bricolages

Fendage de bois

Quand le bois de chauffage nous a été livré, je n’ai pas tout fendu, parce que la manutention+ le fendage d’une partie nous a déjà pris un mois. Mais la vague de froid sibérien que nous avons subi a sérieusement mangé nos réserves de bois, et j’ai beau trier on arrive sur la réserve de bois non fendu et non brûlable ainsi (bûches de 20cm de diamètre, je pourrais même pas les rentrer dans le poële). Donc ce dimanche, hop hop motivées, on a ressorti les pneus, la massette et le coin.

On a (il fallait bien deux cerveaux) monté le touret à meuler que j’avais acheté, pour aiguiser le coin sans sortir la meuleuse « à couper les pieds », puis on a fait des tours aux pneus et au rangeage.

Le soir, mal au dos et aux mains, mais on est parées, il peut revenir le froid. Comment ça il fait 8 degrés à présent ?

Fabriquons des jeux

Suite à notre WE à l’Auberge des VoyaJoueurs, ma frénésie de fabrication de jeux m’a reprise. Je nous ai donc fabriqué :

Deux jeux tirés de Jeux et Stratégies, Hello Dolly et Alpages (sur damiers à cases respectivement triangulaire et hexagonales, un peu galère). Je lorgne sur d’autres jeux de J&S, mais il sont un peu plus compliqués à réaliser.

Trois jeux abstraits, Gygès et Mana (sur le même plateau ; par hasard, c’est la même personne qui a créé ces deux jeux) et DVONN (du projet GIPF).

Un jeu de tuiles, Carcassonne : ce jeu a beaucoup de succès et je le trouvais un peu cher. Pour faire les tuiles j’ai pris une plaque de carton-mousse que j’avais récupéré chez Accor : bien qu’un peu épaisses, les tuiles tiennent bien en main ou sur le terrain, comme ça. Je suis en train de me taper le dessin de chaque tuile, à la main… il y en a 72 dans le jeu de base. Par ailleurs il a plein d’extensions que je pourrai me fabriquer à mesure, comme ça. Pour les petits partisans je pourrai les faire à la scie à chantourner, en attendant je prendrai de bêtes pions.

En projet :

Tortuga

Les Colons de Catane : encore un jeu assez cher (du moins en France) mais qui en plus a pas mal de matériel. Pour l’instant j’ai fabriqué les tuiles hexagonales de terrain (toujours en carton mousse), que j’ai décidé de recouvrir avec des photos des cinq matières du jeu (bois c’est bon, pierre ça devrait aller, il me reste paturages, blé, et argile). Je pense récupérer des pions de Monopoly, peindre des allumettes pour les routes, reste les différentes cartes…

Et un jeu de plein air, le mölkky : j’ai même déjà acheté le poteau dans lequel on découpe les quilles, j’attends de récupérer une scie à onglet électrique pour le réaliser.

Aménagement du sous-sol en atelier

Abraham Lincoln : « Si on m’allouait cinq heures pour abattre un arbre, j’en utiliserais quatre pour aiguiser ma hache! »

Dans la série « j’aiguise ma hache », j’ai décidé de consacrer un peu de temps à (mieux) ranger mon (pléthorique) matériel de bricolage.

D’abord, j’ai été chercher des malettes à outils inutilisées et m’en suis servie pour ranger tous le petit matos qui traîne toujours autour de moi quand je bosse quelque part : en ce moment c’est dans le salon. Même si je l’entasse à un endroit précis, ça fait visuellement bordel. Pis c’est pas facile à déplacer. A présent, pour bouger ou dire « c’est rangé », j’ai qu’à fermer la valise.

La pochette d’un défunt tournevis électrique me permet de ranger tous les embouts, en vrac mais au même endroit. Dans le même ordre d’idée, je cherche le moyen de ranger tous mes forêts de perfo/perceuse. Malheureusement certains sont très très longs.

