Archive pour décembre 2011

Maçonnerie en chocolat

Pour Noël, on a décidé comme ça d’offrir à mon frère et sa copine, qui sont de grands grimpeurs, un mur d’escalade en chocolat. Avec prises en pâte d’amande, cordes en fil de bonbon super chimique (il existe plusieurs couleurs) et dégaines pour s’y assurer.

Donc on a acheté une dizaine de plaques de chocolat et commencé à se gratter la tête pour trouver comment faire tenir tout ça. Je voulais au moins une partie en dévers, parce qu’on sortait de voir les championnats départementaux et faut pas déconner.

Grâce aux suggestions de Karine, ça s’est fini avec un socle (deux plaques) sur lequel reposait un V. On a tâtonné pour trouver comment travailler les plaques, les maçonner ensemble, lisser les raccords… en faisant chauffer les plaques (très rapidement) dans le poele ou en faisant fondre quelques carreaux au micro-ondes pour faire du « ciment » pour combler les trous.

Petit à petit le V s’est transformé en Y renversé, ce qui nous fait une voie facile, et une à moitié en dévers de l’autre côté. Karine a proposé de faire un mur de bloc sur les côtés entre les deux plaques, ça permet de rigidifier d’autant. Par contre c’est un peu galère à mettre en place, donc je ne l’ai pas fait de l’autre côté, j’ai décidé que ce serait un local pour ranger les cordes.

Pour fixer les prises, on fait chauffer un couteau dont on place la pointe à l’endroit désiré : le chocolat fond, on place la prise.

Le plus prise de tête aura été la réalisation des dégaines et des relais, en fil d’argent et fil noir. Oui, ce sont les seuls éléments qui ne se mangent pas. Les dégaines sont assez réalistes, pour les relais je me suis permis une grosse approximation, c’est comme une dégaine avec deux boucles (trop la flemme de faire la chaîne !). J’ai fait deux relais et quatre dégaines, donc le côté facile n’a qu’une dégaine et un relais, le côté en dévers a trois dégaines avant le relais : niveau sécurité c’est limite mais ça passe ;o)

Le dernier jour j’ai rajouté les cordes et deux petits grimpeurs.

Gla gla

Même si on a cette année un hiver très clément par rapport aux autres années, vous avez dû remarquer qu’on a de temps en temps des petites chutes de températures… Nous on les sent bien, et ça remotive toujours pour une petite séquence de chasse aux fuites (chauffer au bois c’est bien, ne pas laisser rentrer le froid c’est mieux)

Donc en novembre j’ai refait le tour des fenêtres avec mes petits boudins, et décidé de poursuivre l’isolation des portes (pas la toute neuve, les autres).

J’ai également acheté un thermomètre digital intérieur/extérieur (avec une sonde que j’ai passé à travers la vieille porte), qui permet d’ailleurs de bien voir qu’un mur extérieur c’est froid : il est fixé sur le mur de l’escalier, à 50cm du thermostat, qui lui est sur un mur intérieur, he be y’a déjà 1 degré de différence… Connaitre la température extérieure sans avoir à y mettre le nez nous sera aussi bien utile, que se soit pour s’habiller ou pour décider de la charge du poele à prévoir..

Pour la porte donnant du sous-sol sur la terrasse, aucune épaisseur de boudin ne semblait convenir. J’ai finalement trouvé un modèle prévu pour les portes de garage, ça isole sur plus d’1,5cm. Nickel… la différence est très nette !

Pour la porte d’entrée côté terrasse, je pensais fixer de l’isolant bois rigide (il m’en reste un panneau), mais le chat fait ses griffes dessus. Il déchiquette aussi le boudin de contour de porte… Finalement, j’ai trouvé une tringle à rideau exeprès, elle se fixe sur le mur au niveau des gonds et sur la porte ou niveau de l’ouverture, pour pouvoir la suivre.

Ca n’a pas été une mince affaire de la fixer sur le mur vu l’état des briques  à cet endroit : j’aurais voulu la mettre plus haut, mais pas le choix…. J’ai bricolé rapidement un rideau avec deux de ceux qu’on avait à Auber.

