Archive pour décembre 2009

Pendant ce temps, à la cuisine…

Episode 23 sur 36 de la saison cuisine

… ça avance du côté des plans de travail et des meubles sur mesure.

Lave-vaisselle/cuisinière

cuisiniereCouper le plan de travail du lave-vaisselle m’aura pris une journée 1/2. Juste le coin hein, pas la découpe de la plaque. C’est vous dire si j’ai hate… Non, le bois brut de 38mm d’épaisseur, c’est classe mais… même la scie circulaire chauffe à mort. Deux heures pour faire la première découpe, le coin plus 1cm. Puis je l’ai mis en place, ai dessiné le profil précis du mur en rajoutant le recul (j’ai tout simplement pris une facade de tiroir IKEA et l’ai collée au mur…). Vu comme le mur est droit, ca valait le détour. Pis après une journée entière à la scie sauteuse pour couper ledit profil. A part une petite connerie à un endroit (j’ai pas suivi le bon profil), c’est nickel, heureusement car je ne peux pas compter sur une crédence hyper épaisse pour cacher mes errements… L’oeuvre, devant la cuisinière en plein test de calage du tuyau de gaz :

tiroir à couteauxPour passer le temps pendant que la scie refroidissait, je me suis bien amusée à faire un tiroir range-couteaux sur mesure avec deux glissières, quelques chutes de contreplaqué et deux tasseaux dans lesquels je sculpte des creux pour les manches et les lames : sur le dessus du meuble de 50 à côté de la plaque, on a à peine plus de 5cm de haut avant le plan de travail, c’est pile ce qu’il faut. Détail super classieux : les cales découpées à la scie à chantourner pour caler le couteau à fines herbes, le truc tordu qu’on sait jamais où ranger… Comme j’ai une face de tiroir Ikea et une poignée en rab, je vais couper la première à la bonne mesure et la fixer avec deux équerres de chaises, et mettre la poignée et on aura un truc super classe. Sur la gauche un bout dépasse auquel j’accrocherai des crochets pour… je sais pas quoi : les maniques c’est plutôt pour le four, les torchons pour l’évier,… des idées ?

J’ai aussi fabriqué un petit support pour accrocher un grand couvercle, qui viendra se glisser entre le lave-ave le tuyaule fond découpévaisselle et ce meuble ultra-customisé, si le couvercle arrive encore à se glisser dans cet espace technique un peu surbooké (une arrivée gaz, une arrivée eau et une évacuation, deux prises, tout ça dans 8cm de large…)

Pour la plaque, j’ai été acheter un tuyau de gaz et j’ai préparé son approche : j’ai protégé le dessus du lave-vaisselle par une plaque de fond de meuble, et j’ai surtout découpé une partie du  fond en métal (merci le multi) pour laisser passer le tuyau

Grand mur

J’ai fini les trois surmeubles à tiroirs. Pour leur éviter de basculer lorsque le tiroir est ouvert, j’ai fixé des équerres de chaises dans les caissons Ikea, je n’aurai plus qu’à y fixer les surcaissons. Karine a découvert un site, IKEA hacker : il y a plein de bonnes idées, on en a noté plusieurs et on ne manquera pas de citer leurs auteurs quand on les mettra en pratique.

Il faudra que j’aille y raconter mes customisations quand j’aurai fini : entre ces surmeubles et les socles de 6cm, qui me permettent de rajouter un tiroir plutôt qu’avoir bêtement de grandes plinthes de 16cm, le décalage de porte (à cause de la fenêtre) et la tablette de petit-dej, le tiroir à couteaux, le porte-couvercles, et les éclairages NON que j’ai complètement désossés, y’aura de quoi faire (d’autant qu’on est parties pour découper aussi les meubles hauts, et le plus tôt sera le mieux vu que j’arrête pas de m’y cogner la tête…)

grand plan de travaille support du plan de travail

le bord pas droitCôté grand mur le corps est donc prêt, plus qu’à y mettre le chapeau : pour soutenir le plan de travail, plutôt qu’un tasseau, j’ai installé une grande traverse en métal que j’avais récupéré, et une cornière côté fenêtre (pasque pas la place pour un tasseau). J’ai commencé à couper celui-ci (Casto, 26cm d’épaisseur, ca va quand même plus vite) dans le sens de la longueur. On voit comme le mur est bien d’équerre là aussi ;o)

Plus qu’à transférer ce profil, et ce sera bon, je pourrai le fixer aux cornières, fixer les surmeubles aux caissons, renquiller tout ça et de ce côté on ne m’embête plus, ou presque : après on a le meuble de 60 pour le four (pas encore fabriqué), et la colonne (découpe pour prise four faite et socle renforcé, pluqu’à mettre la colonne sur le socle et monter tiroirs et portes).

