Relookage du sous-sol (3/4) : ilictriciti

Episode 3 sur 4 de la saison murs sous-sol

Mardi, Jean-Hervé a fini son piquage, puis commencé à enduire le seul mur sans prises.

Pendant ce temps, je progresse avec mes gaines. J’en bave pour passer les fils dedans, car je prends la taille la plus petite possible pour ne pas avoir à creuser des tranchées trop énormes : c’est ainsi que deux cables de 3×2,5 doivent rentrer dans du 25… Même avec de l’huile et l’aide de Jean-Hervé, ça bloque.

On finit par y arriver avec une grosse astuce : on passe le plus possible, puis on coupe. Et on remet les gaines bout à bout avec du chatterton.

Vient le moment de sceller les boites d’encastrement avec un mélange riche en ciment. C’est la première fois pour chacun, on tatonne un peu : ne sceller que les boites (mais les départs de gaines sont bouchés), les gaines avec (mais tout se casse la figure) ?

On finit par trouver la méthode : sceller uniquement les boites, avec des petits bouts de gaine qui dépassent. Au bout d’un quart d’heure, quand c’est un peu pris, bouger celles-ci pour pouvoir les retirer et les remplacer par la bonne. Pour celles où l’on n’a pas pu mettre les p’tits bouts, je suis bonne pour gratter délicatement avec le doigt pour ouvrir le passage.

Le détail qui tue : faire bien attention à la profondeur du scellement. Pas assez profond : ben soit ca dépasse, soit il faut mettre des tonnes d’enduit pour arriver à sa hauteur. Trop profond, et la boite sera tout enfoncée, avec même risque que le couvercle ne puisse être posé (c’est ce qui manque d’arriver sur une boite de dérivation : résultat j’ai monté le couvercle dès que j’ai pu et l’ai protégée avec du scotch pour que Jean-Hervé puisse faire son enduit autour en connaissance de cause).

Quelques heures plus tard, je tente d’enquiller les gaines. La première boite me reste dans la main… Jean-Hervé a l’idée de génie : la remettre en place avec une vis. Et pour les suivantes, commencer par mettre la vis avant de travailler. Bingo, une autre de mes boites se descelle, mais maintenue par la vis elle reste en place.

J’avais prévu dans une des boites de faire à la fois une prise en série et un domino pour un autre câble : il y avait donc deux entrées et deux sorties. Bien qu’ayant pris une boite carrée, donc un peu plus grande, je prends peur, et me mets à chercher frénétiquement une solution (les fils sont coupés et passés, la gaine également, on ne peut pas tout refaire) : je finis par trouver un endroit pas loin où je peux placer une boite de dérivation, et je fais un embranchement 25=>2×16, que je protège avec du chatterton. Ce n’est pas très orthodoxe, mais c’est moins risqué.

Les gaines seront scellées sur deux jours, afin que Jean-Hervé puisse progresser dans le gobetis des murs. Certaines sont scellées en deux fois car elles courent sur deux murs, et il suffit qu’on bouge un bout pour décrocher ce qui vient d’être fait. Pour éviter cela on cale avec ce qu’on peut, des planches, des briques, un burin, et parfois… un doigt. Pas bouger pendant 15 minutes…

Les premières sont les plus difficiles à sceller, après je comprends l’importance de vraiment bien creuser et je reprends mes cheminements pour les élargir. Il faut souvent casser les pierres, et ça ne va pas sans mal : il y a beaucoup de silex ! Ca fait des étincelles et ça coupe.

Finalement on aura scellé dans le sens inverse que je pensais, de la fin vers le tableau, mais c’est mieux ainsi : la dernière pièce (la chaufferie) est remplie de gaines, je prends le temps de bien ouvrir les voies de passage. Quel paquet de noeuds ! Je prends de nombreuses photos pour mémoire, car il ne faudrait pas qu’on perce une de ces gaines au cours de travaux suivants : installation d’étagères, ou dans la chaufferie : passage de tuyaux (eau, gaz).

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