J’ai aussi isolé le contour de la porte, toujours avec ces boudins ultra-épais pour porte de garage.

Il devient compliqué de fermer ces portes (le temps que le boudin se comprime, je suppose), mais au moins c’est bien hermétique…

J’ai aussi fermé l’accès au toit début décembre.

Reste à faire : mettre des boudins et installer tringle pour mettre un rideau sur la fenêtre de l’escalier. Egalement dans la chambre côté jardin.

Installer un robinet thermostatique

J’ai toujours détesté les mélangeurs. Passer son temps à remettre de l’eau chaude ou de l’eau froide parce qu’on se gèle ou se brûle au gré du fonctionnement erratique de la chaudière, ça m’énerve. Surtout quand la chaudière en question c’est la nôtre et qu’elle est neuve.

Et elle fonctionne TRES bien. Le matin elle tourne à bloc pour remplir les radiateurs d’eau à 65 degrés. Résultat, tous les matins, quand je ne glaçonne pas, je m’ébouillante.

Bref, j’ai fini par craquer et acheter un robinet thermostatique pour la douche de la petite SDB. Comme on a choisi une chaudière avec un petit ballon, on peut (sinon, tintin…). Ces machins-là coûtent un bras (minimum 100 euros en général), d’où mon hésitation première. Finalement j’ai réussi à trouver un modèle pas trop cher mais pas trop pourri non plus (apparemment le « premier prix » c’est comme la ponceuse qui ne peut fonctionner que 10 minutes : au bout de 6 mois t’as plus d’eau chaude. Donc j’ai pris le modèle au-dessus )

Me voici donc face à la douche, avec ma clé à molette, ma boite de joints, mon joint téflon et un thermomètre. J’ai pas pensé toute seule à prendre tout ça, hein, c’était sur la notice.

Je descends couper l’eau, EC pas de problème, EF ça coule encore, pas beaucoup mais sans arrêt, c’est pas les tuyaux qui se vident. Je coupe au robinet d’en dessous, soit à DEUX robinets d’arrêt consécutifs, ça continuera à couler pendant toute la manoeuvre… Je n’ai pas tenté de couper encore plus bas car les robinets d’arrêt sont dans le sous-sol et je n’ai pas envie de me geler, mais ça ne me plait pas du tout du tout, ça : si je blinde les circuits de robinets d’arrêt c’est pour être tranquille, pas pour avoir ce genre de problème. On a déjà eu une petite panique avec le robinet de la MAL, je vais surveiller ça.

Bref, comme ça coule juste un petit peu je continue : démontage du robinet mélangeur au niveau des petits contacts puisque des adaptateurs tout neufs sont fournis avec le nouveau robinet, joint en anneau (oublié sur la notice) et teflon sur le filetage, à gauche puis à droite. Je serre juste un peu, je mets les caches et je place tout de  suite le robinet pour pouvoir régler l’entraxe et le niveau : oula j’ai bien fait parce que l’arrivée est pas exactement de niveau.

Une fois que c’est bon je serre alternativement les gros et les petits contacts, en les tenant pour pas qu’ils s’entrainent sinon on n’en sort pas. Puis je teste le mélange de l’eau, à 38 degrés, au min, au max : c’est tout bon, donc je ne pourrai pas tester la manoeuvre de réglage (avec tournevis et tout). Je démonte le flexible de douche, change le joint et l’enquille sur le robinet thermostatique. Et voilà !

A noter qu’on peut demander 45 degrés sur le robinet mais le ballon étant limité à 43 ça n’a pas marché. Ce que je n’ai pas testé en revanche c’est le fonctionnement quand le chauffage est allumé (et que donc je me brûle d’habitude) : 45 easy mais t’as pas intérêt à dépasser, mec. Test en live le lendemain : c’est impeccable !

Par contre apparemment on ne peut pas avoir d’eau complètement froide ?