Autre problème : les boites des outils électroportatifs. Certaines ne se referment que sur l’outil démonté. Monté, prêt à servir, il ne rentre plus. C’est malin. Donc  je cherche une boite de rangement pour ma défonceuse, qui ne tient plus dans sa boite une fois les poignées fixées (trouvé : une joli caisse en plastique rose…), et idem pour la meuleuse, pour la même raison. Je lui avais amoureusement libéré un tiroir, mais cette garce refuse encore d’y entrer, pour un malheureux demi-centimètre.

Ensuite, ayant remarqué comme c’est pratique d’avoir une malette à vis (j’en avais achetée une (pleine) à vil prix chez Lidl), j’ai cassé ma tirelire et en ai acheté une vide de 50 cases. Puis j’ai fait la chasse à tous les récipients contenant des vis en bordel et commencé à les trier. C’est un travail de longue haleine mais petit à petit ça devrait, ne serait-ce que réduire le nombre de « pots à vis » que je me traîne. Je me suis aussi offert une deuxième rallonge à enrouler, mais cette fois-ci un modèle d’intérieur, où le fil (forcément plus court) s’enroule à l’intérieur du truc : plus de démellages hystériques parce que le câble s’est mal enroulé.

Sinon, on a rangé le sous-sol : j’ai retrouvé l’accès à mes planches, mes chutes… et mes outils. Tout bouger m’a permis de refaire un inventaire dans ma tête de ce que j’ai.

Comme j’ai aussi récupéré aux encombrants une étagère en métal et une plaque perforée, ça m’a motivée pour me faire un joli panneau dans la chaufferie : un tasseau fixé au mur, quelques vis+rondelles pour fixer la plaque au tasseau, j’avais prévu un tasseau pour le bas mais il n’a même pas été nécessaire de le fixé au mur, il est juste glissé derrière la plaque. Les tasseaux permettent de visser sur la plaques quelques éléments de rangement supplémentaires : en haut une petite tablette à vaisselle en métal, en bas deux crochets porte-manteaux et une boite à thé. Pour le reste j’ai cherché en magasin des crochets idoines et des S : là encore c’est Leroy qui l’emporte avec un petit rayon consacré au sujet, chez Casto y’a rien.

Je voudrais faire un rangement pour les clés plates et les tournevis aussi, à suivre.

J’ai aussi démonté le porte-vélos (qui ne les supportait pas) et prévois de l’installer pour suspendre les grosses couronnes électriques (gaines, fil à tirer et câble 3G). Les petites couronnes seront, elles, suspendues à un autre truc (ce devait être une poignée de meuble), fixé au plafond. Encore mieux : chez Lidl cette semaine pour 13 euros un ensemble de 12 gros crochets, à accrocher au mur ou au plafond, pour ranger ce genre de choses. Toujours dans l’electricité j’ai réuni les boites d’encastrement dans un filet à patates. Toujours chez Lidl je me suis offert un touret à meuler (pour aiguiser tout ce que je veux sans sortir la meuleuse à couper les pieds) et un petit extincteur (because poele à bois et cheminées : ça sert à rien d’avoir un détecteur de fumée si on n’a rien pour lutter contre le feu).

Côté rangements sans destination précise pour l’instant, j’ai suspendu un panneau à poches en tissu, et repris une astuce vue dans une video : accrocher des bocaux à une planche, par le couvercle. Comme on ne manque pas de bocaux, je me suis fait plaisir, y’a toutes les tailles… Et comme j’ai effectivement tendance à remplir des bocaux de petits trucs plus ou moins bien triés, au moins ils auront une place précise (au plafond) et ne viendront pas s’éclater par terre dès qu’on ouvre un tiroir.

Allez pour finir une photo de comment ça sera JAMAIS, je me connais ;o) :

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Flipotage de piano

Un petit article technique pour les amateurs de musique : si un jour votre piano se met à faire un bruit de casserole, résonnant désagréablement sur certaines notes puis au final sur toutes, ne le jetez pas tout de suite mais examinez la table d’harmonie. C’est le dos du piano, en bois, et comme le dos d’une guitare c’est lui qui fait le son.

La table d’harmonie est composée de plusieurs fines planches, et il peut arriver que l’une d’elle décide de partir en vacances : c’est ce qui nous était arrivé.

