Archive pour mars 2009

Inventaire de nos narcisses

Où l’on découvre que les narcisses, il y en a de plein de sortes : des grands, des petits, des blancs, des jaunes, des oranges… Comme on a planté un sac de « mélange » et qu’en plus il y en avait déjà, c’est un petit peu le bazar. On n’est pas des intégristes de « toutes les mêmes couleurs ensembles », par contre certaines sont assez rares donc autant les rassembler, certaines sont vraiment mal placées (genre SOUS le laurier, mais comment tu veux qu’on te voie là, cocotte ?) donc à déplacer, et enfin les tout petits sont très mignons mais c’est comme sur la photo de l’école, faut ranger « les petits devants les grands derrière », sinon on les voit pas.

De plus, on en a mis dans le petit jardin rond de devant qui va devenir une rocaille, donc ceux-là faudra tous les déplacer, ainsi que ceux qui sont dans des jardinières.

Donc on étiquette, on photographie, et… on vous les fait partager ! (cliquer pour agrandir)

Lire la suite »

Vive les marcottes spontanées !

Les boutures et les marcottes sont les deux façon de reproduire les arbustes quand on n’est pas assez patient pour partir d’une graine. Une bouture c’est simple, ou coupe un bout, on met dans l’eau ou dans la terre, et on prie pour que ça s’enracine.

Les marcottes

Noisetier tortueuxUne marcotte c’est déjà plus fiable mais cela demande à etre dans les parages : il s’agit de courber une branche jeune vers la terre (en général on lui met une pierre sur la tete pour l’aider) pour qu’elle s’y enracine, donnant naissance à un nouveau pied, qu’il suffit de sevrer au bout de six mois (temps nécessaire à l’enracinement). Le taux de réussite est bien plus élevé. L’autre avantage des marcottes c’est que le morceau est en général bien plus avancé (grand) qu’une bouture.

C’est ainsi que chez notre amie Anna « ho il est vraiment sympa ton chèvrefeuille d’hiver, ca ne te gène pas si je mets deux briques, là ? » ;o)

C’est ainsi également que j’ai essayé de mettre en place une marcotte de noisetier tortueux près de l’escalier du RER, mais mes pierres ont été enlevées. M’en fiche, je viens d’en remettre des plus grosses…

Les marcottes spontanées

mes marcottesMais il y a des arbustes sympas, qui font le boulot à votre place : il suffit en effet qu’une branche basse non taillée se courbe suffisemment pour toucher la terre, et hop ! les racines vont se faire. C’est ce que j’appelle une marcotte spontanée, car on n’a meme pas eu à venir mettre la pierre ou attendre six mois… Quand on voit un arbuste qui nous plait, c’est donc une bonne idée de regarder à ses pieds, des fois que… C’est ainsi que j’ai pu récupérer cette semaine :

Dans notre jardin, douzes marcottes spontanées de groseiller. Et c’est une bonne chose, car la moitié des pieds en place devront etre renouvelés. La nouvelle génération est prete, j’ai meme du rab pour faire des échanges.

Sur le chemin pour aller au RER, une marcotte de groseilliers à fleurs « ribes sanguineum », qui est un arbuste vraiment sympa pour une haie fleurie (et de un !).

Toujours au meme endroit, cinq marcottes (dont deux doubles , cad qu’il y a deux jeux de racines) de forsythia. Elles avaient un peu soif, mais j’espère bien qu’une au moins survivra… pour la haie et /ou pour le jardin.

groseilliers à fleurs 'ribes sanguineum'Frosythia

Les rejets

Un autre phénomène très sympa qui fait que je regarde le pied des arbustes qui me plaisent : les rejets. Là, c’est l’arbuste qui fait des petits, et du pied partent de nouvelles tiges. Si on veut rajeunir son arbuste, on coupe les vieilles et on garde ces nouveaux rejetons. Sinon, on se fait des amis en les distribuant autour de soi…

Toujours près du RER, il y avait tout un rang d’aubépines blanches. En fait, elles sont chez quelqu’un mais des graines ou des bouts de branches sont passées par-dessus le mur et ca a fini par s’enraciner de l’autre coté. On a eu du mal à trouver un rejet suffisement petit pour pouvoir etre prélevé discrètement…

