Vive les marcottes spontanées !

Les boutures et les marcottes sont les deux façon de reproduire les arbustes quand on n’est pas assez patient pour partir d’une graine. Une bouture c’est simple, ou coupe un bout, on met dans l’eau ou dans la terre, et on prie pour que ça s’enracine.

Les marcottes

Noisetier tortueuxUne marcotte c’est déjà plus fiable mais cela demande à etre dans les parages : il s’agit de courber une branche jeune vers la terre (en général on lui met une pierre sur la tete pour l’aider) pour qu’elle s’y enracine, donnant naissance à un nouveau pied, qu’il suffit de sevrer au bout de six mois (temps nécessaire à l’enracinement). Le taux de réussite est bien plus élevé. L’autre avantage des marcottes c’est que le morceau est en général bien plus avancé (grand) qu’une bouture.

C’est ainsi que chez notre amie Anna « ho il est vraiment sympa ton chèvrefeuille d’hiver, ca ne te gène pas si je mets deux briques, là ? » ;o)

C’est ainsi également que j’ai essayé de mettre en place une marcotte de noisetier tortueux près de l’escalier du RER, mais mes pierres ont été enlevées. M’en fiche, je viens d’en remettre des plus grosses…

Les marcottes spontanées

mes marcottesMais il y a des arbustes sympas, qui font le boulot à votre place : il suffit en effet qu’une branche basse non taillée se courbe suffisemment pour toucher la terre, et hop ! les racines vont se faire. C’est ce que j’appelle une marcotte spontanée, car on n’a meme pas eu à venir mettre la pierre ou attendre six mois… Quand on voit un arbuste qui nous plait, c’est donc une bonne idée de regarder à ses pieds, des fois que… C’est ainsi que j’ai pu récupérer cette semaine :

Dans notre jardin, douzes marcottes spontanées de groseiller. Et c’est une bonne chose, car la moitié des pieds en place devront etre renouvelés. La nouvelle génération est prete, j’ai meme du rab pour faire des échanges.

Sur le chemin pour aller au RER, une marcotte de groseilliers à fleurs « ribes sanguineum », qui est un arbuste vraiment sympa pour une haie fleurie (et de un !).

Toujours au meme endroit, cinq marcottes (dont deux doubles , cad qu’il y a deux jeux de racines) de forsythia. Elles avaient un peu soif, mais j’espère bien qu’une au moins survivra… pour la haie et /ou pour le jardin.

groseilliers à fleurs 'ribes sanguineum'Frosythia

Les rejets

Un autre phénomène très sympa qui fait que je regarde le pied des arbustes qui me plaisent : les rejets. Là, c’est l’arbuste qui fait des petits, et du pied partent de nouvelles tiges. Si on veut rajeunir son arbuste, on coupe les vieilles et on garde ces nouveaux rejetons. Sinon, on se fait des amis en les distribuant autour de soi…

Toujours près du RER, il y avait tout un rang d’aubépines blanches. En fait, elles sont chez quelqu’un mais des graines ou des bouts de branches sont passées par-dessus le mur et ca a fini par s’enraciner de l’autre coté. On a eu du mal à trouver un rejet suffisement petit pour pouvoir etre prélevé discrètement…

Les boutures

mon carrousel à bouturesIl y a plein de sortes de boutures et des périodes meilleures que d’autres. Moi je fais ca un peu au hasard, ça passe ou ça casse… Il y a quand meme des techniques pour que ça marche mieux, et j’essaye de mettre en pratique les conseils de Patrick avec ce carrousel à boutures (la technique est de lui, mais le nom est de moi) : les boutures sont en rond autour d’un pot enterré et rempli de bon compost. On arrose dans le pot, ce qui nourrit à bloc les boutures et les aide à s’enraciner. C’est plutôt pour les boutures de bois sec, ma spécialité. Mon petit carrousel est plein : forsythia (c’était avant de récupérer les marcottes), cornouiller jaune, aubépine, jasmin d’hiver.

La seule exception ce sont les boutures de cognassier du japon, parce que ces demoiselles sont exigeantes :

Plants aoutés. Plantez-les en pot dans un mélange à parts égales de sable de rivière fin et de tourbe blonde. L’utilisation d’hormones de bouturage est recommandée. Couvrez d’un film plastique ou installez les boutures dans une miniserre. Conservez la culture à l’intérieur, une température minimale de 16 °C étant nécessaire pour l’enracinement. Les boutures sont empotées individuellement à la fin octobre dans un terreau pour semis et hivernées sous châssis. Les jeunes plants fleurissent dès l’année suivante.

Bon, déjà je l’ai pas fait à la bonne période, pis le mélange de terre c’est pas ca. Je n’ai pas de miniserre, je les ai juste mis dans la maison. On verra bien, au pire je recommencerai cet été, la source n’est pas loin et d’ici la j’aurai le matos (je recupere de grandes bonbonnes d’eau pour faire des miniserres à la taille d’un pot…)

Les semis

J’ai commencé avec des grimpantes, mais ça fera l’objet d’un nouveau billet !

La derniere façon d’avoir des plantes c’est aussi les échanges. Ca marche super, quand la Poste ne vient pas y mettre le bazar en oubliant de livrer le colis… On a ainsi eu un scion de pêcher à l’automne, plein de graines, mais également récemment des primevères et des myosotis, echangés contre un pied de thym.

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