Archive pour mai 2009

Des fleurs et des fruits

Aujourd’hui, grosse flemme. Le programme de la journée, c’est, à part le replantage « urgent » d’iris et de plantes grasses sauvées jeudi de la poubelle, prévu pour ce soir, rien, rien et rien. A la rigueur, lecture de blogs d’autoconstruction. Ceux qui m’ont vue désherber sous le cagnard ou jusqu’à 21h30 comprendront…

Du coup, j’ai fait le tour du jardin avec mon appareil photo. Les roses font les belles, les pivoines sont sur la fin, les bourdons s’éclatent dans les bleuets, les pensées ont toujours leur petit air grognon, de petites fleurs rouges apparaissent au pied des pommiers, et un seul lobélia (autre lien) a réussi pour l’instant à nous faire ses petites fleurs bleues :

Le weigelia rouge (autre lienencore un) fait quelques fleurs mais elles tardent à s’ouvrir complètement. Les lys et autres hémérocalles sont eux encore à l’état de promesse. Quant au rosier de la terrasse, il fait plein de boutons (qui font le bonheur des pucerons, tiens, prend un coup de purin d’orties toi), on attend l’explosion…

Mais ce jardin c’est aussi des fruits : fraises (un plein saladier vendredi soir), pommes (on commence à voir les deux variétés, je suppose Canada et Golden), poires. Les cerises commencent à rosir… et, grande surprise, notre figuier qu’on croyait mort qui se met tout d’un coup à pousser, pousser : dimanche dernier je détecte des mini-pousses vertes, une semaine plus tard il nous gratifie d’une demie-douzaines de vraies feuilles. Promis, à l’automne tu auras soit ta place en terre, soit un pot plus grand.

Et le bassin ?

Enfin, depuis le temps que je parle de mon bassin, je me rends compte que je n’ai mis aucune photo. Pourtant il commence a avoir fière allure : un tour en dalles, des plantes dedans (j’ai déjà oublié le nom j’ai retrouvé : pontederia cordata -autres liens-) et autour (menthe aquatique, primevères, iris de zone humide et fougères), des elfes et une tortue pour veiller dessus, il ne manque que les grenouilles…

Zoziaux d’une semaine

On me souffle dans l’oreillette que des nouvelles des oisillons sont attendues avec impatience. En voici des toutes fraîches : ils sont de plus en plus dégourdis, ils ouvrent les ailes et font leur toilette. Ils sont aussi bien plus gros, tout rondouillards. Par contre je suis un peu inquiète, je n’en vois plus que trois. Sélection naturelle ? Adaptation (plus qu’un parent pour nourrir = cinq c’est plus possible) ? Chat (j’ai pas pensé à compter avant de partir jeudi soir, et puis il y a d’autres chats que les nôtres dans le quartier) ?

Deux photos prises samedi soir, deux dimanche :

Edit dimanche soir : 

Bon ben y z’avaient pas une semaine hein, ils devaient être déjà bien avancés quand on les a découverts. Paske ce soir, zou, plus personne. Je suppose que le déménagement s’est fait en deux fois, les deux p’tits puis les trois restants. Espérons qu’ils ont trouvé un refuge libre de tout chat.

Fin de l’aventure. Bon, les chats vont quand même rester en pension quelques jours, sinon j’vas me faire engueuler par les enfants ;o)

aquarium

Ca vaut la peine d’être dit, même si je ne sais pas si ca se voit sur la photo : notre aquarium a enfin une bonne tête. Malgré les naissances d’hybrides tous plus jolis les uns que les autres, je n’étais pas satisfaite, car les plantes, elles, faisaient grise mine. Et pas seulement au figuré : une couche de minuscules algues noiratres couvrait tout, décors et plantes. Ces dernières étaient rachitiques et vert foncé, très peu de nouvelles feuilles venaient remplacer celles dévorées par les algues ou les poissons.

