Bon, je vais encore passer pour une bourrine, mais j’assume : je crois bien que la casse de la cuisine, je vais la faire moi-même. Enfin, c’est pas que je crois, c’est que j’ai commencé. Et au train où j’avance, demain soir c’est fini.
Tout avait pourtant bien commencé : j’ai installé une bâche dans l’escalier pour protéger l’étage des poussières (c’a été

tout un truc, car elle était pleine de plâtre : pour éviter que les personnes qui passent finissent blanches, je l’ai donc lavée. Et mise à sécher. Sauf qu’il y avait du vent, elle s’enroulait autour du fil. Bref).

Puis j’ai commencé mon ilictriciti, sans stress car j’ai tout coupé sauf le frigo (qui a sa prise bien à part, pas de risque), donc pas de « zut faut que je me dépèche le congélo va remonter ». J’ai fait le ménage dans les circuits d’éclairage garage/couloir/cuisine, réussi à comprendre où chaque fil allait et pourquoi, bien séparé chacun (au passage, hop je les mets sur le nouveau tableau). Tant qu’à y être j’ai mis la chaudière sur le tableau du sous-sol. J’ai même compris comment connecter les prises que j’avais achetées pour le sous-sol.
Mais, bon, tout ça c’est du préparatoire : le vrai boulot pouvait commencer, préparer les gaines pour les circuits de la cuisine. Sauf que, moi, préparer les gaines sans vraiment savoir par où les fils vont passer, ca me gêne un peu. Donc j’ai commencé à explorer, farfouiller, casser un bout de ci et de ça. A commencer par la séparation cuisine/séjour, dûment bouchée par les maçons alors que je leur avais dit que je voulais passer des gaines sous le plancher, grrr.

Donc, je commence à casser ça. Pis de là je casse un carreau, puis deux. Et je me rends compte qu’avec le perfo et son embout « je casse tout » (complètement usé après trois jours entre les mains de Jean-Hervé) ça casse tout seul si on progresse 10cm par 10cm. J’avais un peu peur car ce perfo étant une perceuse, on ne peut arrêter la rotation. Résultat quand ca bloque, c’est le perfo qui se met à tourner, m’embarquant le pouce au passage. J’en suis déjà à la deuxième séance de kiné rien que pour ce problème. Mais là j’ai trouvé l’astuce : je ne serre pas la poignée secondaire, résultat quad la perceuse part en vrille (au sens propre), elle ne suit pas le mouvement et j’ai le temps de tout lâcher. Bon, pis je fais plus gaffe, aussi…
Au bout d’une heure j’avais fait presque 1/5 de la cuisine. Je ne me suis arrêtée que pour transvaser le lave-vaisselle dans le séjour, avant de ne plus pouvoir le faire. Le frigo gêne carrément, là, ce soir faut qu’il aille trouver sa place de vacances.
En fait le plus ingrat, c’est sortir les gravats. Mais bon faut y aller tranquillou, et même si je suis une fille, ça se fait : suffit de prendre des petits seaux. Un big-bag dans le petit jardin les reçoit, en attendant l’évacuation.
Le lendemain…

Ayé !
En quatre heures c’était plié. Je dis juste ça pour les entreprises qui nous prenaient entre 300 et (devis recu ce matin) 550 euros pour faire ça…
Là c’était vers midi. Reste plus que les contours.
Le big-bag commençant à envahir l’allée, je suis passée aux sacs à gravats, bien alignés dans la descente.


Pis je suis allée voir mes copains du chantier des voisins (ils y font un béton décoratif) pour leur demander si je pouvais rajouter mes gravats aux leurs. Au début c’était non, pis vers 16h ils sont venus sonner. On a embarqué rondement mon mètre cube de merdasse dans leur camion (tellement vite qu’il manque un sac sur la photo, j’ai pas eu le temps de dégaîner le portable assez vite) , 30 euros pour la déchetterie et une tournée de bière pour le coup de main, et hop c’est tout propre.
J’ai même récupéré les carreaux de carrelage qui sont sortis entiers de l’opération. Pour, je sais pas moi, carreler un bout du sous-sol ?
Donc, demain et jeudi : tranchées pour les gaînes et isolant. Heu, j’ai juste une semaine d’avance sur le planning, c’est normal ?