Quand le vent soufflera…
Cette année le printemps aura commencé tôt et… en fanfare ! On a passé la nuit de samedi à dimanche et une partie de la journée à rejouer « Les trois petits cochons » dans la maison de briques. Le loup a eu beau souffler, elle a tenu. On a juste retrouvé une cage à oiseaux par terre (on avait déjà descendu celle contenant l’oiseau de verre lors de la première partie de soufflette vendredi) et nos gouttières… de l’autre côté de la rue ! Dans le jardin, palettes et chaises ont un peu valdingué, mais pas de casse.
Une fois le loup calmé, on s’est refait un coup de monte-Vermex : Léo à plat ventre dans le grenier recoit les sacs que lui envoit Karine, et les répartit un peu partout pour épandage ultérieur. Comme c’est le seul moment où j’ai besoin d’une assistance, je peux ainsi remonter « à mes moments perdus » répandre quelques sacs. De préférence quand il fait beau, pour profiter du peu de lumière qui filtre, ce qui m’évite de dépendre du projecteur qui est très capricieux. On en est donc à neuf sacs qui attendent d’être répandus.
Et ce lundi il a fait vraiment TRES beau. Donc ce fut une journée de repos pour la cuisine, et j’en ai profité pour faire ce qui attend depuis des semaines dans le jardin :
- pulvérisation de bouillie bordelaise,
- ramassage de tout ce qui traine et broyage de tout ce qui ressemble à des branches,
- taille du rosier de devant,
- tentative de nettoyage de la terrasse (mais sans karcher c’est limité),
- photos des nids de narcisses pour repérer où les diviser cet été,
analyse du mur du cabanon du voisin (en fait, il n’a pas besoin de décapage, mais … d’une bonne couche d’enduit ! Ce serait peut-être le moyen de m’entrainer à faire de l’enduit chaux ? La technique ici ou là ou là).- J’ai aussi commencé à casser l’allée cimentée. Je ne peux l’attaquer au perfo qu’aux endroits où elle est mal faite, fragilisée, un peu fissurée. Là, selon la technique apprise avec la dalle de la cuisine, je perfore à proximité de la fissure et j’avance petit à petit. Les endroits solides ne fissurent pas, pas difficile à repérer. Et pas question de les attaquer au perfo, j’y laisserait mes poignets et le perfo. Il me faudra donc louer ou trouver en prêt un burineur ou un piqueur pour ces endroits.
En allant faire les courses j’ai repéré une mine de petit bois : le vent a arraché toutes les branches mortes des arbres, y’a plus qu’à les ramasser et faire son petit fagot. Beau temps le lendemain, j’ai donc fait une balade agréable et utile, accompagnée de ma carriole à vélo dans laquelle j’entassais les branchettes. J’ai réitéré deux jours plus tard et me suis fait un copain, un voisin qui me réserve ses coupes de bois (sec: au feu, pas sec: au broyeur) et surtout ses tontes de gazon (yabon compost !).
Et enfin, j’ai épandu 4 ou 5 sacs de Vermex. J’en suis ressortie avec mal aux yeux et un look de ramoneur. J’avais pris un masque SP2, bien m’en a pris, il était tout noir ! Je commence à avoir la technique, mais plus d’une demie-douzaine de sacs à la fois ça me semble impossible, l’organisme ne suit pas !
Le lendemain mardi, donc Casto, et donc un nouveau plein de Vermex (à noter que les prix changent à chaque fois, et à chaque fois on me refuse la remise du mardi. Grrr) et de masques. Partie chercher des pièges à insectes pour les pommiers et le cerisier, je me suis un peu lâchée sur les bulbes à floraison estivale : lys (plusieurs sortes), freesias, dahlias, et des que je ne connaissais pas : acidenthera, crocosmia…. Je pense les planter au fond du jardin, qui n’a pas bcp de fleurs et est très ensoleillé en été. Ca tombe bien il leur faut pas mal de soleil. Penser à mettre les fleurs les plus hautes (dalhlias, cannas) le long du mur pour faciliter leur maintient (parfois il faut un tuteur). Samedi à Leroy on a aussi craqué pour deux Arums jaunes-orangés (Callas Mango), et des tigridias.
L’amaryllis que m’a donné ma mère (et que j’avais abandonné à son sort au sous-sol) n’est pas mort ! Il a déjà fait 4 grandes feuilles, espérons qu’il refleurira !

Crocosmia
C’est une plante vivace fleurie, bulbeuse à feuillage caduc. Sa taille peut atteindre 1 mètre. Cette plante est rustique de -5°C à -15°C suivant les variétés.
La floraison a lieu de Juin à Septembre suivant les climats et variétés. Elle dure presque 2 mois. La fleur du crocosmia varie de jaune au rouge.
Plantation et multiplication
Elle se plaît en terre ordinaire, peu humide et humifère.
Il peut être acide ou calcaire.
Le crocosmia aime le plein soleil ou à mi-ombre.
On plante les bulbes au printemps en les enfouissant à peine.
Un ajout de sable à la plantation sera profitable.
La multiplication du crocosmia se réalise après la floraison ou en début de printemps en divisant les touffes.
Il se ressème sur place au printemps. On peut aussi semer des graines qui demanderont 3 ans de culture avant de fleurir.
Les nouvelles variétés sont issues de croisement par pollen et semis de printemps.
Culture et entretien
Le crocosmia n’est pas difficile de culture si l’exposition est bonne et le terrain drainant. On peut couper les hampes florales fanées pour prolonger la floraison. Un apport de matière organique au printemps augmentera la floraison.
Les Canna ne sont pas gélifs non plus : y’a bon.
Dahlias : respecter 40cm entre chaque.

Acidanthera
Originaire des pays tropicaux, non gélive… Sous le climat continental, les bulbes étant rentrés pendant l’hiver, la plantation aura lieu en mai à 8 ou 10 cm de profondeur, dans un sol perméable et à exposition ensoleillée. Les bulbes seront rentrés en octobre et hivernés au sec et à l’abri du gel.
=>A mettre peut-etre en pot la première année ?

Freesia
Elles ne mesurent qu’une trentaine de centimètres. Elle est très peu rustique au gel (-3 à -5°C). On l’installe en pot, jardinières, massifs, rocaille. On le cultive surtout comme fleurs à bouquets.
La fleur
La période de floraison est suivant le mode de culture. Les freesias restés en terre durant l’hiver fleurissent plus précocemment en Avril-Mai.
Les bulbes (rentrés en hiver) plantés au printemps fleuriront en plein été.
Les fleurs de freesia sont attirantes par leurs couleurs (blanc, jaune, orange, rose, rouge, violet, pourpre…). Elles sont surtout caractérisées par leur parfum très subtil, frais et sucré rapellant celui du jasmin.
Plantation et multiplication
La terre de culture sera surtout drainante (légèrement sableuse et humifère). Les freesias se plairont indiféremment au soleil ou à la mi-ombre mais surtout à l’abri du gel le long de la maison par exemple.
On plantera les bulbes en Avril à 7-8 centimètres de profondeur et espacé d’une dizaine de centimètres. La multiplication s’effectue en divisant les bulbilles dès les feuilles séchées.
Culture et entretien
Après la plantation on arrose peu et on désherbe. Dès la fin de floraison on coupe les fleurs fanées. On laisse les freesias sécher sur place et en région froide, on les hiverne au sec.
=> en jardiniere ? et en panier…
