dans les tuyaux

Installer un robinet thermostatique

J’ai toujours détesté les mélangeurs. Passer son temps à remettre de l’eau chaude ou de l’eau froide parce qu’on se gèle ou se brûle au gré du fonctionnement erratique de la chaudière, ça m’énerve. Surtout quand la chaudière en question c’est la nôtre et qu’elle est neuve.

Et elle fonctionne TRES bien. Le matin elle tourne à bloc pour remplir les radiateurs d’eau à 65 degrés. Résultat, tous les matins, quand je ne glaçonne pas, je m’ébouillante.

Bref, j’ai fini par craquer et acheter un robinet thermostatique pour la douche de la petite SDB. Comme on a choisi une chaudière avec un petit ballon, on peut (sinon, tintin…). Ces machins-là coûtent un bras (minimum 100 euros en général), d’où mon hésitation première. Finalement j’ai réussi à trouver un modèle pas trop cher mais pas trop pourri non plus (apparemment le « premier prix » c’est comme la ponceuse qui ne peut fonctionner que 10 minutes : au bout de 6 mois t’as plus d’eau chaude. Donc j’ai pris le modèle au-dessus )

Me voici donc face à la douche, avec ma clé à molette, ma boite de joints, mon joint téflon et un thermomètre. J’ai pas pensé toute seule à prendre tout ça, hein, c’était sur la notice.

Je descends couper l’eau, EC pas de problème, EF ça coule encore, pas beaucoup mais sans arrêt, c’est pas les tuyaux qui se vident. Je coupe au robinet d’en dessous, soit à DEUX robinets d’arrêt consécutifs, ça continuera à couler pendant toute la manoeuvre… Je n’ai pas tenté de couper encore plus bas car les robinets d’arrêt sont dans le sous-sol et je n’ai pas envie de me geler, mais ça ne me plait pas du tout du tout, ça : si je blinde les circuits de robinets d’arrêt c’est pour être tranquille, pas pour avoir ce genre de problème. On a déjà eu une petite panique avec le robinet de la MAL, je vais surveiller ça.

Bref, comme ça coule juste un petit peu je continue : démontage du robinet mélangeur au niveau des petits contacts puisque des adaptateurs tout neufs sont fournis avec le nouveau robinet, joint en anneau (oublié sur la notice) et teflon sur le filetage, à gauche puis à droite. Je serre juste un peu, je mets les caches et je place tout de  suite le robinet pour pouvoir régler l’entraxe et le niveau : oula j’ai bien fait parce que l’arrivée est pas exactement de niveau.

Une fois que c’est bon je serre alternativement les gros et les petits contacts, en les tenant pour pas qu’ils s’entrainent sinon on n’en sort pas. Puis je teste le mélange de l’eau, à 38 degrés, au min, au max : c’est tout bon, donc je ne pourrai pas tester la manoeuvre de réglage (avec tournevis et tout). Je démonte le flexible de douche, change le joint et l’enquille sur le robinet thermostatique. Et voilà !

A noter qu’on peut demander 45 degrés sur le robinet mais le ballon étant limité à 43 ça n’a pas marché. Ce que je n’ai pas testé en revanche c’est le fonctionnement quand le chauffage est allumé (et que donc je me brûle d’habitude) : 45 easy mais t’as pas intérêt à dépasser, mec. Test en live le lendemain : c’est impeccable !

Par contre apparemment on ne peut pas avoir d’eau complètement froide ?

[Edit du 18 janvier 2012 : suite à une petite fuite, j'ai dû démonter l'arrivée d'eau froide, et j'en ai profité pour tester les robinets d'arrête qui arrêtent pas. Bon, apparemment c'est juste l'eau qui reste dans le tuyau. Avec plus de pression que celle qui sort de la chaudière apparemment. Un nouveau joint, un nouveau ruban de téflon, BIEN serrer comme une brute, et c'est reparti.]

Silicone salle de bain

Juste pour prendre date : j’ai mis aujourd’hui du silicone sur les joints du coin de la salle de bain, en haut.

Gestion de l’eau de pluie

Cette année sera une année mouillée, apparemment. J’ai donc attaqué (pendant les éclaircies) les chantiers « gouttières » au niveau de la terrasse, du poulailler, et (enfin !) de la descente de garage.