[Edit du 18 janvier 2012 : suite à une petite fuite, j'ai dû démonter l'arrivée d'eau froide, et j'en ai profité pour tester les robinets d'arrête qui arrêtent pas. Bon, apparemment c'est juste l'eau qui reste dans le tuyau. Avec plus de pression que celle qui sort de la chaudière apparemment. Un nouveau joint, un nouveau ruban de téflon, BIEN serrer comme une brute, et c'est reparti.]

Aménagement de la chaufferie enduit chaux et évier (début)

Episode 6 sur 6 de la saison la chaufferie

Pendant que je me battais avec les pieds de l’évier, il y a eu quelques belles journées qui m’ont permis de faire tourner la bétonnière pour enduire à la chaux le mur de briques de la chaufferie, et de finir le mur de la terrasse.  Pressée de redonner l’accès au compteur d’eau (qui devait être changé), je n’ai pas eu le temps de prendre une photo avant d’avoir remis des affaires devant le mur…

Evier

Celui-ci repose sur trois pieds en béton cellulaire de 7cm d’épaisseur, collés au sol avec toujours des U de plastique pour les isoler de l’humidité. Profondeur 44cm, largeur 74, hauteur finale 92cm, donc hauteur des pieds 78cm. J’ai un peu les pouettes, par quelle magie (à part la colle) tiennent ces parois verticales sur lesquelles va reposer cet évier plutot lourd ?

En plus les plaques de BC présentent des fissures, j’ai sélectionné les (apparemment) plus solides mais ça n’augure rien de bon. J’ai donc rajouté un troisième pied au milieu, okazou. Après un premier étage (les plaques font 63cm max), je laisse sécher pour voir si ça tient, puis j’attaque le second, et … je suis bonne pour recommencer : le pied du milieu ne tient pas. Je le recolle, et le lendemain je vois que ni lui ni celui de gauche ne tiennent… Bon…

Pour éviter une catastrophe, je décide de revenir à mon intention première, qui était de relier ces pieds. A cause du siphon je ne peux les relier que sur 25cm de hauteur, mais j’espère que cela suffira.

Pendant ce temps, pour que le rebord entre l’évier et le mur (et donc le robinet) ne soit pas relié à l’évier, et donc ne le suive pas en cas d’effondrement (oui je suis super sûre de moi), je décide de le fixer au mur par des équerres : je creuse donc mes murs de chaux, puis je fixe six équerres avec un mortier de chaux… sauf que ça tient pas ! Donc finalement je colle des morceaux de béton cellulaire, et là ça tient.

Toujours pendant ce temps, recoupé la gaine du fil de terre qui traverse la pièce et l’ai fixée au tuyaux de gaz avec des Serflex : plus bouger. J’ai aussi préparé l’évacuation (qui se branche sur celle de la MAL avec un raccord en Y) : bonde, siphon, coude pour passer derrière le meuble, toyo de 40 coupé à la bonne longueur…

Avec Karine on met l’évier en place pour une simulation, afin de couper les côtés aux bonnes dimensions… et c’est là que je réalise que cet évier a un sens, et bien sur pas celui que j’avais choisi. Donc finalement le bac est à droite, à côté de l’arrivée d’eau. L’évacuation est plus simple (pas de coude), par contre j’avais prévu le passage du robinet de l’autre côté, il me faut trouver comment le mettre là où il est finalement c’est pas prévu… en plus je dois le surélever sinon ce ne sera pas pratique.

Bref je galère pour finir… à suivre

Inauguration de Marcel (le poele) et Charlotte (la porte)

On a inauguré nos deux nouveautés de la rentrée en grande pompe et en deux fois, Marcel montrant ses qualités culinaires en faisant fondre le fromage de la raclette, et lors de la deuxième édition en faisant doucement (et longuement) cuire un riz au lait.

Tout le monde étant assis en rond autour de Marcel s’est à un moment posée la question de la température atteinte à proximité (en ce qui concerne la maison Marcel réussit à la maintenir à 18 degrés s’il est bien nourri). J’ai donc été cherché le deuxième thermomètre (celui qui comporte aussi un hygromètre) et on l’a installé au milieu de nous, sur une bûche. Le température s’est mise à monter-monter-monter, tout le monde avait les yeux fixés dessus, les paris fusaient…

Bref une scène assez cocasse, on dirait qu’on fait du spiritisme ! ;o)

Merci à toutes et tous pour votre venue et vos participations, culinaires, musicales, ludiques ou autres !

