Archive pour février 2012

Le petit ramoneur

Episode 14 sur 14 de la saison poele à bois

J’ai ramoné le conduit et la cheminée du poêle aujourd’hui. Tout va bien, je pourrai ne le faire qu’une fois par an (en été) ou moins car il n’y a pas trop de suie.

Pour la technique, je ne sais plus sur qui j’ai copié : après avoir démonté et nettoyé les éléments noirs, j’ai percé un seau et je fais passer les tiges par ce trou. Pour améliorer le montage, j’ai scotché un sac poubelle autour du conduit et mis le seau dedans. Je dois bien sûr le percer aussi… Il tombe un peu de suie par ce trou quand je bouge la tige mais ça va.

J’ai enquillé quatre tiges et apparemment c’est bien ça arrive presque au bout du conduit. Je n’ai pas trop insisté car j’avais peur d’abîmer le conduit, mais la suie se détache bien.

Plus qu’à faire les deux cheminées et on sera totalement autonomes…

Isolation séjour autour de la porte

Episode 1 sur 4 de la saison Séjour

A présent que la porte est posée, je peux poursuivre l’isolation du mur Ouest. Mais la porte étant posée en tunnel (et non au ras de l’isolant comme les fenêtres), je fais connaissance avec une nouvelle manière de procéder. D’où pas mal de cogitages.

Défaire la tringle à rideau

Oui c’à l’air de rien mais les fixations ayant un système de double vis, tu te retrouves avec le machin en bois dans la main et dans le mur l’axe vissé avec aucune prise pour l’enlever. J’ai une pince réglable avec des dents, elle m’a permis d’accrocher un peu au filetage. En étant très patient ça finit par venir… mais quelle invention du diable, franchement ! Et puis bien sûr, le filetage a pas aimé, donc pour les revisser sur les machins en bois il faut une pince pour se faire entendre…

Côté droit

Je dois faire le décroché en biais si je veux qu’on puisse ouvrir la porte à plus de 90 degrés. Donc j’installe ma lambourde à bonne distance et je vais devoir faire un montage bizarre pour que le Fermacell qui sera de biais ait quelque chose sur lequel s’appuyer. Sinon, en parallèle au mur, il y aura une grande plaque verticale en haut, presque entière (juste un petit décroché à faire pour le tour de la porte), et en bas une autre plaque posée verticalement, coupée à 60-70cm (bip-bip chute à réutiliser) et percée de plein de ronds pour les prises et les interrupteurs.

Côté gauche

Là on peut aller en angle droit puisque la contreporte ne s’ouvre pas… mais le tour de porte en ciment fait par René casse sous la pression de certaines chevilles. Obligée de reculer là aussi ma lambourde, les éléments de bois sur lequel le Fermacell sera fixé devront être fixés à la dite lambourde et non au mur. Bref, j’avance pas vite. D’autant moins vite que j’arrive au bout de mon stock de chevilles, et zut !!

Donc en attendant de passer à Casto refaire le stock, je débite à la bonne longueur mes lambourdes (6*4) et je fais d’autres courses : un voyage récup de sciure pour mes toilettes sèches (consommation environ un sac à déchets verts/mois), de fumier pour le compost, et achat de Fermacell (dix plaques sagement alignées derrière le piano ; je suis très fière d’annoncer que pour la première fois j’ai tout fait toute seule : un vendeur m’a aidé à charger chez Leroy, et à la maison j’ai trouvé le coup de main pour décharger une plaque à la fois en solo).

Puis j’aligne les grandes lambourdes, en posant, pour celle du bout, une chute en travers à l’endroit où sera fixé le bas du mur de livres. Pour la deuxième couche (arriver à 8cm), je suis bien contente d’avoir gardé des morceaux de palettes, car c’est ce qui convient le mieux.

Par contre les plaques laine de bois qu’on a acheté dernièrement ne font pas 57.5cm de large, mais plutôt 56, elles ne sont donc pas serrées en force entre des montants écartés de 56, mais plutôt « à l’aise ». A garder à l’esprit pour les prochains usages.