Je me suis mise à la recherche de sang frais. Evguéni a bien voulu me donner quelques-unes de ses plantes, et j’ai profité que je les mettais en place pour mettre de l’engrais en boulettes (à planquer sous le sable) un peu partout. J’ai aussi rajouté de l’engrais liquide aux changements d’eau. Est-ce l’engrais, l’émulation, l’une des plantes (Ceratophyllum Demersum, connue pour lutter contre les algues. Je ne sais pourquoi toute celle que j’avais était morte peu à peu. Peut-être pas assez d’engrais liquide : cette plante n’a pas de racines), ou les petits escargots que j’ai récupéré avec les plantes et que j’ai décidé de laisser proliférer (enfin, pas trop, je surveille), mais en tout cas le résultat est là : les plantes resplendissent d’un beau vert fluo, de jeunes pousses apparaissent et… les algues ont disparu, même sur les décors. Résultat : toute une portée de petits poissons est visible depuis quelques jours, ces jeunes ayant réussi à se cacher dans les plantes pour échapper à la voracité des adultes.

Pour ceux que ça intéresse, cette page cite presque toutes les plantes que je possède. A part que ma vallisneria spiralis ne fait plus de belles longues feuilles, à mon grand désespoir, que ma cabomba caroliniana a disparu très vite quand j’étais à Auber, bouffée par les poissons, que mon élodée n’a pas tenu (manque d’engrais liquide je pense, c’est encore une fois une plante sans racines). Heureusement je devrais en avoir bientôt (contact trouvé hier à la brocante de Châtenay : deux autres passionnés dans le coin). Par contre j’ai une autre plante, récupérée par une toute petite bouture à la surface d’un bac dans un magasin d’aquariophilie, qui a bien grandit : comme quoi l’engrais, y’a que ça de vrai… Reste plus qu’à trouver son nom…

Petit clin d’oeil félin

(article du 11 février, très très en retard, donc…)

Véga a bien repéré combien notre chambre est agréable au soleil de l’après-midi :

un p’tit verre au comptoir … et une petite sieste, y’a qu’ça d’vrai !

Le bord de la fenêtre, c’est pas mal non plus…

Relookage du sous-sol (4/4) : les finitions !

Episode 4 sur 4 de la saison murs sous-sol

Jeudi et vendredi voient la fin de l’aventure (et le repos pour Leo !) : jeudi l’atelier et une partie de la buanderie, vendredi la buanderie et la chaufferie sont couvertes de la dernière couche, à peu près lisse. On voit les coups de taloche, finition « rustique » comme on aime. C’est encore gris, cela deviendra blanc en sechant, d’ici une semaine.

En avant la visite avec un avant/pendant/après pièce par pièce :

Atelier :

Buanderie :

Chaufferie :

Avec un reste de ciment, Jean-Hervé rebouche aussi le trou d’aération de la cuisine, et le petit muret de la chaufferie, qu’il a cassé à ma demande : enfin je ne me prendrai plus les pieds dedans. Le reste du mélange rebouche un trou dans une des pièces. Plein de petits trucs qui mine de rien font avancer le schmilblick encore un peu plus loin.

Vient l’heure du ménage. Il reste du sable, qui est rangé dans un big bag dans la descente. On y rajoute celui qui encombrait la terrasse depuis le vidage du lavoir et on obtient… pas loin de 1m3. Tout prêt pour l’enduit de la facade sud, que nous allons isoler par l’extérieur. Il reste aussi deux sacs de chaux, que l’on range dans le sous-sol, sur un bout de palette que j’ai découpé dans l’après-midi. Le besoin m’a poussé à fabriquer enfin le 2e composteur « made in palettes ».

Jean-Hervé est décidément très attentionné : mercredi soir il prépare le diner : omelette aux champignons, vin d’Alsace et tiramisu, jeudi il fait notre vaisselle pendant que nous sommes à la répétition de percussion (elle s’est accumulée car j’ai du partir précipitamment « livrer » les chats), et vendredi nous finissons avec un dîner breton : crêpes et cidre, et fraises du jardin en dessert : c’est la fête !