Fenêtres grande chambre

Episode 5 sur 6 de la saison fenêtres

J’avais râlé dans un précédent article sur le casse-tête que représentaient les fenêtres de la grande chambre (la chambre donnant sur le jardin pose le même souci) : des pans coupés sur les côtés, créant des différences d’encastrement entre le dessous et les côtés, d’un côté à l’autre, et même du haut au bas de la fenêtre (le mur n’étant pas droit, le pan coupé n’est pas aussi profond en haut qu’en bas !).

M’est venue un jour une double intuition, que je me suis empressée de vérifier :

  1. le mur est de la même épaisseur partout. Je parle du VRAI mur, cad le mur de briques
  2. le décrochement a pour UNIQUE but de reculer la fenêtre suffisamment pour permettre le repliage des persiennes sans qu’elles ne dépassent de la façade.

Cette intuition m’est venue en voyant chez un voisin des persiennes sans doute rajoutées à une fenêtre déjà construite, et qui dépassaient en position repliée. Effectivement ça fait bizarre.

Pour vérifier cette intuition, rien de plus facile : il suffit de taper dans le plâtre qui recouvre le mur et voir où il cède le pas à la brique. Et bingo, sous la fenêtre on a cinq centimètres de plâtre. Une fois dégagées les pattes de scellement, on voit qu’elles sont installées en oblique.

Sous les fenêtres, l’appui a été prolongé par du béton grossier et très mal appliqué : il part en morceaux, par endroits il est mélangé à de la terre (???)… mais au moins il a le mérite d’exister, pas comme sur les fenêtres que nous avons fait poser… Reste que pour en poser de nouvelles, il faudra encore le prolonger.

En attendant, à force de dégager le plâtre je vois dehors et prends des coups de vent : avec le temps, entre la fenêtre et l’appui, à part un joint très vieillissant, du plâtre, et un peu de silicone rajouté quand le jour s’est mis à friser le centimètre, il n’y a plus grand chose pour assurer une quelconque étanchéité. D’autant que le dessus de la pièce d’appui n’est vraiment pas lisse.

Ici à droite on voit l’écart monstrueux, que le silicone vieillissant ne parvient plus à combler, entre l’appui et le bas de la fenêtre.

Sur les côtés ce n’est guère mieux. Les rideaux sont bien utiles pour couper un peu le vent… Le pire est l’espace entre les deux fenêtres : certaines briques ne tiennent plus du tout, le niveau fluctue… Il va falloir renforcer tout ça avant d’espérer y faire tenir des équerres…

Mais bien m’a pris de faire cet effort avant de commander les fenêtres : cela m’a permis de découvrir que ces fenêtres, comme celle de notre chambre, ont été délignées pour s’encastrer autour de l’IPN, plutôt que passer dessous. La découverte, à la pose de celle de notre chambre, avait été assez refroidissante, je suis contente de m’être évité ce genre de déconvenue à nouveau.

Restera à trouver quoi faire : poser la fenêtre plus bas, mais avec quoi combler le vide ainsi laissé (je ne peux pas le faire tant que les fenêtres sont là…), et à quoi servent les tapées d’isolation si elles glissent sous l’IPN ? Ou garder ces dimensions et savoir (d’avance) que je devrai raccourcir la tapée du haut.

A faire :

  • finir de dégager le tour, bien enlever tout le plâtre (au vinaigre si nécessaire)
  • remaçonner le tour : la pièce d’appui, mais aussi les côtés, notamment entre les deux fenêtres.
  • dégager les charnières et les vis des persiennes (produit + taper au marteau/tournevis)

Petits calculs

J’hésite entre passer par DeMaFenetre, acheter les fnêtres et les faire poser, ou carrément les poser moi-même.

