Tiens, il ne pleut pas
J’en ai donc profité pour oeuvrer au jardin, et y jouer à ma version du jeu du pousse-pousse (la photo n’a rien a voir, mais je suis trop contente de mes avocats qui pètent de santé) :
Tout d’abord, planter la bêcher entre les rosiers pour en extraire les bleuets en surnombre ou mal placés (genre pile au pied du rosier, on voit plus les roses), les bulbes de narcisses en familles nombreuses, et les fraisiers perdus.
Déplacer le cassis qui était tout seul, le mettre à côté d’un autre, à la place d’un framboisier qui lui aussi est déplacé à côté de ses copains. Au passage à chaque fois j’en profite pour mettre au fond du trou des bulbes d’iris hollandais (achetés en promo chez Casto).
A la place du cassis, deux groseillers qui avaient été plantés à un endroit pas pratique (à côté du cerisier), et deux fraisiers. Derrière eux des bleuets et au fond du trou des narcisses ; au pied du premier pommier, des narcisses et des bleuets, et des bleuets aussi au pied de certaines des pivoines (bleu et rose, ca va le faire…) ; entre la lavatère et la vieille souche (qui commence à céder), des bleuets et des hémérocalles.
Entre le cerisier et la pivoine, j’ai arraché la chélidoine et planté quelques bulbes d’iris hollandais. Je pense mettre des fraisiers là, ainsi que tout autour du cerisier, parait qu’ils sont copains.
A la fin j’en avais marre et il me restait quelques bleuets : hop dans un pot pour Anna, quelques narcisses : hop dans une potée qui sera j’espère moins ridicule que la précédente à présent que j’ai compris qu’il faut vraiment les serrer, et pis j’ai fait quelques petits pots de thym avec des touffes qui poussaient vraiment n’importe où.
Comme j’ai mis du compost vieux au pied de tout ce petit monde pour l’aider à repartir, j’en ai protfité pour remuer notre tas compost jeune, et j’ai eu la joie de voir plein de petits vers rouges, apparemment ravis des tontes de gazon que j’avais récupéré chez un voisin (on ne tond pas nous) deux mois plus tôt : ca fait plaisir de voir qu’on s’embête pas pour rien. Et voir nos épluchures, les feuilles de potirons, les feuilles mortes et les broyats de branches, un peu de fumier récupéré au Poney Club et le marc de café que ma mère nous garde religieusement, tout ça transformé en bel humus noir plein de petits vers rouges prêt à nourrir notre pauvre terre qui n’en peut plus, ça fait toujours un peu magique…
Résultat : « mes souliers sont tout crottés » : chaque chaussure pèse 3 kilos boue comprise, mes gants… heu laisse tomber, la bêche je l’ai carrément laissée dehors pour que la prochaine pluie la débouise, et mon pantalon va direct dans la machine.