Les boutures

mon carrousel à bouturesIl y a plein de sortes de boutures et des périodes meilleures que d’autres. Moi je fais ca un peu au hasard, ça passe ou ça casse… Il y a quand meme des techniques pour que ça marche mieux, et j’essaye de mettre en pratique les conseils de Patrick avec ce carrousel à boutures (la technique est de lui, mais le nom est de moi) : les boutures sont en rond autour d’un pot enterré et rempli de bon compost. On arrose dans le pot, ce qui nourrit à bloc les boutures et les aide à s’enraciner. C’est plutôt pour les boutures de bois sec, ma spécialité. Mon petit carrousel est plein : forsythia (c’était avant de récupérer les marcottes), cornouiller jaune, aubépine, jasmin d’hiver.

La seule exception ce sont les boutures de cognassier du japon, parce que ces demoiselles sont exigeantes :

Plants aoutés. Plantez-les en pot dans un mélange à parts égales de sable de rivière fin et de tourbe blonde. L’utilisation d’hormones de bouturage est recommandée. Couvrez d’un film plastique ou installez les boutures dans une miniserre. Conservez la culture à l’intérieur, une température minimale de 16 °C étant nécessaire pour l’enracinement. Les boutures sont empotées individuellement à la fin octobre dans un terreau pour semis et hivernées sous châssis. Les jeunes plants fleurissent dès l’année suivante.

Bon, déjà je l’ai pas fait à la bonne période, pis le mélange de terre c’est pas ca. Je n’ai pas de miniserre, je les ai juste mis dans la maison. On verra bien, au pire je recommencerai cet été, la source n’est pas loin et d’ici la j’aurai le matos (je recupere de grandes bonbonnes d’eau pour faire des miniserres à la taille d’un pot…)

Les semis

J’ai commencé avec des grimpantes, mais ça fera l’objet d’un nouveau billet !

La derniere façon d’avoir des plantes c’est aussi les échanges. Ca marche super, quand la Poste ne vient pas y mettre le bazar en oubliant de livrer le colis… On a ainsi eu un scion de pêcher à l’automne, plein de graines, mais également récemment des primevères et des myosotis, echangés contre un pied de thym.

Quelques vues du jardin à la mi mars

Les narcisses ne sont pas encores sortis, les pommiers et poiriers sortent leurs bourgeons, les pollens sont de sortie (atchoum!) et il fait assez chaud au soleil pour sortir la chaise longue…

And the winner is…

Premiers narcissesVoici donc les gagnants au concours du « premier narcisse à montrer son nez ». On ne regarde pas chez les voisins où tout est déjà sorti… et on se réjouit, les autres qui étirent leur long cou depuis une semaine ne devraient pas tarder à ouvrir les yeux.

Au fond de la photo on voit le tapis de fumier qu’on a étalé là où était notre haie. On en met aussi là où étaient les pommiers et là où on veut déplacer les fraisiers l’année prochaine, pour nourrir la terre qui est épuisée (pas étonnant que les fleurs soient en retard…). C’est mieux que de l’engrais, à notre grnade surprise ça ne sent presque rien, c’est gratuit, et avec un poney-club à 5 minutes, on aurait tort de se priver ! (parce qu’il en faut, des quantités et des allers-retours, houlala…). Idéalement il faudrait en mettre partout, mais pour profiter de notre jardin on va faire des roulements, hein… (pis surtout on en mettra à l’automne prochain plutot qu’au printemps…) Par contre on fait des échanges avec Patrick, fumier contre compost, pour mettre là où il y a des trucs qui poussent (compost=miam, fumier=parfait pour nourrir la terre mais trop agressif directement sur les plantes – voir aussi jardinbio).

C’est vraiment l’éclosion en mars, on se balade dans le jardin et chaque matin on y trouve un truc différent. Je suis encore tombée nez à nez avec une primevère. Il faut dire que chez nous, elles poussent aux endroits les plus improbables et les moins pratiques. Alors quand on en détecte une, on la déterre gentiment pour venir l’aligner dans une plate-bande, là, c’est quand même plus joli…

Les stachys (oreilles d’ours), eux aussi, poussent n’importe où. C’est mignon comme plante (j’ai déjà des commandes, d’ailleurs), mais là on en retrouve partout. Va falloir ranger tout ça ;o) [Edit de quelques mois plus tard : ouais sauf que c'est pas des oreilles d'ours mais des oeillets... autant pour le connoisseur...]