Elec

Je ressors le perfo avec les grosses mèches qui font peur, pour le percement des trous pour l’électricité extérieure : deux prises étanches, et des fils d’éclairages pour la verrière. On décide également de prévoir un point d’éclairage au plafond côté salon, je perce donc un trou (je suis devenue très douée pour repérer l’emplacement des lambourdes au bruit) et c’est de nouveau le cirque pour amener le fil jusqu’au mur (présentement l’étape « je passe le tire-fils de loin en loin »).

Pour travailler à l’aise j’ai remonté mon petit échafaudage et bâché le canapé, le séjour reprend donc des airs de « work in progress ».

En haut aussi

Tant que j’y suis, j’avance aussi dans la fixation des tasseaux pour fini l’isolation du dressing… jusqu’au drame : le perfo ne répond plus. Mon fidèle compagnon est aux abonnés absent ! Va pas falloir que ça se prolonge, soit il repart soit je le remplace fissa, je ne peux pas me permettre de me passer de perceuse ! [edit : je rassure les âmes sensibles, le perfo est ressuscité]

Fendage de bois

Quand le bois de chauffage nous a été livré, je n’ai pas tout fendu, parce que la manutention+ le fendage d’une partie nous a déjà pris un mois. Mais la vague de froid sibérien que nous avons subi a sérieusement mangé nos réserves de bois, et j’ai beau trier on arrive sur la réserve de bois non fendu et non brûlable ainsi (bûches de 20cm de diamètre, je pourrais même pas les rentrer dans le poële). Donc ce dimanche, hop hop motivées, on a ressorti les pneus, la massette et le coin.

On a (il fallait bien deux cerveaux) monté le touret à meuler que j’avais acheté, pour aiguiser le coin sans sortir la meuleuse « à couper les pieds », puis on a fait des tours aux pneus et au rangeage.

Le soir, mal au dos et aux mains, mais on est parées, il peut revenir le froid. Comment ça il fait 8 degrés à présent ?

Fabriquons des jeux

Suite à notre WE à l’Auberge des VoyaJoueurs, ma frénésie de fabrication de jeux m’a reprise. Je nous ai donc fabriqué :

Deux jeux tirés de Jeux et Stratégies, Hello Dolly et Alpages (sur damiers à cases respectivement triangulaire et hexagonales, un peu galère). Je lorgne sur d’autres jeux de J&S, mais il sont un peu plus compliqués à réaliser.

Trois jeux abstraits, Gygès et Mana (sur le même plateau ; par hasard, c’est la même personne qui a créé ces deux jeux) et DVONN (du projet GIPF).

Un jeu de tuiles, Carcassonne : ce jeu a beaucoup de succès et je le trouvais un peu cher. Pour faire les tuiles j’ai pris une plaque de carton-mousse que j’avais récupéré chez Accor : bien qu’un peu épaisses, les tuiles tiennent bien en main ou sur le terrain, comme ça. Je suis en train de me taper le dessin de chaque tuile, à la main… il y en a 72 dans le jeu de base. Par ailleurs il a plein d’extensions que je pourrai me fabriquer à mesure, comme ça. Pour les petits partisans je pourrai les faire à la scie à chantourner, en attendant je prendrai de bêtes pions.

En projet :

Tortuga

Les Colons de Catane : encore un jeu assez cher (du moins en France) mais qui en plus a pas mal de matériel. Pour l’instant j’ai fabriqué les tuiles hexagonales de terrain (toujours en carton mousse), que j’ai décidé de recouvrir avec des photos des cinq matières du jeu (bois c’est bon, pierre ça devrait aller, il me reste paturages, blé, et argile). Je pense récupérer des pions de Monopoly, peindre des allumettes pour les routes, reste les différentes cartes…

Et un jeu de plein air, le mölkky : j’ai même déjà acheté le poteau dans lequel on découpe les quilles, j’attends de récupérer une scie à onglet électrique pour le réaliser (mesures et instructions ici et ).