1. La descente de terrasse

J’avais enfin installé le récupérateur de 350 litres, et il était plein. Et un jour qu’il ne pleuvait même pas, il a basculé sous nos yeux, écrasant plusieurs pots de fleurs, explosant un petit aquarium, déversant 300 litres de flotte, et entrainant une partie de la descente.

On l’a donc remis, recalé, remplacé le robinet qui avait explosé, restait à réparer la descente et refaire la connexion au récupérateur… J’ai acheté un manchon et quelques colliers et je vais accrocher la descente plus loin du mur, pour plus facilité de connexion et pour éviter la double chicane au niveau de la pierre de meulière.

Pour l’instant ça tient un peu par l’opération du Saint-Esprit, il me reste à fixer des cales au mur et les colliers sur ces cales.

2. Le poulailler

La gouttière du cabanon se déversant dans le jardin en plus de celle du toit, quand il pleut fort c’est tout inondé (c’est pour ça que je veux faire un bassin…). En attendant, j’ai décidé de récupérer un peu de cette eau, en mettant un bidon dans le poulailler et en dirigeant le flux de la gouttière vers celui-ci. Une naissance de 50, un bout pour fermer, un coude, un manchon, un bout de tuyau et c’est bon.

A faire (et rapidement, vu le débit) : percer un trou en haut avec un tuyau pour rediriger le trop-plein hors du poulailler. Heu en fait c’est déjà trop tard ;o) mais le bidon penche du bon côté donc ça devrait aller…

3. La gouttière du garage

Chantier qui attendait depuis 1 an, puisque j’avais acheté le matos lors d’une promo. Comme j’en ai marre de transvaser l’eau du récupérateur de devant aux bidons de la descente, et que j’avais repéré des problèmes d’étanchéité, je m’y suis enfin mise.

L’étanchéité d’abord : ruban d’étanchéité à la jonction mur-toiture, lasure sur les poutres en-dessous pour les protéger. Reste à faire : silicone autour d’une vis de fixation du toit (ça fuit à cet endroit sur la poutre en-dessous)… et à nouveau l’étanchéité à la jonction, car le problème n’est pas réglé, en fait.

Puis installation de la gouttière : fixer les colliers avec des crochets à véranda (j’ai rajouté un morceau de caoutchouc pour éviter de casser le fibro-ciment, décidément très fragile), percer le mur pour que le tuyau de descente puisse rejoindre son copain sous le garage, juste au-dessus du dégueuloir.

A peine finie l’installation est testée avec un gros orage… Avec une petite rallonge pour le dégueuloir (plus je le coiffe d’un gros tuyau car le débit est à présent important pour lui : ça goutte en dehors en cas de forte pluie), ça fonctionne impec. Et c’est quand même bien plus joli ! Reste à reboucher proprement le trou côté extérieur et remettre un petit coup de peinture et on aura l’impression que c’a toujours été aussi beau…

Au final , on a donc une réserve d’eau d’autant plus impressionnante (350+400+200+200+100) que pour l’instant elle ne nous sert pas puisqu’il pleut tous les deux jours…

La grande épopée du lave-vaisselle qui ne lavait plus

Episode 30 sur 36 de la saison cuisine

Une série de fuites et de dysfonctionnements nous ont obligées à appeler un réparateur Darty. Verdict : remplacer le flexible (il l’a fait), le robinet (filetage trop court, impossible de visser le flexible correctement) et rallonger le tuyau d’évacuation (trop bas, d’où siphonnage en cours de lavage, d’où panne ou vaisselle incomplète).

Nous avons donc eu le plaisir de rappeler notre cher plombier de cet été pour réclamer. J’ai adoré la réponse, on dirait du Sarko : tous les robinets sont pareils (pas de chance y’a deux modèles, celui de notre MAL  a un filetage correct, mais mais mais…  il est vendu 1 euro plus cher que l’autre : je pense que tout est là…), et le tuyau trop court et sans siphon c’est fait exprès parce que parait que je ne savais pas comme j’allais brancher mon lave-vaisselle. Comme ce qui l’embête depuis le début c’est justement que je sais très bien ce que je veux, au cm près, et que même en étant derrière lui toute la journée j’ai pas réussi à l’obtenir, je trouve ça très fort. Pis c’est évident que dans le doute on met un truc trop court (que si on veut le rallonger il faudra du tuyau, un manchon, de la colle) plutôt que trop long (qu’il suffit d’un coup de scie pour raccourcir), et vraiment le plus court possible (30cm…), et qu’on ne met pas de siphon… bref pourquoi faire un truc propre et tout de suite prêt quand on peut faire sale et inutilisable ?

