout ça, dommage que ça soit au fond du jardin ;o)

Les cabochons

Je fais des allers-retours pour aller voir Gilles qui avance : j’ai en effet la lourde responsabilité de lui indiquer au fur et à mesure quels cabochons il doit mettre : entre l’alternance rouge/blanc, les vrais (visibles) et les faux (cachés par les meubles), et les cabochons à motif, il y a de quoi se perdre. Heureusement j’ai mon anti-sèche. Les faux cabochons permettent de faire des économies tout en gardant l’alignement (ou plutôt le décalage) : ce sont des carreaux de grès gris clair et noir, récupérés sur des trames. Même les faux respectent donc l’alternance clair/foncé, attention ! ;o)

Quant aux cabochons à motifs, il donneront lieu à de grands débats (!) : les poissons doivent-ils sortir de l’évier ou y rentrer, l’oiseau rentrer par la fenêtre ou s’échapper ?

Gilles a été très impressionné par mon anti-sèche en relief (deux feuilles quadrillées, une pour le carrelage, une pour les murs, et les meubles que l’on peut soulever : ainsi on peut bouger le sol indépendemment jusqu’à trouver le placement idéal), et elle nous a été bien utile, donc je vous la mets.

La dalle de chaudière

Après le premier tour, je récupère le reste de colle, j’y rajoute un peu d’eau pour la ramollir, et hop, je commence à carreler le socle en dessous de la chaudière (que nous avions ragréé jeudi). Comme première expérience, c’est pas vraiment la joie :

  • le bord du socle n’est pas droit, je dois donc trichouiller sur les deux premières rangées pour ne pas avoir des carreaux qui dépassent de 2cm le bord
  • les deux carreaux que je pose en damier n’ont pas du tout la même épaisseur. Donc pas la même épaisseur de colle pour compenser… et le niveau toujours à portée de la main
  • je travaille sous la chaudière : pour vérifier que tout est bien aligné, ou simplement pour placer les carreaux, je dois donc rapidement me pencher à ras des carreaux, c’est super confortable
    .
  • comme je n’ai les outils de coupe qu’aujourd’hui, je fais toutes les découpes d’avance. C’est un peu hasardeux, mais à la pose je me rendrai compte que je ne me suis pas trop plantée, ouf
  • pour les coupes par contre, rien à dire : que ce soit le grès ou la faïence, le premier carreau sera raté dans les deux cas. Les autres nickel, certains se séparent même en deux dès que j’ai marqué, sans que j’ai à appuyer : les souvenirs du vitrail reviennent !
  • Et pour étaler la colle, j’ai un tout petit peigne qui était collé sur le couvercle d’un pot de colle. Finalement ce format de poche convient bien à l’exiguïté des lieux. Par contre je passe mon temps à le perdre dans l’auge : couvert de colle il devient invisible…


Retour à la cuisine

A mesure que la fin de la cuisine approche, Gilles réalise avec inquiétude que nous allons être très juste en carreaux de grès, alors que nous devions être très très large. Explication : le vendeur qui nous a soutenu que les paquets faisaient 1,6m2… s’est complètement planté ! On sort la calculette et on trouve 1,08m2. Gloups.

Avec 7 paquets ça va être chaud. La promo s’est terminée il y a deux semaines avec un rabais supplémentaire « débarrassez-moi de tout ça », c’est pas la peine de chercher, d’autres carreaux à Casto, y’en a plus. Heureusement il y a pas mal de découpes, Gilles réutilise les chutes et n’a pas fait de casse. Et il n’a pas intérêt à en faire : selon ses calculs, on est bons au carreau près. Effectivement une fois fini le tas de chutes est tout petit petit… Les dernières découpes sont donc faites à la scie à eau et en serrant les fesses… « Je vais bien, tout va bien… »

Et Karine pendant ce temps ? Elle prépare les sandwiches, désherbe le carré de fraisiers (attention les pissenlits, Attila est de retour), et nous fait un superbe gratin pour le dîner. On montre à Gilles le détail classe : les sous-verres assortis aux cabochons (quatre carreaux de 10×10, tout simplement).

Après la glace et ses groseilles du jardin, Gilles part prendre un repos bien mérité et moi… je récupère le fond de colle et je redescends finir mon socle. Même en raclant bien il me manquera de quoi poser deux carreaux et quelques découpes, là tout au fond dans le coin. Bon, il est minuit, je finirai un autre jour, hein.

Sol de la cuisine 5 : les joints

Episode 9 sur 31 de la saison cuisine

Pendant que Gilles participe à une course de vélo, j’installe la prise du lave-vaisselle. Au mauvais endroit, mais ça c’est Karine qui s’en rendra compte mardi, pour l’instant on est contentes comme tout…

Puis on va revivre le squetch de M. Robin « noir-noir, ou noir un peu clair ? » : en effet, Gilles a ouvert et préparé en mon absence le mauvais paquet de joint (malheureusement rangé bien en évidence sur la palette car je voulais le rendre à Casto). S’ensuit un grand débat : jointoyer avec ou jeter le mélange pour prendre l’autre ? Le mélange Casto est très noir et semble irréprochable. Gilles propose de faire un essai sur une chute de carrelage : c’est un petit peu plus clair, et au soleil (qui reparait obligeament juste à ce moment-là) ça tire un peu sur le marron. On finit par le résoudre à entamer « discrètement » le sac de joint noir pour comparer. La comparaison est éloquente et sans pitié pour le joint Casto : c’est noirissime. Hop, à la benne, le joint Casto.

Malgré mes réserves, Gilles jointoye la moitié de la surface comme il en a l’habitude, c’est à dire en couvrant tous les carreaux, puis se met à nettoyer. Et nettoyer. Et nettoyer. Ca semble sans fin : le joint est très colorant et le grès très poreux. Gilles ressemble à un charbonnier. Il réussit à enlever la poudre de joint en frottant avec de la filasse. Puis c’est de nouveau le défilé des seaux d’eau.

Pour la deuxième moitié, il se range à mon avis et jointoye plus prudemment : c’est plus long à l’application, mais plus rapide à nettoyer ! Le résultat est en tout cas impeccable : le joint noir étant quasi invisible, les cabochons lisses se détachent sur un fond noir mat de toute beauté.

Il reste très peu de poudre de joint noir, pas du tout assez pour jointoyer les plinthes. Comme je ne vais pas racheter un sac de 5kg pour les dites plinthes, je ferai un mélange avec le sac de « presque noir » Casto, histoire d’utiliser ce sac entamé et donc non rendable. Rien ne se perd…