Voici le récit de cette aventure, qui aura duré deux mois… et un peu plus si on compte les finitions.
Au début je me suis pas mal amusée à arracher le papier peint, puis décoller la sous-couche avec le pulvérisateur. Gênée par les meubles, j’ai commencé par les défaire petit à petit. Même quand j’ai décroché l’armoire de toilette ou travaillé sur les interrupteurs, supprimé un luminaire qui n’a jamais fonctionné((à noter : quand j’ai coupé à ras le fil de phase de ce luminaire, censé être hors ligne puisque j’avais déjà désactivé l’inter, le différentiel a sauté…)), refait la plinthe au map, bouché les trous au plâtre, caché les poutres à l’enduit avec calicot, ca restait vivable, on continuait à se servir de la SDB et on envisageait d’y aller par morceaux, de ne désactiver la SDB que quelques jours, et pas tout de suite.
Le super circuit électrique
Sauf que l’automne et ses frimas sont arrivés, au moment de poser la TDV, on s’avise qu’il serait bien d’installer un chauffage d’appoint, et Karine demande, tant qu’à faire du bazar, siouplé une prise pour le sèche-cheveux. Je vois sur un catalogue Casto une réglette infrarouge à 17 euros, 1200W max. Je décide de le mettre dans le prolongement du circuit de prises de la chambre : actuellement 2 prises, après idéalement 3 prises (y’en a pas coté fenêtre) et le chauffage et la prise SDB. Tout cela est provisoire bien sur, quand j’isolerai la chambre je ferai deux circuits séparés avec plein de prises dans la chambre, mais là on hop-hop-hop-ise)

Mais j’ai quand même voulu faire les choses proprement, en encastré, et.là ca devient le bordel : tranchée de 2m à la meuleuse et au marteau-burin (la sortie de câble est à plus de 2m de hauteur, en partant du sol). Un problème se pose rapidement :dans un espace si confiné (2m2) et malgré la fenêtre ouverte, je n’y vois très rapidement plus rien et suis obligée de sortir 20 minutes, le temps que le brouillard gris se dissipe. Il faudra plus de 4 séquences pour faire deux lignes parallèles de 2m… Malgré la bâche, tout (y compris moi) est recouvert de poussière grise , c’est Hiroshima. On déménage donc en urgence dans la SDB du bas, et celle du haut devient officiellement un chantier.
Les murs sont tellement fins que lors du percement des boites l’embout de la cloche ressort côté chambre, oops… Encastrement des boites (le repiquage n’étant pas possible dans la dernière prise, je rajoute une boite de dérivation en bas de mur, c’est pas plus mal pour l’indépendance des éléments). Au passage je redécouvre qu’avec ces boites on ne fait pas ce qu’on veut : les fils ne peuvent arriver par les côtés, et par le fond c’est 16mm max. La boite du bas me demandera une patience de Sioux, mais heureusement j’ai affiné ma technique sur les deux précédentes : encastrement de la boite seule avec des bouts de gaine (technique apprise lors de la réfection du sous-sol), calage en profondeur avec un carreau de carrelage. En fait, c’est mieux d’éviter les p’tits bouts de gaine, je m’ne rendrai compte plus tard. J’ai réussi dans le couloir à placer une boite tout en laissant le trou POUR la gaine libre. Mais c’est vrai qu’avec deux départ c’est moins facile.
Lundi et mardi, bien que malade, je finis l’encastrement au plâtre du circuit électrique (c’est pas long et après t’es tranquille une heure le temps que ca sêche ;o)
La suite :
- un souci de taille de fils,
- la prise
- connexions. Remarque : une des fixations du radiateur tombant sur la poutre (je sais pas pourquoi ca m’a traumatisée sur le moment, mais j’ai buggué), je l’ai décalé, et la sortie de câble se trouve donc bien plus visible. En même temps vu comme j’ai eu du mal à fixer ce #@& radiateur, je n’ose imaginer ce que ça aurait donné si elle s’était trouvée dessous. La prise pour le sèche-cheveux fera chier aussi (quand on remet le meuble, paf il tombe dessus) : penser à mesurer la place totale prise par la prise, cache compris… Le recouvrement n’étant que de quelques millimètres, on s’est contentées de pousser le meuble à fond à droite, et ça passe. Mais au lieu d’être au dessous à gauche, c’est une position un peu batarde par rapport au meuble. Bon, pas grave. Mais noter le problème pour l’avenir…
Les murs, la peinture, la déco
Les murs seront recouverts de toile de verre récupérée à la déchetterie, et peints en blanc sauf au niveau de la douche, qui aura une bayadère en niveaux de gris, notamment une bande large de gris foncé à l’endroit de la douchette : toile de verre à demi et fin, la bayadère.
Les toilettes seront peintes en noir et en argent, la fenêtre en niveaux de gris, la porte recouverte d’un papier peint à volutes blanc et framboise (merci Fatima), dont certains motifs, découpés, décoreront également peut-être d’autres éléments de la salle de bain (meubles, carreaux…)
Finalement, la cuvette des toilettes sera framboise, comme une petite étagère qui fait son apparition pour poser son matos sans encombrer le lavabo…
Le carrelage


Côté carrelage, il faut enlever les carreaux qui tiennent pas et laisser bien tout sécher pendant plusieurs jours, puis recarreler avec des carreaux neufs (dimension de merde 11cm, je n’ai qu’une 20aine de blancs…). Finalement je ferai la colonne et le rebord avec de grands carreaux découpés (je n’en aurai pas assez et devrai fini avec des carreaux de 10, zut, dire que j’en ai cassé plusieurs pour faire des fonds de pots de fleurs, je ne voyais pas quoi en faire…). Pour le rebord, j’y suis allée franco avec la colle afin de créer une petite pente vers la baignoire pour l’eau qui s’écoule. Ben oui, ça semble évident, mais à votre avis, pourquoi il était pourri ce côté-là ?
J’enlève les rideaux de douche et les carreaux qui ne tiennent pas pour que ca sêche et pour compter combien il en faut pour remplacer. J’avais remarqué que ca branlait un peu sur le caisson de la baignoire, je tire un peu : surprise ! deux rangées de carreaux sont venues d’un coup. Au final, presque tout est parti, sauf (ouf !) la partie qui est coincée par les toilettes. Mais la surface est imposante, je n’ai pas assez de carreaux de 11cm. On fera en 10 en blanc et gris, tant pis, encore de la découpe en prespective (heureusement Gilles n’a pas encore récupéré sa carrelette). Mais bon, moi qui pensais juste recoller quelques carreaux, je suis mal partie, d’autant que, tant qu’à faire, je vais rajouter une trappe de visite, et faire une grande bande de carreaux gris pour rappeler la bayadère.
- encore plus de boulot que prévu
- une étagère carrelée
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