Comme en plus l’était vachement pressé pour me donner un RDV, j’en ai pris un quand même (pis je serai pas là, ça lui fera les pieds), je me suis rendue dans ma GSB préférée pour acheter le robinet-qui-n’existe-pas, une potence, un siphon, un coude et un manchon… et j’ai plongé sous le plan pour voir comment enquiller tout ça dans le peu d’espace qui reste à présent que j’ai placé tout autour meubles et prises…

Quelques essais plus tard, je suis arrivée à ça :

Pas super pratique, hein ? J’ai donc du m’y résoudre : ça va, mais ça irait encore mieux si je remontais de quelques centimètres la boite 32A qui est sur le chemin (on comprend mieux avec la photo suivante : juste au-dessus de l’évacuation installée par le plombier, il y a la grosse boite d’arrivée pour le fil 3G6 32A de la plaque).

Donc c’est reparti : vider le meuble de 50, démonter sa porte (plus lourde que le meuble lui-même avec la tablette à petit-dej), décrocher le meuble (sans arracher le tuyau de gaz qui est plaqué dessus). Démonter la prise, refaire des trous-trous un peu plus haut. Pis tant que j’y suis à m’em…, j’en ai profité pour rajouter une prise sous celle du lave-vaisselle (genre pour des éclairages sous le bar, ou autre…). Là c’est bon, on peut plus rien rajouter dans ce coin…

Reste plus qu’à mettre robinet et siphon, mais là on a la place de mettre le robinet droit… Pour le robinet, une petite séance de filasse (avec toujours l’inévitable bouletisation « je fais un super boulot… et je me rends compte que je ne suis pas sur le bon filetage… ») , et pour l’évacuation, là j’ai pas fait la même bêtise que pour l’évier, j’ai collé mes bouts petit à petit, sans tourner, et j’ai gardé pour la mise en place un petit qui rentre dans un grand… donc même pas besoin de coller. J’ai remis le meuble, renquillé tout le monde, et c’est bon !

Attention quand même à ne pas trop serrer l’arrivée du lave-vaisselle, car quand on veut le desserrer (par exemple pour défaire le paquet de noeuds laissé par le mec de Darty, alimentation, évacuation et alim électrique tout ça bien mélangé et emmelé…) ça entraine le robinet, qui se met à fuir, or pour passer la clé pour le revisser il faut… virer l’arrivée, qui gêne. Bref, on court au garage pour couper l’eau plus bas, on remonte là-haut resserrer le kiki au robinet, on défait les noeuds, et on remet tout en place calmement. Ouf !

Edit du 22 : première vaisselle aujourd’hui, impec. Yes !

Des vacances bien méritées

Episode 11 sur 36 de la saison cuisine

Trois jours bien efficaces et un sentiment de devoir accompli avant de partir faire la bringue en Touraine.

En fait, ça ne ressemble pas du tout à des vacances, ce mois d’août…

Dans le jardin sous la lampe… non c’est pas ça…

poulaillerPremier jour, Karine à la visseuse, pour changer l’ampoule de la SDB (sous globe) n’a mis que 50 minutes (où est la visseuse ? Où sont les embouts ? Où est passée cette -censuré- de vis ? Tombée du haut de l’échelle entre la baignoire et les toilettes -au moins trois fois- Et pourquoi elle ne veut plus rentrer à présent ? -oups j’ai pas ramassé la bonne-…). On ne rit pas, chronométrez-vous donc la prochaine fois, pour voir.

Pendant ce temps Léo vide le poulailler de son bois. Et de ses toiles d’araignées, berk ! Découpe quelque tasseaux, se bat pour les fixer avec de gros clous et un seul étau (paske quand tu tapes, le bout de bois il avance au lieu de rester collé à son copain…). Puis le clou plie, de toute façon… Bref, deux heures plus tard, on a un semblant d’étagère avec des planchettes et un bout de grillage. Le gros bois est rangé dessous, le petit bois dessus, la hache et la scie contre le mur, et on s’y retrouve enfin.