Grande fenetre fenetre HT : 900. TTC19.6% 1080 TTC 7% 963 (différence 117). Transport, pbs de pose. Credit d’impot : 13% en 2011, 10% en 2012 : 90. 117+90=207
Oui bon meme pour la grande ca vaut le coup de la poser soi meme. Alors pour les petites je n’en parle meme pas…

Probleme : transport (Lapeyre : les fenêtres sont livrées pour 75 euros), manutention (assistance obligatoire).

Pose : Conseils de pose (attention dans notre cas les equerres doivent etre décalées de la profondeur de la feuillure, pour arriver à laisser la profondeur de l’isolant). Problème du calcul de la pièce d’appui : 115 pour des tapées de 110,  ça dépasse (d’1/2 centimètre, on devrait survivre)

appui préfabriqué avec regingot

Après la tempete…

La tempête, alternance de vent et de pluie, parfois les deux ensemble, qui sévit depuis une semaine a mis la maison à rude épreuve.

D’abord, plein de trucs qui tombent dans le jardin (dont trois cages à oiseaux, rapatriées à l’intérieur fissa) et le toit du poulailler qui s’envole. Normal, j’avais qu’à le fixer.

En allant le remettre je suis tombée sur le chapeau pare-pluie en inox de notre conduit de poele, qui s’est décroché du mitron en terre cuite et a volé jusque dans le compost… Contacté, le service technique de Poujoulat m’a à la fois rassurée (en fait on n’en a pas besoin) et confirmé l’incompétence de notre fumiste : non seulement on m’a vendu un truc inutile, mais inadapté. En effet, les chapeaux en inox sont faits pour être fixés sur des conduits en inox, pas pour tenir sur un mitron en terre cuite.

Et il faut avouer que, contrairement à celui du conduit d’à côté (chaudière) qui est bien fixé, ne fait pas de bruit, et est pour l’instant encore à sa place, celui-ci faisait depuis le début un bruit d’enfer à chaque coup de vent : je ne suis finalement pas mécontente qu’il soit parti, on va enfin pouvoir dormir tranquilles. Mais c’est toujours agréable de se faire refourguer un truc cher (62 euros si je me souviens bien), inutile, et inadapté : car Poujoulat vend bien des trucs pour mitron (d’ailleurs je ne vois pas trop la différence, à part, justement, la fixation).

Selon le technicien, on n’a besoin de rien, le mitron fait son office, et si on veut un jour rajouter qqch il vaut mieux chercher un truc en terre cuite. Ca tombe bien, je trouve ces trucs super mignons, y’a plein de formes différentes, je voudrais en récupérer pour les mettre dans le jardin (si vous en voyez sur des brocantes pensez à moi), y’en aura peut-etre un qui pourra aller sur le toit un jour…

 

A part ça, on a découvert de grosses infiltrations d’eau sur nos fenêtre neuves (un peu aussi sur les anciennes mais c’est moins étonnant), pas à cause de la tempête mais plutôt de l’hiver (on l’a découvert par hasard. Mais la tempête permet d’assister à de grosses coulées, il pleut quasiment dans la chambreJe raconte ça ici.

 

Des (mauvaises) nouvelles de nos fenêtres

Episode 6 sur 6 de la saison fenêtres

Il y a vraiment des moments où, loin d’avancer, on  a furieusement l’impression de reculer… Résumons : il y a un peu plus de deux ans, nous avons fait changer trois de nos fenêtres. La plus grande de celles-ci ,dans notre chambre, avait, l’hiver venu, du mal à se fermer, frottant sur le bas du cadre. Cette année, je décide de m’attaquer au problème et fais venir un spécialiste pour un réglage. Le pauvre galère car quand ça va en bas, c’est en haut que l’oscillo-battant frotte. Il finit par mesurer, verdict : le cadre se gauchit, remontant un chouia au milieu, chouia qui suffit pour que ça frotte. Il faut bien que le bois travaille, mais s’il pouvait travailler dans un autre sens ça m’arrangerait. Proposition de correction : il faudrait fixer une équerre sur le dessous de la fenêtre qui « tirerait » légèrement le cadre vers le bas. En tout cas l’empêcherait de remonter.