Il existe une opération qui permet de réparer cela, ça s’appelle le flipotage : elle consiste à insérer de petites baguettes de bois (les flipots) dans le trou. Apparemment c’est une opération qui se fait aussi sur les bateaux, mais pas vraiment dans les mêmes dimensions, voyez plutôt.

Dans notre cas la planche était un peu vrillée, il a donc fallu la caler pendant 24 heures avec un petit bout de bois (ça tombe bien, j’en ai plein) le temps que la colle sèche.

Compter une heure de boulot et le prix d’un accordage.

Le lendemain : bon, a priori j’aurais pu économiser 80 euros… une fois la cale enlevée la vibration reprend (moindre, mais elle est indéniablement là), elle ne s’arrête que si je remets la cale… qui suffisait déjà avant le flipotage. Bon, si ça vous arrive, essayez avec une cale, si ça marche comme ça c’est toujours autant d’économisé…

 

Etagères

Pendant que les dessous de fenêtres sèchent, c’est brainstorming sur le mur de livres qui ornera l’extrémité du salon. J’ai fini de décoller le papier peint, rester à enduire, isoler le mur de côté… et attaquer !

Mur de cheminée

Pour voir (et éviter qu’il tombe à cause des coups de perfo), j’ai enlevé le grand miroir de la cheminée… et j’ai vu : à cet endroit les plaques qui forment la hotte/mur sont faciles à repérer, suffit de suivre les fissures. En ouvrant celles-ci j’ai pu voir que ce n’était pas seulement un problème d’enduit : les plaques ne tiennent pas les unes aux autres, ça tremble dès qu’on tape.

Donc obligée d’ouvrir bien plus les fissures, au marteau/buron ou au Multi (avec disque spécial brique), puis de bourrer au MAP. Le résultat n’est pas super, mais les plaques vibrent bien moins. Je préfère savoir qu’elles tiennent, avant de suspendre le miroir… Donc je pense que je vais tout enduire d’un coup, le mur Sud, la cheminée, voire le mur de refend.

Autres rangements : escalier

En attendant, pour ranger les livres qui envahissent de plus en plus la maison, j’ai installé des étagères sur le mur à l’intérieur de l’escalier, ainsi qu’un crochet « spécial sac à main ». Une enfilade de paniers blancs (récup Casa), alternés avec des citrouilles, décorent l’escalier et reçoivent/cachent tout le bazar qui doit monter, descendre, être classé… Tout de suite ça fait plus rangé (alors que pas du tout en fait, en tout cas pas plus qu’avant ;o)


Autres rangements : entrée

Ce dimanche ça nous a prises, trop marre de chouter dans nos propres godasses, on a donc retiré le tiroir du bas (pas concluant), mis des carrés de moquette au sol et rajouté plein plein d’étagères. Comme j’étais partie, j’ai aussi fixé au mur des trucs que j’avais depuis longtemps : un ensemble de deux crochets, un rail à clefs « chats », et j’ai rajouté une petite boite en dessous.

Par ailleurs j’avais réalisé un cache-porte-manteaux. Je suis partie de cette idée de Jonas Samson (c’est un porte-manteau, les cintres sont cachés dans le truc en alu) : cacher les cintres en laissant apparaitre (et accessibles) les manteaux. J’ai découpé une grande planche de contreplaqué de 10mm, l’ai fixée à la planche du haut avec une charnière à piano (c’est trop pratique les charnières à piano !!).

Elle devait être bloquée en position ouverte par un aimant fixé sur le caisson de gauche, mais en fait c’est pas possible, donc je l’ai faite un poil plus courtes que j’aurais voulu mais sinon c’est pas pratique. Pour la déco,  j’ai collé une épaisseur de carton polystyrène, si jamais on veut punaiser des choses, et une chute de papier peint.

Bref, une entrée toute propre et (vraiment) rangée !

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Maçonnerie en chocolat

Pour Noël, on a décidé comme ça d’offrir à mon frère et sa copine, qui sont de grands grimpeurs, un mur d’escalade en chocolat. Avec prises en pâte d’amande, cordes en fil de bonbon super chimique (il existe plusieurs couleurs) et dégaines pour s’y assurer.

