Archive pour février 2009

Le WE d’Attila…

Notre haie de troènes étant très malade (taches blanches sur les feuilles), totalement inadaptée à notre terre lourde et pas particulièrement jolie, nous avons décidé dès que nous avions appris qu’en plus nous risquions un rhume des foins carabiné à la floraison, de nous en séparer pour la remplacer par une haie d’arbustes variés et fleuris. Notre cher ami Patrick n’ayant rien de mieux à faire ce samedi nous avait proposé de passer pour nous aider à dégager proprement les souches.

Ce fut fait promptement, Patrick à la pioche, Léo à l’ébrancheur et Karine au broyeur. C’est Patrick qui a gagné, encore aujourd’hui le tas de bois « à trier et broyer » est ce qu’on voit le plus quand on regarde la maison… Bon, on redécouvre aussi une jolie grille et un muret mal en point qu’il faudra tous les deux décaper et repeindre cet été avant qu’on replante des arbustes à l’automne. Et deux taches de plus sur la longue liste des travaux…

Mais on ne s’arrête pas en si bon chemin : à l’occasion d’une petite pause (!!), Patrick découvre nos pauvres pommiers/poiriers, vieillissants et plein de chancre car étranglés par des liens de palissage qui n’ont jamais été desserrés. Verdict : sur les 16 présents, seuls 4 ont une chance de donner autre chose que du bois (et du travail ;o) et méritent d’être gardés. Il propose de marquer les heureux élus d’un bout de laine rouge puis… « ho allez tant que je suis là »… deux heures plus tard y’a plein de trous dans le sol le long des murs et un nouveau tas de bois, à débiter pour la cheminée.

arums d'ItaliePendant ce temps-là Léo s’acharnait sur les Arums d’Italie, très jolis mais hautement toxiques et désignés coupables présumé des diarrhées dont souffrent nos chats.

Le cerisier fut sauvé in extremis, en attendant de voir s’il donne encore quelques fruits.

Dimanche, après le changement de la batterie de la voiture on a mis en terre nos boutures de saule jaune dont les racines commençaient à pousser dans leur vase façon Alien, ainsi que le chèvrefeuille arbustif (installé provisoirement au pied de l’arbre mort) et le cornouiller jaune (à la place des Arums).

Saule jauneCornouiller

Mais en fin de journée après la corvée de bois les instincts destructeurs ont repris le dessus : le poulailler, rebaptisé réserve à bois, en a fait les frais : un des murs et la porte ont dégagé : fini les cognages de tête ! Léo 1, poulailler 0.

On enchaine sur l’espèce de petit portillon moche, rouillé et inutile : pas la peine de faire dans la dentelle, deux coups de masse dans le poteau et c’est parti : Léo 1, porte 0. Le fil à linge se prend lui aussi un coup de couic : plutôt que s’étendre sur tout le jardin, il est prié de se limiter aux trois poteaux les plus au fond du jardin (accessoirement, c’est là qu’il y a le plus de soleil…), ce qui permettra d’abattre les poteaux restants à la prochaine crise de « destructite » aigüe : Léo 1, fil à linge 0.

Pendant ce temps Vega nous a bouffé une demie-miche de pain et Altaïr s’est introduite chez les voisins par la fenêtre : chats 2, humains 0…

… and light was !

Enfin ! Enfin on voit où mettre la clé dans la serrure !

Quand nous avons emménagé, j’ai dû rajouter une serrure à la porte du garage pour éviter les intrusions (ce qui fait, oui, 4 serrures à ouvrir ou fermer quand on sort…) Lorsqu’on rentre à la nuit (et comme on ne bosse pas à la Sécu on rentre TOUJOURS à la nuit depuis le début de l’automne), on cherchait la serrure à tatons. En effet, le garage peut être éclairé avec interrupteur externe mais la lumière est DEDANS le garage. La descente, elle, reste plongée dans le noir…

Le problème de ces travaux c’est que je ne pouvais les faire qu’à la lumière du jour, cad seulement le WE… Il a fallu démonter la lampe du garage pour trouver les fils et y faire une dérivation, installer une gaine au plafond jusqu’à la porte, faire un trou dans un mur épais de 20 cm pour y passer la gaine et ressortir de l’autre côté, creuser le dessus de la porte pour y coincer la gaîne, et remonter la lampe du garage.

Après l’achat d’une lampe externe avec transfo qui a fonctionné 1 heure puis s’est mise en grève, j’ai dû tout redémonter et en trouver une autre. J’ai pris un modèle 220V, sans transfo et à LEDs : c’est plus écolo, ça ne contient pas une ampoule halogène hyper-fragile et impossible à remplacer, et si ça n’éclaire pas des masses ça suffit pour trouver la serrure. J’ai gagné un truc de plus au change c’est qu’il suffit d’un trou pour la fixer au mur (et non deux).