Cours de taille de rosier

Samedi on est parties chercher, chez quelqu’un qui vidait sa maison, des plaques de métal pour faire une rampe pour la brouette (ben oui, les escaliers c’est pas très pratique pour passer d’un jardin à l’autre…). On a fait notre marché dans son garage ;o) et on est revenues avec en prime un niveau laser (très bien pour installer les meubles de la cuisine, ça !), un salon de jardin complet avec nappe à fleurs et parasol de luxe, et une fourche-bêche (enfin !) : on est parées pour les fêtes d’été sur la terrasse ;o)

Grâce à la fourche-bêche, Léo peut enfin attaquer les mauvaises herbes et les graminées qui font des touffes disgracieuses au milieu de notre pelouse (qui a dit des touffes juste un peu plus disgracieuses que le reste au milieu d’un champ de foin ?)

Dimanche, nous avons eu droit (sous la pluie…) de la part de Patrick (l’Attila des jardins) à un cours particulier de taille de rosiers, avec aiguisage et désinfection des outils, rajeunissement des pieds, sélection des yeux, et tout et tout. Karine qui au départ rechignait à tailler devient une adepte du « on coupe tout ! ». Mais c’est vrai qu’elle a de saines lectures.

PrimevèresConnaissances mises en pratique immédiatement chez Pascale, voisine de percussions, chez qui je taille un rosier en échange de quelques primevères. Une petite comparaison des feuilles permet de découvrir qu’en fait on en a déjà quelques plans, pas encore sorties (ben alors les filles, faut se réveiller !), et que la touffe de feuilles qui sort d’une des jardinières abandonnées est sans doute un myosotis qui a survécu à une hécatombe. De même, on va de surprise en surprise avec nos bulbes : là où on croyait n’avoir que des narcisses, on voit sortir des tulipes (je croyais que ca ne marchait pas sur notre terre, alors ?) et des jacinthes ! Va falloir étiqueter tout ça. Et d’urgence : de fragiles crocus (on n’en a déjà pas beaucoup…) étaient tellement petits qu’ils sont passés inaperçus au cours d’une chasse au pissenlit et ont pris de grands coups de bêche dans la figure. Oops !

Bon, ça avance pas trop dans la maison pendant ce temps… On attend d’avoir fait un tour au salon Eco-Bat pour démarrer.

C’est bientôt le printemps !

Les narcisses n’en finissent pas de se préparer à sortir un peu partout, Léo lorgne avec jalousie sur les perce-neige des voisins (on n’en a pas) ou leurs crocus (on en a quelques-uns mais ils sont assez timides) et leurs primevères (on n’en a toujours pas), les hémérocalles et les iris commencent à pointer le bout de leurs feuilles. Pour les fleurs, il va falloir être un peu patient…

En attendant on se remet tout doucement du passage d’Attila : le bois des pommiers n’est pas encore complètement coupé (c’est crevant !) mais la plupart des troncs ont été rangés dans le poulailler, les petites branches sur un gros tas « à broyer ». Samedi aprem nous avons broyé tous les troènes et rempli 4 cartons… Avec le soleil c’était très agréable de jardiner. La mélisse, la menthe et le muguet ont trouvé place dans une grande jardinière. Quelques crocus fleurissaient bêtement au fond du jardin, là où on ne les voyait pas : Karine les a rapatriés le long de la terrasse. Il semble qu’on n’en a pas bcp, et que des violets, va falloir lancer des échanges pour avoir des rouges et des jaunes !

CrocusDimanche on est allées à un vide-grenier à Massy, on est passées pour y aller le long de qqs jardins sympas, et on a même vu des poules ! :o) Puis on est passées outre notre grande flemme pour aller chercher avec notre voiture toute neuve quelques sacs de fumier à la ferme d’Antony. C’est très léger et ça ne pue même pas, la corvée est moins ardue que prévue. Un peu sur la haie, un peu le long du mur, un peu dans le compost… ouais, on pourra faire plusieurs voyages encore ;o))

Grosse fatigue samedi soir et dimanche, décidément deux jours pour un WE c’est trop court ! ;o)