Donc on a acheté une dizaine de plaques de chocolat et commencé à se gratter la tête pour trouver comment faire tenir tout ça. Je voulais au moins une partie en dévers, parce qu’on sortait de voir les championnats départementaux et faut pas déconner.

Grâce aux suggestions de Karine, ça s’est fini avec un socle (deux plaques) sur lequel reposait un V. On a tâtonné pour trouver comment travailler les plaques, les maçonner ensemble, lisser les raccords… en faisant chauffer les plaques (très rapidement) dans le poele ou en faisant fondre quelques carreaux au micro-ondes pour faire du « ciment » pour combler les trous.

Petit à petit le V s’est transformé en Y renversé, ce qui nous fait une voie facile, et une à moitié en dévers de l’autre côté. Karine a proposé de faire un mur de bloc sur les côtés entre les deux plaques, ça permet de rigidifier d’autant. Par contre c’est un peu galère à mettre en place, donc je ne l’ai pas fait de l’autre côté, j’ai décidé que ce serait un local pour ranger les cordes.

Pour fixer les prises, on fait chauffer un couteau dont on place la pointe à l’endroit désiré : le chocolat fond, on place la prise.

Le plus prise de tête aura été la réalisation des dégaines et des relais, en fil d’argent et fil noir. Oui, ce sont les seuls éléments qui ne se mangent pas. Les dégaines sont assez réalistes, pour les relais je me suis permis une grosse approximation, c’est comme une dégaine avec deux boucles (trop la flemme de faire la chaîne !). J’ai fait deux relais et quatre dégaines, donc le côté facile n’a qu’une dégaine et un relais, le côté en dévers a trois dégaines avant le relais : niveau sécurité c’est limite mais ça passe ;o)

Le dernier jour j’ai rajouté les cordes et deux petits grimpeurs.

Autour du poele : range-bûches et bar

Episode 9 sur 13 de la saison poele à bois

Comme d’hab, j’ai profité que Karine s’est absentée un WE pour (mettre un boxon pas possible dans le séjour) réaliser des travaux assez salissants sans être obligée de faire le ménage/rangement tous les soirs et (faire des folies dans les magasins de bricolage) profiter du dernier jour des promo Castofolies pour réaliser quelques judicieuses emplettes, dont du carrelage en grès cérame noir à 7 euros le m2.

Nouvel accès au bar

L’essai du poele nous a aidées à décider où faire notre range-bûches (et montré que c’est vraiment bien pratique de les avoir à cet endroit). Le range-petit bois d’allumage est aussi indispensable, c’est bien d’y avoir pensé, quant à l’espace sous le poele, il ne peut accueillir que des bûches très courtes car elles ne doivent absolument pas dépasser, because chutes régulières de braises quand on ouvre la porte.

Donc range-bûches : j’ai commencé à monter la cloison en béton cellulaire, toujours sur un U de plastique lui-même posé sur une semelle de liège (puisqu’on est sur le parquet). Il commençait donc à devenir urgent de réaliser un nouvel accès pour le bar.

Je me suis finalement décidée pour une grande ouverture rectangulaire avec une charnière à piano en bas, qui permet d’accéder aux deux étagères en même temps. J’ai donc dessiné un grand rectangle qui passe au ras des différentes équerres, et j’ai fait la découpe au Multi. Cet outil, s’il ne découpe pas vite et vous casse la tête avec son bruit de moustique, permet de travailler sur du matériel déjà monté et de faire des découpes fines : avec une scie sauteuse j’aurais fait un massacre. J’ai commencé par installer un petit système d’aimant pour retenir la porte.

N’ayant pas le temps de chercher parmi mon bazar si j’avais une chute de charnière à piano (je suis sûre que oui en plus), j’ai profité de mon passage à Casto pour en acquérir une, l’ai récoupée à la bonne longueur et l’ai installée. J’ai bien bien galéré pour la fixer pile poil… Après j’ai fixé une petite poignée assortie à celles de la cuisine (quoique plus petite) (elle n’est pas sur les photos ici mais en bas de l’article).