Quelques jours plus tard, je me décide à démonter le Fermacell (qui heureusement n’est pas encore enduit dans cette pièce)… et fais une découverte inquiétante : la laine de bois est humide contre le mur, sent le moisi, le papier peint se décolle, le plâtre est trempé… voie d’eau ! Vérification faire, le mur est à 12 degrés et 82% d’humidité. La condensation ne fait pas tout car ailleurs que sous la fenêtre tout va bien.

Je pense d’abord à une mauvaise pose de la fenêtre (fiche pathologies infiltrations) :

  • pas de lame d’air sous l’appui (goutte d’eau) : tenter de la recréer avec un ciseau ou au Multi. Je cite : Dégagez à la truelle à joint la traverse basse du dormant : de cette façon l eau ne remontera pas par capillarité dans le bois de lhuisserie et ne la dégradera pas. Bien sur, la traverse basse a été non seulement collée, mais soigneusement cimentée à l’appui…
  • sans doute pas de joint compriband (aurait dû être posé sur les tapées et en bas, sur le rejingot ou sur le dormant) : pour étanchéité à l’eau (je cite : Les dispositions constructives prévoient normalement la mise en place d un cordon d étanchéité entre le rejingot et la menuiserie.
    La continuité de ce cordon doit être parfaite et son épaisseur suffisante. Sa mise en place, avant pose de la menuiserie, permet de mieux en contrôler l application. Mais, trop souvent, ce calfeutrement est réalisé par extrusion rapide et sans fond de joint après la pose de la porte-fenêtre. Des vides, en particulier dans les angles, sont alors possibles, laissant l eau passer.)
  • joints réalisés à la mousse et plâtre (étanche à l’air seulement)
  • joints extérieurs en ciment (attire l’eau) : pas sur cette fenêtre mais usr les deux autres. Ici a bien été utilisé du mastic acrylique.
  • je ne suis même pas sure que les grilles d’aération aient été posées dans le bon sens…

Mais il s’avère en fait que c’est bien plus simple : j’ai fait sauter le plâtre humide, et trouvé un endroit de la pièce d’appui en maçonnerie, sur laquelle repose -est censée reposer- la pièce d’appui en bois de la fenêtre, plus humide que les autres, je gratte un peu la mousse expansive… et je vois l’inclinaison de la goutte d’eau… dans la chambre !

Puis je vois dehors : la pièce d’appui de la fenêtre est trop courte ! Elle arrive au ras du mur, en arrière de la maçonnerie (qui en plus n’a pas de rejingot, donc l’eau ne s’écoule pas vers l’extérieur). C’est bien la peine de mettre des tappées d’isolation sur les côtés et d’être à touche-touche sous la fenêtre !

En fait, les poseurs auraient dû refuser de poser la fenêtre, m’imposer un recul moindre. J’aurais râlé pour mon isolant mais c’aurait été moins grave. Ou, juste, me signaler le problème pour qu’on prenne une décision ensemble. Au final, on serait peut-être tombé sur ce qui doit normalement être fait (apparemment y’a même une DTU, décidément ça leur sert à quoi aux artisans la DTU, de papier Q ?) dès qu’on pose une fenêtre en recul pour isolation, c’est à dire remplacer ou prolonger l’appui de fenêtre maçonné AVANT de poser la fenêtre.

Là non, je ne vois même pas où est le problème, les fenêtres ne reposent sur RIEN, elle sont juste suspendues aux équerres (elles mêmes tenant au mur grâce à des chevilles à frapper. Oui, dans de la brique creuse…), et  pour l’étanchéité je te mets un coup de mousse et c’est torché… A part ça, ca fait 40ans qu’ils font ce métier… Oui, ça fait peur…

Bref ! Contacté, Lapeyre décline toute responsabilité sur la choix de la piece d’appui (qui a été fait par eux, a priori valeur par défaut alors que plus grand existe (mais pas plus de 135 quand même, je ne sais pas comment font les autres…). Le plus grave c’est que je leur ai demandé un devis pour le même type de fenêtre, et que l’erreur a été refaite : 160cm de doublage, pièce d’appui de 115 ! Mais à part ça c’est ma faute…

Je contacte l’installateur qui doit venir, un de ces jours. En attendant, la tempête fait rage et il pleut dans la chambre.


