Des p’tits trous, des p’tits trous, toujours des p’tits trous…

Episode 2 sur 6 de la saison la chaufferie

Pour obtenir le certificat suite au changement de chaudière à gaz (qu’on devrait faire bientôt), il faut créer une entrée et une sortie d’air de 10cm2 chacune. Donc faire de gros trous dans le mur extérieur, en pierres de meulière. Après avoir acheté le matériel adéquat (1m de tuyau de 100, deux coudes, trois grilles en plastique très moches mais y’avait rien d’autre), je m’attaque aux choses sérieuses : casser ! (spéciale dédicace pour Bast).

D’abord, on perce

J’ai repéré au niveau de la façade deux endroits avec des pierres assez petites et j’attaque autour au perfo : il est inenvisageable de casser une pierre de meulière, donc on tourne autour pour la désceller. Une fois déscellée, zut, « y’a une deuxième couche à l’intérieur… » et la pierre là est bien plus grosse : une fois le mur traversé j’ai un repère donc je peux passer dedans pour continuer mon oeuvre de destruction, et j’extrais un exemplaire imposant. Bon, je serai quitte pour reboucher le trou avec une pierre plus petite, comme quoi j’ai bien fait de faire de la récup de meulières à droite et à gauche… En attendant, bien que gros, le trou n’est pas bien calibré pour le tuyau. Il faut forcer un peu pour casser un peu de meulière (donc oui en fait c’est possible, il me faudra le faire pour éviter de retirer quarante centimètres de pierre pour 5 centimètre de « ça passe pas » : mais ça se mérite, surtout au burin plat) mais au final je l’ai, mon trou.

Je recommence pour la sortie, puis je découpe les toyos et je les mets en place, en les calant avec des cailloux ou des bouts de pierre, puis en remplissant le plus d’espace possible avec d’autres cailloux. Quand ça affleure en façade, il faut prendre des morceaux de jolie meulière….

Une fois tout mis en place… gros trou dans l’emploi du temps, because stage de chant puis pluie-rhume.

Dix jours plus tard, on fixe :

Des nouvelles de Léo-le boulet… qui a laissé un sac de chaux entamé dans un seau, à l’abri de la pluie sous la table du jardin. Sauf que la dite table penche et toute l’eau qui est tombée dessus en une semaine a atterri, goutte après goutte… dans le dit seau. Et c’est là qu’on se réjouit que ce soit de la chaux et non du ciment car l’espèce de pâte gluante que ça donne est encore utilisable. A condition de la mélanger avec du sable sec, sinon ça fait un mélange trop mouillé. Sauf que du sable sec, après une semaine de pluie, ça n’existe plus : l’humidité ambiante a tout gagné.

Bref mon mortier de chaux a plutôt une consistance d’enduit et va mettre des semaines à sécher… En plus je sais pas comment ça marche mais l’humidité remonte : tu as un mal fou à brasser ton mélange,  tu penses qu’il va être presque trop sec, et à mesure que tu bosses c’est de plus en plus mouillé, à la fin tu as un seau de mélange presque liquide c’est flippant. Bref avec tout ça j’ai quand même réussi à fermer côté façade. Je pensais le faire en plusieurs fois, genre mortier puis enduit mais vue la consistance j’ai tout fait d’un coup, les grilles extérieures sont fixées. Il faut repasser quelques heures (jours ?) plus tard pour nettoyer les grilles et éponger/gratter les meulières qui disparaissent sous l’enduit : comme c’est liquide ça envahit et recouvre tout, or ce qui est joli c’est quand même de voir la meulière, zut. Il se remet à pleuvoir : m’en fous j’ai fini, na.


Côté intérieur je mets ce qui reste mais avant de fermer complètement je vais attendre plusieurs jours que ça sèche parce que sinon vue l’épaisseur du mur ça va pas être possible (oui, pis l’humidité ambiante, aussi). En attendant j’utilise le reste d’enduit pour continuer de fermer les trous des tuyaux de radiateurs.

Rappel : pour faire tenir l’enduit, quelle que soit la position, il faut projeter (« shplof ! »). J’ai galéré dehors car je l’avais encore oublié. C’est quand même incroyable cet effet ventouse.

Intérieur

Encore deux jours plus tard j’attaque le côté intérieur, avec là aussi le plus possible de remplissage (par ici les petites meulières).

Je pensais faire les finitions qqs jours plus tard et attaquer la fixation du tuyau, mais… je me suis aperçue qu’en enfonçant le coude dans le tube j’avais fait reculer celui-ci… qui dépasse en façade ! Donc oui, c’est pas encore sec… Un petit coup de Multi pour découper le bout en trop en façade, mais je vais attendre BIEN longtemps (genre un mois) avant d’attaquer les finitions et de refixer la grille. Pour être sure que plus rien ne bouge…

 

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2 commentaires pour “Des p’tits trous, des p’tits trous, toujours des p’tits trous…”

  1. Fatima dit :

    Trop bien ce blog ! :) Me demande quand même ce qu’est le Multi…

  2. Leo dit :

    Et tu as bien raison ! J’ai moi-meme découvert cet outil il y a deux ans seulement. Il ne sert pas très souvent mais il rend bien des services car il va là où une scie sauteuse ne peut aller : j’en parle dans cet article, quand on me l’a fait découvrir.