Range-bûches

Côté range-bûches j’ai découpé plusieurs épaisseurs de moquette aux dimensions du trou pour protéger le parquet, et tant que j’y étais, le mur.

Et j’ai donc fini cette petite cloison. Le coin est en arc de cercle : non seulement c’est plus joli, plus pratique, mais ça m’a coûté zéro effort. C’est à peu près comme ça qu’une plaque sur laquelle on s’est assises avait cassé. Adopté ! Bon, il est temps que les travaux s’achèvent : ma réserve de plaques en 5cm est épuisée, je bosse avec des chutes pour fermer le côté de la gaîne technique.

Prolongement de l’évier : électricité

Puis j’ai attaqué la création du coin extension de l’évier, qui attendait juste d’être achevé depuis… deux ans ! D’abord, une mise au propre de l’électricité (y’en a pas mal par là).

Donc j’ai ENFIN collé les fils de l’éclairage de l’arche au pistolet à colle (acheté il y a deux ans…). Rien de sorcier, si ce n’est qu’il faut prévoir pas mal de bâtons de colle au départ car le système pousse la l’arrière, donc on en a toujours un qui sert juste à pousser (il aurait été plus malin de prévoir un petit poussoir comme dans les agrafeuses, mais ce n’est peut-être pas possible à cause de la chaleur). En tout cas ça marche impec et ça fait tout propre.

Puis mise en place définitive de l’interrupteur (éclairage de la cuisine et de l’arche). Tant que j’y étais, puisque j’avais la place, j’ai rajouté une prise (pas du tout dans la norme ça, une prise sur un circuit d’éclairage, mais c’est pour les besoins ponctuels). Punition : galérer pour aligner les deux… J’ai aussi fixé le transfo et la prise de l’éclairage de l’arche à la planche du fond, ça fait plus propre que se balader même si c’est dans un vide technique.

Tant que j’étais dans l’élec j’ai ENFIN connecté l’éclairage de la cuisine au joli interrupteur rouge choisi par Karine, ainsi que l’éclairage de l’entrée. Juste deux ans que ça attendait…

Prolongement de l’évier : bois

J’ai fixé ce petit bout de planche avec une équerre, puis j’ai attaqué l’autre côté, pour fermer le coin. La planche choisie étant trop épaisse (j’ai choisi de la faire aller aussi le long du mur) il m’a fallu ressortir la défonceuse pour en réduire l’épaisseur. J’ai pas pris de photo, mais Xavier s’en est chargé et vous explique tout ici (avec les fôtes d’ortografe en prime…) et on trouve plein d’astuces ici. J’avoue que sur la fin j’ai sorti le Multi pour égaliser le tout. J’ai fait aussi une rigole pour accueillir les fils de l’arche (que j’ai donc collés là aussi) et enfin fixé un aimant pour la maintenir en place : elle sera très rarement ouverte, mais j’ai besoin de pouvoir accéder en cas de problème électrique avec l’éclairage de l’arche, et pour fixer le plan de travail.

J’ai sélectionné dans mes chutes de plan de travail une de la bonne largeur et l’ai recoupée à la bonne longueur à la scie circulaire. Avant de fixer définitivement ce bout de plan de travail, je le nourris à l’huile de lin, en plein plein de couches comme son copain (ici en cours d’huilage, et donc placée dans le mauvais sens : la moche découpe à la scie circulaire sera bien sûr côté mur).

J’ai réussi à glisser entre les deux boîtiers électriques un système de fixation qui remplace avantageusement une équerre, parce qu’ils se compose de deux éléments indépendants, et que  pour tout serrer il y a juste une vis horizontale pour relier les deux. L’horizontale étant le seul sens où je peux visser quelque chose dans la petite boite que je viens de créer…

J’ai aussi collé un morceau de béton cellulaire au bout du range-bûche, au retour du mur, à niveau avec le plan de travail.

J’ai préparé l’installation de la crédence en découpant celle-ci ainsi que les deux rails, qu’il a également fallu percer, et j’ai percé le mur pour pouvoir fixer les rails.