De jolies ipomées roses

Après deux mois de patience à bichonner mes semis, mes ipomées fleurissent enfin. Je les ai rempotées dans une suspension ou dans de petits pots : elles commencent à grimper, il leur faudrait des petits tuteurs, j’hésite entre baguettes chinoises et brochettes ;o)

« On a les chats, on a les chats ! »

C’est le cri de guerre des enfants de Pascal et Anna, ravi d’avoir les chats un jour plus tôt que prévu. Nous avons en effet vécu un drame : cet après-midi, Altaïr, qui ne chasse jamais rien, lance un cri victorieux et lâche au milieu du salon (décidément, il faut que Véga fasse son éducation : on laisse sa proie sur la pas de la porte quand on est un chat bien élevé)… un oiseau : un rougequeue. Argh ! Sans doute un des parents, attrapé lors d’un de ces voyages de ravitaillement.

On avait bien vu qu’elle les avait repérés, mais on ne la pensait pas capable de réussir ce coup-là…

Après avoir vérifié que l’autre parent continue bien son nourissage, branle-bas le combat : Altaïr est enfermée dans la salle de bain en attendant le retour de Vega (qui est partie en vadrouille), Anna prévenue : j’amène les chats dès ce soir. ..

Des nouvelles des zoziaux

Les oisillons grandissent : ils ont à présent un duvet gris et ils s’étoffent. Ils sont aussi plus malins et ne répondent plus qu’au cri de leur mère et plus aux imitations de Karine. Les photographier devient donc plus difficile, il faut qu’un des parents soit dans les parages. Ces derniers font des allers-retours incessants, ne reportant la livraison de chenille de quelques minutes que quand Jean-Hervé vient chercher du sable ou de la chaux, ou lorsqu’un chat regarde le nid avec trop d’insistance. Les cris des oisillons sont en effet bien plus audibles à présent, et nos fines chasseuses ont repéré ce petit garde-manger. Il a donc été décidé de les éloigner quelques semaines, le temps que les oisillons aient grandi, quitté le nid, et obtenu leur brevet de vol. Ils iront vendredi chez Anna, dont les enfants ont accueilli la nouvelle avec enthousiasme…

Relookage du sous-sol (3/4) : ilictriciti

Episode 3 sur 4 de la saison murs sous-sol

Mardi, Jean-Hervé a fini son piquage, puis commencé à enduire le seul mur sans prises.

Pendant ce temps, je progresse avec mes gaines. J’en bave pour passer les fils dedans, car je prends la taille la plus petite possible pour ne pas avoir à creuser des tranchées trop énormes : c’est ainsi que deux cables de 3×2,5 doivent rentrer dans du 25… Même avec de l’huile et l’aide de Jean-Hervé, ça bloque.

On finit par y arriver avec une grosse astuce : on passe le plus possible, puis on coupe. Et on remet les gaines bout à bout avec du chatterton.

Vient le moment de sceller les boites d’encastrement avec un mélange riche en ciment. C’est la première fois pour chacun, on tatonne un peu : ne sceller que les boites (mais les départs de gaines sont bouchés), les gaines avec (mais tout se casse la figure) ?

On finit par trouver la méthode : sceller uniquement les boites, avec des petits bouts de gaine qui dépassent. Au bout d’un quart d’heure, quand c’est un peu pris, bouger celles-ci pour pouvoir les retirer et les remplacer par la bonne. Pour celles où l’on n’a pas pu mettre les p’tits bouts, je suis bonne pour gratter délicatement avec le doigt pour ouvrir le passage.

Le détail qui tue : faire bien attention à la profondeur du scellement. Pas assez profond : ben soit ca dépasse, soit il faut mettre des tonnes d’enduit pour arriver à sa hauteur. Trop profond, et la boite sera tout enfoncée, avec même risque que le couvercle ne puisse être posé (c’est ce qui manque d’arriver sur une boite de dérivation : résultat j’ai monté le couvercle dès que j’ai pu et l’ai protégée avec du scotch pour que Jean-Hervé puisse faire son enduit autour en connaissance de cause).