Evier

De ce côté c’a pas trop avancé. Côté entrée les deux couches de peinture ont été faites et le support de côté est presque prêt (découpes pour la plinthe et les goulottes d’elec). Pluqua le caler ou le découper en bas (le sol est pas droit, il y a une légère pente, tout à fait volontaire mais que j’avais complètement oubliée), couper le haut, et le fixer au mur et au sol (viser les joints) par des équerres. Pour le plan de travail, j’ai fixé tasseau et cornière (sur le retour de mur).

retour evierJ’ai fixé au mur avec des équerres un des fonds (je suis obligée de faire un petit placard technique pour les tuyaux d’eau : comme il y a une douchette sur le robinet y’a un long flexible en dessous. S’agirait pas qu’il renverse les bouteilles dès qu’on s’en sert…). Reste donc à faire le fond du placard côté séjour et le grand côté (en médium, comme le grand côté du lave-vaisselle qui lui fait face). Et puis… couper le plan de travail… (Encore du 38mm, yes…et là y’a découpe mur, puis évier et robinet).

solitaure chinoisPentoure

A part ça, j’ai lasuré (plusieurs couches) et verni (idem) la planche du petit dej, et verni la porte. A chaque fois 1/2 journée de séchage, c’est pratique, tiens !

Quitte à interdire le bureau, j’en ai profité pour continuer à peindre le solitaire d’Anna. Question : de quelle couleur est-il ?

Ceux qui ont répondu framboise ont faux ;o) c’est du rouge basque, pour changer un peu ! Avec les boules noires, ca va lui donner un petit air chinois… (il était bleu foncé à l’origine, je voyais pas les boules…)

Tiens, il ne pleut pas

avocatsJ’en ai donc profité pour oeuvrer au jardin, et y jouer à ma version du jeu du pousse-pousse (la photo n’a rien a voir, mais je suis trop contente de mes avocats qui pètent de santé) :

Tout d’abord, planter la bêcher entre les rosiers pour en extraire les bleuets en surnombre ou mal placés (genre pile au pied du rosier, on voit plus les roses), les bulbes de narcisses en familles nombreuses, et les fraisiers perdus.

Déplacer le cassis qui était tout seul, le mettre  à côté d’un autre, à la place d’un framboisier qui lui aussi est déplacé à côté de ses copains. Au passage à chaque fois j’en profite pour mettre au fond du trou des bulbes d’iris hollandais (achetés en promo chez Casto).

A la place du cassis, deux groseillers qui avaient été plantés à un endroit pas pratique (à côté du cerisier), et deux fraisiers. Derrière eux des bleuets et au fond du trou des narcisses ; au pied du premier pommier, des narcisses et des bleuets, et des bleuets aussi au pied de certaines des pivoines (bleu et rose, ca va le faire…) ; entre la lavatère et la vieille souche (qui commence à céder), des bleuets et des hémérocalles.

Entre le cerisier et la pivoine, j’ai arraché la chélidoine et planté quelques bulbes d’iris hollandais. Je pense mettre des fraisiers là, ainsi que tout autour du cerisier, parait qu’ils sont copains.

potee de narcissesA la fin j’en avais marre et il me restait quelques bleuets : hop dans un pot pour Anna, quelques narcisses : hop dans une potée qui sera j’espère moins ridicule que la précédente à présent que j’ai compris qu’il faut vraiment les serrer, et pis j’ai fait quelques petits pots de thym avec des touffes qui poussaient vraiment n’importe où.

thym et capucine

Comme j’ai mis du compost vieux au pied de tout ce petit monde pour l’aider à repartir, j’en ai protfité pour remuer notre tas compost jeune, et j’ai eu la joie de voir plein de petits vers rouges, apparemment ravis des tontes de gazon que j’avais récupéré chez un voisin (on ne tond pas nous) deux mois plus tôt : ca fait plaisir de voir qu’on s’embête pas pour rien. Et voir nos épluchures, les feuilles de potirons, les feuilles mortes et les broyats de branches, un peu de fumier récupéré au Poney Club et le marc de café que ma mère nous garde religieusement, tout ça transformé en bel humus noir plein de petits vers rouges prêt à nourrir notre pauvre terre qui n’en peut plus, ça fait toujours un peu magique…

Résultat : « mes souliers sont tout crottés » : chaque chaussure pèse 3 kilos boue comprise, mes gants… heu laisse tomber, la bêche je l’ai carrément laissée dehors pour que la prochaine pluie la débouise, et mon pantalon va direct dans la machine.