Le WE d’Attila…
Notre haie de troènes étant très malade (taches blanches sur les feuilles), totalement inadaptée à notre terre lourde et pas particulièrement jolie, nous avons décidé dès que nous avions appris qu’en plus nous risquions un rhume des foins carabiné à la floraison, de nous en séparer pour la remplacer par une haie d’arbustes variés et fleuris. Notre cher ami Patrick n’ayant rien de mieux à faire ce samedi nous avait proposé de passer pour nous aider à dégager proprement les souches.
Ce fut fait promptement, Patrick à la pioche, Léo à l’ébrancheur et Karine au broyeur. C’est Patrick qui a gagné, encore aujourd’hui le tas de bois « à trier et broyer » est ce qu’on voit le plus quand on regarde la maison… Bon, on redécouvre aussi une jolie grille et un muret mal en point qu’il faudra tous les deux décaper et repeindre cet été avant qu’on replante des arbustes à l’automne. Et deux taches de plus sur la longue liste des travaux…
Mais on ne s’arrête pas en si bon chemin : à l’occasion d’une petite pause (!!), Patrick découvre nos pauvres pommiers/poiriers, vieillissants et plein de chancre car étranglés par des liens de palissage qui n’ont jamais été desserrés. Verdict : sur les 16 présents, seuls 4 ont une chance de donner autre chose que du bois (et du travail ;o) et méritent d’être gardés. Il propose de marquer les heureux élus d’un bout de laine rouge puis… « ho allez tant que je suis là »… deux heures plus tard y’a plein de trous dans le sol le long des murs et un nouveau tas de bois, à débiter pour la cheminée.
Pendant ce temps-là Léo s’acharnait sur les Arums d’Italie, très jolis mais hautement toxiques et désignés coupables présumé des diarrhées dont souffrent nos chats.
Le cerisier fut sauvé in extremis, en attendant de voir s’il donne encore quelques fruits.
Dimanche, après le changement de la batterie de la voiture on a mis en terre nos boutures de saule jaune dont les racines commençaient à pousser dans leur vase façon Alien, ainsi que le chèvrefeuille arbustif (installé provisoirement au pied de l’arbre mort) et le cornouiller jaune (à la place des Arums).


Mais en fin de journée après la corvée de bois les instincts destructeurs ont repris le dessus : le poulailler, rebaptisé réserve à bois, en a fait les frais : un des murs et la porte ont dégagé : fini les cognages de tête ! Léo 1, poulailler 0.
On enchaine sur l’espèce de petit portillon moche, rouillé et inutile : pas la peine de faire dans la dentelle, deux coups de masse dans le poteau et c’est parti : Léo 1, porte 0. Le fil à linge se prend lui aussi un coup de couic : plutôt que s’étendre sur tout le jardin, il est prié de se limiter aux trois poteaux les plus au fond du jardin (accessoirement, c’est là qu’il y a le plus de soleil…), ce qui permettra d’abattre les poteaux restants à la prochaine crise de « destructite » aigüe : Léo 1, fil à linge 0.
Pendant ce temps Vega nous a bouffé une demie-miche de pain et Altaïr s’est introduite chez les voisins par la fenêtre : chats 2, humains 0…