Et je sais que dans le séjour (derrière un Fermacell posé et enduit…), le même problème se présente. Heureusement dans la cuisine on devrait être tranquilles, le doublage faisait 2cm de moins.

Ne voulant pas démonter les fenêtres, je réfléchis aux solutions pour réparer le problème a posteriori. Peut-on prolonger le rejingot de maçonnerie ? D’après cet article,  le rejingot aurait du être prolongé avant, peut-on le faire après ? Il faudra l’armer, ne pas remplir comme un sagouin pour garder quand même une pente/goutte d’eau, mais surtout comment assurer une bonne étanchéité à l’endroit de la jonction entre le rejingot et son prolongement ? Risque d’infiltrations à cet endroit où pile là où justement l’eau coule. Protéger cette jonction en collant qqch entre la piece d’appui en bois et celle que l’on maçonne ? Du film polyéthylène ? Une bande d’étanchéité comme sur les douches ? Piocher pour décaler cette jonction ?

Et après,une fois sec,  entre le rejingot et la pièce d’appui, je mets quoi pour refaire l’étanchéité ? Compriband c’est mort, silicone puis mousse expansive ? Ce travail de récupération de connerie doit être fait avec délicatesse et paranoia, bref je ne fais aucune confiance à notre installateur pour les mener à bien…

Quand les rejingots auront été refaits (si c’est bien vers cette solution qu’on s’oriente), je piocherai le plâtre humide, le remplacerai par un enduit chaux, et, par précaution, collerai une ou deux couches de liège en rouleau avant de remettre l’isolant en laine de bois. Je sens que je vais vachement hésiter avant d’enduire à nouveau les vis du Fermacell, moi…

En attendant, l’installateur ayant repoussé sa venue plusieurs fois Karine me conseille d’appeler un autre maçon dont j’ai pu voir la qualité : Tonton René, pour qu’il nous donne son avis. Il vient dès le lendemain (un dimanche). Pour lui, prolonger la pièce d’appui au ciment est inutile car la jonction sera sensible. Il me conseille de :

  1. blinder au silicone côté dehors : fait sur les deux fenêtres. Je me suis dépêchée car il fait un froid de gueux et il pleut tous les soirs…
  2. gratter toute la mousse expansive (non étanche à l’eau)
  3. blinder au silicone dedans aussi
  4. poser la fameuse équerre pour laquelle j’ai tout démonté, à l’origine ! (je suis fichue d’oublier)
  5. fermer côté chambre non au ciment mais au ciment-colle, cad la colle à carrelage (enfin pas exactement) : en plusieurs fois car on ne peut pas en mettre trop épais à chaque fois.
  6. finir par un enduit chaux, il trouve que c’est une bonne idée

Ce qui me ravit : une fois cette fenêtre réparée, il faudra démonter le Fermacell du salon pour faire la même chose. Youpi avec l’enduit sur les têtes de vis ça va être un bonheur. Encore heureux que je n’ai pas encore posé la toile de verre !

La cuisine est épargnée du fait qu’il y a moins de doublage : ici la goutte d’eau est récupérable (au Multi), les tours de fenêtre maçonnés (et la porte, car j’ai bêtement suivi ce mauvais exemple…) seront corrigés au printemps prochain.

Fermeture de l’accès au toit

Episode 7 sur 7 de la saison Isolation des combles

Dans la famille « c’est toujours les derniers détails qui prennent le plus de temps », une fois les combles dûment isolées il fallait refermer l’accès que j’avais créé « de force ».

C’est chose faite : j’ai donc vissé quatre tasseaux dans le sens de la largeur, retaillé une plaque de BA13 pour qu’elle ferme le trou, vissé la dite plaque sur les tasseaux, rajouté des petits bouts de Fermacell ici et là pour compléter les plus gros trous restants, puis gâché pas mal de plâtre/MAP pour refermer le tout.

Un jour quand on fera le plafond on enduira tout ça joliment…