Utiliser les résidus de chauffage au bois (cendre, suie)

Au jardin

« La cendre de bois est une matière précieuse que l’on doit recueillir avec un soin jaloux ; pas une parcelle ne doit se perdre. Les cendres ameublissent les terres lourdes, affermissent les sols légers, détruisent les mauvaises herbes, améliorent la qualité des produits ; une petite poignée, répandue dans le paquet de haricots ou dans le sillon des pois où vous venez de déposer la semence vous assure une qualité supérieure, les petits pois sont plus sucrés, les haricots ont une peau plus fine.
La suie est également un bon engrais »

Manuel pratique du jardinage des familles A. JOST. Les éditions modernes.

Si le sol de ta région est calcaire tu peux t’en servir pour fertiliser ton potager à raison de 5 à 6 kg l’are à incorporer à l’automne : trop tard pour l’automne, mais je note.

Elle est aussi très utile en couvre-sol pour protéger certaines plantes de la voracité des limaces et des escargots (fraises, salades, fleurs …) : ça je fais déjà

En mettre en grande quantités là où il y a de la mousse (gazon) : testé, à voir si ça marche

Un engrais économique et naturel. Il suffit de récupérer la suie de bois de vos cheminée, en remplir un sac de toile, tremper celui-ci dans le l’eau et une fois que la suie aura pris la consistance d’un liquide épais, en arroser vos pieds de rosiers, et ceci dès la belle saison.

Pour la lessive

Une recette écolo de lessive à base de cendres, que je cite mais n’ai pas encore essayée :

2 verres à cendre dans un litre (je le fait dans une bouteille de 5 Litres)

je laisse minimum 24 h dans l’eau en remuant de temps en temps

Je filtre très fins : dans un entonoir je met plusieurs torchons , et même un filtre à café au départ (les tissus etant mis au dessus)

Il ne doit rester que 1 ou 2 particules de cendres qui ont du reussir à traverser le filtre.

J’utilise 2 verres (j’ai les boulles de lavage: cela fait un travail supplementaire au linge) du liquide ainsi filtré (on dirait de l’eau) à mettre directement dans le compartiment du linge ou dans le compartiment de la lessive : au choix

Très bien expliqué ici (avec photos). Et toute une discussion ici

Cuisine au poele !

Episode 13 sur 14 de la saison poele à bois

Une semaine de températures polaires… pour nous cela signifie tester l’isolation (la mini isolation de l’entrée est appréciable, la non-isolation de la porte d’entrée se fait douloureusement sentir, malgré le rideau : j’ai tenté de poser de la laine de bois rigide derrière celui-ci, en espérant que le rideau protège l’isolant des attaques des chats), « faire du bois » à un rythme soutenu (et se replier sur la réserve du sous-sol en cas d’urgence) mais aussi… faire la cuisine !

Plat, dessert, ça cuit tout doucement, parfume la baraque et nous accueille encore chaud le soir. On relance le poele, et le temps d’un petit apéro les plats ont réchauffé… Le plus dur est de trouver des plats qui rentrent dans le four et de tenir le rythme niveau vaisselle. En rusant j’arrive à faire tenir deux plats en même temps.

Assurée de températures de 100 à 150 degrés dans mon four, j’ai testé cette semaine des recettes de tous les styles :

  1. bon, toujours mon riz au lait aux épices
  2. une tentative de garniture d’Afelstrudel : pommes et fruits divers, raisins secs, sirop… slurp avec un yaourt !
  3. une ratatouille fondante à souhait (avec romarin et thym du jardin) : parfum de garrigue toute la journée
  4. un cake aux olives et pruneaux
  5. deux petits fenouils à la sauge, romarin et thym (herbes du jardin de devant, je ne me lasse pas de le préciser)
  6. un crumble aux pommes-questshes-cerises avec option amandes effilées et raisins marinés au rhum, parce que j’adore détourner les recettes
  7. des paupiettes, qui ont mijoté toute la journée avec oignon blanc, carottes, herbes et vin blanc…

L’avantage du poele, c’est que les chats ne risquent pas de venir y voler un plat en train de cuire ou mis à réchauffer, n’est-ce pas Karine ? (qui s’est fait voler 1/2 tarte aux légumes par Vega le WE dernier et lui en veut encore ;o)