Dans cette journée en demie-teinte (la voiture et ma visseuse sont en grève, ça c’est pour le côté négatif), une super surprise : nous avons un caniveau devant le garage.
A chaque forte pluie, la dernière édition étant dimanche, notre garage est inondé, du fait que ni devant ni derrière nous n’avons de caniveau digne de ce nom. L’eau n’a pour s’écouler qu’un tout petit trou, et quand ça fait trop, ben le reste passe faire un tour dans le garage en attendant que le passage soit libre. Comme notre garage est un lieu de stockage, nous sommes obligés de protéger les objets en les juchant sur ce qu’on trouve : palettes, évier, aquarium… Cela faisait longtemps que je rêvais de creuser deux caniveaux, mais notre maçon ne semblait pas pressé.
Comme un des voisins refait sa terrasse, et que celle-ci s’est vue doter d’un superbe caniveau, je suis allée ce matin taper la discute avec les ouvriers, pour voir si l’un d’eux n’aurait pas un WE à occuper… Finalement ils sont revenus 10 minutes plus tard : « notre toupie à béton a du retard, si vous voulez, votre caniveau, on vous le fait tout de suite ». Ni une ni deux, ils mettent le carrelage (qui gêne un peu) sur une palette que j’avais justement préparé à cette intention, et ils attaquent à la disqueuse de 125 et au marteau+burin, en moins de deux heures j’ai un beau trou. Les gravats sont embarqués avec ceux du client, et j’en profite même pour y ajouter subrepticement quelques fonds de sac des gravats du sous-sol.
Je suis chargée d’aller chercher les caniveaux chez Point P. Sauf que. La voiture refuse catégoriquement de démarrer. Je vais à la station-service, j’en reviens, je fais plusieurs tentatives, rien. Je vais conter mon désarroi aux ouvriers. L’après-midi se passe et leur béton est fini. Il y en avait trop, qui aurait pu servir pour moi, mais…
Finalement, à 15h un des ouvriers vient me voir : « on en est au nettoyage, y’a pas besoin d’être trois, si vous voulez on va chercher les caniveaux avec le camion, et on vous les pose vite fait ». Sitôt dit sitôt fait, un aller-retour chez Point P et on revient avec deux beaux caniveaux en résine de 1m sur 10cm (54 euros). Un sac de ciment qui traînait dans leur camion, le sable dans notre descente, leur brouette, ma pelle de maçon (j’en ai deux, dont une à demeure dans la descente), un seau d’eau de pluie, et pendant que l’un chiade les découpes pour mettre en place les caniveaux l’autre gâche le ciment. J’ai à peine le temps de faire un aller-retour à la Poste qu’ils ont fini, ils en sont à essuyer à l’éponge (j’ai calculé, il leur a fallu en tout 20 minutes). (sur la photo j’ai mis le petit truc rond, c’était ça qui faisait office de caniveau, léger… Je l’ai gardé en souvenir, ca fera un superbe dessous-de-plat pour BBQ, non ?)
Le prix (on n’avait pas eu le temps d’en discuter avant, alors j’étais allée retirer, au pif, ce qu’il restait sur mon compte, cad pas grand-chose) ? Ils m’ont demandé 120 euros. J’ai rajouté trois poignées de groseilles pour la route (ils les ont cueillies eux-mêmes, on aurait dit des gosses). Et ils m’ont laissé ce qui restait du sac de ciment.
Reste plus qu’à faire celui de derrière, mais maintenant que j’ai vu comment on fait, ben j’vas p’tet le faire moi-même en fait… Parce qu’entre-temps est arrivé le devis de notre maçon : comme il compte généreusement 6 heures de travail (!!!) et 40 euros par caniveau (re-!!!), ça nous aurait fait pas loin de 800 euros. Argh. Et pas avant 3 semaines puisqu’il comptait faire ça en même temps que la casse de notre dalle.
Hey, les gars, j’ai encore des framboises, si vous voulez revenir demain pour çui de derrière !