Et puis j’ai fixé la rallonge du plan de travail : avant de serrer la vis du bidule, j’ai mis un gros filet de silicone sur le plan de l’évier, un sur le mur, puis j’ai tout plaqué et bien serré avec deux grands serre-joints : le silicone servira à la fois de colle et d’étanchéité. Puis j’ai fixé les rails de la crédence et siliconé le rail du bas et la jonction entre les deux plans de travail. Hop le soir c’est sec et tout beau.

Inauguration du poele : chauffe, Marcel !

Episode 7 sur 13 de la saison poele à bois

En cours de montage du muret accumulateur du poele, je me suis dit que ce serait pas mal de tester ce dernier, pour voir s’il fonctionne, si c’est vraiment la peine de s’embêter avec un mur de 30cm, à quelle distance on peut mettre la limite du range-buches, toussa…

Karine a décidé de donner un petit nom au nouveau compagnon de nos soirées, voici donc des nouvelles de Marcel le poele ;o)

Donc on l’a mis en place en le laissant sur le chariot, on a connecté les conduits (des petits soucis avec le zoom, qui ne voulait pas tenir, mais j’ai fini par comprendre commet il fonctionne), et hop ! J’ai testé pour l’occasion l’allumage en top-down, et il faut avouer que c’est bluffant, même si le démarrage est un peu délicat.

On a d’abord fait une flambée avec trois petites bûches, c’était gentil mais ça chauffait pas des masses. Puis on a rajouté deux autres buches et là ça c’est mis à bien chauffer. Le four fonctionne bien : mon café a chauffé, les galets et les briques que j’y ai mis pour accumuler la chaleur aussi. Les buches y étaient pour les sécher, elles avaient pris la pluie. Pour savoir précisément à quelle température on monte je vais faire l’acquisition d’un thermomètre de four. Un très bon point : même au coeur d’une belle flambée, la poignée (ou au moins le bout de celle-ci) reste froide.

Le coup de flip

Le problème c’est que ça s’est mis à fumer. Pas mon conduit, le poele lui-même. Et à sentir bizarre (pas beaucoup, c’est Karine qui a repéré). Il y a une petite fuite sur la gauche de la porte, par où sort de la fumée et de la chaleur : à force le métal du poele n’était plus de la même couleur, j’ai pu prendre des photos pour montrer au SAV. Vu le nombre d’intermédiaires entre le constructeur et nous (Bronpi-Le Marquier-LeroyMerlin-nous) je sens que ça va être rigolo comme intervention…

On verra ça quand le feu sera éteint, car une fois que c’est lancé on ne peut plus trop ouvrir la porte : l’arrivée d’air frais attise brutalement le feu et des braises en profitent pour sauter dehors. Comme on n’a pas mis de protection devant, on va éviter…

Une fois le poele refroidi j’ai été examiner les joints de la porte, qui sont effectivement mal fixés à l’endroit susdit. Donc je l’ai un peu titillé et on a retenté une flambée (autant reproduire l’incident plusieurs fois avant d’alerter tout le monde). Tout s’est bien passé mais faut avouer qu’on l’a pas lancé à bloc non plus ;o)

Bilan de quelques flambées

Pour l’instant pas de nouvelle fuite. C’est trop agréable de monter chauffer son lit avec des galets bien chauds ; atelier couture en perspective : faire des petites poches en tissu pour mettre les dits galets, car on ne peut pas les prendre direct à la main.

Niveau autonomie, en le laissant à minuit avec une grosse bûche et l’air ouvert au tiers il y a encore des braises (et la bûche pas finie de brûler, donc faudra mettre plus d’air) à 4h30 du matin, et les briques du four sont tièdes. Suffit de mettre un peu de petit bois et une petite bûche, et c’est reparti !