Quelques heures plus tard, je tente d’enquiller les gaines. La première boite me reste dans la main… Jean-Hervé a l’idée de génie : la remettre en place avec une vis. Et pour les suivantes, commencer par mettre la vis avant de travailler. Bingo, une autre de mes boites se descelle, mais maintenue par la vis elle reste en place.

J’avais prévu dans une des boites de faire à la fois une prise en série et un domino pour un autre câble : il y avait donc deux entrées et deux sorties. Bien qu’ayant pris une boite carrée, donc un peu plus grande, je prends peur, et me mets à chercher frénétiquement une solution (les fils sont coupés et passés, la gaine également, on ne peut pas tout refaire) : je finis par trouver un endroit pas loin où je peux placer une boite de dérivation, et je fais un embranchement 25=>2×16, que je protège avec du chatterton. Ce n’est pas très orthodoxe, mais c’est moins risqué.

Les gaines seront scellées sur deux jours, afin que Jean-Hervé puisse progresser dans le gobetis des murs. Certaines sont scellées en deux fois car elles courent sur deux murs, et il suffit qu’on bouge un bout pour décrocher ce qui vient d’être fait. Pour éviter cela on cale avec ce qu’on peut, des planches, des briques, un burin, et parfois… un doigt. Pas bouger pendant 15 minutes…

Les premières sont les plus difficiles à sceller, après je comprends l’importance de vraiment bien creuser et je reprends mes cheminements pour les élargir. Il faut souvent casser les pierres, et ça ne va pas sans mal : il y a beaucoup de silex ! Ca fait des étincelles et ça coupe.

Finalement on aura scellé dans le sens inverse que je pensais, de la fin vers le tableau, mais c’est mieux ainsi : la dernière pièce (la chaufferie) est remplie de gaines, je prends le temps de bien ouvrir les voies de passage. Quel paquet de noeuds ! Je prends de nombreuses photos pour mémoire, car il ne faudrait pas qu’on perce une de ces gaines au cours de travaux suivants : installation d’étagères, ou dans la chaufferie : passage de tuyaux (eau, gaz).

Relookage du sous-sol (2/4) : le lundi au soleil

Episode 2 sur 4 de la saison murs sous-sol

Jean-Hervé est arrivé dimanche soir, par 32 degrés à l’ombre. Petit diner sur la terrasse, présentations, et au lit.

Lundi, même temps : on est bien au frais au sous-sol à piquer le ciment. Il les attaque avec mon marteau perforateur ou au pic, et j’élargis certains endroits pour passer des gaines électriques. Oui, j’ai rajouté une difficulté : huit prises à encastrer, quatre gaines à passer afin de les alimenter ainsi qu’une partie du séjour (creuser le trou entre le sous-sol et le séjour nous a pris 90 minutes samedi, j’ai cru qu’on n’y arriverai jamais…)

Lundi après-midi 1m3 de sable et 10 sacs de chaux, commandés chez Point P vendredi, nous sont livrés : il a fallu empêcher tout le monde de stationner aux alentours sur 20 mètres pour que le 19 tonnes puisse se mettre de biais et déverser le sable… sur le trottoir. Le pauvre Jean-Hervé a du pelleter le sable en plein cagnard pour faire un joli tas dans la descente de garage. Les dix sacs de chaux, livrés sur palette avec une petite grue, étaient un peu dans le passage, Jean-Hervé les a donc transférés un peu plus bas sur une autre palette (comme quoi on a toujours besoin d’une palette en stock ;o). Après ça, la descente est pleine, stop.

Les murs une fois piqués se sont mis a évacuer l’eau qu’ils contenaient : après une heure ils étaient tout humides. Preuve que ce piquage, pour fastidieux qu’il soit, était indispensable.