Corvée de sciage de bois, pour Karine, pour changer.

Puis (pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?) division des hémérocalles par 35 degrés… Ma mère ayant décidé de désherber entre les rosiers, le résultat est impressionnant : Karine est jalouse !

Puis déménagement de mon studio à la fraîche (« seulement » 25 degrés à 23h…)… et dans le noir, EDF ayant décidé justement ce WE-là de couper le courant. Donc je peux dire que je sais démonter mon canapé les yeux fermés… Avec quoi on déménage ? Toujours la Twingo, toujours vaillante malgré un canapé, une table, un fauteuil, une psyché et pas mal de sacs.

Courses en tout genre

Le lendemain matin, l’équipe super motivée (enfin, surtout Karine car Léo est aux abonnés absents) direction les suédois pour le reste des meubles de cuisine… Après les bonnes affaires (un meuble déjà monté et un plan de travail), on zigzague entre les rayons pour mettre en face un tiroir et sa facade (pas dans la même allée, sinon c’est pas drôle), quand il n’est pas en rupture, grrr.

Au final on a une colonne de plus de 2m et … 45kg le colis, gloups, mais sans ses tiroirs… Ikea nous prête un superman pour mettre le gros colis et tous ses copains dans la Twingo (en fait, dessus, encore une fois). Pour le déchargement, Dieu a inventé les voisins. Surtout le fils du voisin…

Toujours très motivées, direction Leroy l’enchanteur pour un peu de matos électrique : je découvre que les boîtes d’encastrement 2 et 3 postes Legrand qui m’ont donné tant de mal peuvent, quand le magasin n’est pas en rupture de stock, être avantageusement remplacées par le modèle Debflex, moins cher et surtout de la dimension de la scie cloche (et pas deux millimètres plus grand, grr). J’en profite pour éclairer un autre client, qui hésitait justement entre les deux modèles.

J’en dépêtre aussi un autre qui cherche un interdif et ne sait pas s’il doit prendre du A ou du AC. Le vendeur lui débite la norme (qu’il connait mal, en plus) au lieu de lui poser LA question : il va protéger QUOI, cet interdif ? Tout le tableau car y’a rien : prenez un AC ; vous devrez revenir prendre un A pour la MAL, mais pour l’instant validez déjà le premier niveau du jeu… Bon, j’vais pas rester toute la journée à remplacer les vendeurs…

Tant qu’on y est, on fait aussi le plein de lambourdes au Centre Matériaux : je découvre qu’elles existent et sont moins chères en 2,50m (alors que c’est plus pratique à transporter pour nous), cool. Et on revient avec un pare-brise cassé, gloups (il sera changé dès le lendemain, mais ça fait bizarre, une grosse étoile qui apparaît d’un coup).

Le plombier vient réparer (une partie de) ses conneries

Enfin, mardi, c’est normalement le jour où le plombier doit venir à 8h30. Je refuse de me lever. Bien m’en a pris : il est arrivé à 14h… Mais bon, alleluia, il a fini par venir. Les vannes sont posées, l’évacuation évacue, il est censé nous fournir deux flexibles pour le robinet (je sens qu’on va les attendre, ceux-là). Par contre, il refuse de toucher aux tuyaux du plafond. Heureusement, j’ai eu dans la nuit l’idée de génie pour les cacher : une fausse poutre, qui permettra également d’apporter l’électricité au meuble d’entrée.

Donc même pas mal. Mais rien que pour le principe, ça fait chier.

Et moi j’avance dans la cuisine

plaquesplaques

Et pendant ce temps, j’ai enfin rerereinstallé la prise du lave-vaisselle, posé les deux plaques manquantes au fond de la cuisine, rajouté le trou de prise que j’avais oublié (rha, c’est trop facile avec ce modèle) et commencé à mettre de l’enduit-colle (moment très drôle où nous avons essayé de fabriquer une balance pour mesurer 500g d’enduit ; ça s’est fini avec la balance de cuisine de la voisine).

Pendant ce temps, Karine faisait trois lessives, arrosait le jardin et faisait la compote de nos pommes, et plein d’autres recettes de cuisine.

Pendant ce temps, les potirons continuent de pousser et de nous faire leur fleur quotidienne. A quand le fruit ?

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