Grande chambre : placard de cheminée

Partie comme j’étais à tout vider dans cette pièce (becoze j’ai dû y couper les plaques de Fermacell, or ca fait une poussière du tonnerre), j’en ai profité pour tout dégager autour de la cheminée et entreprendre de casser le mur au-dessus du manteau. En effet le conduit faisant un coude c’est tout creux là au-dessus (je le sais parce que j’ai tellement bourriné pour casser le mur du dressing que je suis allée trop loin en haut, derrière la cheminée, et donc j’ai une vue sur ce grand creux). Bon ça fait un placard pas très pratique, en triangle et en hauteur, mais je me suis dit que genre pour le linge de lit ça serait très bien, suffit de plier les couettes de façon un peu spéciale…

Voilà les épisodes…

Cassage

Donc, comme si j’avais pas déjà assez de gravats comme ça avec l’allée, me voilà à redébiter des plaques de ciment-plâtre… J’ai attaqué ça mercredi, en moins de deux heures c’était plié. Forte de mon expérience précédente sur les murs de cette maison, j’ai fait quelques trous-trous au perfo, puis j’y suis allée carrément à la massette : après qqs coups les plaques se cassent en gros morceaux qu’il suffit de prendre avant qu’ils tombent. Je suis finalement descendue jusqu’à la cheminée. Je pense faire deux hautes niches (de chaque côté du conduit), puis les étagères. Avant/après :

Détail rigolo : mercredi matin je suis allée au conservatoire préparer mon cours de clavecin. Pour ceux qui ne connaissent pas, le clavecin est un instrument d’une délicatesse infinie. Donc j’ai joué de précieuse façon pendant près de trois heures, puis je rentre, je déjeune, j’empoigne la massette et Shbeum! Shbeum! je bourrine à grands coups dans le mur. J’adore ce genre de contrastes ;o) AR déchetterie pour la 2e fois en trois jours : je reviens avec une chaise longue (tissu à changer, ça devient la routine : j’en ai trois qui attendent) et deux pots de peinture.

Testage

On a fait un petit feu pour vérifier que le conduit ne chauffe pas trop. Il chauffe un peu mais c’est très supportable. Pour être vraiment safe je tâcherai de penser à mettre des petites aérations dans les niches. Par contre la cheminée refoule ! Kof ! Kof !

Plan revu : en haut étagère à draps donc, fermées par des portes tenues au mur par des pentures de volets. En dessous, une étagère. Encore en-dessous, trois niches, une grande à droite, une moyenne et une petite à gauche. Parce que les espaces autour du conduit sont inégaux, je m’y adapte. Okazou on voudrait faire super classe et éclairer les dites niches, je vais amener un fil d’éclairage de ce côté-ci : ça servira soit pour éclairer le placard, soit pour cet usage.

Je prends les mesures et fouille dans mes chutes de BA13/Fermacell/carreaux de plâtre/béton cellulaire : pour l’instant les mesures correspondent, j’ai même peu de découpes à faire. C’est pas beau ça ?

Ragréage

Je colle un morceau de béton cellulaire au mortier ad hoc pour fermer le trou du fond. Le mortier en question a une texture très pâteuse et sèche très lentement (surtout quand comme moi on en met une épaisseur de dingue), penser à mouiller à fond le bloc de béton car c’est très poreux donc ça boit tout.

Sur le mur de briques : morceaux de BA13 collés au MAP. Sur le pan de mur qui s’est trop cassé : un gros tas de MAP, armé de quelques très gros clous, fera une assise correcte une fois sec. (photo au paragraphe précédent)

Sur le devant, au-dessus de la cheminée, je commence à faire le sol plat des niches avec un morceau de Fermacell collé au MAP. Beaucoup de plâtre et de MAP pour bourrer en-dessous.

Le lendemain je rabote une chute de carreau de plâtre de 5 pour faire le haut du mur qui manque. Petite astuce : comment le faire tenir pendant que la colle sêche ? J’ai planté deux clous et percé deux trous dans la chute : les clous rentrent dans le bloc, ça le cale et le solidarise avec le mur. Tant que j’y suis je lisse le plafond au MAP, et les espaces autour du BA13.

Je m’attaque à la première étagère en tentant de fixer les tasseaux sur lesquels elle reposera. A droite ça va mais à gauche c’est le mur de briques, et il n’est vraiment pas coopératif. Pour les pentures je les fixerai sur une planchette parce que je sens que pour fixer ladite planchette au mur ça va être super drôle.

Pendant que ça sèche je fais du domptage de serpent avec les fils électriques pour l’éclairage, je glisse la gaine derrière les plaques de Fermacell puis je commence à boucher les trous avec l’enduit spécial (en l’armant avec des chutes parce que vraiment le trou est énorme…).