Par contre quand il faut faire un nouvel allumage c’est plus compliqué, on ne maîtrise pas encore très bien : le papier se consomme sans faire de flammes et donc ça ne démarre pas, c’est laborieux. La faute sans doute notamment à une arrivée d’air insuffisante : même à fond ça ne suffit pas, il faut souvent ouvrir la porte et souffler, même en cours de combustion. Il faudra que je cherche comment créer une deuxième arrivée d’air. En attendant le seul moyen d’avoir un allumage pas trop laborieux est de bien laisser un espace entre les bûches pour que l’air puisse monter de la grille. Ca rend problématique l’installation d’un top-down car dans un foyer triangulaire on a beaucoup de mal déjà à mettre deux bûches l’une à côté de l’autre en réservant cet espace, mais alors pour en croiser deux autres au-dessus… il va falloir que je trouve un moyen pas trop galère pour recouper mes bûches en deux (cad pas à la tronçonneuse car j’ai vraiment pas confiance dans cet outil. On m’a prêté une scie-sabre électrique, je vais voir ce que ça donne).

Entretien

Vitre : papier journal mouillé et cendres. Ne pas appuyer mais frotter doucement plusieurs fois, à force ça part. Parce que bon, le coup de la grosse flambée qui est censé nettoyer magiquement la vitre, 1) on peut pas quand le poele est en rodage, 2) on peut pas quand y’a plein de maçonnerie qui sèche autour, 3) quand on part se coucher ça finit forcément par brûler au ralenti… Quand à la soit-disant seconde arrivée d’air censée éviter le noircissement de la vitre, hahaha ! ca fait juste de petites vagues plus claires à cet endroit : donc bonne idée mais il faudrait que les trous soient trois fois plus grands, mec !

Pour ne pas trop salir la vitre on a trouvé le truc : mettre une bûche ronde le long de celle-ci. Outre que c’est le seul moyen d’espérer en mettre une autre à côté et pouvoir encore allumer, si on la laisse toujours là sans la pousser au milieu le côté le long de la vitre ne brûle pas et la masse de la bûche dévie la fumée qui ne vient pas lécher la vitre. On peut bien plus espacer les nettoyages ainsi. Bon par contre le côté « vitre brûlante on a bien chaud » est perdu, au profit d’une chaleur plus diffuse, moins intense. Et c’est strictement l’inverse de la « flambée de folie qui nettoye la vitre ». On verra quand on pourra se permettre de la tenter, celle-là.

Par contre je confirme que le coup de la flambée qui nettoye ça marche, et ce quel que soit le support : les plaquettes réfractaires que j’ai rajoutées dans le poele étaient toutes noircies, après une bonne flambée elles sont revenues à leur couleur originale (ocre).

Hamac d’intérieur

Vous vous souvenez qu’on avait pris grand goût au plaisir de se balancer doucement dans un hamac. Mais depuis quelques semaines l’automne est bel et bien là, et impossible de s’adonner à ce genre de plaisirs en extérieur. J’ai donc décidé de tenter une fixation de hamac en intérieur, au fond de la grande chambre car c’est à peu près le seul endroit où il y a la place et où ça ne dérange pas trop.

Il me restait un anneau exeprès (l’autre est accroché au cabanon), je l’ai fixé dans une des lambourdes qui me servent à installer l’isolant bois sur ce mur. De l’autre côté, mur de briques creuses, j’ai pas confiance : donc je perce le mur compètement, jusqu’à ressortir dans l’autre pièce. L’idéal aurait été de passer une tige filetée de 10cm terminée par un anneau, et de la bloquer de l’autre côté avec une plaque de métal percé et un boulon.

Ma tige filetée avec anneau étant trop courte, et mon envie de hamac trop forte, on passe au plan « quand on a pas de matos on a des idées » : j’ai carrément décidé de passer la corde elle-même dans le trou ! Une fois un fil électrique enfoncé dans l’âme de la corde, elle se laisse faire pour traverser les alvéoles des briques et ressortir de l’autre côté. Un noeud autour d’une barre de bois et c’est bloqué ! De l’autre côté je fais mon noeud de chaise, dégaine les mousquetons, et à moi les siestes dans le hamac même en plein hiver !

Edit du 12 novembre : tige de la bonne longueur achetée, mais pas la plaque de métal… A suivre…

Le tubage du conduit du poele

Episode 8 sur 13 de la saison poele à bois

Un peu de retour sur l’aventure qu’aura été le tubage de notre conduit de poele.