Le trou en question étant très près de la tranchée pour la gaine, quand je l’ai percé tout est parti avec. Et c’est là que la galère a commencé. Car pour reconstituer la pierre manquante, il suffit de mettre du ciment. Sauf que c’est en hauteur. Galère pour faire un coffrage laissant passer le fil. Sauf que le ciment ne prend pas en-dessous de 5 degrés, et pas de bol ca fait deux mois que le thermomètre refuse de remonter. Je commençais à désespérer quand tout à coup est venue l’illumination : et si tout simplement je m’inclinais et fixais la lampe plus haut ? Encore fallait-il qu’il reste assez de fil et pouvoir l’incliner vers le bas. C’est bon, ça passe. Et donc, « tada ! » depuis ce samedi on a un éclairage spécial « digicode mon ami ouvre-moi ». Et ça change la vie ;o))

Petit à petit

A force de le grignoter, le bâti de l’ancienne porte d’entrée a fini par disparaitre. Pas partout, mais là où il gênait pour placer le nouveau tableau de répartition électrique. Deux des pattes de fixation ont été enlevées, les deux autres (une en haut et une en bas) partiront un jour, mais ce n’est pas la priorité.

Il restait une barre de plâtre à mettre à niveau du mur : à la meuleuse argh c’est pas fameux et ça fait des tonnes de poussière (notamment dans les cheveux, il parait que j’ai pris 40 ans d’un coup…) ; deuxième essai à la perceuse, c’est moins précis mais bien plus efficace. Un ptit trou et hop ! Voilà le tableau fixé.

Je récupère un ID pour protéger les circuits de l’ancien tableau, je prépare le disjoncteur pour me relier au nouveau…

Dimanche on est allées rendre visite à un jardinier amateur mais passionné. Il nous a donné plein de trucs, de quoi remplir deux grands sacs : quelques boutures (de saule, inratable), plusieurs marcottes (autres liens) (framboisiers non remontants, cassis, casseille, cornouiller, chèvrefeuille arbustif), du romarin, de la mélisse, de la menthe et du muguet, mais surtout plein de judicieux conseils sur la taille, l’adaptation des plantes à notre type de terre, le compost… On doit y retourner dans quelques mois pour récupérer d’aurtes choses, c’est cool :o). On lui donnera à cette occasion notre myrtiller, qui n’a aucune chance de se plaire chez nous (terre argileuse, on pourrait faire la poterie…) et toutes chez lui (terre sableuse).

Autres liens :
MarcottageMarcottageMarcottage aérien

Quelques nouvelles du jardin

De jeudi à dimanche il a fait grand beau temps, nous avons donc affronté le froid pour travailler au jardin :

  • taille des fruitiers (un peu à l’arrache puisqu’on n’a trouvé personne pour nous expliquer les arcanes, on verra bien ce que ça donne…) et des rosiers, démoussage du cerisier, découpage du bois mort qui a mon sens est plus utile dans la cave à sécher pour la cheminée que sur pied à prendre la pluie (la chats qui ont perdu certains de leurs poteaux d’escalade ne sont pas d’accord ;o)
  • arrachage de l’herbe pour y voir clair : on découvre des plantes, des bordures, … On y va par tous les moyens possibles : au coupe-bordure, au rateau, le plus efficace étant… à pleines mains. On en a rempli 10 sacs, un 11e est allé dans le composteur. Karine « Attila » s’est défoulée sur le trèfle. Après trois jours de lutte ce n’est pas fini mais on commence à y voir un peu plus clair. On attend le dégel de la terre pour arracher les grosses touffes, qui nous semblent bien être de grosses « mauvaises herbes » graminées.
  • On a aussi enfin fini de dégager le tas de bois et autres merdouilles de jardin pompeusement appelé « compost » par le précédent propriétaire, et installé le long de la terrasse en plus. Il y avait même de vieilles plantes et des kilos de noyaux de cerises…

Tous ces nettoyages nous permettent de mettre à jour de nombreuses plantes endormies, et notamment plein de petits bulbes qui pointent leur nez aux endroits les plus improbables. Même si on aimerait bien avoir un jour une pelouse présentable, un déserbage chimique semble exclu pour l’instant : on tuerait trop de monde par accident ! On est donc réduites à l’arrachage à la main…

Au bout de dix sacs on a décidé qu’on avait bien mérité une pause : lecture au soleil, puis montage de deux colonnes d’étagères, et pour l’occasion on a sorti la chaine hifi de Karine, qui à présent trône très crânement sur la cheminée de la chambre. La soirée s’est achevée au coin du feu, c’est cool une cheminée…

Et au matin le jardin s’est retrouvé recouvert d’une épaisse couche de neige, qui est tombée sans faire de bruit pendant la nuit. Je ne sais pas si un premier hiver particulièrement froid et neigeux est un bon présage pour une maison, mais on aura été servies !