Montage

Jour 3 : les tasseaux de la grande étagère sont enfin fixés ! Je m’attaque à la structure des niches et de l’étagère.

Je commence par passer deux gaines de 16 avec des fils de 1.5 pour un éventuel éclairage. Elles traversent le mur du placard : la première s’arrête là et éclairera la grande niche par le devant, la seconde passe au « sol » puis arrive à l’arrière de la niche de gauche. Je pense que je la ferai remonter pour éclairer la petite niche du haut et/ou l’étagère. Le tout est fixé au plâtre, qui est merdique à travailler mais prend vite. J’en profite pour commencer à aplanir le sol des niches dans le prolongement de l’entrée.

Mais pour l’instant il faut les faire ces niches. Un chute de carreau de plâtre assez fine (5cm) est appelée à faire un pilier central, de part et d’autre deux chutes de Fermacell amorcent les murs. Tout ça fixé au MAP.A droite une plaque de BA13 permet d’aplanir le mur. Je l’arrête comme le reste au niveau de l’étagère, que je pense faire avec deux épaisseurs de Fermacell qui reposeront sur tout ce petit monde (pilier, BA13, Fermacell, peut-etre des tasseaux… à voir). C’est assez bizarre car je ne sais pas du tout où je vais, le projet se construit petit à petit. Et toujours pendant que ça sèche, MAP sur les plafonds, petits bricolages, isolation dans notre chambre et enduit Fermacell là où y’en a besoin : aucun temps mort.

Jour 4 : quand je dis que je ne sais pas où je vais… Le pilier c’était une bonne idée, mais trop massif : je commence par le rogner au Multi pour l’arrondir. Puis je trouve qu’il s’impose trop sur la partie haute (au-dessus du niveau de la première niche). Donc hop, je découpe sur place l’ensemble pilier-Fermacell (Multi+scie sauteuse) et je le décale. Pas mal. Ca serait encore mieux si on redécalait un coup : je le recoupe en deux à la scie sauteuse et je tente des placements. Pas mal du tout.

Pour l’étagère au-dessus j’avais commencé à découper une chute de Fermacell qui s’alignait pile poil, j’en serai quitte pour faire une découpe concave (ou convexe, je sais jamais), heureusement elle n’est pas encore fixée. Elle sera calée à gauche par des clous, à droite par le BA13 (remis à niveau avec des petits bouts de platre), au milieu par le pilier.

Je colle tout ce petit monde au MAP, ainsi que le fond de la niche de droite (une chute de Fermacell). J’installe également les petits clous qui tiendront le plancher de la deuxième niche, et je prévois l’éclairage d’icelle (ya’ plein de place entre le conduit de cheminée et les « murs » de Fermacell pour y dissimuler tranquillement la gaine). Demain : finir les niches de gauche

Jour 5 : n’arrivant pas à retrouver ma fausse équerre, je me suis rabattue sur la fabrication d’un gabarit en carton épais pour réaliser la tablette servant de plancher à la seconde niche. En fait c’est encore mieux car cela m’a permis d’étudier la courbe de la tablette, puis de la reporter sur des chutes de Fermacell.

Deux morceaux collés côte à côte dans un sens, puis une seconde couche dans l’autre sens, ça devrait tenir… Une fois que c’est un peu sec je rajoute les fonds. Avec les restes de MAP je modèle petit à petit le devant (juste au-dessus de la cheminée), qui était assez cracra. Et toujours du MAP au plafond du séjour (qui est presque plat à présent), enduit Fermacell et peinture blanche.

Jour 6 : En fait bien plus tard car entre-temps je me suis blessée à l’épaule à l’escalade : trois jours de chômage technique… Je travaille sur l’étagère du dessus (qu’on a finalement décidé de garder droite et pas convexe)… et je boulettise en série. Je commence par coller des morceaux de doublure mais je marche sur la planche et casse le bout. J’en suis quitte pour faire un « arrondi asymétrique fait exprès ». Ca s’appelle transformer une connerie en révolution créative (ou en création révolutionnaire). Que celui qui n’a jamais fait ça en réno (et même en construction !) me jette le premier parpaing.

En découpant ledit arrondi, une des doublures se décolle, pfff. Donc recollage de la doublure, et deux heures plus tard, calage (je vire les clous qui ne servent plus à rien), collage (enfin !) et priage que rien n’arrive cette fois. Et encore un peu plus tard je recolle des bouts pour finir la double épaisseur.

 

 

 

La structure est là, même s’il reste beaucoup de finitions à faire (sculpter le pilier de la niche haute, et puis enduit, enduit et encore enduit, enfin peinture), l’étagère en bois, les portes, le bord du mur, les éclairages…

Un commentaire pour “Grande chambre : placard de cheminée”

  1. Mari & Bast dit :

    Pas mal la « révolution créative », c’est tout à fait ça ! :-)