L’entreprise que nous avions choisie ayant travaillé de façon absolument pas conforme à la DTU (que j’ai découverte lorsqu’un installateur de poele a refusé d’en installer un chez nous au vu de leur travail, c’est toujours agréable d’apprendre qu’on a dépensé 1300 euros pour une installation dangereuse), nous avons du batailler pour les faire revenir DEUX fois :

Une première fois, pour refaire la partie basse, à savoir le scellement du pied de conduit. La deuxième version a été, à ma demande insistante :

  • un scellement à peu près droit (avant il était impossible d’enquiller un conduit verticalement)
  • avec du mortier bâtard et non du plâtre. Bon finalement ça s’est fini avec un mélange mortier bâtard/plâtre
  • avec des aérations OBLIGATOIRES (qui ont été réalisées en enfonçant des piquets avant le complet séchage du mortier) et juste oubliées la première fois. Sans ces aérations, incendie de toute la maison ou fissures du conduit voire explosion garantis en cas de feu de conduit ou juste d’une utilisation un peu intense et prolongée (hiver rigoureux) : on a un effet de cocotte minute puisque l’air chaud ne peut s’échapper d’un conduit hermétique.

Une deuxième fois, pour refaire la partie haute :

  • étiquetage (oui sur la souche là-haut. Bon ils se sont fichus de nous ils ne l’ont pas fixée, à mon avis elle s’est déjà envolée là),
  • remplacement du mitron (celui en place étant trop petit, il a été retiré et le haut du conduit a passé trois mois à l’air, tout seul),
  • étiquetage en bas (quand même plus pratique)
  • et réalisation du test fumigène d’étanchéité, obligatoire mais pas réalisé (et pour cause, avec un conduit non ventilé les fuites on ne risquait pas de les voir de toutes façons). Test qu’ils facturent 390 euros le reste du temps, tu m’étonnes qu’ils « oublient » de le faire à l’installation…

Cette deuxième fois a donné lieu à un psychodrame délirant, le patron n’ayant pas apprécié que je fournisse le mitron (acheté 34 euros aux Docks de Clamart, TVA 19,6%) alors qu’il voulait me vendre le sien 90 euros HT !). Résultat il voulait me faire payer deux heures de main d’oeuvre, pour un boulot qui a pris dix minutes. On a mis deux mois à fixer une date, et les mecs sont finalement arrivés avec pour consigne de tout faire sauf la pose du mitron. Une heure à palabrer, une heure de grande comédie au téléphone avec une retournement inattendu quand finalement le patron accepte, avec le chantage de « mais vous réglez la facture tout de suite ». Bref, le truc est posé, le test fait, mais bien sûr je refuse de payer la facture des deux heures qu’ils ont passé chez moi, puisque la majeure partie aura été passée à discuter, ne rien faire, installer l’échelle et réaliser le test fumigène. Le technicien menace de monter sur le toit démonter ce qu’il vient de faire, je suis obligée de le virer physiquement de chez nous.

Puis le patron viendra nous menacer, d’abord de venir démonter le truc, puis voyant que c’est pas possible, de nous pourrir la vie en cassant nos vitres. Il faudra deux mains courantes et une convocation au commissariat, et une lettre d’avocat, pour qu’il se calme. Pour l’instant nous n’avons pas reçu de facture pour la demi-heure de travail réalisée (la seul chose que je sois prête à régler) et donc pas l’attestation de fin de travaux ni le Certificat de Conformité.

Mais comme je suis sûre qu’AUCUN de ses clients, même ceux qui ont réglé leur facture sans discuter, ne les reçoivent non plus (j’ai fait partie quelques jours de ces bons clients, avant d’apprendre que mon installation n’était pas conforme et passer dans la catégorie « clients chiants »), ça ne change pas grand chose : je préfère une installation conforme sans certificat à une installation dangereuse avec un certificat faux.

En attendant on a pris l’habitude de fermer la grille du portail, même en journée (ce qui me pourrit la vie), alors qu’avant on la laissait ouverte même la nuit.